Bonjour, bonjour chère lectrice/Lecteur ^

Je tiens d'abord encore à sincèrement remercier et grandement toutes celles et ceux qui me suivent et qui ont mis mes histoires dans leur follows et favoris ^^

Disclamers : Les personnages ne m'appartiennent aucunement sauf ceux qui vont apparaître et qui ne font pas partie de l'Histoire original où de d'autres mangas que je préciserais à la fin si cela arrive.

Je n'ai pas vu Boruto donc aucune référence - si c'est le cas, ce n'est pas fait exprès - à l'exception de certains noms dont j'ai entendu vaguement parler. N'hésitez pas à me spoils, cela ne me gêne pas du tout, car je ne compte pas suivre Boruto, j'arrive pas, enfin pour l'instant du moins ^^

Pairing: Sasu/Naru/Sasu. Kiba/Hinata. Shikamaru/Temari. Kakashi/Iruka pour les plus mentionnés.

Rating : M pour violence, langage vulgaire. Hétéro et Yaoi donc sexe entre hommes. Homophobes s'abstenir.

Je vous souhaite une bonne lecture :-)

Réponses aux reviews sans compte :

K100dra : Merci pour ta review, elles me font toujours énormément plaisir ^^ Merci pour ton soutient qui me motivent toujours plus :-)

J'ai aussi eu de la peine et d'écrire ce chapitre m'a fait mal au cœur aussi, finalement, je peux en avoir un lol

Ce chapitre concerne les retrouvailles tant attendus et je peux simplement te dire qu'elles ne seront pas comme tu pensais, en espérant qu'elles te plairont quand même ^^

Tu risques de continuer à l'être jusqu'à la fin de cette histoire :-P

Je suis vraiment heureuse qu'elle te plaise toujours autant et j'espère que cela continuera :-)

Je suis impatiente d'avoir ton avis sur ce chapitre et tes impressions ^^

Bonne lecture et à bientôt,
Xoxo :*

PS : Pour répondre à ta review dans ''Lien-Bonus'', il y aura bel et bien un second chapitre qui sera l'arrivée de Karin et de Gaara donc les crises ne seront pas terminées ;-)


Un toquement à la porte du bureau sortit le Kazekage du village de Suna de ses sombre pensées.

Gaara ne ressentit que trop bien le chakra si familier derrière la porte, mais qui était tout aussi différente. Trop différente. Il inspira profondément et intima à ses invités de le rejoindre.

Le premier à pénétrer dans son bureau fut son Shinobi, qui s'inclina respectueusement.

- Bonjour, Kazekage-sama. Salua poliment le brun. Hokage-sama, Shikamaru-sama et Nagisa-san. Annonça le brun.

Gaara hocha simplement la tête et le Shinobi se retira en saluant les invités de son supérieur, laissant le bureau dans un silence lourd et sinistre.

- Alors, Gaara.

Naruto sourit froidement en s'asseyant sur le fauteuil en face du bureau. Il posa sans préambule ses jambes sur le bureau et croisa ses chevilles et ses bras. Le Kazekage ne fit aucun cas du 'non-respect' du blond, ayant l'habitude bien avant son changement.

- Cela fait un moment que je n'ai plus eu de nouvelle de ta part.

- Ni des tiennes.

Naruto éclata d'un rire froid, faisant frémir ses amis à ce son qui ne ressemblait vraiment pas au Jinchuriki. Il était trop sombre. Trop sans émotion. Celui-ci stoppa son rire et posa son coude sur l'accoudoir et déposa nonchalamment sa tête sur son poing.

- J'ai été un peu occupé ces derniers temps.

Gaara fronça les sourcils. Il posa ses coudes sur le bureau et déposa sa tête sur ses doigts croisés sous son menton. Son regard émeraude planté dans les prunelles écarlates et fendues. Prunelles qui ne reflétaient que haine et mépris.

Le rouquin pourrait aisément croire que c'était Kyūbi qui avait pris le contrôle, si seulement, il ne percevait pas encore le magnifique bleu ciel au fond de ses pupilles, ni son chakra qui gardait sa signature originelle intacte.

- L'as-tu ressenti ?

Naruto détourna les yeux pour regarder au loin par la fenêtre, sachant pertinemment de quoi, ou plutôt, de qui parlait son confrère Kage. Le blond le regarda de nouveau et esquissa un sourire tandis qu'il haussa les épaules.

Gaara se tendit face au comportement désintéressé de Naruto.

- N'es-tu pas inquiet ?

- Sakura-chan s'occupe d'elle.

- Sakura ?

Si Gaara n'avait pas été trop inquiet par ce changement, c'était maintenant autre chose si son frère de cœur laissait sa propre fille aux mains de la rosette. Surtout pas après tout ce qu'elle avait fait et dit.

- Tu lui fais vraiment confiance ? Questionna Gaara, ne cachant aucunement sa surprise et son irritation.

- Je la tuerais dans la seconde si elle me contrarie.

Cette affirmation dites de façon si dure et sans aucun trouble jeta un vent arctique dans la pièce.

Gaara ne quitta aucunement le regard vif et sans appel de Naruto, tandis que Shikamaru et Nagisa se jetèrent un rapide coup d'œil. L'un inquiet et le second, satisfait, le cachant parfaitement sous l'inquiétude.

À sa surprise, Naruto se trouvait beaucoup plus influençable depuis sa métamorphose. Le blond était beaucoup trop absorbé par son désir de vengeance et de sang pour réfléchir correctement et se laisser conseiller par ses plus proche amis. Et c'était pas Kyūbi qui allait modérer son porteur.

Finalement, même si le blond ne retournait pas ses sentiments, c'était tout autant plus simple depuis qu'il était devenu un être aveuglé par ses ténèbres.

