Bonjour, bonjour chère lectrice/Lecteur ^
Je tiens encore à sincèrement remercier toutes celles et ceux qui me suivent et qui ont mis mes histoires dans leur follows et favoris ^^
Encore merci pour vos encouragements et vos compliments qui me vont droit au cœur et me donne le courage de continuer et de tout faire pour vous satisfaire ^^
Je suis vraiment, vraiment, sincèrement désolé pour ce long temps d'attente…
Cela est très compliqué au boulot en ce moment et je prévois de grand changement dans ma vie, alors les chapitres ne pourront sortir aussi souvent que d'habitude…
Disclamers : Les personnages ne m'appartiennent aucunement sauf ceux qui vont apparaître et qui ne font pas partie de l'Histoire original où de d'autres mangas que je préciserais à la fin si cela arrive.
Je n'ai pas vu Boruto donc aucune référence - si c'est le cas, ce n'est pas fait exprès - à l'exception de certains noms dont j'ai entendu vaguement parler. N'hésitez pas à me spoils, cela ne me gêne pas du tout, car je ne compte pas suivre Boruto, j'arrive pas, enfin pour l'instant du moins ^^
Pairing: Sasu/Naru/Sasu. Kiba/Hinata. Shikamaru/Temari. Kakashi/Iruka pour les plus mentionnés.
Rating : M pour violence, langage vulgaire. Hétéro et Yaoi donc sexe entre hommes. Homophobes s'abstenir.
Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ce chapitre vous plaira :-)
Précédemment dans ''Lien » :
Abigaël est de retour bien malgré elle à Suna et ce, grâce à l'intervention salvatrice de son père, Sasuke Uchiwa, alors qu'elle confrontait un des plus puissants membre de l'Akatsuki Bis : Kase Manouï, la mettant en très mauvaise posture.
Sous le regard d'Erza, les retrouvailles entre le père et la fille fut des plus éprouvantes, mais ce fut de très courte durée. Ne désirant pas mettre sa fille encore plus en danger, Sasuke endormi Abigaël et modifia ses souvenirs, ainsi que ceux de la petite Erza.
Après une confrontation houleuse avec Gaara, concernant la famille Uzumaki-Namikaze/Uchiwa et des sentiments du Kazekage envers Naruto, Sasuke repartit malgré les sombres avertissements de celui qu'il avait toujours considéré comme sa némésis.
Après une convalescence de deux jours et sous les soins de Sakura Haruno - à la surprise de tous - Abigaël fut de nouveau sur pied mais ce fut un choc pour elle de découvrir la métamorphose plus que drastique de son second père, qui la menaça très sérieusement suite à son essai de s'enfuir de nouveau.
Remise de sa confrontation intense avec son Hokage de père, elle exigea immédiatement des explications sur le comportement de l'Hokage à Shikamaru et Gaara.
Ces derniers comprenant amèrement que Sasuke avait modifié ses souvenirs lorsqu'elle leur raconta une autre version, éprouvèrent encore plus de colère envers l'Uchiwa.
Shikamaru hésita à révéler la vérité à Abigaël malgré sa promesse et sa loyauté envers Naruto, mais malgré sa décision d'avouer, il lui mentit à nouveau.
Nagisa Aka et Sakura Haruno font équipe et tout leur possible pour avoir la confiance de Naruto, d'Abigaël et de leur proches.
Ils sont prêts à tout pour parvenir à leur fin, mais avec le retour d'Abigaël, ils savent que cela sera beaucoup moins facile que prévu. Pourtant, ils n'abandonneront pas, prêt à tout pour satisfaire amant et chef du côté de Nagisa, et les désirs de vengeance du côté de Sakura.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Suna :
- Lors du premier rapport de ton père avant que… Que l'organisation ne l'élimine.
Abigaël serra les poings suite à cet amer rappel qui lui ravivait de très mauvais souvenirs. Elle observa tour à tour son parrain et son oncle, ressentant un étrange sentiment qu'elle ne parvenait pas à déchiffrer, et qui la perturbait grandement mais elle resta de marbre.
Le visage dur et froid de son géniteur blond se matérialisa comme une gifle devant ses yeux, éloignant son mauvais pressentiment. Elle ne croyait pas un seul instant que son départ avait pu provoquer ça. Abigaël refusait d'y croire, même si cela confirmait tout ce qu'elle avait pu entendre ces dernières semaines.
Son père n'était pas ainsi et il le serait jamais. Il la manipulait, rien de plus, rien de moins.
La fille Uchiwa se retourna et commença à marcher en direction de la sortie.
- J'ai plus de temps à perdre ici.
- Kyūbi t'a marqué de son chakra. Avoua soudainement Shikamaru.
- Pardon ?
Abigaël se retourna en plissant dangereusement les yeux, croyant – espérant - avoir mal entendu.
- Lors de ta convalescence, Kyūbi t'a marqué de son chakra. Ce qui veut dire que quoi que tu fasses et où que tu ailles, il sera où tu te trouves.
La fille Uzumaki regarda tour à tour Gaara et Shikamaru, ses yeux s'assombrissant à mesure des secondes. Ces derniers étaient vraiment sérieux et aucun mensonge ne filtrait dans leur regard.
C'était vraiment pas une manipulation de leur part pour la faire rester ?
Voyant qu'Abigaël ne les croyait à peine, Gaara intervient à son tour.
- Naruto a réussi à modifier la technique de son père donc de ton grand-père, Namikaze Minato. Il a apposé un seau sur toi qui te connecte au chakra de Kurama et au sien.
- Il n'aura pas besoin d'un quelconque Kunaï pour parvenir jusqu'à toi, juste que tu sois éloignée de lui et hors de sa vue. Reprit le Nara. À cet instant, Naruto sait parfaitement que tu es dans ce bureau, et rien de ce que tu as appris à la bibliothèque des Uchiwa n'empêchera ce lien entre vous.
Là, Abigaël était statufiée, ses yeux s'arrondissant. C'était vraiment pas dans son programme de rester coincer ici.
Mais était-ce vraiment vrai cette histoire ?
Ils feraient n'importe quoi pour ne pas qu'elle parte à nouveau, car c'est exactement ce qui devait se passer. Elle devait absolument venger son père et ce n'est pas en restant ici qu'elle y parviendrait.
- Et si tu nous crois toujours pas, alors regarde ton ventre.
Abigaël souleva immédiatement son haut, laissant apercevoir quelques cicatrices sur sa peau légèrement hâlée, dû à son combat contre Manouï et deux bandages qui recouvraient ses plaies plus importantes.
Shikamaru et Gaara se lancèrent un regard sans rien ajouter, ils n'en avaient pas besoin. Ils avaient bien appris à se connaître depuis le départ de Sasuke. Assez pour savoir qu'ils avaient pensé la même chose.
Abigaël serra les dents alors qu'effectivement un seau entourait son nombril. Un seau qui était exactement le même que son géniteur blond avec des légères différences dans les lignes sombres.
La fille Uzumaki les fusilla de son regard maintenant écarlate, la haine froide bien visible et les faisant inconsciemment frissonner à ce regard qui ressemblait beaucoup trop à celui de l'Hokage depuis son changement.
- Retirez-le-moi. Ordonna la plus jeune entre ses dents serrées.
- Même si on le voudrait, on ne pourrait pas. Le seul capable de le retirer est ton père. Avoua prudemment Shikamaru.
Le lendemain :
Abigaël rouvrit brusquement les yeux au souvenir de cette discussion. Elle se redressa du lit qu'on lui avait attribué dans une chambre à côté de celle de Naruto.
L'adolescente releva son haut pour fixer le seau imprimé sur sa peau légèrement hâlée, comme si elle pouvait le faire disparaître rien qu'avec son regard. Elle avait tenté de le défaire et le contourner avec toutes les techniques qu'elle connaissait, mais rien qui ne se trouvait dans son répertoire n'avait fonctionné, même pas celles qui demandaient une trop grande quantité de chakra.
Un fait tout autant frustrant qu'énervant, surtout qu'elle avait rapidement sentit que ce maudit seau ne marchait que dans un sens, ce qui aurait pu lui être profitable pour enfin quitter ce village.
Abigaël n'avait aucune nouvelle de Minarda et c'était vraiment trop risqué de tenter de lui envoyer un message pour le prévenir. Ce n'était pas non plus le brun qui prendrait le risque de la contacter.
Abigaël grogna d'agacement en se levant pour ouvrir la grande baie vitrée. Appuyée au chambranle et les bras croisés, un soupir franchit la barrière de ses lèvres alors que la chaleur du soleil lui brûla rapidement la peau, malgré la brise fraîche matinale. Elle y fit abstraction en fermant les yeux, réfléchissant à toute allure à sa fâcheuse situation et d'un moyen de s'en dépêtrer.
Elle devait absolument briser ce maudit seau qui était une véritable épine dans son pied, ou au moins, faire en sorte qu'elle puisse sentir lorsque son père était en route pour la rejoindre.
Abigaël fit quelques pas sur le balcon et appuya mollement ses avant-bras sur la rambarde, se penchant légèrement en avant pour observer la ville en contrebas. Son regard se posa distraitement sur les habitants de Suna, qui n'avaient aucune idée de ce qui se tramait dans l'ombre, et de la guerre qui risquait de nouveau d'avoir lieu et de faire basculer leur belle petite vie tranquille…
Tant d'ignorance l'énervait au plus haut point. Personne ne prenait conscience que les nombreuses attaques qui avaient eu lieu annonçaient quelque chose de plus sombre, avec plus d'ampleur que la dernière guerre…
Même pour elle aujourd'hui, cela coulait de source maintenant qu'elle avait effectué des recherches et qu'elle possédait un bon nombre d'information, même si certaines choses lui échappaient encore, elle se sentait proche de son but.
