Bonjour chère lectrice/Lecteur ^^

Je tiens d'abord encore à sincèrement remercier toutes celles qui me suivent et qui ont mis mon histoire dans leur follows et favoris ^^

Disclamers : Les personnages ne m'appartiennent aucunement sauf ceux qui vont apparaître et qui ne font pas partie de l'Histoire original où de d'autres mangas que je préciserais à la fin si cela arrive.

Je n'ai pas vu Boruto donc aucune référence - si c'est le cas, ce n'est pas fait exprès - à l'exception de certains noms dont j'ai entendu vaguement parler. N'hésitez pas à me spoils, cela ne me gêne pas du tout, car je ne compte pas suivre Boruto, j'arrive pas, enfin pour l'instant du moins ^^

Pairing: Sasu/Naru/Sasu. Kiba/Hinata. Shikamaru/Temari. Kakashi/Iruka pour les plus mentionnés.

Rating : M pour violence, langage vulgaire. Hétéro et Yaoi donc sexe entre hommes alors Homophobes s'abstenir.

News : Si vous voulez discuter et partager vos avis, j'ai créé un compte Instagram sous le nom de abbyfalls345 et un Facebook sous le nom de Abigaël Falls

Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère sincèrement qu'il vous plaira et qu'il vous donnera envie de connaître la suite :-)


Naruto arriva en trombe devant la porte de son ancien Senseï, à bout de souffle et en sueur, le cœur battant à un rythme effréné. Il se pencha en avant et reprit difficilement sa respiration. Arrivant à se reprendre peu à peu, il se redressa et leva son poing pour toquer mais la porte s'ouvrit directement sur Kakashi qui le regardait narquoisement.

- Ka… Kaka… Shi-Senseï… Salua difficilement le Jinchuriki, le cœur toujours autant battant à cause de son footing improvisé.

- Tu as bonne mine, je vois que la nuit a été plus que… Plaisante… Sourit malicieusement l'ancien Jōnin en plissant son seul œil de visible.

L'Argenté se retint durement de rire en avisant les marques prononcées sur le cou hâlé, qui n'étaient en rien dissimulées par son col. Le Jinchuriki leva un sourcil sous l'incompréhension, puis il suivit le regard de l'ancien Kage qui s'était posé sur son épaule, là où une empreinte de dents se démarquaient de son épiderme bronzé.

Naruto rougit aussi intensément qu'Hinata dans sa jeunesse en se redressant totalement, tout en replaçant correctement ses vêtements pour masquer la preuve de la nuit animée qu'il avait passé. Sans savoir qu'un seul suçon ne pouvait être dissimulée car elle se trouvait bien en haut de sa mâchoire, mais Kakashi ne dit rien en espérant être là pour voir sa réaction lorsqu'il en prendrait conscience.

- Je suis vraiment désolé… J'ai…

- C'est pas à moi qu'il faut s'excuser, cela sera toujours un plaisir de garder Abigaël. Rassura l'Ancien Anbu en posant une main sur l'épaule de son ancien élève.

- Où est Abigaël ? Questionna Naruto alors que Kakashi se décala pour le laisser entrer.

- Avec Iruka. Lui répondit ce dernier. Mais elle n'a pas desserré la bouche depuis ce matin, rien n'a réussi à la dérider et elle est restée prostré devant la télé, on a pas non plus réussi à lui faire avaler quoi que ce soit. Lui avoua-t-il et Naruto grimaça à cette annonce.

L'Hokage se passa nerveusement la main dans ses cheveux. Cela n'avait rien d'étonnant. Il lui avait promis de venir la chercher le matin et il avait failli à sa promesse, chose dont elle avait horreur. Naruto s'en voulait, il aurait dû au moins les prévenir qu'il serait en retard. Leur fille lui en aurait voulu mais cela serait plus facilement digéré, alors que là…

Naruto et Kakashi pénétrèrent en silence dans le salon. Iruka était assis à la table du salon et semblait corriger des copies tout en poussant des soupirs las et dépités de temps à autres. Comme lui avait énoncé son ancien Hokage, Abigaël était assise sur le canapé en face de la télé qui diffusait une série quelconque. Elle avait replié ses genoux contre elle et serrait son ''Kitsune'' entre ses petits bras, son nez plongé dans la fourrure rouge de la peluche, laissant seulement apercevoir ses yeux vairons braqués sur l'écran.

En les sentant entrer dans la pièce, Iruka releva son visage et eut un sourire affectueux en regardant son protégé, qui se grattait nerveusement l'arrière de la tête avec un sourire gêné.

- Bonjour Iruka-Senseï. Salua nerveusement le blond en lui faisant un signe de la main.

- Naruto, je commençais à m'inquiéter. Sourit le professeur en écartant ses copies et se levant.

- Je suis désolé… J'ai pas vu le temps passé et des choses ont dû être dites. Soupira Naruto en repensant à la révélation de son mari.

- Des choses ? Questionna Iruka en levant un sourcil, intrigué et inquiet.

- Ne t'inquiète pas. Se reprit Naruto en lui dédiant un grand sourire rassurant. Cela va très rapidement s'arranger.

- Tu devrais peut-être arranger les choses avec ta fille avant, non ? Murmura Kakashi à son oreille.

Naruto reposa son attention sur Abigaël qui ne l'avait pas regardé une seule fois. Le seul signe qu'elle avait pris en compte sa présence était qu'elle s'était recroquevillée un peu plus et que son regard s'était durcit.

- Mon ange… Commença doucement l'Uzumaki en s'approchant prudemment.

Malheureusement, celle-ci se leva si brusquement que cela le coupa net. Abigaël passa devant lui sans un regard, ce qui le chagrina. Elle s'arrêta devant Kakashi et Iruka en levant ses bras. Les amants se baissèrent et elle leur posa chacun un bisou sur la joue en guise d'au revoir. Puis, elle se rendit dans l'entrée pour enfiler ses chaussures et prendre son sac.

Les deux anciens Senseï de Naruto le regardèrent avec compassion, alors que ce dernier baissa la tête devant l'indifférence de sa fille.

- Ne t'en fais pas. Sourit Iruka en lui posant ses deux mains sur les épaules, faisant relever la tête de l'Hokage. Elle est juste vexée mais elle vous pardonnera vite. Rassura le brun à la cicatrice.

- Si cela pouvait être aussi facile. Soupira Naruto. Quand elle est comme ça, elle est aussi bornée et rancunière que Sas'ke.

- Tel père, telle fille. Se moqua l'Argenté, récoltant un regard noir du fils Namikaze. Me regarde pas comme ça, on sait aussi que tu es le seul capable de réussir à calmer ces deux têtes de cochon.

Naruto ferma un instant les yeux et inspira profondément, puis il reprit son air déterminé qui lui ressemblait plus que son air dépité et abattu. Il remercia ses deux Senseïs et sortit de la maison avec son enfant, qui bouda tout le long du chemin et n'adressa aucune parole à son géniteur.

La fillette ne perdit pas pour autant son habitude à jeter des regards sombres à tous ceux ou celles qui s'approchaient d'un peu trop près de son Papou', même si aujourd'hui bizarrement, leur chemin ne fut pas coupé par un quelconque faux besoin d'une villageoise, qui restait à une distance raisonnable.

Ce fait rassurait tout de même Naruto qui n'était pas aussi indifférent au regard de son enfant, qui laissait pourtant voir le contraire.