Néanmoins, il en connaissait suffisamment sur Naruto pour savoir qu'il ne devait absolument pas le sous-estimer. Non seulement à cause de ses amis qui faisaient encore plus attention à lui, mais surtout si sa fille revenait dans sa vie.

De ce qu'il avait appris lors de ses investigations sur la jeune femme, elle ne lui faciliterait pas la tâche pour son devoir. Il devait parvenir à la mettre dans sa poche, ce qui ne s'avérerait pas être aisé avec le caractère méfiant et froid des Uchiwa, ainsi que de l'instinct de Kyūbi qu'elle possédait.

- Laissez-nous. Ordonna subitement Gaara, d'une voix autoritaire qui ne lui ressemblait pas.

Shikamaru hésita mais en croisant le regard déterminé du Kazekage, il se résigna. Il posa une main sur l'épaule de Nagisa et ce dernier secoua négativement la tête, même si cela ne servait à rien de discuter.

Gaara le fixa. Une lueur étrange mais dangereuse brilla dans ses prunelles émeraude. Nagisa déglutit et se résigna à contrecœur et suivit Shikamaru hors du bureau.

Une fois seuls, la tension resta bien présente mais étrangement, Naruto se détendit et ses yeux redevinrent bleus mais toujours ses pupilles en fine lignes.

Gaara hésita à continuer ce qu'il devait dire à Naruto. Si avant, il pouvait prévoir les réactions de son sauveur, après les informations qu'il détenait de Shikamaru, il n'en était plus aussi certain et cela le retenait.

- Tu as changé.

- Je suis beaucoup moins idiot, tu veux dire ?

- Ta gentillesse est loin d'être une idiotie. Réfuta le rouquin.

- Mais elle est loin de me donner des résultats. Contrattaqua le blond.

- Le dernier village que tu as entièrement décimé t'en-a-t-il donné ? Questionna Gaara, dissimulant avec mal son inquiétude et sa colère.

Naruto esquissa un sourire qui paraissait fraternel, mais le rouquin vit bien qu'il était crispé et que le Jinchuriki commençait à s'agacer de cette discussion.

- Pour quelqu'un qui n'a pas de mes nouvelles, tu es bien trop informé. Laisse-moi deviner, Shikamaru ?

Gaara ne répondit pas, mais cela confirma sa question, qui n'en était pas vraiment une. Un sourire malfaisant étira les lèvres de l'Hokage et Gaara fronça les sourcils, n'aimant pas ce que signifiait ce rictus et n'avait pas vraiment envie d'avoir la confirmation.

- N'est-ce pas une haute trahison que de partager des informations avec un autre village que le sien sans l'accord de son Kage ?

Gaara ne fut pas dupe par les paroles faussement amusées de son ami. Était-il vraiment en train de menacer la vie de son propre conseiller et ami ? Ce n'était définitivement pas le Naruto qu'il connaissait et qui l'avait sauvé de ses démons.

Naruto s'était tant battu pour la paix - jusqu'à rayer toutes les lois qui prônaient la mise à mort - que tous soient égaux et oublient toutes leurs rancœurs, que le blond ne pouvait désirer la mort de Shikamaru – ni personne d'autres - pour quelques raisons que ce soit.

- J'ai vu Sasuke.

Le visage de Naruto se métamorphosa immédiatement, mais pas dans le sens qu'il espérait…

Ses yeux océans se rougirent, ses lignes de naissances s'accentuèrent et ses canines s'allongèrent dangereusement. Un grognement guttural franchi ses lèvres alors qu'il retira ses jambes du bureau, tremblant sous l'intense fureur qui l'envahissait de tout son être.

Gaara ne se démonta pas au chakra écarlate qui entoura le Jinchuriki comme une seconde peau, éclairant la pièce d'une couleur rougeâtre et l'envahissant d'une chaleur suffocante et brûlante.

Naruto se leva et posa violemment ses mains sur le bureau, le faisant trembler.

- Où est-il ?! Gronda le blond d'une voix caverneuse et bestiale, dévoilant ses canines acérées.

- Reparti après avoir sauvé votre fille de l'Akatsuki.

Naruto crispa ses doigts autour du bureau, qui craqua sous la violente emprise du Kage. Le bois se fissura et les vitres explosèrent sous une puissante déflagration de chakra, faisant voler leurs chevelures au violent souffle dû à la démonstration de puissance.

La seconde suivante, plusieurs Shinobis pénètrent dans le bureau, suivit par Shikamaru et Nagisa qui étaient restés derrière la porte. Ils eurent tous un pas de recul lorsque le visage déformé par la haine du blond ne les tue du regard.

Les Shinobis sortirent Kunaï et Shuriken dans l'intention de protéger leur Kazekage, bien qu'ils savaient parfaitement qu'ils n'avaient absolument aucune chance contre un Jinchuriki, hors de lui qui plus est. Ils avaient encore quelques malheureux souvenirs de leur propre supérieur et des frissons glacés leur parcouru l'échine.

- Sortez. Tout va bien. Ordonna Gaara en se levant.

- Kazekage, vous êtes sûr ?

- Parce que tu comptes faire quoi ? Cracha Naruto, venimeux.

Le Shinobi recula d'un pas et avala difficilement sa salive, sous un dangereux pic de chakra qui émana du Kage.

- Aucun de vous n'êtes capable de quoi que ce soit contre moi.

Un Shinobi plus téméraire – ou stupide, selon le point de vu de ses collègues – s'avança avec un regard furieux. Naruto leva un sourcil et esquissa un rictus froid et amusé.

- Ne nous sous-estimez pas. Cracha le blond en le pointant de son Kunaï. Vous êtes peut-être un Kage, mais on ne vous doit rien à vous.

Sans qu'il ne puisse avoir le temps de se défendre, il fut plaqué violemment contre le mur du bureau par une poigne ferme autour de sa gorge. Un gémissement étranglé franchi ses lèvres alors que des ongles se plantèrent contre sa trachée, faisant perler son sang le long de son cou et maculé progressivement le haut de son uniforme.