Sa rencontre soudaine avec Kase Manouï lui avait confirmé ce qu'elle avait pressenti.
Le retour d'une Akatsuki était toujours top secret, mais comment personne ne pouvait se douter de quoi que ce soit ? Des villages entiers massacrés… Des enfants ayant perdu la vie beaucoup trop tôt… Son géniteur tué par de simple bandit de grand chemin… Des gens se baladant avec des capes noires imprimées de nuages rouge…
Abigaël plissa les yeux. Elle sentit son chakra brûlait ses veines et son sang ne faire qu'un tour. L'ancien Kurama avait raison. Les humains étaient si égoïstes et faible… Aucune volonté que celle de leur nombril… Ils ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez et ce qui les arrangeait…
Dire qu'elle était coincée ici alors que cette foutu organisation courrait toujours, qu'elle prévoyait elle-ne-savait-quoi et ce, depuis des années…
Que voulait-elle ? Si c'était Kurama, pourquoi ne pas l'avoir attaqué lorsqu'il était le plus vulnérable ?
Pourquoi Kase Manouï s'était montré devant elle ?
Pourquoi lui avoir proposé de les rejoindre, sachant qu'elle ne trahirait pas son Hokage ? Enfin, de cette manière car Naruto avait raison, avoir quitté Konoha était considéré comme un acte de haute trahison et elle devrait payer pour ceci…
Quoi qu'en y réfléchissant, ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée. Cette proposition.
Un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres, qu'elle perdit rapidement lorsque ses pensées dérivèrent sur son géniteur blond.
Depuis leur confrontation de la veille, elle n'avait plus vu son père, ni même juste croisé. Et depuis sa discussion avec son parrain et son oncle, elle n'avait pas quitté la chambre qu'on lui avait attribué. C'était hors de question de leur faire croire qu'elle était ravie d'être « de retour » et qu'elle coopérerait bien gentiment.
Elle avait perdu confiance en ce monde et elle ne compterait plus que sur sa propre force. Elle remerciait son parrain de l'avoir tiré de son mauvais pas, mais cela lui avait prouvé qu'elle devait encore gagner en puissance. Elle devait contrôler cette partie d'elle qui lui faisait peur, réussir à l'apprivoiser pour assouvir enfin sa vengeance et apaiser la haine qui la rongeait jour et nuit. Elle devait devenir plus puissante pour pouvoir exterminer l'Akatsuki Bis et tous ses adeptes.
Son père serait vengé et si elle devait donner sa vie pour ça, alors soit, c'est ce qu'il adviendra.
Abigaël ferma les yeux un instant et les releva pour les poser sur le ciel azur sans nuage, un bleu qui lui faisait penser aux yeux de son Papou.
Qu'est-ce que faisait son Hokage ? Que préparait-il ? Le souvenir de ses paroles froides, son regard dénué de joie de vivre et surtout, mauvais et sans âme lui fit ressentir de très désagréable frisson le long de sa colonne vertébrale.
Jamais, elle ne l'avait vu ainsi et elle détestait ça… C'était tout sauf le Naruto Uzumaki qu'elle connaissait.
Depuis quand se connaissaient-ils plus ?
Malgré la montée de son inquiétude, elle la fit taire immédiatement.
Elle n'avait vraiment pas le temps de s'en préoccuper. La seule chose qui l'obsédait et qui était sa priorité c'était l'Akatsuki Bis, rien, ni personne d'autres.
La porte s'ouvrit soudainement avec fracas, la faisant sursauter et se mettre immédiatement sur ses gardes alors que ses yeux clignotèrent un instant au rouge. À peine eut-elle le temps de se retourner que des bras fins entourèrent fortement sa taille et qu'un visage s'enfoui contre son ventre, la crispant.
La surprise rapidement passée, Abigaël baissa le regard pour tomber sur une chevelure écarlate qu'elle reconnue immédiatement.
- Erza… Souffla la plus âgée, ayant totalement oubliée la plus jeune ces dernières heures.
- J'ai eu… Tellement pe… Peur… Sanglota la fillette, tremblante et pleurant contre elle. Ils… Ils ont tous… Refusé que je vienne te voir !
Abigaël esquissa un discret sourire. Sourire qu'elle perdit rapidement quand une femme à la chevelure rose pénétra à son tour dans la chambre, sourire sur ses lèvres mais avançant d'un pas prudent.
Abigaël reprit sa froideur, digne de son Uchiwa de père. Son instinct s'emballa et sa méfiance augmenta davantage. Son mauvais pressentiment revint encore plus fortement que lorsqu'elle s'était croisée à son arrivée.
- Elle n'a pas stoppé de te réclamer depuis son réveil le lendemain de votre arrivée. Confirma prudemment l'Haruno en déposant un plateau repas sur la table de chevet. J'ai d'abord dû lui faire une batterie de test pour m'assurer que tout allait bien.
Sakura sourit, rassurante, et Abigaël plissa les yeux.
Erza s'écarta du ventre de son amie et releva son visage, ses joues rougies et humides de ses larmes, qui continuaient de dévaler silencieusement.
Abigaël baissa le sien et ne laissa rien transparaître de ce qu'elle pensait. La plus jeune avait vraiment été inquiète pour elle, et malgré qu'elle aurait dû se sentir émue ou soulagée que la plus jeune aille bien, cela lui fit ni chaud, ni froid.
Elle avait d'autres préoccupations plus importantes que les sentiments de la gamine, comme ses propres émotions.
Sa colère… Non… Sa haine et son envie de vengeance, qui avaient considérablement augmenté depuis son affrontement avec ce maudit Kase Manouï. Son esprit qui s'obscurcissait de jour en jour, et étant loin de s'apaiser depuis que son père l'avait si froidement menacé…
Le changement de Naruto la fit bouillir de l'intérieur et elle dû fermer les yeux pour ne pas se laisser envahir par sa soif de sang et perdre son sang-froid. Cet état d'esprit et des sentiments si puissant qui l'effrayait autant qui l'excitait. Elle devait absolument garder les idées parfaitement claires pour pouvoir trouver une solution pour quitter Suna.
Elle ne devait – pouvait- perdre plus de temps. Sa patience était à bout et s'ils s'obstinaient à la garder auprès d'eux, ils le regretteraient.
Une vengeance toujours pas assouvie et qui la rendait dingue à mesure des jours qui s'écoulaient. Des projets qui avaient déjà pris beaucoup trop de retard. Des personnes qui avaient vécu beaucoup trop longtemps. Une organisation qui existait encore une journée de trop. Cet Akashi Seijūrō dont elle ne savait rien et qui pouvait continuer à comploter elle-ne-savait-quoi.
Tout ceci durait depuis beaucoup trop longtemps.
Abigaël rouvrit les yeux et ses prunelles, où une pointe écarlate les faisait dangereusement briller, plongèrent directement dans deux émeraudes. Des pupilles vertes compréhensive et pleine de gentillesse.
La fille Uzumaki fronça les sourcils.
En sentant la soudaine tension chez son amie, Erza posa un regard méfiant sur la femme sans lâcher son étreinte sur Abigaël, resserrant même ses petites mains sur la veste de la Kunoichi.
Malgré le peu de jour qu'elle avait passé en compagnie d'Abigaël, elle avait très vite compris que l'intuition de la fille Uchiwa ne se trompait que très rare, qu'elle ne parlait jamais pour rien et n'agissait jamais sans raison valable.
Sakura avait été très prévenante avec elle et lui avait paru très sympathique, s'occupant avec attention de son bien-être et s'assurant qu'elle ne manquait de rien. Cependant, Abigaël semblait bien la connaître et ne pas l'apprécier. Une chose était sûre et qui ne changerait jamais, c'était la confiance qu'elle avait placé en sa sauveuse, alors si la rose était son ennemie, par extension, elle serait aussi la sienne comme tout être désirant faire du mal à Abigaël.
La seule personne à qui elle avait donné entièrement sa confiance et qui lui avait paru si différente des autres était Naruto Uzumaki, qu'elle avait rencontré lors de l'inconscience d'Abigaël. Le fait qu'elle se souvenait de sa rencontre avec Kase Manouï y était pour beaucoup.
Erza était peut-être encore très jeune pour tout comprendre, mais elle était loin d'être idiote.
Et malgré la net différence entre ce qu'elle avait entendu et de comment était vraiment l'Hokage de Konoha, le fait qu'il soit le père d'Abigaël était suffisant pour lui donner sa confiance et que sa méfiance et son trouble s'envole en sa présence, qui étrangement la rassurait malgré le regard écarlate non-avenant et les menaces à peine voilées à leur rencontre.
Erza sortit de ses souvenirs lorsqu'elle sentit le corps de son amie tremblait imperceptiblement. Elle releva le visage pour déglutir alors que celui d'Abigaël était devenu aussi haineux que lorsque Kase Manouï avait débarqué pour les attaquer.
Que cherchait cette femme ? Pourquoi être devenue si gentille et douce ? Pourquoi tenter de vouloir devenir son amie ?