Arrivés dans l'entrée de leur maison, Abigaël quitta ses chaussures et passa devant la cuisine, elle s'arrêta à la porte pour regarder son second papa qui préparait le déjeuner. Sasuke se stoppa en la découvrant à l'entrée de la cuisine et il n'eut pas le temps de prononcer une seule parole ou l'esquisse d'un sourire qu'elle monta s'engouffrer dans sa chambre, claquant la porte derrière elle.

- C'est ta fille. Souffla Naruto en s'affalant lourdement sur une chaise sans aucune grâce.

- Et pas la tienne, peut-être ? Rétorqua l'Uchiwa en levant un sourcil face au visage contrarié de son Jinchuriki.

- Si mais elle ne m'écoute et ne réagit pas. Et puis, c'est ton caractère qu'elle a décidé d'avoir aujourd'hui, alors je te laisse gérer l'Uchiwattitude.

Sasuke roula des yeux au ton légèrement accusateur et il diminua le feu qui chauffait les pommes de terre. Après un rapide baiser sur les lèvres de son compagnon, il se dirigea à la chambre de sa fille. Réfléchissant aux mots qu'il dirait à son enfant pour ne pas la braquer et se faire pardonner.

Le Capitaine entra doucement dans la chambre et se dirigea lentement près du lit où était couché Abigaël. Celle-ci était roulée en boule sur le côté, dos à la fenêtre et sa peluche serrait contre elle. Il esquissa un sourire à son regard sombre et sa moue boudeuse, elle lui ressemblait tellement à cet instant. Le cadet d'Itachi se souvenait de ses nombreux mécontentements lorsque son aîné n'avait pas le temps pour l'entraîner, et qu'il ne pouvait pas tenir ses promesses de passer du temps avec lui.

- Princesse. Appela doucement Sasuke en s'asseyant sur le bord du lit, celle-ci ne répondit pas mais il n'abandonna pas pour autant. Écoute, je sais qu'on t'avait dit qu'on viendrait te chercher tôt et pardon pour le retard. S'excusa sincèrement l'Uchiwa. Je te promets que cela ne se reproduira plus. Rassura Sasuke en plongeant doucement sa main dans les cheveux de son enfant.

- Tu mens… Grinça celle-ci d'une voix grave, le faisant froncer les sourcils.

- Abigaël…

- C'est toujours la même chose… Coupa-t-elle en se recroquevillant. Papou' est au village mais je le vois jamais à cause de son travail… Et tu es toujours en mission à l'autre bout du monde… Et quand vous me promettez de venir me chercher… Vous ne le faites pas…

- C'est pour la sécurité d…

- Je m'en fous du village. Siffla Abigaël et Sasuke plissa les yeux à son langage. Même Nats-chan' les vois plus que moi… C'est nul d'être Hokage et Capitaine, je ne veux plus que vous le soyez… Bouda la plus jeune.

- Il faut que tu comprennes une chose... Soupira Sasuke.

L'Uchiwa incita sa fille à se retourner mais à peine qu'il lui effleura le bras, celle-ci s'éloigna brusquement en grognant sourdement.

- Abigaël Mikoto Kushina Uzumaki-Namikaze Uchiwa. Gronda le Noiraud d'une voix ferme, qui fit frissonner la plus jeune.

C'était jamais très bon signe lorsqu'il prononçait son nom complet et très rare… Surtout de cette façon si autoritaire et froide. Abigaël savait parfaitement qu'elle ne gagnerait rien à le défier. Après un soupir, elle se retourna et garda la tête obstinément baissée. Sasuke la lui releva en posant deux doigts sous son menton, plongeant ses yeux ténèbres dans ceux vairons de la femme de sa vie.

- Devenir Hokage pour ton père signifie non seulement à conserver la paix pour laquelle il s'est tant battu et veiller sur le Village, mais cela signifie surtout veiller sur toi. Continua Sasuke.

Le Noiraud s'allongea près de sa fille et passa tendrement sa seconde main dans la chevelure blonde méchée, la faisant à semi-fermé les yeux sous sa douceur.

- Je suis devenu Capitaine des Anbus pas pour le village mais pour vous protéger ton père et toi car c'est tout ce qui comptes à mes yeux. Être Capitaine et effectuer ces missions me permet de tout faire pour qu'on ne s'approche pas de vous.

- D'accord… Compris la petite avant de croiser les bras et de le fusiller de ses prunelles azurs et ébènes. Mais là c'était pas parce que vous étiez au travail mais pour vous amuser… Accusa-t-elle en faisant une moue adorable qui fit sourire Sasuke avant de le faire froncer ses sourcils.

- Nous amuser ? Questionna l'Anbu.

- Oji-Kashi a dit qu'ils me gardaient parce que Papou' et toi alliez faire des galipettes torrides, j'avais envie de rester jouer avec vous, moi… Avoua Abigaël d'une voix contrariée et déçue alors que Sasuke crut qu'il allait s'étouffer avec sa salive.

Son regard s'assombrit de mécontentement ensuite aux mots de sa progéniture. Kakashi allait regretter de mettre ce genre de pensée dans l'esprit de sa fille. L'Argenté resterait toujours le même pervers qu'il connaissait. Heureusement pour lui qu'elle était encore beaucoup trop jeune pour savoir ce que ça signifiait et il comptait bien que ça reste ainsi.

A cette pensée, il reposa son attention sur sa fille qui le fixait avec ses grands yeux en amande, il lui caressa doucement la joue et elle ferma les yeux pour profiter de sa douceur en se collant à son torse, plaquant son visage contre le haut de sa poitrine où elle pouvait entendre les battements lents et réguliers de son cœur.

Sasuke ferma à son tour les yeux en entourant le frêle petit corps contre lui, la serrant avec possessivité. Sa fille. Son enfant. Sa chaire et son sang. Elle avait maintenant 6 ans et il aurait espéré qu'elle reste ainsi pour toujours. Innocente et heureuse. Une enfant qui resterait loin des ennuis et des tracas. Il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour la protéger des souffrances qu'il avait enduré par le passé et de tous ceux qui lui voudront du mal. Sa fille était tout ce qu'il n'avait jamais espéré, il l'aimait tellement que cela en était presque douloureux mais qui paradoxalement, l'apaisait.

L'Anbu rouvrit les yeux en sentant une présence qu'il aurait pu reconnaître entre mille. Il regarda son mari qui les fixait avec une tendresse infinie et un amour inconditionnel. Il était heureux et tout ça grâce à l'optimisme et la confiance intarissable de son Uzumaki-Namikaze. Celui qui était maintenant aussi un Uchiwa car c'était le seul sur cette terre qui le méritait. Il ne le remercierait jamais assez pour ne jamais l'avoir abandonné et de l'aimer comme personne ne l'avait fait, à l'exception de son frère aîné.

Depuis ses quelques années, la même et unique pensée lui traversa l'esprit. Il était follement et irrévocablement amoureux de Naruto Uzumaki-Namikaze Uchiwa.

Naruto s'approcha et s'assit de l'autre côté du lit, souriant avec une affection hors limite.

- Je dois aller à Machi aujourd'hui. Informa doucement Sasuke et Abigaël se raidit dans ses bras. Je devrais être de retour dans la soirée et cette fois, je te promets que dès que je reviens, je prends plusieurs jours de congés et on les passera ensemble.

