Bonjour chère lectrice/Lecteur ^^
Je tiens d'abord encore à sincèrement remercier toutes celles qui me suivent et qui ont mis mon histoire dans leur follows et favoris ^^
Je sais que je me répète mais laissez-moi des petites reviews, cela fait toujours plaisir et motiv' encore plus et cela permet aussi de s'améliorer et de pouvoir vous satisfaire ^^
Toutes critiques sont bonnes à prendre tant qu'elles sont constructives.
Disclamers : Les personnages ne m'appartiennent aucunement sauf ceux qui vont apparaître et qui ne font pas partie de l'Histoire original où de d'autres mangas que je préciserais à la fin si cela arrive.
Je n'ai pas vu Boruto donc aucune référence - si c'est le cas, ce n'est pas fait exprès - à l'exception de certains noms dont j'ai entendu vaguement parler. N'hésitez pas à me spoils, cela ne me gêne pas du tout, car je ne compte pas suivre Boruto, j'arrive pas, enfin pour l'instant du moins ^^
Pairing: Sasu/Naru/Sasu. Kiba/Hinata. Shikamaru/Temari. Kakashi/Iruka pour les plus mentionnés.
Rating : M pour violence, langage vulgaire. Hétéro et Yaoi donc sexe entre hommes. Homophobes s'abstenir.
News : Si vous voulez discuter et partager vos avis, j'ai créé un compte Instagram sous le nom de abbyfalls345 et un Facebook sous le nom de Abigaël Falls
Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère sincèrement qu'il vous plaira et qu'il vous donnera envie de connaître la suite :-)
Son souffle fut erratique et bruyant en se réveillant en sursaut et le corps parcourut de léger spasme, le rythme de sa poitrine était effréné et son cœur lui fit mal à battre si puissamment dans sa cage thoracique. Son mouvement brusque failli bien la faire chuter de son perchoir, si elle n'avait pas utilisé ses réflexes pour user de son chakra qui l'aida à se maintenir stable sur sa branche.
Ses yeux étaient toujours voilés dû à la fatigue et elle ne pouvait pas encore tout à fait distinguait le souvenir de la réalité. La Kunoichi scrutait attentivement les environs avec une certaine perplexité. Ses sourcils se froncèrent et ses yeux se plissèrent.
Un soupir irrité franchit ses lèvres lorsqu'elle prit conscience qu'elle s'était endormie, et qu'elle avait pour la énième fois rêvé de ces jours-là…
Abigaël se leva sur sa branche et retint une grimace en entendant l'articulation de ses genoux craquaient, son corps était tout endolori et c'était une sensation très déplaisante, surtout les fourmis qui grouillaient le long dans ses jambes. La descendante Namikaze fit quelques étirements pour délier ses muscles engourdis qui protestèrent de nouveau, la faisant grimacer.
La jeune femme leva les yeux distraitement vers le ciel sans vraiment le voir. Quelques étoiles brillaient déjà faiblement dans la voûte bleutée, qui s'obscurcissait graduellement à mesure que la journée se terminée et que les heures s'écoulaient. Le soleil se couchait lentement à l'Horizon dans une belle teinte orangée et ambrée, éclairant le Village où ils avaient élu domicile pour quelques jours.
Abigaël aurait dû considérer ce spectacle magnifique et apaisant… C'est ainsi qu'elle l'avait trouvé dans un passé si lointain… Malheureusement, cela faisait bien longtemps que les couchés de l'astre lumineux ne lui faisait plus aucun effet… Plus rien ne trouvait d'importance à ses yeux, devenu si vides et insensibles. Tout était si froid, fade et sans saveur depuis bien des années.
Plonger son regard sur ce ciel azuré et sur ce soleil brillant, ou sentir la chaleur des rayons malgré une légère brise qui faisait doucement voleter sa chevelure de jais dans son dos et sur ses joues, lui laissait toujours un goût amer et acide dans la bouche, un goût qu'elle n'avait jamais pu faire disparaître ou amoindrir, une saveur qui amplifiait ce manque et ce vide qui pesaient en elle.
En calculant la position du soleil, elle sut qu'elle avait dormi beaucoup trop longtemps et qu'il était temps de quitter ce village.
Un sifflement agacé franchi ses lèvres. Minarda l'avait laissé en plan pour aller rendre visite à un de ses informateurs qui demeurait à quelques jours d'où ils avaient fait l'escale. Ils se rejoindraient à Suna et cela l'énervait prodigieusement.
Abigaël sauta de son chêne et fit quelques pas pour se dégourdir ses jambes lourdes et toujours fourmillante, et qui tremblotaient légèrement à être resté immobiles trop longtemps.
Depuis leur départ de Konoha, ils étaient toujours en mouvement et ne se reposaient que le temps nécessaire et cela ne durait qu'à peine quelques heures. L'un comme l'autre ne pouvait prendre le risque de se faire reconnaître par qui que ce soit, et de se faire retrouver.
Ayant senti des puissants chakras non loin de leur position quelques jours plus tôt, ils avaient pénétré dans le village le plus proche pour s'y réfugier. Ryōta utilisait parfaitement le Genjutsu et était suffisamment beau parleur et manipulateur - malgré ses propres réticences aux capacités du brun au départ - et cela leur avait très utile… Surtout lorsqu'ils avaient malencontreusement croisé sa Marraine Hinata avec d'autres Shinobis ou encore son oncle Kiba et Akamaru.
Heureusement qu'elle-même n'avait pas été en reste pour tromper leur vigilance.
Après encore quelques minutes de marche et ne voulant plus penser à ceux qu'elle avait laissé derrière, la descendante bondit sur l'arbre le plus proche et reprit rapidement son chemin. Sautant d'arbre en arbre avec une agilité digne d'un félin et à vive allure, elle augmenta graduellement le pas. Elle avait encore quatre bons jours avant d'arriver au village du Sable et elle espérait enfin retrouver cette foutue organisation.
- Vous allez payer. Pensa-t-elle rageusement en serrant les poings.
Ses yeux se plissèrent dangereusement et ses pupilles se modifièrent. Un éclat haineux et bestial y brilla d'intensité et son regard se fit beaucoup plus animal. Son chakra écarlate explosa d'un coup et l'engloba entièrement, faisant s'éclaircir sa chevelure ébène progressivement d'un blond blé et accentuer ses moustaches à sa joue gauche.
Abigaël rétracta ce dernier alors qu'elle prit conscience qu'elle s'était à moitié accroupie lors de sa course. Sa vision était devenue soudainement si nette, qu'elle put discernait tout ce qui était difficilement perceptible pour l'œil humain autour d'elle, comme une fourmi qui trimballait une feuille sur la branche par laquelle, elle avait bondi. Son ouïe s'accrut et chaque son se répercutait clairement à ses oreilles. Son odorat n'était pas en reste et s'était développé tout aussi rapidement à son tour, lui faisant prendre encore plus conscience des odeurs environnantes comme le pin, le bois ou encore la pluie qui s'annonçait… Bien que cela avait était que l'espace d'une seconde, elle eut le temps de sentir une odeur si différente de celle qui imprégnait les bois.
La jeune fille se stoppa alors que sa chevelure redevint entièrement sombres et huma profondément l'air, elle fronça les sourcils en sentant l'odeur si âcre et métallique du sang. Abigaël hésita un instant à s'y rendre pour voir ce qu'il en était.
Et si c'était eux… ?
Abigaël rebroussa chemin et prit la direction de l'odeur. Plusieurs chakras inconnus lui parvinrent en arrivant. La jeune Kunoichi atterrit souplement sur une branche assez épaisse pour la maintenir et s'accroupit sur celle-ci, devenant le témoin d'une macabre scène.
Six hommes se trouvaient au milieu d'un camp et marchaient tranquillement parmi des dizaines de cadavres. Aucun doute sur le fait que c'était leur œuvre, surtout en avisant leur sourire satisfait et leur regard malveillant et brillant de sadisme en cherchant un quelconque survivant, donnant sans aucun remord ou respect des coups de pieds aux corps dénués de vie.
Abigaël émit un sifflement dédaigneux en les observant tour à tour, juste des brigands de bas étage et qui n'avait rien d'autres à faire de leur vie que d'emmerder les plus faibles… La Kunoichi se détourna, prête à repartir lorsqu'un sanglot lui parvint. Maintenant de dos à la scène, elle tourna juste sa tête de moitié, regardant que d'un œil ce qui se passerait.
Un septième homme survint d'entre les arbres, il s'arrêta au milieu de ses collègues et balança sans délicatesse une gamine face contre terre, qui gémit de douleur en le percutant durement. Les brigands rigolèrent et Abigaël put voir la lueur perverse au fond de leur prunelles.
L'enfant qui devait à peine avoir six ans toussa bruyamment en se relevant difficilement sur ses genoux, qui était égratigné et où des filets de sang les souillait. Elle tremblait des pieds à la tête et ses yeux bruns brillaient d'angoisse en les relevant sur ses agresseurs, qui s'esclaffèrent devant sa frayeur.
Son regard embué se dirigea sur un corps au pied d'un des brigands et ses larmes redoublèrent. Elle s'approcha à quatre pattes de l'homme dont la vie l'avait quitté et le secoua avec espoir…
Abigaël détourna de nouveau le regard. Elle plia légèrement les genoux pour se donner une impulsion, c'était pas son problème… Mais la voix fluette, suppliante et brisée de la gamine, la stoppa net dans son élan.