Elle avait de très mauvais souvenirs avec elle et toutes les informations qu'elle possédait étaient très loin d'être glorieuse à son sujet. Elle avait détesté Naruto depuis tant d'année, elle l'avait dénigré à chaque instant, avait tenté de monter tous ses amis contre lui.
Et juste comme ça, elle avait si subitement retourné sa veste ? Avait-elle vraiment oublié sa haine envers son père et elle ? Elle n'y croyait absolument pas, pas après tant d'année écoulées et de manigance.
Elle ne tomberait pas dans son piège.
Et même si effectivement elle avait bel et bien changé et cherchait à se racheter, ses parents avaient bien failli se séparer définitivement à cause d'elle, elle-même avait failli ne jamais voir le jour et elle avait atrocement fait souffrir son Papou' sans laisser paraitre le moindre regret, ni remord.
Juste pour ça, elle ne pourrait jamais apprécier cette femme, et encore moins lui pardonner du mal qu'elle avait causé à ses Pères.
En d'autres circonstances, elle serait directement allée voir Shikamaru ou Gaara pour avoir leur avis, mais les choses ne se déroulaient jamais comme elle devrait se produire.
Et de toute façon, son père était bien trop puissant pour que Sakura représente un quelconque danger pour lui. Elle se ferait massacrer avant même d'avoir le temps de battre des cils. Et s'il ne faisait rien, alors elle-même s'occuperait de son cas…
Si elle revenait vivante de son affrontement contre l'Akatsuki.
- Je vais vous laisser. S'éleva la voix de l'Haruno en déposant des médicaments à côté d'une assiette, sortant Abigaël de ses pensées. Après votre repas, Naruto et Gaara souhaiterait te voir Abigaël.
Cette dernière ne put retenir un profond soupir ennuyé.
Il ne manquait plus que ça. Elle n'avait absolument pas envie de discuter avec eux, elle savait parfaitement comment cela se finirait.
Et elle sentait que de voir son géniteur blond maintenant n'était pas une très bonne idée.
Elle avait un très mauvais pressentiment.
Abigaël ne répondit pas en continuant de la fixer et Sakura ne s'en formalisa pas, elle savait de qui la plus jeune tenait son nouveau caractère. La rose sortit de la chambre après une dernière salutation respectueuse, rendant encore plus perplexe la fille de Sasuke.
- Qu'est-ce qui se passe vraiment ici ?
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Plusieurs mois plus tôt :
Une auberge bruyante et empestant l'alcool et la sueur. Une chaleur lourde apaisée par les climatiseurs dans les quatre recoins de la grande salle. Une musique forte et rock'n'roll s'élevait des hautes basses de chaque côté de l'estrade où jouait le groupe du moment.
Un homme regardait tout ça d'un œil éteint, faisant distraitement tourner son verre vide où quelques glaçons qui fondaient s'entrechoquèrent. Il passa son regard bleuté sur tous les clients présents.
Des hommes et femmes qui buvaient, verres après verres, bouteilles après bouteilles. Des femmes à peine majeur à la trentaine déambulaient entre les nombreuses tables pour servir leurs clients, ou simplement être une distraction pour ses messieurs, déjà bien imbibés depuis le début de la soirée.
Certaines ne furent pas dérangées par les avances plus qu'équivoque ou juste pour s'amuser et jouaient le jeu avec bonne humeur, clin d'œil et sourire aguicheur à l'appui.
D'autres s'offusquaient faussement avec des rougeurs sur leurs joues un peu trop maquillées, tout de même flattées d'être le centre de l'attention et sachant qu'elles ne risquaient rien.
Et la minorité – qui était des nouvelles serveuses - s'outrée vraiment et n'hésitait pas à balancer le contenu des verres, faisant rire bruyamment et à gorge d'éployée les « agresseurs ». Agresseurs qui s'excusèrent rapidement quand le patron les invitait à se calmer et d'arrêter d'embêter ses serveuses, autoritaire mais toujours de bon vivant.
De l'extérieur, on pourrait croire que ce n'était que des rustres qui n'avaient aucun respect et étaient d'une impolitesse à toute épreuve, mais lorsqu'on connaissait le lieu, on savait que ce n'était que des habitués qui s'amusaient à charrier leurs serveuses préférées, et aimant embarrassés les petites nouvelles.
Malgré qu'ils pouvaient paraître un peu lourd, ils n'allaient jamais loin dans les provocations ou la séduction et savaient quand s'arrêtaient.
Et celui qui allait beaucoup trop loin avec les employés, que ce soit dans les gestes déplacées ou les propositions indécentes, et bien, il comprenait très rapidement qu'il n'avait pas eu de chance de tomber sur une auberge où le patron était un ancien Shinobi de Kumo. Ancien Shinobi qui avait une très bonne réputation, autant en aubergiste qu'en ninja de haut niveau.
- Je te ressers la même chose, beau brun ? Questionna le barman à l'homme qui était installé depuis une bonne heure à son comptoir.
- Hum.
- Toujours aussi causant. Rigola le Barman en commençant sa préparation, sous le regard azur qui s'était mis à le fixer pensivement.
Seul deux hommes travaillaient dans l'auberge, sans compter le patron. Ils avaient autant de succès après des clients ou clientes que les femmes et c'était pas inhabituelle qu'ils finissent au lit avec un ou une des habitués à la fin du service. Les serveuses ne se privaient jamais non plus pour prendre un peu de bon temps.
Comme lui répétait souvent le Barman, Sting, il n'y avait aucun mal à se faire du bien si on restait serein que ce soit dans son esprit ou dans son corps. Et qu'on assumait totalement tous ses actes.
- Ça fait un moment qu'on ne t'avait pas vu dans les parages, Nasachi. Commença à converser Sting, faisant fi du silence habituel de son client. As-tu trouvé ce que tu cherchais ?
- Plus ou moins. Répondit vaguement son interlocuteur en rompant le contact visuel et posant son regard sur son verre.
Sting déposa la préparation devant son client et le détailla sans pudeur, appréciant toujours autant le physique de Nasachi. Le brun face à lui venait souvent dans cette auberge depuis plusieurs années. Il était un habitué sans vraiment l'être car il ne se mêlait jamais aux autres. Il était vraiment très différent des clients qu'il avait toujours connu en ce lieu.
Moins rustre, plus poli, respectueux et n'ayant jamais un mot plus haut que l'autre malgré son air que la plupart qualifié de supérieur, et de ses remarques parfois cyniques et ironiques.
Nasachi possédait une aura presque aristocratique et il ne comptait plus le nombre de fois qu'il s'était demandé ce qu'un homme de haute stature venait faire dans cette auberge.
Pas que celle-ci soit de mauvaise réputation, sale ou autre, bien au contraire, malgré l'ancienneté de l'endroit, il était impeccable et son patron mettait un point d'honneur à ce que tout soit entièrement clean. Que ça soit tout autant agréable d'y travailler que de venir s'amuser et oublier ses soucis.
Les habitués étaient bruyants, bagarreurs, provocateurs et il en passait, c'était loin d'être calme et de tout repos chaque soir. C'était rare mais pas inimaginable que le patron renvoie un de ses clients si celui-ci devenait intenable en ayant trop bu et menaçait la sérénité du lieu et la sécurité de ses comparses.
Nasachi était l'exact opposé d'eux. Calme, silencieux, mystérieux et ne parlant que très rarement. Il était presque un fantôme dans cet endroit égayé où tout le monde se connaissait et avait toujours des choses à se raconter.
Enfin presque un fantôme parce que l'homme était vraiment très beau et ne passait jamais inaperçu.
Des longs cheveux bruns tirant vers le noir et possédant quelques reflets bleuté. La chevelure brune était à chaque fois attachée en catogan et reposait sur son épaule droite. Des yeux en amande d'une incroyable couleur bleuté tel un ciel d'été. Un visage dur et doux à la fois, sans aucune imperfection. Mesurant dans les 1 mètres 80 avec une carrure svelte et élancée. Malgré son apparence quelque peu androgyne, rien ne gâchait sa masculinité, ni le sentiment qu'il ne serait pas bon de provoquer cet homme.
- Dommage qu'il porte cette cape. Pensa distraitement Sting, espérant toujours découvrir ce que les vêtements dissimulaient.
Quand Nasachi venait à l'auberge pour quelques jours ou juste pour se restaurer, tous ses collègues – féminins et masculins - se retournaient à son passage et s'empressaient de vouloir être les premiers à le servir lorsqu'il s'installait à une table, des étoiles dans les yeux pour ne pas dire des cœurs, la bouche en cœur et les yeux papillonnants à une allure ridicule, surtout pour les filles, ses collègues se contentant de bomber le torse avec des sourires charmeurs.
Les habitués étaient vraiment jaloux de l'attention que toutes les femmes et certains hommes lui portaient à chaque fois qu'il pointait le bout de son nez. Surtout que le brun gardait toujours son air indifférent et froid, ne laissant aucun doute sur le fait que c'était un solitaire et qu'il était loin d'être intéressé par une quelconque compagnie, aussi agréable était-elle.
Pourtant, son inaccessibilité était ce qui plaisait le plus à ses collègues.
Au grand damne des messieurs qui devaient galérer pendant des jours avant d'avoir le plaisir de partager le lit d'une de ses charmantes demoiselles, alors que Nasachi avait juste à les regarder pour qu'elles soient en pamoison et qu'elles veuillent enlever leurs vêtements, sans se demander une seule seconde si ce n'était pas juste un psychopathe qui cherchait de nouvelle victime car après tout, personne ne le connaissait.