Quand il ouvrit les yeux, il blêmit et devint aussi blanc que de l'aspirine, face au regard animal et haineux qui le braquait. Ses collègues firent un bond en arrière, les yeux effrayés.

Nagisa fit un pas mais fut immédiatement retenu par le bras par Shikamaru. Le plus jeune le regarda avec colère en forçant pour se dégager mais il se figea devant le sérieux du Nara, mais surtout à ses yeux qui reflétaient de la crainte et de l'anxiété, très inhabituelle venant du génie, qui n'en avait jamais éprouvé envers le Jinchuriki, même quand celui-ci était hait par son village.

- Il faut le calmer. Chuchota Nagisa, en tentant de se dégager.

- Si tu t'interposes, il te tuera. Avertit le Nara de la même manière, sans lâcher Naruto des yeux.

- Vous allez faire quoi ? Je pourrais vous tuer sans aucune hésitation. Mettre votre village à feu et à sang et qui m'en empêcherait ? Vous ? Laissez-moi rire.

- Naruto.

Le surnommé ne réagit pas à la voix dure de Gaara et resserra même son emprise, faisant émettre un glapissement de douleur au Shinobi blond. Le blond agrippa les poignets de Naruto mais il n'avait plus aucune force pour lui faire desserrer sa prise. Son souffle commença à lui manquer et sa tête à tourner dangereusement.

- Vous êtes si faible et pathétique que je n'aurais aucun remord à vous massacrer.

- Naru'.

Cette fois, il déporta seulement son regard sur la nouvelle arrivante qui n'était autre que Sakura. Celle-ci regarda un instant le Shinobi que tenait fermement Naruto. Shinobi qui commençait à devenir beaucoup trop pâle à cause de l'emprise du Jinchuriki, qui l'empêchait de respirer.

- Comment va-t-elle ?

Depuis son changement, c'était bien la première fois que Naruto laissait apercevoir de l'inquiétude, relâchant inconsciemment de sa poigne sur le subordonné du Kazekage, redonnant de l'espoir à Gaara et Shikamaru.

- Elle a perdu énormément de sang… Commença-t-elle prudemment et Naruto se tendit. Pour une raison que j'ignore, son chakra n'as pas pu guérir ses blessures sauf les plus superficielles. Son poumon droit a été seulement effleuré et elle a eu beaucoup de chance que sa colonne vertébrale n'ait pas été touché, à deux centimètres près et la blessure aurait été irréversible. Mais elle est hors de danger et a seulement besoin de repos.

Naruto hocha la tête, le visage assombrit et les yeux dans le vague. Il retourna son attention sur le Shinobi qui était à deux doigts de perdre connaissance.

Après un temps qui leur parut à tous interminable, Naruto relâcha le blond qui reprit brusquement sa respiration, toussant grassement et douloureusement à la reprise si violente de son souffle. Il s'écroula au sol, le corps tremblant, le cœur battant à vive allure et ses yeux s'écarquillèrent d'effrois lorsque Naruto s'accroupit en face de lui, plus bestial et démoniaque que jamais.

- Ne t'avises plus jamais de me contrarier. Tu n'auras pas autant de chance la prochaine fois et mon amitié avec ton Kazekage ne te sauvera pas, est-ce bien clair ?

Le Shinobi hocha vigoureusement la tête à la voix froide et menaçante du Jinchuriki.

- Parfait. Sourit mesquinement le blond en se relevant. On reportera notre discussion à plus tard. Décida Naruto sans un regard pour Gaara alors qu'il sortit.

Vite accompagné par Sakura, sous les yeux perplexes et inquiet de Shikamaru et Gaara.

- Kazekage-sama…

- Silence.

Les Shinobis se turent à l'injonction.

Le rouquin posa son regard sur son subordonné qui se faisait aider par deux de ses collègues, toujours autant tremblant et presque traumatisé par ce qu'il venait de se passer avec son frère de cœur.

Gaara se passa une main dans ses cheveux en prenant place derrière son bureau, croisant ses doigts sous son menton. Il ferma un instant les yeux pour rassembler ses idées, puis les rouvrit.

- Je veux que vous restiez à l'écart de Naruto. Tous. Il n'est pas dans son état habituel et ses menaces ne sont pas des paroles en l'air. Avertit-il, la voix sombre.

Les Shinobis acquiescèrent immédiatement. Après ce qu'il venait de se dérouler à l'instant, c'était hors de question pour eux de provoquer le Jinchuriki de Kyūbi et ce, même pour plaisanter.

- À partir de maintenant, seuls les Shinobis venant de Konoha, Kankuro et moi-même seront en contact direct avec l'Hokage. Vous pouvez disposer.

Ses subordonnés s'inclinèrent et sortirent, vraiment chamboulés par le changement drastique de Naruto Uzumaki-Namikaze/Uchiwa.


Du côté de Naruto :

Naruto était appuyé contre le chambranle de la porte, observant sa fille silencieusement. Il serra les poings en regardant les perfusions à ses deux bras et les bandages qui la recouvraient. La voir ainsi augmenta considérablement son ressentiment envers cette maudite Organisation.

Il n'avait jamais ressenti autant de haine de sa vie, même pas envers Pain ou Madara.

Naruto s'approcha du lit sans quitter sa chaire et son sang des yeux. Elle n'avait pas changé depuis les mois écoulés. Il leva prudemment la main et dégagea doucement une mèche de cheveux ébène du front légèrement hâlé, comme s'il pouvait encore plus la blesser.

Sans les perfusions, il aurait pu aisément penser qu'elle dormait. Son visage était si paisible et détendu. Loin du visage sombre et insensible de ses souvenirs.