- Pa… Papa…. M'a… M'abandonne… Pas… Sanglota-t-elle en continuant de secouer le corps inerte alors que les assassins la fixèrent avec une satisfaction palpable.
- « T'as pas pu m'abandonner… Paps'… Reviens… »
- Tu perds ton temps, gamine. S'égaya la voix d'un des hommes, diverti par ses vaines tentatives.
- C'est le sort réservé au plus faible. Estime-toi heureuse que pas subir le même sort. Sourit un second en lui donnant un violent coup au ventre.
L'enfant fut violemment projetée contre un arbre, la faisant hurler sous la douleur qui lui vrilla le dos et l'arrière du crâne. Elle sentit un liquide s'écoulait de derrière sa tête ainsi qu'au coin de ses lèvres, la faisant tousser bruyamment alors qu'un goût affreux lui emplit la bouche. Sa vision devint noire quelques secondes, la déstabilisant et intensifiant ses larmes alors que la douleur des épines qui étaient plantés dans son dos s'intensifia.
La fillette cligna des yeux lorsque sa vue redevint claire mais où des points noirs continuaient à danser devant ses pupilles, elle se figea alors que le corps de sa mère fut dans son champ de vision, tout aussi sans vie que les autres membres de sa famille.
- Combien on va pouvoir en tirer à ton avis, Kanki ?
- Elle est si jeune. Réfléchit ledit Kanki en fixant la gamine. En la livrant à un quelconque bordel, on peut en tirer un très bon prix.
- Et personne ne la cherchera vu qu'on a massacré les siens. Ricana un de ses subordonnées en s'approchant avec un sourire et un regard lubrique.
- T'as raison, Teijō, et c'est si rare des cheveux aussi écarlates, on pourra en négocier un très, très bon prix, hein, Akin ?
- Oh oui ! Dis Kanki, on ne peut pas en profiter avant de la vendre ? Questionna Akin en se léchant les lèvres de manière obscène, faisant frissonner l'enfant qui se replia contre l'arbre.
- Allez, elle est si… Délicieuse. Renchérit Teijō en s'approchant de la fillette avec excitation.
- Il nous la faut intact. Les prévint Kanki, faisant déglutirent l'enfant alors qu'il la détailla. Mais tant qu'elle n'a aucune marque et aucune pénétration. Concorda le chef, exaltant ses subordonnées.
- T'inquiète, on va juste bien baiser sa petite bouche. Se jouit Akin en se léchant les lèvres avec obscénité, tout en déboutonnant le premier bouton de sa ceinture.
- Nous oubliais pas les gars, hein ? Se renfrogna sûrement le plus jeune d'entre eux. C'est toujours vous qui vous amusez.
- Tu auras ta part, Jurō. Rassura Akin en lui donnant une bourrasque à l'épaule, le faisant grogner à la rudesse du geste.
Teijō ria en continuant de s'approcher de l'enfant, qui tenta de s'échapper en se jetant sur le côté mais elle fut rapidement rattrapée par le col de son haut, et projetée de nouveau brutalement contre l'arbre, lui coupant le souffle et la faisant hurler sous la nouvelle douleur lancinante.
- Je te conseille de ne pas faire la maline. Siffla Teijō.
L'homme sortit un couteau, faisant déglutir et trembler la plus jeune qui remit maladroitement un pan de sa robe qui s'était déchiré sous la poigne du bandit.
- Dans un bordel, on a juste besoin de ton corps et ils peuvent très bien se passer de tes yeux. Rajouta mauvaisement Akin.
Pour appuyer les paroles de son compagnon, Teijō rapprocha la lame près de l'œil gauche de l'enfant, qui se recula en laissant échapper de nouvelles larmes de craintes. Le plus âgé se rassasia de la peur de la gamine dont il allait bien profiter dans quelques instants.
Quand soudainement, la pointe de son couteau fut déviée par une autre, faisant sursauter les brigands et la fillette. Tous les regards se fixèrent sur l'arme de Teijō qui était planté dans un arbre à quelques pas de l'enfant et du brigand, puis ils se fixèrent sur le Kunaï qui l'avait dévié, planté entre la gamine aux cheveux écarlate et Teijō.
Les brigands se tendirent en regardant les environs, yeux plissés et sortant leurs propres armes. Kanki leva les yeux qui tombèrent sur un inconnu encapuchonné, laissant simplement voir le bas de son visage. Le chef du groupe plissa les yeux sous la frustration de ne pouvoir découvrir l'identité de cette vermine.
- T'es qui, toi ? Questionna froidement Teijō en se relevant.
Abigaël ne répondit pas et sauta de sa branche pour atterrir souplement et sans un bruit. Sa capuche resta parfaitement en place lors de son saut, ne dévoilant toujours rien de son identité. La descendante Uzumaki leva la main et rabattit sa capuche en arrière, faisant émettre des sons de surprise au sept hommes.
- Quelle belle surprise que nous avons-là. Se reprit Kanki en se plaçant au milieu de ses hommes avec un sourire.
- C'est qui cette gamine, Masako ? Questionna Jurō à son coéquipier, qui le regardait comme s'il avait trois têtes. Quoi ? Gronda-t-il, agacé par son regard d'ahuri.
- C'est Abigaël Uzumaki-Namikaze Uchiwa. Elle est activement recherchée par Konoha et tous les Pays depuis des mois. Informa Masako, ébahissant le plus jeune qui écarquilla les yeux en regardant la Kunoichi.
- Sa tête vaut un prix d'or et la récompense pour la ramener auprès de son père est faramineuse. Sourit le second en chef, se nommant Akira.
- Tu devrais vraiment te préoccuper d'autres choses que de tes midinettes. Se moqua Dachi en roulant des yeux.
- Ferme-là, toi. Grogna Jurō en le fusillant des yeux.
- Quoi qu'il en soit, la récompense sera à nous. Intervient froidement Kanki, stoppant net ses hommes. Tu vas gentiment nous suivre.
Abigaël leva gracieusement un sourcil, signe un peu trop provocateur pour Kanki, il jeta un rapide coup d'œil à Akira, Akin, Jurō et Dachi qui encerclèrent sans plus tarder la fille de Naruto.
Cette dernière les gratifia d'un regard indifférent, puis elle regarda un instant la gamine qui la fixait depuis son arrivée. Elle reporta son attention sur le chef des Brigands qui s'avança d'un pas.
- Et si tu refuses et ben… Commença Kanki en craquant ses phalanges avec un sourire médisant. Rien n'est précisé que tu dois être entière et surtout… Vivante.
- Tu as perdu ta langue ? Provoqua Akin, qui haïssait l'air impassible qu'affichait la plus jeune.
- Ça doit être le fait qu'elle a déserté Konoha comme son traître de père. Ajouta mesquinement Teijō en sortant un second couteau.
Abigaël plissa les yeux et récolta un sourire satisfait de Kanki à la lueur mauvaise dans ses prunelles vairons. Son sourire annonça le début du combat.
Akin se précipita sur Abigaël qui fit un pas de côté pour esquiver son coup, elle attrapa vivement son bras et le bloqua dans son dos. Elle lui donna un coup de pied au creux de ses genoux, le faisant émettre un gémissement de surprise mêlé à de la douleur alors qu'il fut obligé de poser un genou à terre.
Le visage d'Abigaël n'exprimait aucune émotion alors que les amis du brun sifflèrent de rage. Akin qui avait le bras tournait dans le dos siffla de douleur lorsqu'elle raffermit sa prise, il la darda d'un regard noir par-dessus son épaule.
- Tu es toute seule et on est 7, tu ne peux rien même si tu es la gamine de Naruto Uzumaki-Namikaze et de Sasuke Uchiwa.
- Ce n'est pourtant pas moi qui suis à genoux devant une gamine de la moitié de mon âge. Répliqua placidement Abigaël.
- Espèce de garce. Cracha Teijō en la tuant du regard. Je vais t'envoyer en morceau à ton père.
Jurō qui était sur le côté se précipita sur la Kunoichi. Celle-ci lâcha le bras d'Akin et le poussa de son pied sur le blond platine et ils tombèrent au sol.
Masako fut le suivant à se jeter sur la descendante et voulu la frapper mais Abigaël l'esquiva agilement. La noiraude lui donna un coup de poing au visage puis un coup de genou dans le ventre lorsqu'il se pencha en avant. Sous le coup violent, Masako siffla de douleur en s'agenouillant et se tenant le ventre. Abigaël lui donna un violent coup de genoux dans le nez et un crac sinistre se fit entendre dans le silence morbide du camp.
Dachi jura contre la réputation de la gamine qui était loin d'être usurpé, elle avait mis à terre ses coéquipiers si facilement qu'il perdit son calme. Il se précipita sur Abigaël en sortant un Kunaï de sa sacoche.
Abigaël activa soudainement son Sharingan en sentant la présence de Masako dans son dos, elle se retourna promptement et l'attrapa fermement par le cou. Ce dernier glapit sous la soudaine emprise sur sa gorge, le faisant tomber sur un genou sous la surprise.