- Avec Papou' ? Demanda la plus jeune, la voix étouffée par le corps de son Paps'.

- Je sais pas, qu'est-ce que tu en penses, Hokage-sama ? Questionna soudainement le Capitaine avec un sourire en coin, les yeux toujours plongés dans la mer azur.

Abigaël se retourna immédiatement pour regarder son Papou' qui était rentré sans qu'elle ne l'entende. Le blond vit parfaitement l'espoir dans ses yeux brillants, un regard qui pouvait l'obliger et accepter n'importe quoi. Naruto sourit et se pencha pour donner un tendre bisou sur le front de son enfant. Celle-ci leva timidement ses bras et les entoura autour du cou de son Hokage de père, qui la redressa doucement pour l'asseoir sur ses genoux.

- J'en penses que Shika pourra très bien me remplacer. Déclara le Namikaze et Naruto rigola lorsqu'Abigaël se leva sur son lit en hurlant sa joie de passer du temps avec ses parents.

Sasuke croisa le regard de son Jinchuriki et se pencha pour l'embrassa tendrement. Abigaël sauta ensuite sur le dos de Naruto en entourant son cou de ses bras. Le blond bascula en avant en ne s'attendant pas à un soudain poids sur lui. Il tourna la tête lorsque le visage de sa fille entra dans son champ de vision, il fut intrigué par son soudain sérieux et ses yeux plissés qui fixait intensément son visage.

- Paps' on a fait du mal à Papou' ! Siffla soudainement la voix colérique de leur fille.

Sasuke fronça les sourcils en fixant Naruto et ne vit aucun signe qu'on s'en était effectivement pris à son mari. Naruto regarda son compagnon, ne comprenant pas non plus les dires d'Abigaël. Celle-ci le vit très bien et posa son doigt sur la mâchoire du blond.

- Il a un gros bleu ! Grogna Abigaël entre ses dents.

Sasuke fixa le point et se pinça les lèvres. Ce que sa fille montrait était tout simplement un beau et un magnifique suçon qui ornait le haut de sa mâchoire, qui ne partira pas avant un bon moment. Au visage de son amant qui avait esquissé un sourire de fierté et eut un regard lubrique, Naruto comprit et rougit intensément.

- Parce que tu crois qu'on peut blesser ton Papou' comme ça ?! Rigola Naruto en la basculant sur le dos, la surprenant. Je me suis juste cogné. Expliqua-t-il, très banalement.

La surprise se transforma en rire lorsque son Papou' entreprit des chatouilles sur ses côtes, effaçant la gêne de la découverte d'Abigaël. La fille Uzumaki-Uchiwa rigola aux éclats, remplissant la chambre de son rire enfantin et cristallin. Le ventre de la plus jeune se rappela à eux et la petite famille descendit à la cuisine pour passer un bon moment ensemble, avant que Naruto n'aille à son bureau et que Sasuke ne rejoigne son équipe après avoir déposé sa fille chez Hinata et Kiba.


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Désolation. Le seul mot qui venait à leur esprit en constatant les ravages qui s'étaient produits dans ce village. Tous les bâtiments étaient en ruines, brûlés ou coupé en deux. Des décombres partout. Des enfants, des adolescents, des adultes et des personnes âgés. Tant de corps dénués de vie à chaque recoin où se posait leur regard.

Le seul blond du groupe serra les poings en voyant le corps d'un nourrisson, pâle comme la mort et ensanglanté. Son petit corps était coupé en deux et il lui manquait son œil droit. Il était peut-être l'un des plus insensible de son équipe, mais il haïssait que l'on s'en prenne à ces si petits êtres qui n'avaient rien demandé, et à qui on n'avait laissé aucune chance de pouvoir profiter de ce que la vie aurait pu leur offrir.

- Comment peut-on faire une chose pareille ? Grinça son plus jeune coéquipier en se postant à ses côtés, ses yeux virant aux noirs à la macabre découverte alors que seule sa voix raisonnée dans ce silence morbide.

- On ne serait pas mieux qu'eux si on arrivait comprendre. Répondit calmement le plus âgé en reprenant sa marche.

- Si je te connaissais pas Kise, je dirais que tu t'en foutrais. Ricana nerveusement son second coéquipier, pas dans un meilleur état psychologique que ses collègues.

- Les enfants ne devraient pas subir la colère et la cupidité des hommes. Grogna le second en chef en évitant de laisser son regard sur l'être à qui on avait arraché si brusquement la vie.

- Continuons. Ordonna leur Capitaine, qui ne supportait pas non plus cette vue.

En posant son regard sur l'enfant, il n'avait pu empêcher la vision de sa propre fille se superposait et cela le mettait dans une rage plus que noir et surtout très mortelle.

Ses subordonnées ne le contredire pas et le suivirent, cherchant sans espoir des personnes qui auraient pu survivre à ce massacre inhumain.

Après quelques secondes de recherches fructueuses, ils s'apprêtaient enfin à quitter ce village fantôme et opprimant lorsqu'une maison complètement indemne, au coin d'une ruelle sombre et étroite, attira leur attention.

- Ça, c'est bizarre. S'éleva la voix de Jellal qui fronça les sourcils, se mettant sur ses gardes.

- Len. Ryōta. Faites le tour pour détecter s'il y a des pièges et restaient prudents. Ordonna Sasuke en activant ses dôjutsus en observant attentivement les alentours.

Ces derniers ne se firent pas prier et se dispersèrent. Aomine s'accroupit en fermant les yeux et huma l'air pour tenter de discerner la moindre odeur suspecte, mais tout ce qu'il pouvait sentir était la sueur, le sang et l'odeur des cadavres en décomposition.

Un silence de mort régna dans l'atmosphère en attendant le retour du blond et du rouge, qui retournèrent auprès de leur coéquipier après quelques minutes dans un silence pesant et sinistre.

- Aucune présence et aucun piège à signaler. Annonça le blond de sa voix inébranlable.

- Bien. On va faire un tour dans cette maison.

Sasuke se remit en marche, suivit de très près par ses subordonnées qui restaient aux aguets. Len et Ryōta se placèrent à la droite de la porte d'entrée tandis que Jellal et Daiki les imitèrent en face d'eux. Sasuke resta devant la porte mais à une distance raisonnable de sécurité. D'un chidori bien placé, il explosa la poignée.

Ryōta et Jellal se regardèrent et ce dernier hocha la tête. L'aîné de Daiki poussa la porte pour l'ouvrir en grand et Ryōta jeta immédiatement un vent glacial à l'intérieur de la maison. N'entendant aucune plainte ou autres sons qui leur indiqueraient une autre présence que la leur, les Anbus pénétrèrent lentement et prudemment à l'intérieur de la bâtisse. Daiki renifla de nouveau l'air mais rien de particulier ne l'alerta.

- Il semblerait que la maison soit déserte. Annonça Daiki.

- Ryōta et Daiki à l'étage. Jellal, Len et moi on s'occupe du bas. Composa leur Capitaine.

- Bien. Répondirent-ils en cœur avant de se disperser.

Au bout de quelques minutes, ils constatèrent que le vide régnait dans la maison et qu'elle était inhabité depuis un bon moment déjà. L'équipe se retrouva dans le salon, plus qu'agacé par le manque d'indice et d'information. Encore.

- Rien du tout. Soupira Len, qui sa colère augmenta d'un cran.