Naruto s'en voulu encore plus de sa décision. S'il n'aurait pas accepté alors tout serait différent. Sa fille n'aurait pas changé et ne serait pas devenu cet être insensible et impitoyable. Elle ne serait sûrement pas blessée et inconsciente sur un lit d'Hôpital. Et Sasuke serait encore près d'eux.

Le blond se détourna et donna un violent coup de poing dans le mur, le transperçant profondément et faisant vibrer les fondations de la chambre blanche. Il grogna en retirant son bras qui s'était enfoncé de moitié et fixa vaguement son poing recouvert de plâtre.

L'Akatsuki. Sasuke. Ils allaient payer pour la souffrance qu'ils avaient infligé à sa fille. Jamais, il ne pourrait leur pardonner. Ni ce pardonner d'avoir été si stupide.

- Naru'…

Ledit Naru' regarda la nouvelle arrivante, le visage redevenu froid et insensible. Sakura le regarda avec peine et il haïssait voir la pitié dans ses yeux. Celle-ci s'approcha et posa une main prudente sur son épaule et il recula immédiatement d'un pas, les yeux plissés.

- Quand se réveillera-t-elle ? Questionna-t-il froidement, ignorant la tristesse de la rose de s'être faite repoussé ainsi.

Naruto lui tourna le dos et s'assit sur la chaise à côté de la tête du lit, ses coudes posés sur ses genoux et regardant son enfant. Le Jinchuriki s'assombrit lorsque la rose vérifia les constantes d'Abigaël et examina avec précaution ses blessures, qui commençaient à lentement cicatriser.

Sakura sentit le regard bleuté du Jinchuriki qui guettait attentivement tous ses moindres fait et gestes. Elle roula des yeux et retint une grimace de dégoût en posant son regard sur la jeune femme inconsciente.

Elle ne pouvait malheureusement pas nier qu'Abigaël était le portrait craché de son ancien amour, à l'exception des trois petite lignes à sa joue gauche. C'était une jeune femme magnifique, intelligente et puissante.

Dire que cela aurait dû être sa fille à elle. Elle aurait dû être de sa famille. Sa chaire et son sang.

Naruto Uzumaki-Namikaze lui avait volé sa vie. Son bonheur. Son amour. Son avenir. Elle était bien déterminée à tout lui reprendre. Il paierait cher pour le malheur qu'il lui avait causé. Et la première chose qu'elle devait faire était d'obtenir sa confiance mais encore plus, celle d'Abigaël.

Sakura sortit de ses pensées lorsqu'elle sentit l'impatience de celui qu'elle avait longtemps considéré comme son frère.

- Je ne pourrais pas me prononcer pour le moment. Avoua Sakura, et elle frissonna en sentant le pic de chakra derrière elle. Je lui ai administré des calmants assez puissant contre les douleurs. Quand ses blessures seront guéries, je pourrais diminuer la dose, d'ici un jour ou deux tout au plus.

Sakura se retourna pour le regarder et sourit pour le rassurer.

Naruto fronça les sourcils, puis il regarda sa fille, son inquiétude bien visible dans ses prunelles azurs.

- Elle… Elle lui ressemble beaucoup… Chuchota Sakura, la voix tremblante. J'ai l'impression de le voir…

Naruto serra les poings à s'en blanchir les phalanges. Il n'avait pas du tout envie de discuter de Sasuke et encore moins avec elle.

- Je pensais ce que je t'ai dit, il y a plusieurs mois.

Le Jinchuriki leva les yeux sur la rose et celle-ci plongea ses yeux humides dans les siens. Il put aisément voir son chagrin et son manque, ainsi que l'amour qu'elle éprouvait toujours pour Sasuke. Ses sentiments pour l'Uchiwa n'avaient aucun cas changé et étrangement, il ne parvenait plus à lui en vouloir, ni à être jaloux.

Tout ce qu'il ressentait n'était que colère et haine. Il aimait Sasuke. Mais aujourd'hui, ce sentiment était de loin dépassé par la déception et la rancœur et il n'aurait jamais pensé ressentir cela vis-à-vis de lui.

- Je l'aimerais toujours, plus que ma propre vie, mais je t'aime aussi. Continua la médecin en essuyant une larme traîtresse. Je sais que c'est dur pour toi de me croire après tout ce que je t'ai fait et dit mais c'est la pure vérité. J'ai mis du temps à m'en rendre compte mais aujourd'hui, je veux seulement t'aider et me rattraper pour la douleur que je t'ai causée. Je veux être à tes côtés et aussi faire payer à cette maudite organisation. Je veux les voir souffrir comme nous on a souffert. Je vous soutiendrais Naruto, toi et Abigaël. Quoi que tu fasses, je sais que c'est les bonnes décisions.

Naruto ne répondit pas et sonda intensément son ancienne coéquipière. Celle-ci ne put empêcher des rougissements sur ses joues au regard intense que lui dédia le blond à travers ses mèches ébène, elle ne saura même pas dire si c'était de gêne ou de colère.

- Je ferais tout pour ravoir ta confiance et obtenir celle de Kyūbi et d'Abigaël.

Le Jinchuriki détourna le regard pour les poser sur son enfant.

Sakura était bien la seule à accepter son changement, et de ne pas tenter de le convaincre que celui qu'il était devenu n'était pas la chose à faire. Pas que cela changerait grand-chose dans le cas contraire. Il ne redeviendrait jamais celui qu'il était avant. Il ne serait plus naïf, faible et inutile.

Ce temps-là était révolu.

- Si tu me déçois, je te tuerais. Annonça durement Naruto sans quitter Abigaël des yeux.

- Je sais. Sourit la rosette, dissimulant avec brio le frisson qui la parcouru. Mais je te décevrais pas. Pour Sa… lui je me dois d'être présente pour vous.

Sakura posa une main sur son épaule et embrassa le front du blond, qui ne cilla pas.