Dachi s'apprêtait à la frapper lorsqu'elle lâcha le cou de Masako. Abigaël se tourna de profil en attrapant sa main qui tenait le Kunaï et le planta dans la gorge de Jurō qui l'avait lâchement attaqué par derrière. Elle tourna violemment le Kunaï dans son corps puis d'un geste rapide, souple et bien calculé, elle se retourna pour trancher net la gorge de Masako. Créant des éclaboussures de sang qui souillèrent les corps dénués de vie autour d'eux.
La fille de Sasuke se tourna sur Dachi qui avait stoppé son attaque devant la vitesse affolante de la fille de l'Hokage de Konoha. Ce fut son erreur car Abigaël n'hésita pas le moins du monde pour lui trancher la gorge à son tour.
Dachi lâcha son arme pour se tenir le cou de ses mains comme si son sang pouvait demeurer dans son corps, en vain… Le liquide carmin s'écoulait perfidement entre ses doigts, dégoulinant dans ses vêtements et les collant à sa peau. Le plus âgé la regarda avec effroi et devenait de plus en plus blanc. Dachi tomba à genoux le souffle de plus en court et son cœur ralentissant rapidement. Il s'allongea en agonisant et sans pouvoir détourner son regard des yeux écarlate et éteints de la jeune fille.
Les 4 autres bandits restants fixèrent leurs amis dénués de toute vie. Ils retournèrent leur attention sur Abigaël qui fixait les corps avec indifférence, comme si cette tuerie était tout à fait banale. Elle n'était pas essoufflée, n'éprouvait pas de regrets ou encore de la satisfaction. Rien. Nada.
- Tu vas le payer, petite salope. Gronda Akin, grognant fortement sous la haine ardente qui le submergeait.
Akin et Akira se regardèrent puis ils se précipitèrent sur Abigaël en une parfaite synchronisation. Cependant, celle-ci décida d'en finir, elle n'avait pas que ça à faire de s'occuper de vauriens dans leur genre.
Abigaël généra une épaisse lame de chakra bleuté et rougeâtre qui fit un son strident tel des milliers cris d'oiseau et d'un geste ample et rapide, elle leva son bras pour décapiter les deux brigands au niveau de la nuque, qui ne virent rien venir.
Teijō et Kanki étaient pétrifiés par les deux têtes qui roulaient au sol dans leur direction, leur chaire à vif et maculant le sol d'un liquide carmin. Ils furent d'autant plus tétanisés par l'insensibilité totale de la fille de Naruto. Celle-ci avait son regard si éteint et vide qu'ils en étaient vraiment un peu effrayés.
- Je n'ai plus de temps à perdre avec vous.
À peine eut-elle prononcé ses mots que sa lame de chakra transperça le cœur de Kanki, le tuant sur le coup.
Teijō perdit tout contrôle de lui-même en prenant conscience qu'il avait perdu tous ses amis à cause de cette petite garce, il allait lui faire regretter ses actes. Tant pis pour la récompense, il la torturerait avant de la faire supplier de l'épargner et il la massacrerait ensuite.
Déterminé à en finir avec la descendante Uchiwa, il sortit un Katana de son dos et menaça la noiraude de sa pointe, les yeux hargneux et le corps tremblant de fureur.
- Tu vas le regretter. Je vais te faire me supplier de t'épargner. Rugit Teijō en se précipitant sur elle sans réfléchir.
Teijō voulu abattre sa lame pour la transpercer mais celle-ci fut stoppée par le Katana que possédait Abigaël. Il grogna de frustration et un combat s'engagea, qui se stoppa très rapidement. La descendante Uzumaki lui attrapa le manche et le retourna contre lui. Elle planta sa lame profondément dans sa jambe et la transperça. Le brigand cria de douleur et tomba à genou au sol. Il tenta de se relever mais il n'eut pas le temps de réagir qu'Abigaël lui planta la lame de Katonagi dans la chaire de son bras, puis elle la retira si violemment qu'une gerbe de sang jaillit et éclaboussa la cape que portait Abigaël, ainsi que les corps aux alentours.
Abigaël lui donna un coup de pied au visage et il se retrouva allongé sur le dos, sanguinolant et le souffle désordonné et difficile, tremblant sous la souffrance et de ses membres qui commençaient à ne plus lui répondre. La Kunoichi posa son pied sur le torse de l'homme en enfonçant le Katana de Teijō encore plus dans sa jambe, jusqu'à ce qu'il soit enfoncé dans le sol, clouant littéralement le brigand sur place.
Ce dernier ne pouvait plus émettre de son tellement que sa respiration était saccadée et que son cœur battait à un rythme effréné, son sang s'accumulait dans sa bouche et il tourna la tête sur le côté pour le recracher, mais il ne put en recracher qu'à moitié et avala de travers le reste, s''étouffant à moitié avec celui qui continuait à s'accumuler dans sa cavité.
Abigaël pointa la lame de Katonagi contre la gorge du brun qui la regardait avec crainte et implorant, du sang qui s'écoulait toujours de sa bouche et les cheveux poisseux, les larmes se mélangeaient avec la sueur sur son visage. Il était devenu pâle comme un cadavre et sa respiration s'était quasiment arrêtée. Il attrapa la botte pour essayer de la déplacer, ce qui ne marcha bien évidemment pas.
La jeune Kunoichi appuya sa lame contre la chaire et l'entailla petit à petit sans jamais aller bien loin, mais suffisant pour que le sang commence à s'écouler du blessé.
- Je t'en prie… Ne me tues pas !... Je m'excuse… Pour tout ! Implora Teijō, très difficilement à cause de la lame qui était à deux doigt de transpercer sa gorge.
- Que sais-tu de l'Akatsuki ? Questionna subitement la descendante Uchiwa, surprenant le bandit.
- Pas… Pas grand-chose… J'ai… Juste entendu… Des vagues rumeurs. Informa difficilement Teijō. Pi… Pitié… Je sais rien… De plus…
- Dans ce cas… Tu ne sers à rien. Déclara-t-elle, imperturbable.
Ne le laissant pas le temps de la supplier davantage où quoi que ce soit d'autres, elle transperça totalement sa gorge, le tuant sans aucun regret, laissant le son étrangler émit par Teijō planait quelques instants dans le camp.
Abigaël retira Katonagi de la chaire du Brigand et l'essuya sur le manteau de Teijō.
La descendante Uzumaki regarda le carnage qui s'était produit, l'odeur du sang, la vue des cadavres, le silence de mort qui régnait… C'était vraiment une scène sinistre…
Abigaël posa ses yeux sur l'enfant aux cheveux écarlates, qui la fixait avec fascination et remerciement. Un soupçon de peur se trouvait dans ses prunelles marron, rapidement remplacé par du respect et de l'admiration malgré le massacre commis devant ses yeux, et où devraient plutôt se trouvait l'innocence et la joie de vivre, et non cette expression sombre de déjà-vu.
- Comme Himawari… Ne put s'empêcher de penser Abigaël.
Abigaël se détourna en secouant la tête et rangea Katonagi dans son étui avant de rabattre correctement sa cape, alors que ses yeux redevinrent vairons. Abigaël observa un instant le ciel et fronça les sourcils, elle avait perdu beaucoup trop de temps avec ces conneries.
Pourquoi avait-elle secouru cette gamine ?
- « Je ne vous abandonne pas. »
- Tu m'as menti… Pensa amèrement Abigaël en serrant les poings.
Prenant conscience de ses pensées, la jeune Kunoichi inspira profondément et commença à reprendre son chemin quand…
- Emmenez-moi ! Demanda ou plutôt, ordonna une petite voix qui avait étonnamment pris en assurance.
Abigaël s'arrêta et se retourna de moitié, regardant la fillette avec les yeux plissé, faisant déglutir difficilement la plus jeune face à ce regard sombre.
- Débrouille-toi, je suis pas une nounou. Rétorqua sèchement Abigaël.
- Je vous en prie, je… Je suis toute seule et… Et je…
La petite écarlate baissa la tête et sa chevelure dissimula ses yeux. Sa voix s'était brisée et elle retint difficilement des larmes. Elle avait tout perdu et elle ne souhaitait pas rester toute seule. Un sifflement dédaigneux venant de la plus âgé lui fit relever les yeux.
- C'est pas mon problème.
- Je vous promets que je ne vous gênerais pas. Promit la plus petite en s'avançant jusqu'à ce retrouver face à la plus âgée.
Abigaël la fixa pendant d'interminable seconde. Elle ne pouvait en aucun cas s'embarrasser d'une gamine qui sortait à peine des couches de sa mère. Elle avait d'autres chats à fouetter et elle n'était pas une nourrice. Elle allait la retarder plus qu'autre chose.
Abigaël ne put s'empêcher de jeter un regard au père de l'enfant face à elle. Ouais, c'était pas son problème. Elle ouvrit la bouche pour l'envoyer voir ailleurs mais c'était autre chose qui sortit, qui la surprit sans le laisser montrer…
- Tu me gênes, je t'abandonne.
- Je ne vous gênerais pas, Abigaël-san. Sourit grandement la plus jeune, heureuse de ne pas se retrouver toute seule.
Abigaël émit un 'tsk' agacé avant de sauter sur un arbre, faisant vaciller le sourire de l'enfant au saut impressionnant qu'avait effectué la plus âgé.