Sting se mentirait à lui-même de dire que le beau brun n'était pas à son goût, c'était tout à fait son genre d'homme. Malheureusement, toutes ses approches furent un échec total. Son client restait imperméable à ses tentatives et cela l'avait énormément déstabilisé.
Sans vouloir paraître vantard et narcissique, il n'avait jamais essuyé de refus de quiconque. Que ce soit Hommes ou Femmes, personne ne lui restait indifférent et ne lui résistait.
De taille moyenne. Blond aux yeux bleus en amande. Un corps à se damner, fin mais musclé sans trop l'être avec juste ce qu'il fallait pour plaire. De nature joviale avec toujours un sourire sur ses lèvres charnues, toujours prompte à aider son prochain et défendre ceux qui ne le pouvaient pas. Il était toujours partant pour faire la fête et de nouvelles rencontres.
La plupart qui venait de d'autres Pays lui avaient déjà fait remarquer qu'il ressemblait beaucoup à l'Hokage de Konoha dans sa façon d'être, alors il en jouait beaucoup pour séduire.
Naruto Uzumaki-Namikaze étant l'un des plus beaux partis des 5 Pays, à la même place que son mari disparu, il profitait de son atout que beaucoup appréciait. Heureusement pour lui, il n'avait pas encore eu la mauvaise surprise qu'une de ses conquêtes pensaient vraiment qu'elle avait des rapports avec le blond célèbre, cela le blesserait dans son égo et même plus encore. Il entretenait peut-être sa « ressemblance » mais il restait avant tout lui-même et il faisait toujours en sorte que ses conquêtes gardent à l'esprit qu'il était lui-même et pas un autre.
Mais avec ce client, Nasachi, c'était totalement différent.
Dès la première fois que Nasachi avait pénétré dans l'auberge, de sa stature si altière et fière, il avait immédiatement remarqué une étrange lueur traverser les yeux cobalts lorsqu'ils avaient croisé les siens de la même couleur.
Voyant une ouverture lorsqu'ils s'étaient fixés assez longuement, il avait tenté sa chance mais Nasachi l'avait envoyé directement sur les roses et il s'était détourné pour se faire servir par son collègue. Il n'avait pas abandonné pour autant, espérant que c'était seulement de la timidité car ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait.
Il avait tenté plusieurs approche, plus ou moins subtile et toujours avec classe et gentillesse, mais il avait dû se résigner quand Nasachi avait véritablement perdu son sang-froid en l'attrapant fermement par la gorge et l'attirant qu'à quelques centimètres de son visage.
Sting avait rougi en fixant un instant les lèvres face au sienne, mais il déglutit péniblement face au regard mauvais et menaçant du client. Mais il fut encore plus intrigué quand un éclat de douleur avait traversé les pupilles devenues étrangement noirs et rouge durant quelques secondes, contrastant avec son visage aussi froid que des glaciers.
- Ne t'avise plus jamais d'essayer de me toucher. Prévient durement Nasachi en plissant dangereusement les yeux. Je suis déjà marié alors arrête-toi là.
- Dé… Désolé… S'excusa péniblement le blond à cause de la poigne autour de sa gorge. Je… Je savais pas…
- Maintenant, tu sais, alors dégage de ma vue. Grinça le vagabond en le lâchant et le poussant brutalement en arrière, le faisant casser quelques bouteilles du bar derrière le blond. Une vulgaire copie ne pourra jamais égaler l'original.
Suite à cette altercation, le beau brun s'était levé et avait quitté l'auberge sans un autre regard pour lui, qui avait du mal à reprendre sa respiration et le laissant dans ses questionnements sur ce que sa dernière phrase voulait dire, et qui durèrent pendant des mois.
Sting grimaça à se souvenir loin d'être agréable, puis il le récupéra la seconde suivante.
Nasachi était revenu quelques mois plus tard et il fut surpris quand celui-ci s'était excusé de son emportement et de l'avoir blessé en le poussant de cette façon, semblant vraiment sincère.
Le barman lui avait pardonné, pas parce que le brun l'avait agressé et que c'était normal mais parce qu'en y repensant, il avait été un peu trop lourd avec ce dernier.
Sting avait été tellement intrigué par ce nouveau client que plus que de vouloir Nasachi dans son lit, il voulait avant tout apprendre à le connaître. Comprendre cet éclat qu'il avait entraperçu dans ce regard si impénétrable d'ordinaire.
Depuis lors, Sting continuait ses tentatives à chaque passage du brun mais c'était plus de la taquinerie qu'autre chose, même s'il espérait toujours secrètement que le vagabond ne change d'avis. Il avait bien remarqué qu'aucune bague ornait le doigt de Nasachi alors soit il lui avait menti pour qu'il stoppe ses avances, soit il y avait une tout autre raison qu'il mourrait d'envie de connaitre.
Sting sortit de ses réflexions et de sa contemplation lorsqu'un habitué vient lui commander un énième verre, qu'il servit immédiatement et toujours avec son sourire joyeux. Il reposa son attention sur Nasachi qui le regardait avec un sourcil haussé, sourire narquois sur ses lèvres fines. Un des rares que lui accordait le vagabond.
- Toi.
- Quoi, moi ? Questionna Sting en penchant la tête sur le côté, intrigué du ton de son interlocuteur qu'il ne parvenait pas à déchiffrer.
- Rien.
Sting fronça les sourcils en redressant la tête. Il avait l'impression que le brun se fichait de lui, surtout que le sourire moqueur était toujours présent, quoi qu'un peu plus accentué. Nasachi était vraiment une énigme pour lui. Il lui était impossible de cerner le brun devant lui…
Après une légère hésitation, il se lança sur la question qui lui démangeait l'esprit.
- Je peux te poser une question ?
- Tu viens de le faire.
Sting grogna d'agacement alors que Nasachi ne put empêcher un léger ricanement moqueur. Le blond était vraiment trop facile à énerver, comme une certaine personne de sa connaissance.
- C'est quand que tu nous présentes l'élu de ton cœur ? Ne se laissa pas distraire le blond, bien qu'envoyer boulet le brun sexy était très tentant.
Sans étonnement pour Sting qui commençait à connaître un tant soit peu le brun, le visage de celui-ci se renferma comme une huitre. Malheureusement pour Nasachi, le barman voulait absolument savoir parce que dès qu'une conversation tournait autour de relation amicale et surtout amoureuse, le brun s'enfermait dans son mutisme et ses yeux devenaient vitreux, perdus à des kilomètres de l'auberge. Plongé dans une triste nostalgie et un passé qui semblait si sombre et douloureux.
- Pour être honnête, je suis persuadé qu'on pourrait très bien s'entendre malgré ton caractère de merde. Continua Sting.
Cela faisait bien longtemps que Nasachi et lui ne se formalisaient plus d'aucune forme de retenue, se parlant plus ou moins comme des amis de longues dates.
Nasachi releva les yeux pour les plonger dans les orbes bleu toujours aussi expressif. Sting ne se dégonfla pas et s'accouda au comptoir en se penchant pour n'être plus qu'à quelques centimètres du visage de son interlocuteur, qui se crispa imperceptiblement à sa proximité.
- Je commence à me dire que la fois où que tu m'as dit que tu étais marié n'était qu'un prétexte pour que j'arrête mes avances.
- Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? Souffla le brun, passant rapidement des lèvres du blond à ses yeux.
- Tu n'as aucune bague.
Par réflexe, Nasachi baissa le regard sur son annulaire gauche et inconsciemment, il fit tourner une bague imaginaire autour de son doigt. Ce geste ne passa pas inaperçu au barman. Barman qui cacha difficilement sa déception en comprenant que Nasachi était vraiment marié, pourtant il continua, désirant avoir le fin mot de l'histoire, quitte à braquer le brun qui dans ce cas, ne lui répondrait jamais.
- T'as l'air d'une personne solitaire et qui n'aime aucune compagnie. Je vois pas une personne comme toi être avec quelqu'un.
- Pourtant, c'est le cas. Rétorqua Nasachi en relevant les yeux et remettant une bonne distance entre Sting et lui. On est dans une situation très compliqué.
- Raconte-moi. Demanda prudemment le blond.
- …
- Dis-moi comment il est ? Abandonna Sting à contrecœur pour une question plus banale.
Nasachi poussa un profond soupir à l'entêtement du blond. Il se perdit dans de nombreux souvenirs. Les bons et les mauvais. Le passé, le présent, et le futur qu'il avait tant désiré mais qu'on lui avait arraché…
Un visage qu'il ne pourrait jamais oublier et haïr se matérialisa à son esprit.
- La lumière.
- Hein ? Fit bêtement Sting, comprenant pas.
- Il est ma lumière. Sourit affectueusement Nasachi et Sting cligna des yeux. Il est la vie. Il représente l'espoir. Il est tout ce que je ne suis pas et ne serait jamais.
Sting remarqua rapidement que le brun se parlait plus à lui-même qu'à lui. Il était immensément surpris de voir tant d'émotion sur ce visage qui n'en exprimait jamais habituellement. Un sourire sincère et sans faux-semblant. Aucune amertume, aucune moquerie.
- Il est un peu comme toi. Il est comme toi. Rectifia-t-il dans sa tête. Bruyant, bavard, souvent sans gêne et il dit toujours ce qu'il pense, le plus souvent très maladroitement, pouvant lui attirer quelques ennuis. Il braille toujours, il s'impatiente, il jure, mais il est aimant, loyal, fort, protecteur et généreux.