La rose sortit dans le couloir et s'éloigna tout en inspirant profondément. Elle porta sa main à sa poitrine pour tenter de calmer ses tremblements. Jamais, elle n'avait eu autant peur de Naruto. Peur qui pour la première fois dépassé sa haine.

Dans le couloir, elle croisa Nagisa et lui fit un discret signe de tête, lui signifiant que le plan était en bonne marche.


Deux jours plus tard :

La chaleur était suffocante dans le Pays du Vent, surtout dans le village caché du Sable. La canicule s'était bien installée depuis la veille, agaçant les habitants de cette chaleur insupportable qui était bien supérieur à ce qu'ils avaient l'habitude. C'était rare mais lorsque cela se produisait, ils regrettaient à moitié de vivre dans cette ville toujours baignée par la chaleur.

Seule les chambres d'hôpital n'étaient pas vraiment concernées par la canicule, grâce à la climatisation de la pièce pour le confort des malades ou des blessés.

Une jeune femme à la chevelure ébène dormait encore profondément dans l'une d'entre elles, confortablement allongée sur un lit immaculé, le visage détendu, la respiration régulière et calme. La couverture blanche la recouvrait jusqu'en haut de sa poitrine, laissant son bras droit en-dehors pour ne pas gêner la seule perfusion qui lui restait.

Sa respiration se fit soudainement un peu plus rapide et profonde, elle bougea à peine la tête alors que ses paupières frémirent.

Ces dernières s'ouvrirent difficilement d'un quart avant de se refermer. Les paupières s'ouvrirent de nouveau de moitié, laissant découvrir deux yeux vairons. Elles se refermèrent immédiatement lorsque la lumière de la pièce, pourtant assez faible, lui agressa vivement ses pupilles sensibles, tout comme l'odeur de l'hôpital qui lui attaqua violemment les narines, lui tirant un grognement de mécontentement.

Abigaël tourna la tête en direction du plafond et ressentit soudainement une légère douleur à l'arrière de son crâne, annonçant une migraine carabiné. Ses jambes semblaient lui peser une tonne, et elle ne parlait pas de ses bras. À chacune de ses respirations, ses côtes et son dos la tiraient. Sa gorge était effroyablement sèche et la brûlait à chaque déglutition.

Qu'est-ce qui s'était passé ? Depuis combien de temps avait-elle était inconsciente ? Beaucoup trop d'après son corps entièrement engourdi et des fourmillements insupportable qui lui courraient le long de son côté gauche, de son pied à sa hanche.

Heureusement, mis à part son début de migraine, elle ne ressentait aucune autre douleur qui ne soit dérangeante ou insupportable. Alors qu'elle se savait dans un état critique après son combat contre le membre de l'Akatsuki.

Après encore quelques minutes à prendre conscience de l'état de son corps, elle força sur ses paupières qui a son grand soulagement s'ouvrirent très lentement, bien que difficilement et qu'elle ne parvint qu'à les garder mi-close à cause de la luminosité, toujours trop vive pour ses prunelles. Ses yeux sombres s'habituèrent trop lentement à son goût à l'éclairage de la pièce.

La fatigue lui retomba dessus et elle referma les yeux. Puis, les rouvrit de nouveau. C'était hors de question qu'elle s'endorme alors qu'elle ne savait même pas où elle se trouvait.

Abigaël fit marcher sa mémoire jusqu'au plus loin qu'elle se souvenait.

Elle quittait Konoha après avoir laissé une lettre à son père. Se rendait dans toutes les cachettes de l'Akatsuki avec Minarda Ryōta. Éliminait tous ceux qui faisaient partie de l'organisation, récoltant quelques informations au passage. Elle avait sauvé une gamine d'une nom d'Erza pour une raison qu'elle-même ne savait pas. Et ladite gamine la suivait depuis.

Où était-elle d'ailleurs ?

La fille Uzumaki/Uchiwa referma un instant les yeux et elle se souvint.

Elle était tombée sur ce Kase Manouï, l'un des bras droit d'Akashi Seijūrō, le chef de l'Akatsuki Bis.

Ils avaient combattu et il l'avait blessé au dos et au côtes. Il lui avait fait-il-ne-savait-quoi, empêchant son chakra de la guérir et la mettant dans une position vraiment précaire.

Puis son parrain avait débarqué et s'en était débarrassé avec facilité, de lui et ses subordonnées… Elle était ensuite tombée inconsciente.

Abigaël rouvrit brusquement les yeux. Elle avait l'impression qui lui manquait quelque chose, une information cruciale. Quelque chose d'important mais elle ne savait ce que cela pouvait bien être. Elle ressentait un vide. Un vide beaucoup plus profond et intense que pendant toutes ses années écoulés.

La jeune femme soupira en ne trouvant ce 'quelque chose' et fit un mouvement pour se redresser, lorsqu'une pression autour de sa main se fit, la faisant avoir un léger sursaut et rougirent instinctivement ses pupilles.

Abigaël posa son regard écarlate sur une chevelure ébène et fronça les sourcils en avisant l'homme endormi, la tête posait sur son bras et tenant fermement sa main de peur qu'elle s'échappe. Elle fronça les sourcils, puis écarquilla les yeux alors qu'elle distingua trois fines lignes horizontale sur la joue du plus âgé, à peine dissimulait par la chevelure corbeau.

- Que…

- Tu ne devrais pas forcer. S'éleva une voix douce et qu'elle haïssait. Et ne parles pas trop fort s'il te plaît, ton père n'a pas dormi depuis que tu es arrivé à Suna, il y a deux jours.

Abigaël regarda la Kunoichi qui venait de rentrer et son visage s'assombrit. La femme n'avait pas changé. La seule différence était ses cheveux beaucoup plus long et qu'elle la regardait avec douceur et soulagé, sans aucune haine, ni dégoût.