La petite se reprit alors qu'Abigaël sauta sur une seconde branche et une autre. Ne sachant pas grimper aux arbres comme sa nouvelle amie, elle courut après celle-ci, bien décidé à ne pas se faire distancer… Ce qui fit très difficile…
Abigaël sauta sur une énième branche et émit un grondement agacé en percevant très bien qu'elle n'allait pas aussi rapidement qu'elle aurait dû. Elle jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et fut étonné de voir la gamine toujours en train de la suivre. Celle-ci était à bout de souffle et se tenait les côtés avec une grimace douloureuse, sa respiration était rapide et hachée et elle pouvait facilement voir le fort tremblement de ses petites jambes. Ses joues étaient rougies et ses cheveux écarlates étaient plaqués contre son visage à cause de la course.
Abigaël détourna le regard et soupira profondément en sautant de sa branche pour atterrir sur ses pieds. Elle attendit à peine quelques secondes avant de pouvoir entendre le souffle erratique et faible de l'enfant dans son dos. Celle-ci s'arrêta et ses jambes ne pouvaient plus la soutenir et elle tomba sur les fesses, complètement éreintée et assoiffée. Sa respiration était sifflante et ses vêtements collaient désagréablement à sa peau. La petite releva les yeux sur la plus âgée qui était restait immobile, elle baissa la tête, honteuse.
- Je…
- On va faire une pause ici. Coupa Abigaël en se retournant.
- Je suis désolé… Je vous ralentis… S'excusa l'enfant d'une petite voix en se triturant ses petits doigts.
- Qu'une chose soit claire…
La petite releva la tête pour croiser des magnifiques yeux vairons. Elle se mordit les lèvres, intimidé par ce regard intense et qui malgré leur froideur, la rendait à l'aise et en sécurité.
- Je ne ralentirais pas pour toi.
- D'accord. Acquiesça docilement la petite avec un petit sourire. Au fait, je m'appelle Erza.
- Peu m'importe.
Abigaël disparut entre les arbres et pourtant, Erza ne s'en inquiéta pas et sourit.
OoOoOoOoOoOoOoO
Quelques jours plus tard :
Le soleil était à son maximum dans le ciel céruléen, ses rayons chaleureux transpercèrent la cime des arbres et éclairèrent de leur chaleur le chemin de terre. Pourtant, malgré la haute chaleur qui régnait, la tension parcourant l'atmosphère était glaciale et lourde. Un silence de mort régnait sur la troupe qui osait à peine respirer, même les oiseaux et autres animaux d'habitude si bruyants s'étaient tus, rendant l'air quasi irrespirable.
Les Shinobis marchaient avec raideur et aux aguets, jetant des coups d'œil anxieux sur celui qui se trouvait en tête du groupe, quand ce n'était pas entre eux. Aucun d'eux ne savait comment se comporter en sa présence, alors ils se contentaient de rester silencieux et se parler à voix qu'ils espéraient très basse pour ne pas être entendus.
Le seul qui ne semblait pas trop troublé par cette présence imposante et étouffante était Kiba Inuzuka, celui-ci était un peu rigide dans sa marche et possédait un sourire crispé mais son caractère était presque comme à son habitude. Akamaru marchait tranquillement à ses côtés mais ils purent très facilement déceler une parcelle de tristesse traverser ses pupilles canines en regardant le dos de leur chef de groupe.
Kiba se retourna pour regarder un instant le groupe de Shinobi qui les accompagnait. Le brun retint un profond soupir, sentant très bien leur crainte émanant de chaque pores de leur peau. Comment pourrait-il leur en vouloir ?
Le maître-chien fixa le dos de son ''chef'' d'équipe qui marchait nonchalamment devant eux, mains dans les poches et ses pieds semblant glisser sur le sol, ne laissant aucun son s'échapper de ses pas. Alors que si cela aurait été lui parmi eux, ce silence désagréable n'aurait jamais pris place, tous auraient été assez détendu malgré le but de la mission et la personne à retrouver.
Kiba ne put retenir plus longtemps un soupir, récoltant un regard inquiet d'Akamaru. Si un jour on lui avait dit qu'il devrait se rendre en mission avec le Bijū le plus puissant qui n'ai jamais existé, il en aurait bien rigolé. Malheureusement, c'était ce qui se produisait… Si d'habitude, il parvenait facilement à déstresser ses équipes, la présence inquiétante et suffocante de Kyûbi ainsi que son petit speech menaçant et pleine de promesse ne l'avait pas aidé à les tranquilliser, et il se doutait que c'était ce que le démon renard avait voulu.
- « Que tout soit bien clair, je tuerais quiconque qui me gêne ou me ralentis. Je vous tuerais si vous vous plaignez. Et si ce que vous dites ne me plaît pas, je vous élimine. Avertit-il d'une voix grave en les fixant tous de ses yeux sang, brillant de haine et d'inhumanité. »
Après cette promesse, plus aucun n'avait prononcé la moindre parole et avait suivi Kyûbi en restant à distance. Tous l'observaient prudemment et sur la défensive, craignant qu'il ne décide de les éliminer sur un coup de tête.
Kurama le ressentit et il s'en amusait sans vergogne. Il les fixait intensément de ses pupilles fendus à la couleur rouge sang avec un sourire malsain aux lèvres. Le fait qu'il ait pris la totale possession du corps de leur Hokage n'arrangeait rien et augmentait la pression insoutenable qui régnait.
Les habitants de Konoha avaient une confiance aveugle en Naruto mais le Bijū n'était pas son Jinchuriki, la vie humaine n'avait aucune valeur à ses yeux, à l'exception de celle de son porteur et de sa descendante… Kyûbi n'hésiterait aucunement à les tuer si l'envie lui prenait. Ils en avaient eu que parfaitement conscience lorsqu'il les avait scrutés avec répulsion et hostilité. Hinata Hyûga et Kiba Inuzuka n'avaient pas été exempté de son regard brûlant de fureur.
Aucun n'avait eu le courage de demander des explications au chef Inuzuka ou à la chef Hyûga en faisant face à leur air grave et énervé pour l'un, blessé et coupable de l'autre…
Kurama s'arrêta soudainement et huma l'air, faisant se stopper les Shinobis qui l'accompagnait. Sans prévenir, il bondit sur un arbre et se mit à courir à travers la forêt.
Kiba grogna à l'attitude imprévisible du Bijū. Il soupira mécontent en le suivant, suivit des autres Shinobis qui aimeraient bien que leur Hokage revienne…
Quand l'équipe retrouva le Bijū, ils furent figés et leurs yeux s'écarquillèrent au massacre qui avait eu lieu. Le sang qui emplissait l'air était encore frais et leur donnait envie de vomir. Ils leur furent difficile de réprimer des haut-le-cœur en voyant les cadavres en décomposition, surtout celui d'un enfant qui avait toujours les yeux grands ouvert, la peau affreusement blafarde et rougit à quelques endroits à cause de la chaleur du Pays du Feu.
Kurama s'approcha d'un cadavre et le flaira, faisant grimacer les subordonnés à son attitude si détendu et insensible.
Kiba se boucha le nez à cause de l'odeur putride qui lui souleva l'estomac. L'Anbu s'approcha du corps de son ami blond, faisant tout pour ignorer les corps d'enfants.
- Elle est venue par ici. Sourit Kurama en humant de nouveau l'air. Elle se rend vers le Sud.
- Comment tu peux en être sûr ? Questionna Kiba, perplexe en exhalant l'air. Je ne reconnais pas son odeur.
Kurama ne prit pas la peine de répondre et émit simplement un 'tsk' agacé et méprisant, renfrognant Kiba qui lui lança un regard noir que le renard ignora royalement.
- Le massacre a eu lieu, il y a trois jours. Informa l'un des Shinobis, après avoir analysé le corps en face de Kyubi.
- Il y a encore un survivant. S'écria soudainement un des Shinobis.
Kurama et Kiba s'approchèrent du Ninja qui était déjà en train de faire les premiers soins au blessé avec précision et soin, aidé par ses coéquipiers.
- Il est gravement blessé et si on ne lui administre pas des soins plus poussés, il mourra d'ici trois jours.
- On rentre à Konoha. Ordonna le Bijū en se détournant.
- Et pour Abigaël ? Questionna sérieusement Kiba en fronçant les sourcils.
- On va soigner ce misérable et il parlera de ce qui s'est vraiment passé ici.
- Kyûbi… Commença à grogner le chef Inuzuka.
Mais ce dernier avait déjà disparu, les laissant de nouveau en plan sans aucune autre considération.
Kiba serra les poings à s'en blanchir les phalanges et faire saigner sa paume. Puis, il fixa son attention en direction du Sud. La direction de Suna. Se rendait-elle là-bas ? Il ne comprenait vraiment pas pourquoi Kyûbi ne continuait pas sa route.
Son regard se posa sur le mourant qui fut transporté prudemment par l'équipe. Savoir ce qui s'était passé ? En quoi cela leur servirait pour trouver Abigaël ? Il ne comprenait vraiment pas le Bijū…
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Kurama grogna pour la énième fois depuis qu'ils étaient rentrés. Naruto était encore bien affaibli et sommeillait encore profondément. Il le protégeait toujours d'une de ses queues qui lui permettait de rester isolé de ce qu'il se passait à l'extérieur. Il l'avait aussi entouré de son chakra pour plus de précaution et qu'il ne soit pas perturbé par ses soi-disant amis. Le renard ferma les yeux et le rejoignit.