Nasachi s'interrompit quelques instants en fermant les yeux, semblant chercher ses prochains mots ou revivre des moments passés.
Sting était hypnotisé par le brun et il ne parvenait pas à détourner son regard de lui. Jamais, il n'avait entendu une si longue phrase sortir de sa bouche, encore moins pour parler d'une façon si douce et admiratrice.
C'était même beaucoup plus que ça.
Sting se pinça les lèvres, se retenant fortement d'interrompre Nasachi qui ne semblait pas prendre conscience de ce qu'il disait. Le barman mentirait s'il disait qu'il n'était pas jaloux de l'homme pour qui Nasachi éprouvait de fort sentiment. La curiosité devenait vraiment insoutenable et l'envie de découvrir qui était le mari du vagabond de plus en plus forte.
Sting éprouvait même un peu de colère.
Pendant des années, il avait tenté d'arracher un vrai sourire à Nasachi, mais il avait toujours eu le droit qu'à un rictus narquois ou amusé.
Pourtant, il savait que c'était pas comparable…
Sting ne connaissait rien du vagabond, pas même d'où il venait ou simplement son nom de famille. Il ne devrait pourtant pas jalouser cet inconnu alors qu'il ne savait même pas depuis combien de temps qu'ils se connaissaient et s'aimaient, ni leur passé.
Malgré qu'il avait bien conscience que la relation entre Nasachi et son compagnon avait plus de raison d'être que la leur, la colère et la déception était bel et bien présente…
Trop présente…
- Il fait toujours passer le bonheur des autres avant le sien et c'est pour ça qu'on a déjà failli se séparer… Reprit Nasachi, le sortant de ses amères pensées. Il n'abandonne jamais, et ce, même si la situation est désespérée et sans aucune issue. Même quand les gens ne méritent pas de seconde chance et on fait des choses impardonnable, il continue de croire en eux et de vouloir les sauver… Il se relève toujours quoi qu'il arrive…
- Nasachi… Souffla Sting, les mots du brun s'ancrant dans son être et le troublant par leur intensité.
- Il est ma moitié, non, mon âme entière. Mon tout.
- C'est magnifique.
Le premier étant plongé entièrement dans ses souvenirs et le second perdu dans sa contemplation du brun, ils sursautèrent dû à ce brusque retour à la réalité.
Sans s'en apercevoir, ils s'étaient chacun enfermés dans une bulle, oubliant où ils se trouvaient et ils furent un instant déboussolés de s'être autant isolés de l'extérieur, surtout pour Nasachi.
Le barman et le vagabond se tournèrent sur leur droite pour faire face à trois serveuses. Celles-ci observaient intensément Nasachi avec les yeux brillants et prêtes à fondre en larme face à de tel sentiment. Leurs deux mains étaient posées à l'emplacement de leur cœur et elles tremblaient sous l'émotion.
Nasachi était gêné et troublé, lui qui était toujours sur le qui-vive à chaque seconde n'avait même pas remarqué qu'il était observé, trop perdu dans ce visage souriant et bienveillant de ses souvenirs.
- Il a vraiment de la chance de vous avoir. S'extasia une brune aux cheveux courts, essuyant une larme sur sa joue.
- Pas du tout. Réfuta Nasachi en reprenant un visage dénué de toute expression, surprenant les quatre autres. C'est moi qui ai de la chance qu'il soit resté dans ma vie.
- Pourquoi pas lui ? Questionna Sting, qui sa première réponse était la plus intrigante.
- Parce qu'il mérite beaucoup mieux qu'un homme qui a tenté de le tuer à maintes reprises.
Sa réponse jeta un froid hivernal parmi les employés, qui en frissonnèrent désagréablement tellement que les paroles prononcées n'étaient pas une plaisanterie de mauvais goût. C'était simplement la vérité et ils avaient du mal à y croire, même si le regard bleuté qui s'était assombrit, rempli de remords, ne permettait pourtant aucun doute…
Nasachi croisa soudainement le regard du Patron qui lui paraissait un peu trop suspicieux et confus à son goût.
Le vagabond détourna le regard, sachant qu'il en avait déjà beaucoup trop révélé sans le vouloir et cela avait été beaucoup trop risqué, surtout avec un ancien Shinobi de Kumo dans les parages. Il fouilla rapidement dans sa poche et il laissa le règlement de ses consommations sur le comptoir en plus d'un gros pourboire, comme il en avait pris l'habitude depuis quelques années.
Sans laisser à qui que ce soit le temps de se reprendre ou que Sting continue à lui poser des questions, il se leva sans un regard pour les employés.
- Je dois reprendre la route. Merci pour la restauration.
Et Nasachi quitta l'auberge, laissant les employés toujours sur le cul et qui n'avaient pas encore bien assimilé la révélation du vagabond trop sexy et malheureusement, plus disponible.
- Qui est vraiment cet homme ? Pensa immédiatement Sting et son Patron.
OoOoOoOoOoOoOoO
Le brun soupira profondément en s'appuyant sur le mur de la ruelle malfamé et qui ne voyait que très rarement des passants. Il ferma les yeux et inspira une profonde goulée d'air. Après quelques minutes à calmer les battements de son cœur et les tremblements de ses mains, il leva les yeux sur le ciel noir sans étoiles, son visage exprimant tous ses regrets et sa peine.
- Pourquoi m'aimes-tu autant ? Je te fais toujours souffrir… Naruto… Ils ont raison, je ne te mérite pas…
Le Shinobi s'agenouilla en se prenant sa tête entre ses mains, le souffle devenu rapide et haché. Laissant ses émotions le submerger sans qu'il ne puisse les contrôler, il ne remarqua pas que son Henge s'annula sous sa rupture de contrôle. Il devrait tout stopper. Il devrait rentrer auprès de son mari et de sa fille. Faire équipe pour retrouver l'Akatsuki. Se battre ensemble.
Mais après être allé aussi loin, pouvait-il vraiment renoncer ? Arriverait-il à regarder son compagnon dans les yeux ? Lui en voudrait-il d'avoir dû renoncer à son but pour lui ? Pour eux ?
Ne devait-il pas faire exactement cela ?
Sasuke avait dû tout faire pour briser son amitié avec le blond pour retrouver son aîné, jusqu'à vouloir commettre l'irréparable, quelques années auparavant.
Lui qui regrettait tellement son passé, ne faisait-il pas exactement la même erreur ?
Peut-être qu'aujourd'hui, c'était pire car dorénavant, il avait des responsabilités. Il était marié et avait une fille… Ils les aimaient plus que sa propre vie et rester loin d'eux devenait de plus en plus insupportable…
- Lâchez-moi. Entendit-il soudain au loin, le sortant de ses pensées.
L'Uchiwa fronça les sourcils en reconnaissant la voix de Sting.
En y réfléchissant, il était arrivé à l'auberge à une heure très avancée de la nuit. De ce qu'il savait du blond, il finissait toujours assez tard mais il n'était jamais le dernier à terminer son poste.
Sasuke se releva et prit la direction des rires graves et bien éméchés.
Arrivé au bout de la ruelle, il tourna la tête sur sa droite et il plissa les yeux face au spectacle devant ses yeux.
Sting était acculé dos au mur et entouré de quatre hommes, deux étaient dans la vingtaine alors que les deux autres étaient plus jeune. Sasuke ne les reconnut pas et en voyant la méfiance dans les yeux du barman, ce n'était pas des habitués de l'auberge. Ils étaient plus grands et possédaient une bonne carrure et semblaient loin d'être des adversaires à ne pas chercher, enfin pour quelqu'un qui n'était pas un Shinobi de sa trempe.
- Allez, viens avec nous, on va bien s'amuser. Sourit un grand brun, qui s'appelait Nati, en s'approchant du blond.
- Allez-vous faire foutre, les gars, dégagez. Grinça Sting en serrant les poings.
- Mais c'est toi mon joli qu'on va foutre. Sourit avec perversion le chef, Machi, en attrapant une poigne de cheveux blond.
Sting retint une grimace alors que la brute tira fermement sur son cuir chevelu, mais il ne cilla pas et ne baissa pas le regard, défiant sans peur le plus âgé. Cela amusa grandement le roux qui rapprocha son visage à quelques centimètres du sien, souriant d'une façon malsaine.
Le blond fronça le nez à l'haleine empestant la bière bon marché qui lui agressait les narines. Il fallait vraiment qu'il tombe sur ces abrutis ce soir, ce n'était vraiment pas sa journée…
Sasuke resta dans l'ombre, observant attentivement sans bouger. Il n'avait aucune attention de sans mêler, sachant que le barman était tout à fait capable de se défendre, même face à ces quatre brutes sans cervelles et qui avaient beaucoup trop picolé.
L'Uchiwa fit un pas en arrière et se détourna, quand…
- En plus, ce n'est pas toi qui te vantes de ressembler à l'Hokage de Konoha ? Rigola Nati d'une voix rauque.
Sasuke se stoppa net.
- Pour l'avoir déjà vu, je peux vous dire qu'il y a une sacré ressemblance. Ricana Machi en se pourléchant les lèvres d'une façon grotesque.
- Je trouve pas. Pas tant que ça. Contredit le troisième, Takin, en reluquant sans gêne le blond.
- Je trouve aussi. S'exprima le dernier brun, Kachi, en s'approchant du cou de Sting pour humer son parfum.