- C'est quand même étrange qu'elle soit la seule maison encore debout et intact. Pensa à haute voix le second en chef en regardant plus intensément le salon pour trouver un quelconque indice.

- Ouais bah ça commence sérieusement à me casser les co… Grogna Len en s'avançant au centre de la pièce mais un grincement sous son pied le stoppa net.

Tous se tournèrent pour fixer le tapis sur lequel il avait posé le pied. Le rouge s'appuya un peu plus et le même grincement fut émis. Il retira son pied et prudemment il retroussa le tapis, les laissant découvrir une trappe.

Jellal sortit son katana de son fourreau et cassa le cadenas rouillé. Lentement, il passa la pointe de sa lame dans le rond métallique qui servait de poignée pour l'ouvrir. Il regarda son capitaine qui hocha la tête en générant un chidori à sa main droite. Len se releva. Ce dernier se recula en même temps que Daiki et Ryōta sortirent leurs armes respectives.

Jellal ouvrit la trappe et Ryōta n'attendit pas une seconde.

- Hyōton : Brise de glace infernale. Cita-t-il et une brise émana de sa main pour pénétrer à l'intérieur de la salle bien dissimulée.

Aucun autre son ou plainte, juste le souffle de froid qui s'élevait de la pièce.

- Daiki.

- Yep.

Le basané sauta et atterri agilement sur ses pieds, il grimaça à l'odeur de renfermé et de sang qui lui agressa ses narines sensibles.

- Ça pue là-dedans. Se plaignit-il en relevant son masque et il se boucha le nez.

Le Shinobi avança prudemment dans la pièce, n'y voyant rien du tout. Daiki grogna et jura fortement lorsqu'il glissa sur une plaque de glace et que son genou percuta ce qui lui semblait être une table.

Len se pinça les lèvres alors que tous l'entendaient jurer contre leur coéquipier blond. En d'autres circonstances, il en aurait profité pour se foutre de la gueule de son ami mais la situation actuelle ne lui permettait pas et il était trop furieux.

Après un temps qui lui semblait interminable, Daiki trouva enfin le mur et tâtonna pour trouver l'interrupteur ou une lampe qui lui permettrait de retrouver sa vision, après encore quelques tâtons à l'aveugle, il le trouva enfin et l'actionna. Il plissa les yeux à la vive lueur soudaine, puis il fronça les sourcils alors que son regard se posa sur des instruments de torture, déposés négligemment sur une table et qui avaient semblait-il bien servi en constatant encore les traces de sang sur les objets. Des Kunaï, des Shurikens et d'autres armes se trouvèrent sur une chaise, ainsi que des chaines qui étaient accrochées au sol et des menottes jetaient négligemment à côtés.

- Une salle de torture ? Se demanda Daiki à voix haute, bien que la réponse était évidente.

Aomine se détourna et posa son regard sur une tapisserie de très mauvais goût. Son arme bien en main, il attrapa un des bords et l'arracha sans délicatesse, dévoilant ce que la tenture dissimulée. Les yeux bleu nuit s'écarquillèrent face à sa découverte. Mais qu'est-ce que c'était que ça ?!

- Oye, Ao' tu dors ?! S'impatienta son plus jeune coéquipier en essayant de voir à l'intérieur, mais seule la lumière lui parvint.

- Lea… Leadeur… Tu devrais descendre… Incita le basané et son ton anormal et troublé, intrigua le nommée.

Sasuke sauta, suivit de près par son équipe. Len grimaça à l'odeur de renfermé et de sang, il retira son masque et respira par le nez. Jellal et Kise regardèrent les instruments puis le dos du Basané qui était totalement figé devant un mur.

- Daiki ? Appela l'Uchiwa en fronçant les sourcils.

Ce dernier resta muet et se décala sur le côté. Son attitude alarma Sasuke, qui s'approcha en étant toujours sur la défensive et ayant un très mauvais pressentiment. Il regarda ce qui semblait avoir statufié son subordonné et l'abasourdissement prit place sur son visage. L'incompréhension suivit, puis une haine indescriptible s'empara de son être en prenant conscience de ce qui se trouvait sous ses yeux.

Des photos, des centaines de photos accrochées au mur. Il ne pourrait même pas dire de quelle couleur était celui-ci à l'origine, étant donné qu'il était entièrement dissimulé par tous les clichés. Mais ce n'était pas n'importe quel cliché… C'était toutes des photos où se trouvait sans exception son Hokage. Son mari. Peu importe où il posait son regard sur le mur, il ne voyait que le visage de son compagnon.

- Mais c'est quoi ces conneries ? Souffla Len en écarquillant les yeux en s'approchant du mur.

Aucun n'avait de réponse et n'était pas vraiment sûr de le vouloir. Len s'approcha d'un des clichés qui montrait Naruto dans son ancienne tenue et qui mangeait joyeusement à l'Ichiraku, il retourna la photo et fut abasourdi par la date.

- C'était un an avant la quatrième guerre… Leur apprit le plus jeune en se tournant vers son Patron.

- Et celle-ci, le lendemain de l'élection de Naruto-sama au poste d'Hokage. Leur apprit à son tour Aomine en attrapant une photo où Naruto était dans sa tenue d'Hokage, la même que son géniteur. Mais depuis combien de temps cette organisation a bien pu être crée ? Grogna Daiki, la rage prenant le dessus sur la surprise.

Son ton réveilla Sasuke qui plissa les yeux, ses dôjutsus s'activèrent et ses subordonnées reculèrent en sentant l'animosité brûlante et dangereuse qui émanait de leur Chef. Ce dernier s'avança et arracha une photo au hasard et la retourna.

C'était le lendemain de sa seconde demande en mariage. Sur l'image, Naruto discutait avec une jeune femme qu'il reconnut comme étant Hinata, bien qu'elle était de dos et que sa silhouette était coupé. Celle-ci tenait la main gauche du blond qui avait un grand sourire aux lèvres.

Sasuke en chercha d'autres qui pourraient lui indiquer depuis quand cette organisation suivait son mari. Un cliché attira son attention et il s'en approcha, il serra les dents en voyant sa fille sur celle-ci. Abigaël était couchée sur le ventre de son géniteur blond, les deux jambes de chaque côté de sa taille et sa tête reposé tranquillement sur le torse hâlé. Naruto l'entourait de ses bras et dormait tout aussi paisiblement que leur enfant.

Sa rage découpla alors que l'angle de la photo montrait très clairement qu'elle avait été directement prise de l'entrée de leur chambre. Sasuke retourna l'image. C'était la veille des trois ans d'Abigaël.

Le Capitaine se rappela d'avoir eu une mission ce jour-là et qu'il l'avait expédié vite fait, bien fait. Il avait réussi à revenir à Konoha avant que ses deux amours ne soient réveillés et être présent pour l'anniversaire de son enfant.

- Réussite de la prise alors que Naruto Uzumaki se réveillait subitement.

L'inscription l'énerva davantage et son corps se mit à imperceptiblement trembler.

Len fut attiré à son tour par une énième photo où son Hokage marchait dans la neige, entouré d'une cape beige. Il reconnut rapidement le Pays du fer. Il regarda la date et ne se rappela pas à quel période de la vie de son Hokage et de son Capitaine, quelle pouvait correspondre. Son Hokage était plus jeune que les premières photos qu'il avait regardées. Il questionna son second en chef et Sasuke fronça les sourcils à sa question.