Il les rouvrit quelques secondes plus tard sur sa cage ouverte. De sa queue qui dissimulait totalement Naruto, il le souleva délicatement pour le poser doucement sur sa patte avant droite, plaçant la gauche derrière lui de sorte que l'Hokage ne chute pas lors de son sommeil.
Naruto fronça légèrement les sourcils au fait d'avoir bougé et se positionna sur le flanc mais ne se réveilla pas, il plongea la moitié de son visage dans le pelage de Kurama et se recroquevilla sur lui-même en agrippant mollement la fourrure.
Kurama eut un léger sourire, amusé par le fait que le grand et puissant Nanadaime ne le prenne pour son doudou. Il l'observa ensuite attentivement. Naruto était beaucoup moins blême mais ce n'était pas suffisant au goût de Kyûbi, les cernes sous ses yeux étaient toujours présentes mais en moins prononcées et qui disparaissaient progressivement. Son visage ne laissait filtrer aucun trouble et cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu ainsi. Le corps de Naruto s'était aminci et avait encore un peu perdu en carrure, mais il s'en occuperait lorsque son Kuso Gaki sera assez reposé psychologiquement.
C'était l'un des inconvénients avec leur partage de corps…. Même s'il pouvait prendre le contrôle, l'esprit du blond était toujours plus ou moins connecté avec son organisme. Kurama avait beau se sustenter correctement à l'extérieur pour tenter de ne pas affaiblir son Jinchuriki, si l'esprit du blond ne suivait pas, même lui ne pouvait rien faire pour arranger ça dans l'immédiat…
Kurama maudit pour la énième fois ce maudit descendant Uchiwa et il éprouvait une certaine impatience que ce dernier repointe le bout de son nez. Il allait regretter d'avoir mis Naruto dans cet état. Encore. Et lorsqu'il mettrait la main sur sa petite renarde, il lui passerait le savon du siècle.
Kurama ne l'avouerait à personne mais son idiot de réceptacle lui manquait et cela lui faisait mal de ressentir sa solitude et sa souffrance, même dans les limbes du sommeil… Des sentiments qui n'avaient jamais été aussi puissant et destructeur que lorsque cela concernait ce maudit Uchiwa.
Cela faisait bien une semaine maintenant qu'il était endormi dans son esprit, et bien qu'il y avait une certaine amélioration et que Naruto ne s'agitait presque plus dans son sommeil, c'était loin d'être suffisant pour calmer cette haine qui le rongeait de nouveau.
Kurama se retenait vraiment de tout détruire. Ce village l'avait fait plus souffrir que ne l'avait soutenu au final, à l'exception de certaines personnes comme Tsunade et Iruka ou encore Hinata et Shikamaru… Les seuls qui pouvaient se vanter qu'il les éliminerait avec une certaine contrariété et un peu de regret.
Kurama releva la tête lorsqu'il sentit un chakra beaucoup trop familier s'approcher.
Le Renard repositionna avec prudence Naruto sur sa tête et le dissimula de nouveau sous un de ses appendices et sous une épaisse couche de chakra écarlate.
Il quitta de nouveau son esprit pour reprendre contact avec l'extérieur au même instant qu'on frappait à la porte.
- Tu veux quoi ? Grogna le Bijū.
- Alors… C'est donc vrai ? Murmura l'arrivante aux cheveux affreusement rose.
- Déçu ? Sourit mauvaisement le Bijū en dévoilant ses canines aiguisées.
- J'arrive pas à croire que Naruto ait pu te laisser sa place.
Kurama fronça les sourcils à son ton et il détailla la gamine face à lui.
Comment son Gamin avait pu être amoureux de cette peste narcissique ? Il détestait peut-être Sasuke au-delà des mots mais la rosette ne valait pas mieux que lui, aussi égoïste l'un que l'autre. Ils se croyaient au-dessus du lot et osaient lui parler comme à un égal alors qu'il les considérait comme rien de plus que des insectes. Insectes qui avaient oubliés qu'il ne les avait pas encore écrasé par affection pour son gamin. Ils faisaient les fiers alors qu'il pouvait briser leur nuque comme s'il déchirait une feuille de papier.
- C'est à Naruto que je veux faire mon rapport. Osa exiger Sakura.
- Faire ton rapport ou essayer de le manipuler à nouveau ? Questionna froidement Kyûbi, perdant toute trace de rictus.
- Je n'ai jamais essayé de le manipuler. Démentit vivement Sakura.
Kurama émit un grondement sourd et sans qu'elle ne puisse le voir survenir, il l'avait empoigné par la gorge en la plaquant violemment contre le mur à côté de la porte, lui coupant net la respiration sous la surprise et la douleur à l'arrière de son crâne.
Sakura ferma un instant les yeux sous le choc, puis lorsqu'elle les rouvrit, elle déglutit en se raidissant quand elle croisa un regard mauvais et bestial, les pupilles écarlate fendues brillèrent de colère, le chakra dangereux et brûlant qu'émanait de Kyûbi s'intensifia et cela la tétanisa.
- Ne joues pas à cela avec moi, gamine. Gronda Kurama, la voix rauque et polaire. Je ne suis pas aussi naïf que mon Kuso Gaki. Je suis plus vieux que tous tes ancêtres réunis alors ne vas pas t'imaginer que tu puisses me berner comme tu essayes de le faire avec lui. Prévint-il sèchement en resserrant sa poigne, faisant s'étouffer la Kunoichi.
- Je… Je n'essaye… Rien du tout… Se défendit difficilement Sakura, attrapant le poignet de Kurama pour essayer de lui faire relâcher sa prise. Je suis… Sincère…
- Vraiment ? Au bout d'une dizaine d'année, tu as enfin abandonné ta haine envers Naruto ?
- Ou… Oui… Avoua la rosette en faisant passer toute sa sincérité dans son regard, mais Kurama n'en était pas convaincu alors il allait la prendre à son propre jeu.
- Tu as vraiment pris conscience que mon gamin et l'Uchiwa s'aimaient ? Questionna le Bijū avec provocation. Que la famille qu'ils ont fondé n'est rien de plus que la concrétisation de l'amour qu'ils se sont toujours portés ? Tu as enfin ouvert les yeux sur le fait que tu n'as jamais eu ta place dans leur relation ? Tu t'es donc enfin aperçu après des années à le dénigrer et le rabaisser comme un moins que rien, qu'il n'a jamais manipulé ou menacé ton si précieux Sasuke-kun ? Rajouta vicieusement Kurama alors que les émeraudes se voilèrent à mesure de ses paroles.
- Oui… Je… J'étais sincère… Je suis… Vraiment… Désolé…
Mais malgré ses paroles qu'elle souhaitait sincère et convaincantes, ses yeux ne pouvaient mentir, elle avait toujours cette haine amplifiée et ce dégoût profond. Elle n'avait toujours pas accepté. Elle refusait encore et toujours d'admettre d'avoir été beaucoup moins importante que Naruto aux yeux de Sasuke. Elle trouvait toujours cela injuste alors qu'elle l'avait toujours autant soutenu et admiré que le Jinchuriki… Elle au moins, elle ne l'avait jamais détesté même quand il avait essayé de la tuer à de nombreuses reprise…
Kurama continua de la dardait de son regard écarlate et plissa les yeux. Il n'arrivait pas à totalement mesurer l'ampleur des émotions de l'ancienne élève de Tsunade… Néanmoins, il la connaissait suffisamment pour se méfier d'elle.
Il était plus objectif et beaucoup moins sensible et sentimental que le fils Namikaze la concernant, même si ce dernier en voulait toujours à la médecin pour Abigaël, il n'avait jamais oublié l'époque où qu'ils avaient été proche. Kurama avait plus d'une fois ressenti sa nostalgie et sa peine même si Naruto ne regrettait rien et que si c'était à refaire, il reprendrait les même décisions.
Mais lui, il ne se laisserait pas avoir par son air abattu et coupable. Il était persuadé qu'il se cachait quelque chose derrière ses excuses et la déclaration subite qu'elle lui avait faites des semaines plus tôt. C'était trop sincère pour être honnête. Et puis, dire qu'elle avait tout fait pour ne pas qu'il lui pardonne car elle avait été abjecte ? C'était pas le genre de la rosette.
Il ne savait pas ce qu'elle préparait, mais quoi qu'il en était, elle avait tout intérêt à garder ses distances.
De sa main libre, Kurama empoigna fermement l'arrière des cheveux de l'Haruno et tira sèchement en arrière, la faisant émettre un gémissement de douleur alors qu'elle avait l'impression que son cuir chevelue allait être entièrement arraché de son crâne. Elle blêmit et déglutit difficilement face au regard encore plus haineux du démon renard.
- Laisse-moi te prévenir d'une chose. Commença Kurama d'un ton sombre et menaçant. J'espère pour toi que tu es effectivement sincère car dans le cas contraire, je t'anéantirais si tu tentes quoi que ce soit envers mon Kuso Gaki ou ma petite renarde. Menaça-t-il avec un rictus sadique et affamé en se léchant les lèvres. Mais avant de te tuer, je massacrerais ton père et ta mère et je t'obligerais à les contempler se noyer dans leur propre sang pendant que je les viderais comme des porcs. Rajouta-t-il en grognant de complaisance, la faisant devenir encore plus pâle.