Le barman ne bougea pas et se tendit, prêt à se débarrasser de ces pots-de-colles qui commençaient prodigieusement à l'énerver. Il était resté patient mais il comprit qu'ils n'allaient pas le lâcher si facilement. Pas sans qu'il ne réagisse vraiment.
- Naruto Uzumaki est beaucoup plus bandant, dommage qu'on ne l'a pas sous la main. Confirma le chef avec un soupir vraiment contrarié. Mais bon, à défaut de pouvoir le baiser bien comme il faut, on va se contenter de toi pour l'instant, c'est comme si on le baiser lui, non ? Quelle satisfaction.
Sasuke vit rouge et perdit tout contrôle. Il sortit de l'ombre entouré d'un sombre chakra violet et le visage déformé par la fureur. Tous sursautèrent alors qu'une lame de chakra les obligea à se reculer vivement du barman.
Énervé d'avoir été aussi brutalement interrompu, le chef se retourna sur l'importun et il se pétrifia sur place, devenant aussi pâle qu'un cadavre.
- Qu… Quoi… Mais… Mais… Bégaya le roux, n'en croyant pas ses yeux, ni ses comparses qui se reculèrent d'un pas.
- Sa… Sa… Sasuke… Uc… Uchi… Uchiwa…
Le Shinobi ne les entendait même pas et les voyait à peine. Il n'avait toujours pas remarqué qu'il n'était plus sous Henge et ce fait - tout de même important - était loin d'être le cadet de ses soucis.
Dès qu'ils avaient osé prononcé le nom de son meilleur ami et ce qu'ils imaginaient faire, il avait perdu toute rationalité.
À la place de Sting s'était trouvé son mari l'espace d'un instant.
Sasuke avait trop bien imaginé son blond se faire agresser, et même s'il savait pertinemment qu'avec Naruto, les poivrots seraient déjà à terre et incapable de se relever, il ne pouvait laisser ces abrutis s'en tirer aussi facilement.
Sasuke n'avait qu'une seule envie, c'était de les massacrer jusqu'au dernier. Ils avaient manqué de respect à son mari sous prétexte que le barman lui ressemblait.
C'était impardonnable et ils allaient amèrement le regretter.
- C'est impossible… T'es mort ! S'écria Nati, terrifié, en se reculant d'un pas.
Sans prononcer la moindre parole, Sasuke fit un pas et la seconde suivante, le chef se retrouva violemment plaqué contre le mur en face de Sting, une main ferme sur son torse et la pointe de Kusanagi contre sa gorge.
Sting vivait tout ça, totalement perdu et bouleversé.
Sasuke Uchiwa était encore vivant ? Comment était-ce possible ?
Il était tellement abasourdi qu'il ne réagissait plus, ses yeux bleus fixant le dos de cet homme, qui ne devrait plus être de ce monde et qui lui venait en aide.
- Répète donc ce que tu viens de dire.
La voix de Sasuke était tranchante, menaçante, polaire. Elle exprimait toute sa fureur et pourtant, son visage était redevenu glaciale. Mais le roux voyait bien dans le regard sombre tout le danger que représentait le Shinobi.
Machi ne s'était toujours pas remis de qui se trouvait face à lui, mais il en prit conscience et il failli s'évanouir quand le regard nuit se transforma et il reconnut sans mal le Dôjutsu de la si célèbre famille maudite.
- Répète. Ordonna froidement Sasuke en plantant son katana dans l'épaule du roux, qui cria sous l'intense douleur quand la lame traversa sa chaire. Redis-moi ce que tu comptes faire à mon mari.
- Je… Je… Souffla bruyamment le rouquin, tentant vainement de reprendre son souffle.
- Lâ… Lâchez-le ! Ordonna Takin, la voix tremblante et une goutte de sueur perlant sur son front.
Néanmoins, son courage repartit aussitôt qu'il était arrivé quand le regard presqu'inhumain se posa sur lui, il se recula avant de prendre la poudre d'escampette, vite suivi par Nati.
Ils ne se retrouvaient plus qu'à quatre dans la ruelle, bien que le dernier poivrot était à deux doigts de détaler à son tour, le corps tremblant violemment et sans discontinuer, la respiration rapide et bruyante.
Sasuke l'ignora et reposa son regard vengeur sur le roux et retira lentement Kusanagi de son épaule, prenant garde à bien tourner la lame dans la plaie sanguinolente, et se délectant avec un plaisir non-feint du gémissement de souffrance de Machi.
- Je vais m'assurer que tu ne puisses plus jamais poser tes yeux sur Naruto.
Sans que quiconque ne puisse tenter de l'en empêcher, il rangea Kusanagi dans son fourreau et attrapa un kunaï qu'il planta avec soin et très lentement dans l'œil droit du plus âgé, profondément, faisant hurler le rouquin dû à la douleur inimaginable qu'il ressentit.
Sasuke ricana machiavéliquement en retirant le kunaï et ce son réveilla Kachi de sa stupeur, et il s'enfuit à toute allure, trébuchant à chaque pas tellement ses jambes étaient tremblantes et flageolantes, les larmes dévalant ses joues.
Le rouquin plongea son seul œil restant, apeuré et suppliant, dans le regard satisfait et sadique qui lui faisait face. Sa douleur lui prenait tout le visage et il avait toujours l'impression d'avoir la lame dans sa chair. Si la main de l'Uchiwa ne le retenait pas fermement contre le mur, il se serait écroulé sous les violents tremblements qui secouaient son corps, ainsi que de l'importante perte de sang qui lui faisait tourner de l'œil.
- Dire qu'il a risqué sa vie pour sauver des types dans ton genre. Grinça haineusement Sasuke en approchant la lame de son dernier œil.
Machi déglutit très difficilement en voyant la pointe de la lame s'approcher lentement mais sûrement, et il tenta de s'éloigner ou au moins de s'excuser, mais aucun son ne franchit ses lèvres et son corps était paralysé.
Une larme roula sur sa joue gauche, mais aucune pitié ne traversa les prunelles écarlates et violettes.
Sasuke n'avait plus conscience de rien, juste qu'il devait lui faire payer. Il le méritait amplement pour ses paroles et ses pensées envers son compagnon.
Il laissait exploser toute sa frustration, sa colère et ce manque qu'il ressentait chaque jour qui s'écoulait.
Et puis, c'était son mari qui accordait de l'importance à la vie humaine, pas lui. Tout ce qui comptait, c'était Naruto et Abigaël. Personne d'autres.
Loin de son regard, il n'avait aucun regret à éprouver. Son compagnon était son garde-fou, ils avaient raison, et il avait réussi à se contenir jusque-là mais cet homme avait eu raison de son sang-froid. Il allait peut-être trop loin mais il s'en foutait, rien n'avait plus d'importance que de calmer la haine qui le rongeait.
Et Naruto ne serait jamais au courant de son débordement.
- Arrêtez… S'il vous plaît… S'éleva soudainement une voix qu'il ne reconnut pas sur l'instant.
Sasuke gronda en se retournant subitement quand son poignet, qui tenait le kunaï, fut stoppé par une poigne ferme mais douce. Son regard devenu inhumain se plongea dans des yeux d'un bleu brillant, des yeux qui lui rappelaient tellement celui qui était à mille lieues de lui.
Mais un regard qui ne possédaient en rien ce qu'il aimait tant et qui l'empêchait toujours de sombrer.
- Il a compris, Uchiwa-san… Ne vous salissez pas les mains à cause de lui…
Sasuke ne fit rien, puis s'apprêta à le repousser violemment lorsqu'un étranglement de douleur lui parvint aux oreilles. Il cligna des yeux, puis fronça les sourcils, reprenant peu à peu conscience de ce qu'il venait de se produire et ce qu'il avait fait.
Il reposa son attention sur l'homme, qui le fixait avec une frayeur qui fit esquisser un rictus narquois à l'Uchiwa.
Machi semblait bien avoir dessoulé, ce qui pouvait se comprendre étant donné sa position très précaire et de l'importante quantité de sang qui s'échappait de son corps. Que ça soit de la cavité vide de tout œil et qui laissait une longue coulée de sang sur sa joue, malgré la main du rouquin posée contre la blessure. Ou de sa plaie à l'épaule qui continuait de souiller sa chemise.
- Tu peux le remercier. Cracha Sasuke en le relâchant et le poussant brutalement, cognant l'arrière de sa tête contre le mur. C'est grâce à Sting que tu conserves ton œil et tes mains.
Machi toussa grassement à la reprise de son oxygène et cracha une importante gerbe de sang au sol, souillant davantage le col de son haut et sa bouche et le faisant gémir de la souffrance qu'il endurait et de son corps qui commençait à s'engourdir.
Craignant que l'Uchiwa ne change soudainement d'avis et qu'il perde son dernier œil et ses mains, il lança un regard de remerciement au blond avec toute sa sincérité possible, mais ce dernier resta les yeux fixés sur le dos de Sasuke.
- Comment il connait mon prénom ?
Machi n'y fit pas grand cas et se releva péniblement et quitta la ruelle pour aller se faire soigner, la douleur s'amplifiant et chaque pas le faisant grimacer. Il ne comptait absolument pas en parler à qui que ce soit. D'une, parce qu'il s'était fait humilier bien comme il faut et de deux, parce que personne ne croirait ses dires…
Sting ne put retenir un souffle de soulagement, il avait beau être le premier à défendre quelqu'un dans le besoin et aimer se fritter avec son meilleur ami à chaque occasion, il détestait être témoin d'autant de violence pure et de sadisme, même si le type le méritait.