Abigaël tiqua. Alors, elle était bel et bien à Suna… C'était vraiment pas une bonne nouvelle, ni une bonne chose. Elle n'avait vraiment pas le temps pour des explications. Elle avait perdu deux jours et c'était déjà de trop. Minarda devait déjà l'attendre au point de rendez-vous convenu et il ne pouvait prendre le risque de se faire retrouver, que ce soit par les Shinobis qui le recherchaient pour la prime sur sa tête, ou l'Akatsuki. Elle ne devait plus s'éterniser et partir le plus rapidement possible.

- Tes blessures étaient graves mais elles ont entièrement guéri. Tu as encore besoin de repos. Annonça la rose, la sortant de ses pensées.

Abigaël se tendit alors que Sakura s'approcha pour vérifier ses constantes, mais elle resta quand même à une distance raisonnable de la plus jeune, méfiante dû à ses réactions si imprévisible.

- Je vais diminuer encore tes doses de calmant et tu pourras quitter l'hôpital dès demain.

Abigaël détourna le regard et le posa sur son père, toujours endormi. Pourquoi avait-il changé de couleur de cheveux ?

Puis cela passa en dernière position.

Demain ? Et puis quoi encore ? Elle avait d'autre chats à fouetter. Maintenant qu'elle connaissait le nom du chef de l'Akatsuki, elle se devait de retrouver Minarda au point de rendez-vous convenu et de continuer ses investigations. Elle devait trouver ce Seijūrō ou du moins, trouver un moyen de l'amener jusqu'à elle.

- As-tu besoin de quelque chose ? Questionna doucement la rose.

Abigaël ne prononça pas un mot et ne la regarda même pas.

Sakura retint sa frustration au silence de la plus jeune. Elle se rendit dans la salle de bain et regarda son reflet, déformait par la rage. Elle savait que cela n'allait pas être simple, mais elle devait persévérer. Elle n'abandonnerait pas sa vengeance. C'était tout bonnement hors de question.

La médecin remplie un verre d'eau et retourna dans la chambre. Un sourire doux et amical aux lèvres.

Abigaël était toujours calmement allongée et fixait par-delà la fenêtre de la chambre. Elle ne bougea pas d'un cil lorsqu'elle lui déposa son verre sur la table de chevet, mais elle la vit quand même se crisper à son approche.

- Si tu as besoin, tu n'as qu'à bipper.

Sakura sortit de la chambre, fermant la porte derrière elle et ce fut qu'à ce moment que l'adolescente se tourna sur la porte d'entrée, les yeux plissés.

C'était anormal que la Kunoichi soit si gentille et prévenante envers elle d'un coup. Elle avait un mauvais pressentiment. Très mauvais. Quelque chose se tramait.

Abigaël détourna les yeux et sans un regard, elle retira cette stupide piqure qui était planté dans son bras. Elle haïssait les aiguilles. Elle la balança au sol et soupira en étant plus gêné par l'engourdissement dans son bras. Elle regarda son géniteur quelques instant et prudemment, elle dégagea une mèche ébène de son visage.

Ce dernier était crispé et dur, des immenses cernes se trouvaient sous ses yeux et ses paupières frémissaient irrégulièrement et rapidement, signe que son sommeil était agité et loin d'être réparateur. Elle se pinça les lèvres et dégagea lentement sa main de celle plus ferme et puissante, faisant attention à ne pas le réveiller.

Abigaël écarta rapidement toutes les questions qui la taraudaient.

La fille Uchiwa inspira et expira profondément. Elle se redressa lentement et grimaça. Sa tête lui tourna affreusement et la pièce se mit à dangereusement tourner autour d'elle. Sa vision se flouta et des petits points blanc et noir dansaient devant ses prunelles.

Abigaël ferma les yeux pour se calmer et les rouvrirent. Elle balança prudemment ses jambes sur le côté pour s'asseoir au bord du lit, en passant une main tremblante dans ses cheveux désordonnés. Elle attrapa le verre d'eau et le bu cul sec.

Le frais lui fit un bien fou et apaisa sa gorge en feu et irrité.

Abigaël reposa le verre un peu brusquement mais n'y fit pas attention. Elle se releva prudemment et sourit alors qu'elle put rester sur ses jambes sans problème, quoi qu'un peu tremblantes. Elle attrapa son pantalon et retira sa blouse d'hôpital pour l'enfiler, faisant attention à ses mouvements qui n'étaient pas encore très précis. Elle grogna sourdement quand son haut fut plus récalcitrant. Elle enfila ses bottes et s'apprêtait à sortir après avoir vérifié que personne ne se trouvait dans le couloir, mais…

- Tu as rendez-vous quelque part ?

Abigaël se statufia, la main figée sur la poignée. Elle ferma les yeux en sentant la forte aura de son géniteur dans son dos et se maudit de ne pas avoir été assez prudente.

Le lourd silence dura pendant une durée interminable, aucun des deux ne bougea d'un cil, ni ne parla, pendant un long moment.

Lentement, Abigaël se retourna pour faire face à son paternel. La différence la frappa de plein fouet. Une chevelure entièrement ébène comme la ramure des corbeaux. Des yeux rouge et fendus, exprimant que dédain et haine. Un visage durcit, qui n'affichait qu'un air glacial et loin d'être aussi enthousiasme et de joie de vivre que dans ses souvenirs. Un chakra aussi sombre et inhumain que le sien lorsqu'elle avait attaqué un de ses camarades d'académie lorsqu'elle n'avait que six ans, ce chakra intense qui raisonnait trop fortement avec le sien aujourd'hui.

Abigaël eut un pincement au cœur mais elle l'ignora. Elle n'avait pas le temps d'éprouver de la culpabilité ou toute autre émotion qui l'empêcherait d'atteindre son but.

- Je dois partir.

- Tu n'iras nulle part. Décida durement Naruto en se levant.

- Et tu comptes m'en empêcher comment ? J'ai pas de temps à perdre ici.

- Tu crois vraiment que je m'en préoccupe de ton temps ?