- C'est l'année où que j'ai attaqué les cinq Kage et éliminé Danzo Shimura. Avoua Sasuke entre ses dents à la place de Jellal.

Ses subordonnées s'en souvinrent. On ne pouvait parler de l'histoire de Sasuke Uchiwa sans faire mention de cette attaque aussi courageuse que suicidaire et stupide.

Daiki attrapa une photo à son tour et fut surpris de la date qui était la plus ancienne qu'ils avaient trouvés. Naruto était accompagné de Sakura Haruno et d'Hinata Hyuga et d'autres personnes qu'il ne reconnaissait pas. Ce dernier portait son ancienne tenue et était dans une petite barque avec un gamin roux et qui portait un bandana noir, son Hokage semblait d'ailleurs être agacé pour-il-ne-savait-quoi. Il retourna la photo.

- Prise lors du voyage jusqu'au Pays du Ciel. Lut le bleu en fronçant les sourcils. C'était pas l'attaque des Ninja volant qu'il y a eu, il y a des années et qui a attaqué Konoha ? Questionna Aomine en regardant Jellal.

- C'est exact. Confirma son aîné en acquiesçant. Naruto-sama y a été envoyé avec Haruno et Hyuga-sama. Se souvient-il en regardant les autres photos. Un type du nom de Shinnô avait voulu contrôlé un démon sans queue pour détruire les 5 pays mais…

- Je l'ai empêché avec Naruto. Finit sèchement Sasuke en bouillonnant intérieurement.

C'était il y avait 4 ans après sa désertion auprès d'Orochimaru… Il se souvint parfaitement des mots de son meilleur ami ce jour-là après que Naruto ait détruit le pont pour qu'il soit en sécurité pour rester lui-même sur place et détruire la machine volante...

- Je te ramènerais à Konoha coûte que coûte. Sourit le blond en ne lâchant aucune seconde son regard.

- Brûlez-moi tout ça et la maison avec. Ordonna durement l'Uchiwa en sortant de la pièce, se sentant étouffé.

Sasuke sortit ensuite de la maison et inspira profondément pour tenter de calmer la haine qui le parcourrait. Son corps tremblait de fureur et il n'arrivait pas à se calmer. Sasuke reposa son regard sur la photographie de son mari et de sa fille. Ils avaient osé s'approcher des personnes qui partageaient sa vie, ils avaient pénétré dans sa propre maison. Ils n'allaient pas s'en tirer à si bon compte, il les retrouverait et les anéantirait jusqu'au dernier, aucune excuse ne sera valable et ne les sauverait. Quoi qu'il voulait, il ne les laisserait pas faire.

Une chose était sûre et certaine… Après cette découverte, c'était hors de question que Naruto ne se mêle de ça. Cette Akatsuki Bis le suivait depuis des années et qui sait, ce qu'il savait sur son compagnon. Le plus dur sera de convaincre sa Dobe mais sa décision était prise et il ne reviendrait pas dessus.


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L'équipe d'Anbu avait décidé de prendre une pause. Il n'était qu'à une ou deux heures de Konoha mais ils avaient besoin de se remettre de ce qu'ils avaient vu dans cette espèce de cave. Len jeta un regard à son Patron qui était resté à l'écart depuis leur départ de Machi. Ce dernier était assis sur un rocher, un pied sur la roche et le second posé au sol. Sasuke avait les yeux fermés et ses bras croisés sur son torse. Son visage avait l'air serein mais tous savaient qu'il bouillait de l'intérieur et il pouvait aisément sentir son chakra diminuer et augmenter à intervalle plus ou moins régulier.

Aomine soupira et jeta un caillou qui ricocha sur la rivière à leur côté.

- Bon, on va faire quoi maintenant à votre avis ? Questionna Ryōta d'une voix basse pour ne pas énerver davantage son Chef.

- Quelle question, on va les trouver et les massacrer ! Garantit immédiatement Len d'une voix haineuse qui bizarrement, l'humeur de Sasuke dépeignait toujours sur le plus jeune.

- Parce que tu crois que c'est aussi facile ? Grinça Ryōta en le fusillant des yeux. Tu as vu comme moi, non ? Ils ont réussi à prendre des photos de Naruto-sama sans qu'il ne se doute de quoi que ce soit et ça, depuis des années.

- Et alors ? En quoi cela va changer ? Maintenant on est sûr qu'ils veulent notre Hokage alors on a juste à les chercher et les débusquer.

- Je crois que Kise a raison, cela sera pas aussi simple. Intervient sérieusement Jellal en fixant le feu.

- Et pourquoi ça ? Questionna Aomine qui pour une fois, était du même avis que Len.

- Parce que soit ils savent très bien se camoufler pour ne pas se trahir depuis autant d'année… Soit…

- Ils sont beaucoup plus proche qu'on ne le croit. Finit le Blond alors que son regard s'assombrissait dangereusement et que de la glace se généra sous ses pieds, preuve de son énervement grandissant.

- Vous croyez qu'il y a un traître à Konoha ? Questionna Aomine qui se durcit à son tour.

- Ou dans un autre Pays, mais toutes les hypothèses ne sont pas à écarter même les plus insensées. Soupira Jellal en passant sa main dans ses cheveux.

- Qui pourrait en vouloir à notre Hokage ? Pensa Ryōta en attrapant une poignée de pierre et les faisant sauter dans sa main. Le conseil a toujours craint que Naruto-sama perde le contrôle de lui-même ou de Kyûbi mais la sécurité du village compte le plus à leurs yeux, je ne les vois pas prendre le risque de s'en prendre à notre Hokage.

- En effet. Confirma Jellal en jetant un coup d'œil à son Capitaine. Et je ne les vois pas prendre le risque de se mettre Sasuke et les Clans à dos, surtout les Hyuga.

- On reprend la route. S'éleva la voix arctique de leur Capitaine, les faisant tous sursauter et se retourner.

L'équipe d'Anbu se redressa aussi droit que possible au visage implacable de Sasuke. Il avait toujours les bras croisés et les fixait tous avec son arrogance si caractéristique de la famille au Sharingan.

- Dès notre retour à Konoha, je vais prendre plusieurs jours de congés que j'ai promis à ma fille. Commença Sasuke en éteignant le feu. Pendant ce temps-là, vous aurez accès à toutes les archives. Vous allez vous consacrer à me faire un résumé complet sur tous les habitants du village. Je veux tout savoir sur leur vie et sur tous ceux qu'ils côtoient sans aucune exception. Si les Shinobis partent en mission, vous les suivrez. Vous me ferez un rapport détaillé sur leurs moindres fait et gestes et de tous leur projet.

- Patron.

- Même sur les Clans Hyuga, Inuzuka, Nara, Aburame, Tsunade, Kakashi et Iruka. Tous. Répondit Sasuke à la question muette de Len. Je veux une surveillance rapprochée et discrète sur les membres du conseil et sur Sakura Haruno. Déclara encore plus haineusement le Noiraud. A aucun moment, ils ne doivent être lâchés du regard.

- Comptes pas sur moi. Refusa net Len. Je vais la tuer avant même de commencer. Siffla-t-il, détestant la jeune femme pour avoir insulté et dénigré son Hokage à plusieurs reprises.

- Vous vous répartirez les tâches vous-même. Vous avez carte blanche.

- Tu comptes mettre Naruto-sama au courant ? Questionna Ryōta.