Le tout avait beau avoir duré à peine dix minutes, cela lui avait semblé durer des heures. L'altercation avait été si rapide qu'il ne parvenait pas encore bien à se remettre de ses émotions…
Il retint un hoquet de dégoût mais pas le violent frisson en se remémorant le kunaï s'enfonçant dans l'œil de Machi, et du plaisir palpable qu'avait éprouvé l'Uchiwa.
Le blond lâcha le poignet de Sasuke et s'adossa au mur où qu'il avait été acculé et s'assit lourdement parterre en fermant les yeux, les jambes tremblantes et se remémorant les dernières heures, mais plus encore, les dernières minutes.
Sasuke Uchiwa était…
Sting rouvrit les yeux et les cligna rapidement sous l'incompréhension. Devant lui ne se trouvait plus Uchiwa Sasuke mais bel et bien Nasachi, l'homme pour qui il éprouvait des sentiments…
- Qu… Quoi… Mais comment… ? Crut halluciner le blond, mais comprenant comment il connaissait son prénom.
Le brun s'accroupit face au blond et l'observa attentivement, cherchant la moindre blessure mais comme il l'avait pensé, Sting n'avait rien, tant physiquement que moralement… Bien qu'il était toujours ébranlé et qu'il pouvait lire dans ses yeux perdus, toutes les questions qu'il se posait.
- Une technique qui s'appelle le Henge.
- Je vais faire semblant d'y croire. Souffla le blond en se mordant la lèvre. J'étais pas bourré comme ces types, moi…
- Sting…
- Et puis, pourquoi vous seriez-vous emporté pour l'Hokage de Konoha ? Je suis jeune et blond mais pas stupide.
Le brun soupira. Il savait que Sting était loin d'être stupide, malgré qu'il avait à peine vingt ans et qu'il semblait ne rien prendre au sérieux. Il avait voulu ne pas en arriver-là mais le blond ne lui laissait pas le choix.
Personne ne devait être au courant qu'il était encore en vie.
Il commençait à apprécier grandement Sting mais il ne pouvait prendre le risque de lui faire confiance et qu'il dévoile la vérité, ni qu'il se mette en danger car sur ce dernier point, il ressemblait aussi à sa moitié.
Sasuke activa ses Sharingans dans le but de modifier ses souvenirs mais il ne put prévoir que des lèvres se poseraient sur les siennes, le figeant net et le faisant désactiver ses dôjutsus sous la stupéfaction.
Sasuke resta immobile et Sting se recula après quelques instants, les joues légèrement rouge de gêne et se mordillant les lèvres. C'était bien la première fois que le blond se montrait timide devant lui, ce qui lui rappelait son meilleur ami, ce qui l'empêcha d'en vouloir au plus jeune…
Ses yeux se posèrent sur ses lèvres charnues, martyrisés par les dents du barman mais il revint rapidement dans les orbes azurs de Sting lorsque celui-ci reprit la parole, désirant oublier ce moment gênant et le rejet du brun, qui avait toujours été bien clair à ce sujet, malgré les taquineries…
Et maintenant qu'il savait qui était l'homme mystère de ''Nasachi''…
- Je… Merci… Même si vous l'avez fait pour défendre l'honneur de votre mari. Remercia Sting sans le regarder, et ne pouvant dissimuler sa déception et sa jalousie.
- J'avais pas l'intention de m'en mêler car je savais que tu pouvais te défendre. Répondit l'Uchiwa en haussant une épaule.
Sting sourit au compliment voilée, comprenant que par cette réponse, c'était pour le rassurer.
Son mari n'était pas là pour se défendre alors c'était son devoir de le faire à sa place.
Sting jalousa encore plus l'Hokage de Konoha mais après tous ce qu'il avait entendu des deux Shinobis, et de la haine de l'Uchiwa lorsque les brutes avaient osé parler ainsi de son mari, il n'était plus surpris et savait maintenant que ce n'était pas simplement que des rumeurs, et que la relation entre Sasuke et Naruto était puissante.
- Te vantes-tu vraiment de lui ressembler ? Questionna Sasuke, qui était redevenu calme et inexpressif.
Sting soupira en se passant la main dans ses cheveux, il ne savait pas vraiment quoi dire. Il s'était douté que la ressemblance lui apporterait quelques ennuis un jour ou l'autre, mais il aurait voulu que cela se déroule autrement. Il fallait vraiment qu'il a la poisse pour tomber sur le mari de l'Uzumaki en personne, que ces types lui fassent bien remarquer sa ressemblance avec des avances terriblement indécentes et irrespectueuse…
Et que ledit mari de l'Uzumaki était en fait l'homme pour qui il avait des sentiments…
Pour qui Nasachi, ou plutôt Sasuke, le prenait-il maintenant ?
- Pas vraiment. Soupira-t-il à nouveau. Beaucoup me dise que je lui ressemble alors j'avoue que j'en ai souvent profité, mais je fais toujours en sorte qu'ils n'oublient pas que je suis moi et que je n'ai pas grand-chose à voir avec Uzumaki-sama.
Sasuke l'observa sans rien dire, cherchant à déceler le moindre mensonge mais le barman était sincère. Il ne se vantait pas mais à force d'en jouer et bien, cela lui avait joué un vilain tour ce soir et il avait eu de la chance de ne pas tomber sur des Shinobis entraînés.
- Je te raccompagne. Décida soudainement Sasuke en se relevant, se surprenant lui-même de sa proposition.
- Non, cela va aller. Vous avez dit avoir de la route, allez retrouver votre mari. Souffla le blond encore plus dépité, sachant qu'il n'avait vraiment aucune chance avec « Nasachi ».
Le visage de Sasuke s'assombrit un instant et ses yeux se chargèrent de remords. Cela dura une seconde et Sting crut avoir rêvé cet éclat, qu'il comprenait dorénavant.
- C'est compliqué.
- Voilà qu'il recommence avec ses phrases courtes. Il n'y a que le nom qui change. Pensa Sting avec amusement.
Le blond et le brun se fixèrent pendant quelques instants, puis Sasuke fit ce qu'il avait prévu depuis le départ, voyant très bien que le blond ne serait dupe d'aucune tentative de manipulation.
Il activa ses Dôjutsu et modifia simplement son apparence et quelques détails de la discussion lors de la confrontation d'un peu plus tôt, pour ne pas que Sting soit trop confus, il poserait trop de question si ses souvenirs paraissaient trop incohérents.
- Tu sais, tu peux me dire que tu parlais de moi à l'auberge, je peux rendre notre relation bien moins compliqué. Voulu tenter de détendre le barman.
Sasuke roula des yeux à la reprise du comportement taquin du blond et eut un rictus amusé, malgré l'étincelle de tristesse dans ses prunelles bleutés. Il se détourna pour quitter la ruelle insalubre, suivit par Sting qui rigola de bon cœur, voulant oubliant leur petit désagrément, bien qu'il était toujours choqué par l'acte de violence qu'avait eu le brun.
Les deux ''acolytes'' arrivèrent rapidement chez le barman, qui proposa un verre pour remercier son sauveur.
- Tu peux même rester pour la nuit, je ne vais pas me jeter sur toi. Rigola nerveusement Sting et Sasuke refusa net. L'auberge doit revenir chère à force.
Après quelques insistances, l'ébène accepta avec une certaine réticence. Le blond ressemblait trop au sien. Beaucoup trop à son goût.
Sasuke s'installa au comptoir alors que le blond prépara du thé, fouillant et sortant le nécessaire.
L'Uchiwa ne pouvait détourner son regard de son hébergeant. Sa silhouette bien proportionnée, mince et plus trapu que lui mais un peu moins que son mari, les muscles de son dos et de ses bras qui se contractaient à chaque mouvement, faisant mouver ses vêtements amples.
Des yeux en amande. Des cheveux blonds qui caressaient doucement la base de sa nuque, aucune mèche ne barrait son visage et sa chevelure courte était relevée et hérissée légèrement en arrière.
Physiquement et mentalement, c'était presque son mari. Presque.
Sting était plus petit et possédait une peau plus pâle et douce. Des yeux bleu pétillant de vie et de malice mais il manquait ce quelque chose que Naruto possédait et qui lui faisait perdre pied, autre que la souffrance d'un passé douloureux.
Sting était beaucoup moins impulsif et impatient, perdant rarement son calme, du moins, de ce qu'il connaissait de lui. Il était plus poli et sortait des injures avant même de réfléchir, comme lorsque se frappait l'orteil dans un meuble alors qu'on ne s'y attendait pas. Il était assez maladroit mais il gardait toujours son sourire…
Sasuke ferma les yeux en inspirant profondément et silencieusement.
Il devait absolument revoir Naruto, malgré l'interdiction de celui-ci de revenir sans avoir trouver l'Akatsuki. Il ne tiendrait plus longtemps sans son sourire, sans sa joie de vivre, sans les sentiments qu'il éprouvait à son égard.
Plus il commençait à apprécier Sting, plus la distance avec son blond était extrêmement difficile à supporter. Il n'avait jamais pensé à un autre homme que Naruto, mais à cet instant, il avait tellement besoin de le revoir, d'être auprès de lui, qu'il ferait sans doute la pire erreur de sa vie.
S'il restait…
L'Uchiwa se leva brusquement de sa chaise, la renversant au sol et faisant sursauter Sting, qui s'inquiéta immédiatement du regard bleuté devenu sombre de Nasachi.
Puis, un frisson en distinguant l'importante différence.