Abigaël plissa les yeux à son ton autoritaire et froid. Elle se tendit lorsqu'il contourna le lit pour s'arrêter à quelques pas d'elle, la longueur de son bras. L'adolescente ne se démonta aucunement et se retourna. Elle ouvrit à peine la porte qu'elle se referma brusquement, la main droite de Naruto l'ayant refermé aussi vite qu'elle l'avait entrouverte dans un claquement sec.

- Tu ne m'as pas bien compris, mon ange. Chuchota dangereusement le blond près de son oreille.

Abigaël ressenti un très désagréable frisson lui parcourir l'échine à la voix rauque de son géniteur. Sa respiration se coupa l'espace d'un instant alors que le souffle chaud de son paternel la gela sur place. Sa main trembla autour de la poignée alors qu'une peur intense prit possession d'elle.

- Tu n'iras nulle part sans être accompagné, même sous la douche s'il le faut. Si je dois te briser les jambes et t'enfermer dans les geôles, emprisonné avec des menottes anti-chakra, alors je le ferais.

Sa fille déglutit difficilement alors qu'elle le sentait bien trop aisément. Il était sincère et bien déterminé. Ce n'était pas des menaces en l'air.

Abigaël n'arrivait pas à en croire ses oreilles, ni son instinct qui s'était mis en alerte rouge dès qu'elle avait croisé le regard écarlate. Elle ferma les yeux et inspira silencieusement pour calmer les battements frénétiques de son cœur et les tremblements de ses mains.

Non. Son père n'était pas ainsi. C'était pas lui. Il ne pouvait être ainsi. Il ne le pouvait pas. C'était impossible. Inconcevable.

Abigaël se retourna et le défia de son regard qui s'était rougie et elle activa son Sharingan dans son œil gauche, assombrissant Naruto.

- Tu n'as plus aucun droit. Siffla-t-elle. Je te l'ai dit, je vais leur faire payer de me l'avoir enlevé. Je vais massacrer cette organisation et personne ne pourra m'en empêcher, pas même toi.

Abigaël sursauta quand Naruto frappa violemment la porte à un cheveu de sa tête, la fissurant profondément et faisant craquer sinistrement le bois. Il se pencha en avant et elle se tendit alors que le regard écarlate brilla d'une lueur démoniaque, cruelle et bestiale. Elle se recula à être collé contre la porte, la peur lui broyant l'estomac et lui nouant la gorge alors qu'elle ne reconnaissait plus son père. Son Papou'.

- Si tu ne m'écoutes pas en tant que ton père, alors je vais être ton Hokage, à toi de choisir. Annonça le Jinchuriki, furieux et dur. Tu as déserté Konoha, tu as donc trahi ton serment de Kunoichi et tu es devenu une Nukenin en toute connaissance de cause. En tant qu'Hokage, le village passe avant tout. Je jugerais équitablement tous ceux qui enfreignent nos lois, proche ou non. Donc si, j'ai tous les droits et estime-toi heureuse car la peine pour la désertion est la peine de mort, selon les motifs.

Naruto se détourna à peine terminé et sortit de la chambre par la fenêtre.

Abigaël s'écroula complètement contre la porte et se laissa glisser au sol. Les jambes tremblantes et la respiration saccadé et forte, raisonnant beaucoup trop fortement à ses oreilles dans l'espace silencieux. Son regard était redevenu normal pendant la froide sentence de son père et le coin de ses yeux étaient humide.

Après quelques minutes à se remettre de ses émotions, elle se releva avec difficulté, encore sous le choc du changement inquiétant de son père. Son visage s'assombrit d'un coup et c'est avec une colère sourde qu'elle sortit de la chambre, prenant une direction bien définit.

Abigaël ignora royalement tous les regards ébahis et les yeux exorbités qui la dévisageaient comme s'ils avaient vu un fantôme, une seule et même idée en tête. Elle ignora même Kiba et Hinata qui furent immensément surpris de la voir passer devant eux sans un regard, même pas un coup d'œil comme s'ils n'existaient pas. Ce qui blessa immensément Hinata qui ne put s'empêcher d'avoir les larmes aux yeux.

Abigaël arriva devant le bureau et ouvrit la porte d'un coup de pied fracassant, qui la sortit presque de ses gonds sous la violence qu'elle avait subi. La porte claqua violemment contre le mur et lorsqu'elle s'apprêtait à se renfermer, le chakra d'Abigaël se dégagea pour la rouvrir entièrement.

Tous les Shinobis présents sursautèrent à cette arrivée fracassante, et la regardèrent effarés, sauf Shikamaru et Gaara qui l'avaient senti arriver.

- Qu'est-il arrivé à mon père. Exigea durement Abigaël en dardant furieusement Gaara et Shikamaru.

Ces deux derniers se jetèrent un rapide coup d'œil, devinant rapidement que le père et la fille avaient eu une confrontation, ce qui avait été inévitable étant donné que Naruto n'avait pas quitté une seconde le chevet de sa fille pendant ses deux jours.

Nagisa regarda la fille de l'Hokage et fut surpris de la ressemblance entre Abigaël et Sasuke Uchiwa, bien qu'il s'y était attendu avec les photos. C'était le portrait craché de l'Uchiwa et sauf les joues striés et son œil bleu avec cette minuscule pointe de rouge, il ne trouvait pas grand-chose de Naruto dans le physique de l'adolescente. Par contre, pour les entrées remarquées, bruyantes et violentes, ils n'avaient rien à s'envier.

- Sortez. Ordonna le Kazekage à ses subordonnés.

Les Shinobis s'inclinèrent et sortirent de la pièce, passant avec méfiance Abigaël qui s'était mise sur le côté de la porte.

- Toi aussi, Nagisa.