Sasuke réfléchit un instant. Si Naruto était au courant, nul doute qu'il refuserait net. Son idiot de compagnon avait beaucoup trop confiance en ses amis qu'il considérait comme sa famille. Mais la découverte qu'ils avaient faite remettait tout en question. La réflexion de Ryōta n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Pour prendre autant de photo depuis tant d'années, c'était forcément quelqu'un qui était proche de Naruto. Il refusait de commettre l'erreur de ne pas prendre en compte ceux qui côtoyaient le plus souvent son mari, les êtres les plus à même de le trahir sans éveiller le moindre soupçon.

Sasuke ne répondit pas et reprit la route pour Konoha.


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En rentrant chez lui, Sasuke poussa un profond soupir. Il était éreinté de cette journée, qui avait été beaucoup trop longue à son goût. Il était impatient de retrouver le confort auprès de sa famille et ne plus plus y penser. Même si cela s'avérait compliqué avec le petit voyage à Machi…

- Mais Papou', tu as encore fait n'importe quoi ! S'éleva soudainement la voix forte et mécontente de sa fille alors qu'il retirait ses chaussures.

- Parce que tu crois que c'est facile ? C'est ton père qui cuisine ça d'habitude. Grogna la voix grave de son amant, alors qu'il enlevait sa veste.

- Mais Marraine Nata t'as donné la recette, tu n'avais qu'à la suivre ! Réprimanda la plus jeune.

- Ouais bah un peu d'improvisation ne fait pas de mal. Se défendit le Jinchuriki de Kyûbi.

Sasuke soupira de nouveau à l'entente de cette dispute et des nombreux sons qu'il percevait. Vu le sujet de la houleuse discussion, il avait peur de l'état dont il allait retrouver leur cuisine.

Sasuke y pénétra avec prudence et sa peur fut confirmée, il plissa les yeux et se pinça les lèvres à la pagaille qui régnait. De la farine partout au sol et il n'osait pas lever les yeux sur le plafond… Des coquilles d'œuf étalés sur la table et le plan de travail, laissant leur jaune et leur blanc inondés les meubles, du lait renversé et qui coulait par petite goutte sur le carrelage.

L'Anbu ferma les yeux et se pinça l'arrêt du nez face à ce désastre. Il rouvrit un œil pour se concentrer sur son mari et sa fille qui n'étaient pas dans un meilleur état. Ils étaient barbouillés de farine et de la pâte jusqu'à dans leur chevelure. Ils n'avaient évidemment pas eu la bonne idée de se mettre un tablier et leurs vêtements auraient besoin d'un ou plutôt, trois tours en machine.

Le doudou de sa fille se trouvait posée sur le plan de travail à côté de sa propriétaire et le renard en peluche n'avait pas été épargnée… Sa fourrure habituellement rouge étaient devenues blanche comme la neige ou plutôt… Comme la farine.

- Paps' va bientôt rentrer et tu n'as même pas réussi à en faire une seule ! Et les tomates vont finir par n'être plus bonne. Gronda Abigaël, le sortant de la contemplation de ce capharnaüm.

- Bah tiens alors petite maline. Se vexa le blond en lui tendant la poêle. Tu n'as qu'à le faire !

- Et si je me brûle ? Questionna la descendante avec une fausse inquiétude en attrapant le manche, qui fut instantanément éloigné de sa petite main hâlée.

- Bon on essaye une dernière fois et sinon, on va à l'Ichiraku demandait à Ayame-nee-chan. Soupira Naruto en mettant une grosse louche de pâte dans la poêle.

- Pourquoi ça fait ces grosses boules toute moche ? Questionna Abigaël en fronçant le nez et grimaça à la mocheté devant ses yeux.

- J'en sais rien. Répondit le plus âgé en regardant le contenu de la poêle avec un œil perplexe et prudent, comme si celui-ci pouvait l'attaquer à tout instant. Ça doit être normal. Lui dit finalement son Papou' en haussant les épaules.

Les deux blonds attendirent le temps que le contenu se cuise et lorsqu'ils pensèrent que ce fut fait, Naruto s'éloigna d'un pas et décolla doucement la pâte en agitant la poêle d'avant en arrière. Quand il vit que celle-ci ne collait plus à l'ustensile, il la fit sauter.

Le père et la fille restèrent les yeux braqués intensément sur la poêle où la pâte ne refit aucunement apparition. Ils se regardèrent dans l'incompréhension, puis relevèrent les yeux et ils soupirèrent de concert en la voyant collée au plafond... Ils abandonnèrent. Les crêpes n'étaient décidément pas de leur côté. Cela semblait pourtant si facile lorsque c'était l'homme de leur vie qui les cuisinaient.

- Bon… Commença Abigaël en regardant son Hokage de Papou', qui rebaissa son regard sur son enfant.

- On va à l'Ichiraku. Décidèrent-ils en cœur en hochant la tête d'un seul et même mouvement.

- Pas avant que vous n'ayez nettoyé tout ce bazar. Intervient fortement Sasuke, les faisant sursauter et se retourner brusquement.

Abigaël oublia instantanément l'échec de leur crêpe et lui dédia un grand sourire made-in-Naruto. La descendante Uzumaki-Namikaze-Uchiwa sauta de sa chaise pour atterrir sur le comptoir, puis une fois sur celui-ci, elle concentra son chakra dans ses pieds pour sauter sur son Paps' tout en ouvrant en grand ses bras. Sasuke la réceptionna avec facilité et sourit avec fierté au progrès de son enfant.

- Je peux avoir une explication sur le fait que notre cuisine ressemble à un tel champ de bataille ? Demanda Sasuke en fronçant les sourcils.

- Je voulais des crêpes et je voulais demander à Marraine Nata de nous en faire mais Papou' a dit que cela serait mieux de les faire nous-même. Répondit Abigaël en s'éloignant du cou de son géniteur.

- Je vois. Soupira Sasuke en calant sa fille sur son bras droit et se pinça l'arrêt de son nez de la main gauche. Et vous vous êtes pas dit que vous auriez pu m'attendre ? Questionna Sasuke avec un ton plus que mécontent et exaspéré.

- On voulait te faire plaisir, on a même eu des tomates par Tata-Ino. Avoua Abigaël d'une petite voix déçue en le regardant à travers ses sourcils, l'attendrissant.

- D'ailleurs, on t'attendait pour un peu plus tard. Soupira Naruto en se passant la main dans ses cheveux blé, tout aussi contrarié.

Sasuke sourit face à la réaction de son mari et sa fille, oubliant son voyage à Machi. Il le perdit lorsqu'une crêpe perdue et à moitié cuite se trouva soudainement dans ses cheveux. La pâte s'écoula lentement sur son front, puis ses joues pour finir dans le col de son haut.

Abigaël se pinça les lèvres et Naruto grimaça alors que Sasuke ferma les yeux en inspirant et expirant profondément, très profondément. Il les aimait profondément et fort. Très fort. Très très fort.

L'Uchiwa rouvrit les yeux pour les plonger dans les prunelles vraiment désolées de son meilleur ami. Sasuke retira la pâte de ses cheveux tout en se dirigeant vers le frigo, il attrapa deux-trois choses à manger, puis il se retourna sans un mot, toujours avec sa fille dans les bras.

- On va à la douche, Abigaël. Naruto, tu nettoies. Ordonna l'Uchiwa, sous les yeux effarés de l'Uzumaki.