- Tu…
- Et ne crois pas un seul instant que je ne le ferais pas. Coupa le Bijū en plissant les yeux. Naruto a peut-être foi en votre espèce et est disposé à te pardonner même s'il sait que cela peut être une grosse erreur, mais moi, j'ai vécu assez longtemps pour reconnaître les hypocrites, les menteurs et les manipulateurs.
Kurama se réjouit en sentant le corps de la rosette tremblait entre ses doigts, la sueur qui collait à sa peau lui faisait sentir sa peur et il s'en délectait. Son souffle haché était rapide et son cœur tambourinait violemment contre sa poitrine, il pouvait l'entendre à ses oreilles et son rictus bestial s'élargit progressivement.
Sakura avait les larmes aux yeux et les contenait difficilement, quelques-unes s'échappèrent sur ses joues. Sa poigne autour de son poignet s'était resserré et ses ongles se plantèrent dans la peau hâlée. Kurama relâcha un peu de son emprise mais sans la lâcher pour autant.
Dès qu'il ouvrit la bouche, une silhouette se découpa à la porte du bureau toujours ouverte. Kurama regarda le nouvel arrivant qui n'était autre que Shikamaru. Ce dernier sembla un instant surpris de trouver Sakura ici mais n'en dit rien, il jeta un coup d'œil à la médecin qui le regardait, le suppliant d'un regard de l'aider.
Le chef Nara regarda de nouveau le Bijū sans un mot qui leva un sourcil, le défiant de dire quoi que ce soit. Sans plus d'attention pour son ancienne amie, il avança dans la pièce et s'affala sans finesse sur la chaise en face du bureau, soupirant de fatigue. Que voulait-elle qu'il fasse ? C'était Kurama, personne à l'exception de Naruto ne pouvait l'arrêter et le calmer. De plus, il n'en avait aucune envie après ce que la médecin avait osé faire et dire durant ces dernières années.
Et égoïstement et avec un peu sadisme sur les bords, étant en mission, elle n'avait pas encore subi les menaces plus que salé du Bijū, et elle le méritait amplement.
Sakura écarquilla les yeux face à l'attitude du Génie. Un souffle chaud prêt de son oreille la fit frissonner et son cœur s'arrêta l'espace d'un instant.
- Tu t'es mis tout le monde à dos, tu n'as plus personne. Ricana sombrement le Bijū. Le seul aujourd'hui qui pourrait avoir pitié et de l'indulgence envers toi, c'est mon gamin mais tu l'as repoussé alors qu'il ne t'a jamais abandonné, je refuse qu'il te pardonne et je ferais tout pour ça. Promit-il en grondant sourdement. Tu devrais t'applaudir, tu t'es placé à la deuxième place des personnes que je hais après cet enfoiré d'Uchiwa.
Kyûbi relâcha la poigne sur ses cheveux et elle émit un léger gémissement d'aise de ne plus ressentir sa chevelure être tiré sans ménagement. Son crâne était douloureux et elle commençait à sentir une migraine monumentale la prendre. Cependant, la poigne autour de sa gorge ne se retira pas, ce qui l'empêchait toujours de convenablement respirer et elle avait plus de mal à pouvoir rester consciente. Son sang pulsait affreusement à ses tempes, la faisant voir flou et des points noir danser devant ses yeux. Elle haleta alors que son pouls ralentissait progressivement contre les doigts bronzés et ses yeux émeraudes devinrent légèrement vitreux.
- Laisse-moi t'avouer autre chose… Reprit Kurama d'une voix sèche et grave en desserrant légèrement sa prise pour ne pas qu'elle perde connaissance. Naruto s'était résigné à ce que tu puisses fonder une famille avec l'homme que tu aimais. C'est pour cette raison qu'il avait rompu avec Sasuke au détriment de son amour. Sans arrêt et en occultant ses propres sentiments comme toujours, il rabâchait à nos oreilles sur le fait que tu étais le meilleur choix pour son bonheur et de rebâtir ce qu'il avait perdu.
Sakura écarquilla les yeux à cette révélation, oubliant un instant la position inconfortable dans laquelle elle se trouvait. Elle n'aurait jamais imaginé que c'était Naruto qui avait rompu à l'époque pour qu'il puisse fonder une famille avec elle… La seule qui le méritait et c'était le blond lui-même qui l'avait dit, un sourire commençait à apparaître lorsqu'elle se souvient… Elle se rappelait que trop bien lorsqu'elle avait découvert le moyen qu'avait eu Tsunade pour palier à ce problème.
Les yeux de Sakura s'assombrirent, sans l'ancienne Hokage…
- Mais voilà ce que lui a répondu cette ordure d'Uchiwa qui en eu marre qu'il te mêle toujours à leur discussion et ne pense à sa place. Coupa court Kurama, la faisant avoir un léger sursaut.
Le Bijū avait deviné très aisément les pensées de l'humaine. Il avait aperçu son début de sourire et cela l'énerva encore plus qu'il ne l'était déjà. Son envie de se débarrasser d'elle était de retour et à son maximum, il fit un effort monumental pour se retenir… Il se mit en devoir de la redescendre très rapidement sur terre et du piédestal sur lequel, elle était en train de se hisser.
- « Je n'aurais jamais laissé personne me toucher parce que ça ne serait pas mon seul et unique ami. Je n'aurais jamais supporté l'idée d'avoir quelqu'un d'autre que toi à mes côtés… Aucune femme ne mérite de porter mon nom et encore moins mon enfant. Rien que cette idée me répugne. Personne à part notre enfant ne mérite de porter notre nom. »
La voix de Kyûbi n'était qu'un murmure comme si cette révélation était leur secret et son cœur se brisa. Si elle ne connaissait pas un tant soit peu le Bijū, elle penserait que c'était juste pour la faire souffrir, comme elle avait fait pour le Jinchuriki mais voilà, c'était le démon renard et il n'avait jamais été un menteur… Pas quand cela concernait Naruto…
Ces paroles empli de vérité s'immisçaient en elle comme un venin douloureux et intraitable, venin se distillant perfidement dans les veines de son corps et déconnectant toutes ses pensées, effaçant toute trace de compassion ou de gentillesse qui lui restait encore. Ce poison empoissonnait davantage son cœur et son âme.
Elle le refusait. Naruto comme Kurama étaient des menteurs et ne désiraient qu'une chose, les éloigner les uns des autres et tous les faire souffrir. C'était ce qui s'était produit.
Naruto avait réussi à l'éloigner de ses amis. Son Sasuke-kun était mort car il lui avait refilé une mission périlleuse, restant bien sagement en sécurité derrière son bureau et l'Uchiwa l'avait accepté parce qu'il avait été manipulé par ce démon… Il avait menti sans scrupule à Abigaël, faisant déserter celle-ci et dans l'optique de se faire plaindre par tous ceux qui croient aveuglément en lui. Et maintenant que son œuvre était faite, il avait laissé la place à Kyûbi pour finir son travail…
Elle ne les laisserait pas continuer ainsi… Mais pour l'heure, elle devait être encore plus diabolique que le démon et son Jinchuriki. Elle devait se montrer patiente avant que sa vengeance ne puisse être accomplie et qu'elle puisse montrer à tous le village leur véritable visage.
En ayant marre de son silence et à entendre les soupirs incessants d'un certain brun, Kurama relâcha entièrement son emprise sur la rose qui s'écroula à genou au sol en toussant bruyamment dû à la reprise si violente de sa respiration qui lui incendia la gorge, elle se frotta le cou où des rougeurs commençaient à apparaître sur sa peau devenue bleue/violette où le Bijū avait planté ses griffes.
- Je veux plus te voir, maintenant. Siffla Kurama en la fixant mauvaisement. Jusqu'à ce qu'il revienne, tes rapports me seront transmis par un autre Shinobis.
Après cet ordre, Kurama se retourna et alla se rasseoir derrière le bureau de l'Hokage.
Sakura réussit à se remettre péniblement sur ses jambes tremblantes. À l'aide du mur et sans un regard pour les autres occupants, elle sortit de la pièce en fermant faiblement la porte, le corps vacillant et ayant du mal à se remettre de cette agression et de toutes les paroles prononcées par le Bijū.
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Le silence lourd et dangereux qui s'était installé lorsque la rosette se trouvait dans le bureau se dissipa progressivement. Kurama s'appuya davantage contre le dossier du fauteuil, il croisa ses pieds sur le bureau et il posa son coude sur l'accoudoir et soutint sa tête de sa main gauche, alors que sa droite tapota à rythme régulier le second accoudoir.
Le Nara et le Bijū s'observèrent ainsi pendant plusieurs minutes. C'était pas un silence lourd et pesant étrangement, mais seulement lourd de fatigue et où se trouvait un respect.
- … Alors ? Questionna Kurama, brisant le silence.
- Hinata et Ino ont réussi à soigner les blessures les plus graves, mais elles ne sont pas surs de pouvoir le sauver. Informa paresseusement Shikamaru en retenant un bâillement.
- J'en ai rien à foutre de savoir s'il va vivre.
- Il a juste pu nous dire qu'ils ont été attaqué par des brigands et que ces derniers ont été massacré par un démon aux yeux écarlates. Continua le Nara en faisant fi du ton acerbe du Renard.