Le surnommé fut surpris en regardant Shikamaru. Il ne pouvait pas vraiment lui demander de se mettre à l'écart ? Ils avaient enfin retrouvé la fille de leur Hokage, cela le concernait aussi, surtout après tout ce qu'il avait fait pour les aider à la ramener. Il était aussi très proche de Naruto, il avait le droit d'être présent. De plus, cela lui permettrait de mieux cerner la fille du Jinchuriki, alors il se devait de convaincre le conseiller de l'Uzumaki

- Pardon ? Mais…

- Discute pas. Coupa net le génie Nara. Je suis désolé mais ça ne te concerne pas.

- Shikamaru-san, je…

- Dégage. Intervint froidement la plus jeune en le fusillant de ses yeux devenus écarlate, perdant vraiment patience.

Nagisa voulut la défier du regard et refuser, mais il se résigna rapidement. Déjà que Shikamaru, Kiba, Gaara et Kyūbi ne lui faisaient pas confiance, alors il ne devait absolument pas se mettre la fille de Naruto à dos. Pas maintenant.

Le Shinobi hocha la tête à contrecœur et sortit, fermant la porte derrière lui, frustré et contrarié.

- Cela fait du bien de te revoir en forme.

- Répondez-moi.

- Tu sais déjà ce qui a pu se passer.

Abigaël plissa les yeux en regardant son Parrain et elle s'avança dans le bureau, la tension grimpant dangereusement.

- Ta désertion a causé plus de dégât que tu ne le crois. Intervient calmement Shikamaru. Naruto a changé lors de ton départ et le fait que ton père soit reparti de nouveau a été la goutte d'eau.

- Ne vous foutez pas de moi. Grinça l'adolescente. Il est bien plus fort que ça.

- Même le plus fort des hommes à ses faiblesses et ses limites, ton père a dépassé les siennes. Naruto a tellement vécu d'épreuve que cela me surprend qu'il n'ait pas craqué avant. Avoua le Kazekage.

Abigaël serra les dents et les poings. Elle ne pouvait croire à ses absurdités. Il y avait forcément autre chose derrière tout ça. C'était impossible que son père change ainsi. C'était une force de la nature. Son modèle. Une inspiration. Il n'était pas du genre à baisser les bras et encore moins à abandonner.

Si lui baissait les bras et se laisser sombrer dans les ténèbres, alors comment pouvait-on continuer à se battre ? Comment ne pas sombrer si l'être de lumière et d'espoir que représentait Naruto Uzumaki-Namikaze disparaissait ?

Il ne pouvait pas. Il n'avait pas le droit. Pas après tout ce qu'il avait subi dans son passé et les épreuves qu'il avait dû endurer. Et car son Paps'…

Une seconde…

- Attendez… Quoi ? Comment ça ''ton père soit reparti de nouveau'' ? Vous parlez de quoi ?

Shikamaru et Gaara se figèrent devant l'incompréhension d'Abigaël et ses sourcils froncés. Ils se regardèrent et le génie Nara avait peur de comprendre…

- De quoi tu te souviens après ta rencontre avec Kase Manouï ? Questionna le Kazekage.

- Répondez-moi.

- S'il te plaît, Abigaël.

La surnommée regarda le père de Karma, qui la suppliait presque du regard, et grogna sourdement.

- On a combattu, il m'a foutu une raclée et tu es arrivé pour… Pour me sauver et le trou noir après. Avoua-t-elle, les mots lui arrachant la gorge.

Gaara se leva et leur fit dos. Il serra les poings alors qu'il pensa à l'Uchiwa. Il l'avait donc effacé de ses souvenirs… Pourquoi il s'en étonnait pas ? Il préférait donc voir souffrir sa famille que les rejoindre pour soulager leur peine ? Il comprenait parfaitement ses raisons et pourquoi il faisait ça, mais il ne parvenait pas à l'accepter et lui pardonner. Pas en voyant l'état de Naruto et d'Abigaël pendant toutes ses années.

Il aimait vraiment le blond et considérait Abigaël comme sa propre fille et il ne supportait plus de voir cette souffrance dans leur yeux, ni ce changement dans leur caractère.

Les pensées de Shikamaru n'étaient pas éloignées du haut-gradé. Et il maudissait Sasuke pour le forcer à mentir à Abigaël, une fois encore, droit dans les yeux et il se devait d'être convainquant…

À moins qu'il lui disait enfin la vérité… Malgré sa loyauté envers Naruto. Malgré sa promesse à son Hokage. Pouvait-il vraiment prendre cette décision ?

La réponse lui était évidente : Non.

Mais elle devait être au courant.

Shikamaru ouvrit la bouche et regretta immédiatement les mots qui franchirent la barrière de ses lèvres.

- Lors du premier rapport de ton père avant que… Que l'organisation ne l'élimine.


Chapitre terminée ^^

Qu'en avez-vous pensé ?

L'arrivée de Naruto à Suna ? Sa confrontation avec Gaara et avec son subordonné ?

La vengeance de Sakura ? Le but de Nagisa ?

La colère de Naruto envers Sasuke ? Redeviendra-t-il comme avant ?

Le réveil d'Abigaël ? Sasuke qui a modifié sa mémoire ? Ses retrouvailles tant attendues avec son père ? Le comportement de Naruto envers sa fille ?
Surpris ? Déçu ? Vous auriez espéré autre chose ?

Abigaël qui confronte Gaara et Shikamaru et ce dernier qui lui ment de nouveau ?

J'espère sincèrement qu'il vous aura plu et que vous aurez passé un bon moment lors de la lecture ^^

Je suis impatiente d'avoir vos avis, vos suppositions ou vos idées, ou critique, positifs ou non, tant qu'elles soient constructives pour me permettre de m'améliorer et de pouvoir vous satisfaire.

Je vous dis à bientôt pour le prochain chapitre de ''Lien-Bonus'' avec l'arrivée de Karin et de Gaara

Bonne journée à tous,
Xoxo :*