- Hey mais… Tenta de contester le blond avant d'être coupé.

- C'est toi qui as voulu cuisiner. Assumes. Se contenta seulement de répondre le Noiraud, alors qu'il disparaissait dans le couloir.

Abigaël eut un sourire de compassion pour son Papou', mais fut tout de même contente de ne pas être de corvée de nettoyage. Elle enroula ses mains autour du cou de son Paps' et plongea son nez contre la peau d'albâtre.

- Tu vas vraiment rester pendant plusieurs jours ? Murmura Abigaël.

- Oui, quoi qu'il arrive, je reste avec vous et je te ferais des crêpes demain matin. Promit Sasuke, rassurant sa fille.


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Naruto jura pour la énième fois à une tache d'œuf qui ne voulait pas se nettoyer. C'était fini, il ne cuisinerait plus… Sauf des Ramens. En ayant marre de nettoyer cette foutu cuisine de malheur, il invoqua des clones et leur ordonna de tout nettoyer avant que le Mari bien-aimé ne redescende. Lui, il allait s'arranger pour le retenir.

Quoi que… Naruto posa son regard sur l'horloge et soupira. Finalement, ils avaient tout leur temps vu l'heure tardive. C'était probablement pour ça que Sasuke avait pris de la charcuterie dans le frigo. Il mangea rapidement un casse-croûte et laissa ensuite ses clones se débrouiller et se dirigea dans la chambre conjugale.

Chambre conjugale où pas de trace de Sasuke, ni d'Abigaël. La pièce était plongée dans le noir complet et un rail de lumière venant de la salle de bain attira son regard. Il retira son t-shirt qui le collait à cause de la pâte tout en pénétrant dans la salle en douceur, faisant le moins de bruit possible.

Un sourire aimant et touché s'afficha sur ses lèvres à la vision sous ses yeux. Sasuke était allongé dans leur baignoire. Il avait les yeux clos et la nuque posé sur le rebord de celle-ci, la tête légèrement tournée sur le côté. Quant à Abigaël, elle était étendue sur son Paps' et ses yeux étaient aussi fermés, sa tête posée sur le haut du torse pâle qui se levait et s'abaissait doucement à mesure de la respiration de l'Uchiwa.

L'Hokage jeta son haut dans la panière, puis il attrapa un appareil photo dans un placard accroché au mur et immortalisa cet instant, puis le rangea sans un bruit. Naruto puis s'accroupit près de sa famille, se gorgeant de cette douce et heureuse vision, il croisa ses bras sur le rebord de la baignoire et contempla sans se lasser les deux êtres pour qui, il ferait absolument tout. C'était une image qui restera gravée à jamais dans sa mémoire. Ils étaient si paisibles et magnifiques qu'il pourrait rester des jours entiers à les regarder.

Sentant un regard les observer, des paupières s'ouvrirent laissant apparaître deux pupilles aussi sombres que la nuit. Les yeux azurs posaient sur la plus jeune se relevèrent, pour ne plus lâcher le regard si profond et intense.

- Tu as l'air épuisé. Chuchota Naruto pour ne pas réveiller leur princesse.

- Plusieurs jours de congés ne me feront pas de mal. Admit Sasuke d'une voix basse. L'équipe peut très bien se passer de moi avec Jellal aux commandes. Comment Shikamaru a pris la nouvelle ? Questionna Sasuke et il eut un petit rire à la grimace de son mari.

- Pas très bien, j'ai dû rattraper quatre jours de travail en retard avant qu'il accepte de me libérer.

- C'est peut-être lui qui aurait dû devenir Hokage. Railla l'Uchiwa avec son sourire si supérieur et arrogant.

- Continue comme ça et tu dors sur le canapé ! Grinça Naruto en le fusillant de ses yeux océanes.

- Mais oui bien sûr, tu tiendras pas la nuit sans moi alors que je suis dans la maison. Sourit Sasuke en roulant des yeux puis il les plissa soudainement, intrigant le blond. D'ailleurs, tu peux m'expliquer cette histoire de ''Galipettes torrides'' ? Questionna durement Sasuke, faisant pâlir Naruto.

- Bah… Euh… En fait… Bégaya Naruto en se grattant la nuque avec gêne et maudissant son ancien Senseï.

- Papou' ? Appela soudainement une petite voix fatiguée et un peu déboussolée.

- Sauvé par le gong. Soupira intérieurement Naruto avec soulagement, mais le regard du Noiraud lui indiquait qu'il ne le laisserait pas s'en tirer aussi facilement. L'eau est froide, il faut sortir avant que vous ne tombiez malade. Esquiva le blond avec un sourire en regardant sa fille.

Abigaël hocha la tête et se tourna légèrement sur le côté en levant un bras. Naruto se pencha et la blonde méchée entoura sa nuque et il la souleva doucement. Il frémit à la fraîcheur du corps de sa fille contre son torse dénudé, mais qui se réchauffait lentement mais sûrement, le faisant un instant froncer les sourcils. Il attrapa sa serviette noir et orange en l'entendant claquer des dents et il l'enveloppa pour la sécher doucement, alors qu'elle somnolait pendant ce temps, ses yeux se fermant et s'ouvrant à un rythme irrégulier.

Sasuke sortit à son tour de la baignoire et attrapa la serviette et un nouveau caleçon propre que lui tendait son mari. Après quelques minutes dans un silence apaisant où Sasuke se séchait, puis s'habilla et que Naruto faisait de même avec son Ange, ils se dirigèrent ensuite tous les trois dans la chambre de leur enfant, celle-ci était déjà à moitié endormie entre les bras de l'Hokage.

Naruto la déposa dans son lit et la borda tandis que Sasuke s'asseyait dans son dos en fredonnant une douce chanson que son aîné lui chantait lorsqu'il n'avait encore que trois années, tout en lui caressant doucement ses cheveux.

- Kitsune ? Quémanda Abigaël en baillant à s'en décrocher la mâchoire, luttant contre ses paupières lourdes de sommeil.

- Il est à la machine. Informa Naruto et sa fille eut une moue chagrinée en l'apprenant.

Le blond se leva et sortit quelques secondes de la chambre pour ensuite revenir avec une veste noire avec l'emblème des Uchiwa et une seconde orange et noir possédant le célèbre tourbillon inscrit au dos.

- Mais tiens, elles ont fini de sécher. Sourit doucement Naruto en lui tendant les vestes.

Abigaël sourit avec contentement en les attrapant. Elle se roula en boule avec les vêtements dans ses bras et le visage profondément enfoui dans les cols.

Naruto lui posa un tendre bisou sur la joue et Sasuke fit de même sur son front.

- Je vous aime. Murmura-t-elle avant de s'endormir aussitôt, baignée par le doux et rassurant parfum de ses parents.


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Naruto soupira de contentement, rien n'était meilleur qu'une douche brûlante. Il prit une douche rapide, préférant de loin retrouver son lit douillet et les bras de son compagnon. Il resta en boxer en rejoignant Sasuke. Il leva un sourcil en voyant son mari perdu dans ses pensées.

- Sasuke ? Aucune réponse. Hey, Teme ? Insista le blond.

Rien n'y faisait, l'Uchiwa restait immobile sur leur lit à fixer le plafond. Les bras croisés derrière la tête et les sourcils froncés, Sasuke était totalement imperméable à ses appels et aucun signe lui prouvait que son amant avait pris conscience qu'il était là.