- Hum. C'était la petite renarde. Pensa à voix haute Kyûbi, ignorant volontairement le léger sourire de Shikamaru au surnom de la fille Uzumaki.
- Kiba m'a dit qu'il n'avait pas reconnu son odeur.
- Lors de ces dernières années, la petite renarde se rendait souvent dans l'ancienne bibliothèque Uchiwa pour y trouver un certain refuge et y apprendre sur le passé du clan.
- Tous les parchemins sont protégés de sceau complexe et puissant, mais…
- Les sceaux ne peuvent être brisés que par le sang Uchiwa. Finit Kurama. Lors de mes nombreuses visites hors du corps du gamin, je la suivais et j'ai appris ce qu'elle faisait. Elle a sûrement trouvé un moyen de dissimuler entièrement sa signature et son odeur de sorte que même les Hyûga ne peuvent la retrouver.
- Tu n'as jamais rien dit à Naruto ? Questionna Shika en croisant les bras sur le bureau et posant son menton sur eux.
- Non. Elle ne se mettait pas en danger et je la veillais discrètement. Répondit simplement le Bijū en orientant le siège sur le côté pour regarder par la fenêtre. Elle est beaucoup plus puissante que l'on croit.
- Tu en doutais ? C'est une Uzumaki, une Namikaze, une Uchiwa et elle possède aussi ton chakra. C'est pour ça qu'il faut absolument la retrouver avant cette Akatsuki bis. Rappela Shika et Kyûbi ne manqua pas de remarquer le ton de réprimande du brun. Je ne comprends toujours pas comment tu peux être rentré alors que tu t'inquiètes.
- Elle va en direction de Suna.
- Je suppose que tu as missionné Temari pour prévenir le Kazekage. Prédit le Nara et le sourire de Kurama le lui confirma. Et pour Sasuke ?
Le regard du Bijū se refroidit et ses poings se serrèrent en pensant à l'Uchiwa. Malheureusement et même avec toute la mauvaise foi du monde, il ne pouvait pas nier que le descendant était le seul à pouvoir la retrouver et la ramener.
Naruto était encore bien trop épuisé pour qu'ils partent eux-mêmes à la recherche de l'organisation, mais dès qu'il serait remis sur pied, ils ne resteraient plus à l'écart et il savait lui-même que le blond ne le resterait plus. Promesse ou pas.
Avant qu'il ne puisse répondre, un toquement à la porte l'interrompit. Il intima sèchement à l'arrivant d'entrée et Nagisa apparut timidement.
- Il a intérêt de ne pas m'énerver encore plus qu'il ne la déjà fait. Lui répondit tout de même le Bijū en reposant son regard incandescent sur le génie Nara, qui déglutit difficilement.
Après encore quelques formalités, Shikamaru sortit du bureau et la tension revint alors que Nagisa resta à la porte en observant le Bijū avec prudence, qui ne détourna pas le regard et ne faisait rien pour détendre le plus jeune.
- Kyûbi-sama. Salua le noiraud en s'inclinant respectueusement.
- Que veux-tu ? Questionna Kurama en reprenant la même position nonchalante que devant le Nara.
- Savoir comment va Naruto-sama. Répondit Nagisa d'une voix douce et un peu froide.
- Bien. Répondit évasivement le Renard.
- Si c'était le cas, il serait de retour parmi nous. Garantit le plus jeune en s'approchant prudemment.
- Il ne t'aime pas.
- Je sais. Sourit doucement Nagisa, prenant place dans le siège précédemment occupé par Shikamaru.
- Pourquoi t'obstinait ?
- Parce qu'il le vaut. Répondit immédiatement le jeune homme avec un sourire rempli d'affection.
- Je ne te fais aucune confiance. Avoua Kurama en plissant les yeux.
- Vous ne faites confiance en personne. Sourit gracilement Nagisa. Mais j'aimerais que cela change.
Kurama l'observa se lever avec élégance et fierté, lui rappelant beaucoup trop amèrement le mari de son Jinchuriki. Mais une sensation beaucoup plus désagréable émanait du plus jeune en face de lui, sans qu'il ne puisse mettre le doigt dessus. Ce gamin était arrivé beaucoup trop rapidement dans leur vie et cela lui déplaisait fortement.
Il fronça les sourcils lorsque Nagisa s'appuya contre le bureau et le regardait intensément de ses yeux sombres. Le noiraud le détailla de haut en bas et se mordit la lèvre inférieur alors que ses yeux brillèrent d'envie et de convoitise. Nagisa reposa son regard dans celui écarlate du Bijū.
- Je veux que le bonheur de Naruto-sama. Il m'a aidé à prendre confiance en moi et j'ai jamais autant estimé et aimé une personne. Avoua le Shinobi en posant doucement une main sur le poignet du blond et il la caressa tendrement. Je tuerais tous ceux qui lui voudront du mal.
- L'Uchiwa a dit la même chose et cela a détruit mon Kuso Gaki. Siffla Kurama en se redressant.
- C'est pour cette raison que j'ai jamais pu supporter ce traître. Cracha l'ébène entre ses dents. Je veux qu'il l'oubli enfin, je veux qu'il retrouve ce sourire dont tout le monde me vante. Je veux qu'il s'abandonne de nouveau et se souvienne qu'il peut être heureux. Il mérite d'être avec quelqu'un qui se préoccupe de lui avant sa propre personne.
Le visage de Kurama se ferma. Il se leva lentement sans démontrer la moindre émotion. Il s'approcha de Nagisa qui ne bougea pas d'un cil, même lorsque Kurama plaça ses deux mains de chaque côté de son corps sur le bureau et qu'il se pencha sur lui avec un air grave.
Nagisa plongea ses onyx dans les rubis incandescente du blond et se mordit de nouveau les lèvres.
Sans réfléchir, il passa ses mains sous la veste noir que portait le renard, caressant du bout des doigts les abdominaux bien dessinés et ferme du corps puissant du Jinchuriki.
Kurama n'eut aucune réaction particulière et Nagisa retint un froncement de sourcil.
- Je sais pas ce que tu essayes de faire, gamin. Souffla le Bijū en effleurant son oreille de ses lèvres, faisant frissonner le petit corps coincé entre lui et le bureau. Mais tu lui ressembles trop pour que je puisse te faire confiance. Cette ressemblance que tu entretiens est trop dangereuse pour me faire changer d'avis. Et même sans ça, je ne suis pas dupe sur le fait que tu n'es pas vraiment toi en sa présence.
- Mais quand s'est-il sentit si bien que lorsqu'on a passé la nuit ensemble ? Demanda doucement Nagisa dans un souffle et un ton que Kurama définirait d'aguicheur.
- Quand il s'imaginait avec Uchiwa Sasuke, tu veux dire ? Rétorqua railleusement Kyûbi avec un rictus mesquin, faisant s'assombrir le plus jeune.
- Alors aidez-moi. Supplia presque l'ébène en remontant ses mains opaline jusqu'en haut du torse hâlé. Je veux l'amour de Naruto-sama mais aussi votre confiance. On a le même but après tout, non ? Son bonheur est tout ce qui nous importe.
Kurama se redressa pour plonger son regard dans celui de son interlocuteur, il y vit de la sincérité et de la pureté. Cependant, comme il l'avait dit à l'Haruno plus tôt, personne ne parviendrait à le berner.
Aucune personne dans ce village ne méritait sa confiance et encore moins qu'il leur confie la vie de Naruto. Il n'accorderait plus sa confiance à quiconque car ça signifierait de baisser sa garde et de leur offrir le pouvoir de le briser. Il avait fait l'erreur une fois avec l'Uchiwa et il ne la reproduirait plus. Il avait laissé faire sans faire trop attention pour la plupart et Naruto s'était entouré de personne qui avait le pouvoir de lui faire du mal, car pouvant profiter sans demi-mesure de sa naïveté et de sa gentillesse. Uchiwa en tête de liste.
- Sors d'ici. Ordonna Kurama en s'éloignant du noiraud et se réinstallant dans son siège. Je hais ceux qui font semblant avec mon Kuso Gaki. Uchiwa au moins n'a jamais caché qui il était réellement.
Nagisa n'insista pas, sachant que cela ne servirait à rien pour l'instant et sortit du bureau, sous le regard intense et suspicieux de Kurama.
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Pendant ce temps :
Suna. Elles étaient enfin parvenue dans le Pays du sable et sans aucune autre mauvaise rencontre. Abigaël baissa les yeux sur la jeune Erza qui se posta à ses côtés. Ses yeux s'illuminèrent en admirant l'horizon et les dunes de sables à perte de vue. Le soleil brillait de mille feu et se réfléchissait sur le sable fin, les aveuglant presque à la puissante brillance. Les rayons les entourèrent d'une douce chaleur en cette fin de journée, faisant doucement virevolter leur chevelure et briller celle d'Erza.
- C'est magnifique. Souffla Erza, éblouie par ce magnifique paysage devant ses prunelles brunes.
Abigaël reporta son regard sur le désert. Rien. Elle ne ressentait rien face à ce paysage. La frustration parcouru son corps parce qu'étant plus jeune, elle avait toujours adoré accompagné ses parents rendre visite à son oncle et parrain, sentir le sable sous ses pieds, plongés ses doigts de pieds dans les grains si fins. Fermer les yeux et humer cet air doux et paisible. Sentir les rayons lui chauffait agréablement la peau et les yeux aimants de ses parents sur elle.