Naruto détestait quand son meilleur ami était aussi perdu dans ses pensées ou ses souvenirs, c'était dans ces moments-là que son image ce superposait avec le Sasuke du passé.

Sans tergiverser plus longtemps, Naruto se plaça à califourchon sur le bassin de son amant, qui sursauta légèrement en étant ainsi sortit de ses pensées, il regarda sans vraiment le voir Naruto qui posa ses deux mains de chaque côté de sa tête tout en se penchant en avant pour rapprocher son visage de celui de l'Uchiwa.

- Qu'est-ce qui s'est passé à Machi ? Questionna Naruto, faisant s'assombrir l'ébène.

- Je croyais que c'était le lendemain de mission qu'on devait te faire notre rapport ? Tenta d'esquiver Sasuke alors que ses traits s'adoucirent en regardant son compagnon.

- Je sais mais j'ai horreur de te voir aussi sombre. Répondit Naruto en se redressant en position assise. Tu as croisé cette Akatsuki bis ? Questionna le blond.

- J'aurais préféré. Grinça Sasuke en se relevant à son tour, obligeant Naruto a passer ses jambes autour de ses hanches pour un meilleur confort. Tu vas détester ce que je vais te dire, mais…

- C'est hors de question. Le coupa immédiatement Naruto, faisant de nouveau soupirer l'Uchiwa.

- Naruto…

- Je sais parfaitement ce que tu veux et je te le répète c'est hors de question. Insista le blond. Je ne serais pas mis à l'écart et tu ne combattras pas seul. Si cette Akatsuki est plus puissante que la première alors vaut mieux qu'on la combatte ensemble.

- Sauf que si cette Akatsuki est plus puissante que la première alors il y a fort à parier qu'elle réussisse là où la première a échoué. Répliqua Sasuke, beaucoup plus sérieux.

- Et tu crois que c'est mieux si tu l'affrontes seul ? Se borna Naruto en se levant et le fusillant des yeux. Si cette organisation te… Te tues… Crois-tu vraiment que cela changera quoi que ce soit que je reste à l'écart ?

- Même si elle me tuait, j'ai pris mes précautions pour que quoi qu'il se passe, tu as toutes les informations nécessaires pour que tu puisses avoir de l'avance sur elle. S'ils sont tous vraiment tes amis alors ils pourront agir en conséquence et trouver un moyen pour la stopper sans que tu ne te mettes en danger. Expliqua Sasuke en se levant à son tour, faisant fièrement face à son mari, qui avait de plus en plus de mal à ne pas lui foutre son poing dans la figure.

- Tu entends ce que tu dis ? Siffla l'Hokage en serrant les poings. C'est comme si tu avais déjà prévu de te faire tuer et de nous laisser.

- C'est pas du tout ça, mais j'ai réfléchi à toutes les possibilités qui pourraient nous tomber sur le coin du nez. Vaut mieux que ça soit moi que vous. Trancha Sasuke d'une voix dure et sans appel, faisant reculer le nouveau Uchiwa. Cette Akatsuki est différente, Naruto.

- Ah ouais ?! Et en quoi ?! Elle veut Kyûbi ? Elle sait que cela me tuera ? On ne sait pas ce qu'elle veut vraiment ? Je ne vois pas la différence. Cracha le blond.

Sasuke plissa dangereusement les yeux et se dirigea vers sa veste, sous le regard étonné de son mari. Le Noiraud fouilla un instant et tendit la photographie à son mari.

- Voilà ce qui est différent. Siffla Sasuke alors que Naruto leva un sourcil perplexe en fixant la photo.

- Qu'est-ce que je dois comprendre ?

- Voilà ce qu'on a trouvé à Machi. Avoua Sasuke d'une voix glaciale. Et ce n'était pas la seule, des centaines de photos de toi à différentes années et dans différentes situations. Cette organisation te suit depuis des années et c'est pas à écarter qu'il y ait un traître à Konoha qui travaillerait en collaboration avec elle. Raconta-t-il sombrement, Naruto fut totalement ahuri de cette nouvelle. Le fait que tu ne sois même pas en sécurité dans ce village me met hors de moi alors j'ai ordonné à mon équipe de faire un rapport complet sur tous les villageois, Shinobis et Clans compris.

- Pardon ?! Souffla Naruto en écarquillant les yeux.

- Et c'est non-discutable et non-négociable, je ne reviendrais pas sur cet ordre et si tu veux en parler à Jellal et aux autres, fais-le mais quand cela te concerne, ils sont tout aussi obstinés que moi. Décida fermement le noiraud.

Sasuke s'adoucit et il s'approcha prudemment de son mari, qui fut à court de mot tellement qu'il était... Il n'avait même pas les mots. La déclaration de Sasuke… Les mots qu'il prononçait… Les décisions qu'il prenait… Il les entendait, les comprenait, les saisissait, mais il n'arrivait tout bonnement pas à y croire. Il sortit de son état de léthargie par les doigts délicats de Sasuke sur sa joue.

- Je me suis promis de toujours veiller tes arrières, Dobe. Je ne faillirais pas à cette promesse. Je ne prendrais pas le risque de te perdre. Pas encore.

- Et je me suis promis de ne plus te laisser porter de poids aussi lourd.

- Naruto…

- Laisse tomber. Coupa brusquement le blond en le contournant. Il est tard et je suis crevé, cela ne sert à rien de continuer cette discussion ce soir. Décida Naruto en se plongeant sous la couverture et tournant le dos à Sasuke. Sache juste une chose, je ne reviendrais pas sur ma décision.

Sasuke soupira mais décida de laisser tomber pour l'instant. Naruto avait raison, leur discussion allait tourner en rond. Il savait que le blond allait réfléchir à ce qui s'était dit et il espérait qu'il finirait par comprendre et accepter. Sasuke ne savait pas comment parler de son autre décision à son meilleur ami. S'il n'y avait aucune traître à Konoha, il n'aurait pas le choix…

L'Uchiwa se plongea à son tour dans les couvertures, restant sur le dos et retint un soupir. Il sentait que cela n'allait pas être la seule dispute qu'ils auraient, et cela l'énervait de savoir que c'était à cause de cette stupide organisation.

- Tu ferais exactement la même chose à ma place… Usuratonkachi. Murmura une dernière fois Sasuke avant de tourner le dos à Naruto, qui se figea à ses mots plus que véridique.

Aucun des deux ne put trouver le sommeil, malgré la fatigue.


Chapitre terminée ^^ finalement, il y aura 3 Flash-backs et le suivant sera probablement le dernier :-)

Qu'en avez-vous pensé ? Bien, nul, passable ?

Les moments familiaux et les liens de la famille Uzumaki-Namikaze Uchiwa ? Le caractère d'Abigaël ?

La découverte de l'équipe de Sasuke ? Et les décisions de notre beau Capitaine ?

La dispute entre nos deux Shinobis favoris ?

N'hésitez surtout pas à me laisser des reviews avec vos avis, vos suppositions ou vos idées, cela fait toujours plaisir de savoir ce que vous en pensez et ce qui vous plaît vraiment ^^

Cela me permettra aussi de s'améliorer pour la suite et pouvoir pleinement vous satisfaire

J'espère que j'ai réussi à bien montrer les sentiments des personnages ^^

Je vous souhaite une bonne journée et j'espère à bientôt ^^
Xoxo :*