Face aux souvenirs qui refaisaient brutalement surface, elle secoua doucement la tête et fit un dernier tour d'horizon pour capter le moindre danger, mais aucune présence n'était à signaler. Elles seraient pendant un bon moment à découvert alors elle devait prendre toutes les précautions nécessaires, même si le désert de Suna - tout comme la forêt du Pays du Feu - n'avait plus aucun secret pour elle.
Seule ou avec Ryōta, elle n'aurait pas pris la peine d'être aussi prudente mais elle était accompagnée d'une enfant. Elle se fichait bien des gens en général, mais elle ne savait pas elle-même pourquoi elle n'avait pas abandonné cette gamine quand elle en avait eu l'occasion. Elle avait mis plus longtemps à parvenir à Suna à cause de la faiblesse de la fillette qui n'avait aucun potentiel de combattante.
- Abigaël-san ? appela doucement Erza d'une voix inquiète.
Sa nouvelle amie ne lui parlait pratiquement jamais et répondait à ses questions que par des ''hum'' vague et indifférent, mais à ce moment, la plus âgée s'était soudainement assombrie et le regard qu'elle lui jeta la fit frémir et la fit instinctivement reculer d'un pas.
Ayant senti sa crainte et son appréhension, Abigaël détourna les yeux et elle se renferma à nouveau, redevenant impassible et impénétrable.
- Allons…
La fille Uzumaki s'interrompit soudainement en jetant un regard en arrière, les sourcils froncés et les yeux plissés.
- Qu'est-ce que… ? Commença Erza.
Sa question se termina dans un hoquet de surprise lorsqu'elle fut soudainement saisie à la taille et collée à Abigaël alors qu'elle fut décollée subitement du sol. Elle crocheta ses bras autour de la nuque de la plus âgée sous la surprise d'être ainsi soulevé. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'une puissante explosion surgit à l'endroit exact où elles s'étaient trouvé une seconde plus tôt.
Abigaël atterrit souplement quelques mètres plus loin, déposant Erza à terre mais la gardant près d'elle. La descendante Uchiwa se redressa en se retournant de moitié et fixa intensément l'orée de la forêt. Ses yeux se rougirent et devinrent menaçant alors qu'un chakra inconnu se dissimula.
- Je sais que vous êtes là. Gronda-t-elle en se plaçant devant Erza.
Un bruissement de feuille fit sursauter l'enfant qui se rapprocha instinctivement de son amie. Un mouvement de cape derrière un chêne attira leur regard, puis celui qui les avait attaqué sortit de l'ombre, du moins, juste une partie de son visage.
Erza eu un hoquet de stupeur en reconnaissant l'homme et ses larmes roulèrent le long de ses joues alors que son cœur la fit souffrir en se souvenant. Sa poitrine se compressa et elle porta une main tremblante à sa poitrine pour tenter d'étouffer le mal qui la rongeait. Ses jambes vacillèrent et elle se raccrocha à la cape d'Abigaël pour ne pas perdre pied, mais rien de la douleur qu'elle ressentait ne s'estompait, elle s'intensifiait même à chacune de ses respirations.
Abigaël sentit tout le chagrin et la détresse de l'enfant et lui jeta coup d'œil en restant sur ses gardes, elle leva un sourcil quand elle vit que la fillette avait blêmit et qu'elle était à deux doigts de s'écrouler.
- C'est… C'est lui qui… Qui a… Sanglota Erza, le souffle saccadé et bas. Il a… Détruit mon… Mon village… Avoua l'écarlate en mettant une main devant sa bouche pour s'empêcher un autre sanglot.
- Il restait donc une survivante ? Faut croire que je me suis ramolli. Ricana mauvaisement l'attaquant d'une voix rugueuse et grave.
L'homme sortit entièrement du couvert des arbres.
Abigaël sentit sa respiration se couper et ses yeux s'arrondirent. Il ne lui fallut à peine une seconde pour vraiment prendre conscience de la situation. L'homme brun portait une cape… Mais pas n'importe laquelle… Noir possédant des nuages rouge.
- Enfin, on se rencontre… Abigaël Uchiwa. Provoqua le Shinobi avec un sourire mesquin et en insistant bien sur le nom de famille.
Abigaël vit rouge et son corps se contracta. Son souffle s'accéléra et son cœur se mit à battre violemment dans sa poitrine. Ses veines se mirent à pulser puissamment dans son être alors que la fureur l'envahi entièrement. La vengeance et la haine lui voilèrent ses prunelles. Prunelles qui se rougirent en s'assombrissant alors que son Sharingan s'activa, brûlant et tournoyant dans sa pupille. Sa gorge émit un grondement inhumain et menaçant. Son être entier frémit de ce besoin vital, viscérale et violent.
Ses canines s'allongèrent et son chakra écarlate explosa autour de son corps, obligeant Erza à se reculer face à l'aura dangereuse et cruelle qui émanait de la fille Uzumaki-Namikaze. Des bulles apparurent dans son chakra et se mit à éclater comme de la lave en fusion, brûlant la peau de l'enfant bien qu'elle s'était encore un peu éloignée. La marque de naissance à sa joue gauche s'accentua et le chakra en créa sur sa droite. La plus âgée s'accroupit alors que sa chevelure noir de jais devint or. Son iris gauche encore ronde se rétrécit et se fendit tel un félin.
- Je vais tous vous exterminer. Jura Abigaël en dévoilant dangereusement ses canines aiguisées.
Sa voix était grave et bestial, remplie d'une haine pure et sans borne. Le chakra écarlate n'avait de cesse d'augmenter et de lui faire perdre la raison progressivement. Elle ne pensait plus qu'à une seule chose, massacrer et démembrer ce type qui faisait sans aucun doute partie de cette Akatsuki qui avait tué son père.
Pour la première fois depuis qu'elle la connaissait, Erza était terrorisée.
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Du côté de Nagisa Aka :
Dès qu'il fut dans le couloir, son air devient grave et terriblement agacé. Comment cela avait pu arriver ? L'apparition du Bijū n'était pas prévu dans ses projets et il se demandait ce qui avait vraiment pu se passer pour que le Réceptacle lui laisse sa place aussi subitement.
Nagisa se dirigea vers la seule personne qui pourrait avoir un semblant de réponse et où qu'il ne serait pas obligé de jouer un rôle. Il avait voulu éviter de faire appel à elle en ayant constaté sa folie et en écoutant les dires de certains mais il n'avait plus le choix.
Il avait réussi à avoir la confiance de Naruto et par extension, il pensait à être parvenu aussi à convaincre le Bijū… Ce n'était pas le cas… S'il désirait parvenir à bout de sa mission, il devait convaincre Kyûbi qu'il ne voulait pas de mal à son Jinchuriki et que ses sentiments étaient sincères.
Son chef et amant comptait sur lui et il ne le décevrait pas. Il parviendrait à avoir la confiance de Kyûbi par un moyen ou un autre.
La réputation de Bijū était bel et bien fondé, il était très loin d'être dupe et son intuition était vraiment trop développée ainsi que son instinct protecteur, cela n'allait pas lui faciliter la tâche…
Nagisa n'était pas si étonné au final, son organisation courrait toujours et ils n'avaient aucune nouvelle approfondi d'Abigaël sauf qu'elle se rendait à Suna, c'était donc normal et logique que Kyûbi ne faisait confiance à personne qui pourrait trahir son porteur.
Une certaine rosette ne lui avait pas facilité la tâche non plus à tourner le dos à son ancien coéquipier qu'elle avait si longtemps considéré comme son frère…
Plongé dans ses pensées, il ne prit pas tout de suite conscience qu'il était arrivé à destination, il toqua à la bâtisse et attendit quelques secondes avant qu'une femme blonde de taille moyenne avec une étrange coiffure ne lui ouvre.
- Bonjour. Que puis-je pour vous ? Questionna la femme d'une voix assez bourrue et méfiante.
- Bonjour, Madame, excusez-moi de vous déranger, je souhaiterais parler à Sakura, s'il vous plaît. Demanda poliment Nagisa avec un sourire de gentillesse, remplit de fausseté.
Chapitre terminée ^^
Finalement, pas de flash-back pour celui-ci mais une nouvelle arrivante qui n'est autre qu'Erza de Fairy Tail donc le personnage n'est malheureusement pas de mon invention et appartient à Hiro Mashima.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Bien, nul, passable ?
La rencontre Abigaël/Erza ? Comment va se dérouler leur relation ? Abigaël va-t-elle s'attacher à cette petite ou va-t-elle l'abandonner ?
La présence de Kyûbi au sein du village et ses interactions avec Shikamaru et les autres Shinobis ?
La remise en place de Sakura et la confrontation avec Nagisa ? Kurama va-t-il comprendre la supercherie malgré son intuition ?
Abigaël a enfin rencontré un membre de l'Akatsuki et perd le contrôle… Comment va se dérouler leur confrontation ?
Nagisa qui part à la rencontre de Sakura... Va-t-elle s'associer à lui ou faire équipe à part ?
Je suis impatiente de lire vos avis, vos suppositions ou vos idées :-)
Passez une bonne journée et vous dis à bientôt ^^
Xoxo :*