Pas sombre comme dans la ruelle où qu'il était à deux doigts de tuer le roux et ses acolytes, mais sombre d'envie et de manque. Son cœur loupa plusieurs battements en pensant naïvement que c'était lui qui lui faisait cet effet.
- Je dois partir.
- Quoi ? Pourquoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?
Sting était vraiment troublé de son comportement et Sasuke referma les yeux, ses poings se serrant et se desserrant. Il se retourna, sans prendre la peine de répondre, mais avant qu'il ne puisse franchir la porte de la cuisine, une main se referma sur son poignet, le tendant.
- Reste, s'il te plaît.
- Ne t'attache pas. Prévint fermement Sasuke entre ses dents.
- C'est trop tard. Avoua le blond dans un murmure. Ce n'était pas que des taquineries… Tu me plais vraiment… Tu me dis que tu es marié mais tout prouve à croire le contraire… Je ne connais pas ton passif et… Et je… Je suis…
L'Uchiwa se retourna, ne laissant rien voir des sentiments contradictoires qui se bousculaient en lui, s'apprêtant à le repousser. Durement pour qu'il oublie ses sentiments qu'il ne pourrait jamais lui rendre, quitte à que Sting le déteste.
Cependant, avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, le plus jeune reposa sa bouche sur la sienne, tout en enroulant ses bras autour du cou du brun qui avait deux bonnes têtes de plus que lui, l'obligeant à se mettre sur la pointe des pieds.
Sting ferma fortement les paupières, attendant le rejet qui ne vint bizarrement pas…
Et à sa grande surprise, Nasachi lui rendit son baiser et il ouvrit même sa bouche pour que leurs langues se rejoignent, passant une main sur sa nuque et un bras autour de sa taille pour le serrer contre son corps.
Sasuke l'embrassa comme si sa vie en dépendait, il s'était perdu lorsqu'il avait plongé dans ce bleu qui le fixait avec autant d'intensité, bouleversé et sincère.
- Naruto…
Sasuke recula le blond jusqu'au comptoir, il empoigna fermement les hanches fines et le souleva avec facilité pour l'asseoir sur le meuble, sans quitter ses lèvres des siennes.
Sting entoura les hanches du Shinobi de ses jambes ciselés pour le rapprocher encore plus et ne put empêcher un gémissement contre sa bouche lorsqu'il sentit la virilité du vagabond contre la sienne.
Le plus jeune entreprit de retirer la cape de Nasachi pour pouvoir parcourir rapidement son torse pâle de ses mains, sur lequel il avait fantasmé tant de fois. Il les passa sous la chemise noir et lui arracha presque, faisant sauter quelques boutons et récoltant un grondement rauque de la part de son futur amant. Futur amant qui s'arracha à ses lèvres, juste le temps de faire passer son haut blanc par-dessus sa tête, puis qui replongea sur ses lèvres qu'il dévora passionnément mais d'une façon presque désespérée.
Néanmoins, trop perdu dans le plaisir et les caresses avides du Shinobi, Sting n'y réfléchi pas plus que ça et se laissa emporter par son désir et l'envie du brun qui était à son maximum.
Sans se douter un seul instant que son futur amant avait une toute autre personne en tête.
OoOoOoOoOoOoOoO
Le lendemain :
Sasuke soupira en se redressant du canapé où il avait élu la veille. Il n'avait pas pu fermer l'œil de la nuit à cause de ce qui s'était passé…
De ce qui avait failli se passer…
Il ferma les yeux en serrant les poings en s'insultant mentalement. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Comment cela avait-il pu se produire ?
L'Uchiwa se releva et attrapa un bout de sa chemise au sol. Celle-ci était à moitié arrachée et des flashs de la veille lui revint en mémoire, lui soulevant le cœur et lui faisant louper un battement.
Sting était loin d'être repoussant mais il avait merdé…
Il avait trahi son compagnon, sa moitié…
Son regard bleuté se posa sur le comptoir. Il se remémora lorsque Sting l'avait embrassé et qu'il lui avait répondu dans l'instant… Il avait perdu toute raison… Il n'avait plus contrôlé son corps… Il n'avait plus été maître de lui-même quand il avait croisé le regard azur.
Il abandonnait sa famille… Et il embrassait un autre homme… Il avait failli commettre l'irréparable en allant beaucoup trop loin avec le blond à l'étage. Si ce dernier n'avait pas gémit son faux nom au moment qu'il avait marqué sa peau et commençait à arracher son pantalon dans l'optique de le faire sien…
C'était quoi l'énième erreur qu'il commettrait ?
Il ne se reconnaissait plus.
Il devait voir Naruto. Il devait retourner à Konoha et se perdre dans ses orbes azurs, dans le corps de son amant, que son amant soit à lui, que lui-même soit à Naruto.
Il voulait voir sa fille, même de loin, à défaut de pouvoir la serrer dans ses bras à l'en étouffer.
Savoir qu'ils allaient bien. Qu'ils ne manquaient de rien. Qu'ils vivaient alors que lui survivait pour revenir auprès d'eux.
C'était plus qu'un manque, plus qu'un besoin, c'était vital.
Sasuke s'entoura de sa cape et eut un regard en haut des escaliers, là où Sting avait disparu après qu'il l'avait cruellement repoussé.
Mini flash-back de la veille :
- Je ne t'aime pas et je ne t'aimerais jamais. Je me suis laissé emporter par le manque de mon mari. Tu ne pourras jamais me satisfaire, tu n'es qu'un gosse et tu n'es et ne sera jamais lui.
Malgré le regard surpris, puis détruit du blond, Sasuke n'avait laissé transparaitre aucune émotion. Puis, le visage du barman se ferma et il serra les poings à se blanchir les phalanges, se retenant sûrement de le frapper, ce qu'il aurait mérité.
- Je t'ai proposé de rester alors je ne retire pas mon invitation, mais demain matin, que je ne te vois pas à mon réveil. Se reprit Sting d'une voix inhabituellement glaciale.
Le blond masqua difficilement sa souffrance et la douleur que ses paroles impitoyables avaient provoqué en lui et il se retourna, la phrase suivante le faisant perdre confiance en lui.
- Je n'en avais pas l'intention. Je n'ai aucune envie de revoir une pâle copie de mon Hokage.
Sting baissa la tête et monta les escaliers, le pas lourd, le cœur en miette et les larmes aux yeux.
Sasuke s'en voulu d'avoir été aussi dur et méchant mais c'était un mal pour un bien.
Sting était un homme bien et il ne devait pas nourrir de faux espoirs à son égard. Il méritait mieux qu'un homme comme lui qui venait de trahir son tout. L'homme qui l'avait sauvé de ses ténèbres.
Fin flash-back.
Sasuke sortit de l'appartement et ferma les yeux. Il inspira une grande goulée d'air et le vent matinal lui fit un bien fou. Ses mèches flottaient doucement avec la brise et lui caressa doucement les joues, son cœur cependant se fit plus lourd.
- Désolé Sting, mais c'est mieux ainsi.
Il fit un pas quand un aigle se posa soudainement sur son épaule et il fronça les sourcils. Il remarqua rapidement le message à la patte de l'animal et il se tendit.
Sa famille avait-elle un problème ?
La main tremblante d'appréhension et son esprit tournant à plein régime, il attrapa le message et le lut.
« Je me demande vraiment quand est-ce que tu arrêteras d'être égoïste.
Naruto a besoin de toi. Vraiment besoin de toi.
Et si tu n'aurais pas compris, c'est vraiment urgent.
S'il y a bien un moment où que tu devrais n'en faire qu'à ta tête, c'est maintenant.
On refuse de le perdre à cause de tes conneries.
Répare-les.
Shikamaru Nara, celui qui essaye de consoler ton mari. »
Sasuke froissa le mot dans son poing au message du conseiller de son mari. L'Uchiwa devrait lui en vouloir car il faisait tout ça pour protéger sa famille justement, mais dans un coin de sa tête, sa conscience lui soufflait qu'il avait pris la mauvaise décision et qu'il aurait pu agir autrement...
Il repensa au baiser échangé la veille. Il devait le dire à Naruto.
Mais était-ce le bon moment ? Le message du Nara l'inquiétait plus que le baiser avec Sting. Baiser qui ne voulait rien dire à ses yeux.
Devait-il vraiment blesser Naruto en lui avouant ?
Il repensa au baiser que son amant avait échangé avec Gaara, il y a quelques années.
Malgré la rage qui continuait à vibrer quand il y repensait, Naruto lui avait avoué mais cela ne représentait rien et il avait pardonné à son compagnon…
Que pouvait-il vraiment dire de toute manière ?
Si on comptait les erreurs de Naruto et les siennes et surtout, des conséquences dramatique que cela avait engendré, Sasuke le battait haut la main.
Contrairement à lui, Naruto n'avait pas fait des erreurs qui avait failli lui coûter la vie, à lui ou à des personnes auxquelles il tenait…
Même malgré son impulsivité et son manque de jugeotte lors de leurs nombreuses missions dans le passé, il avait toujours fait en sorte que les arrières de l'équipe soit protégée. Et dans le cas contraire, très rarement, il se rattrapait en se dépassant toujours plus pour les dépêtrer d'une mauvaise situation.
L'Uchiwa décida d'aviser le moment venu.
Si Naruto avait besoin de lui, il devait le retrouver avant tout. Seul son bien-être comptait.
Sasuke inspira profondément en posant son regard cobalt sur le ciel bleu sans aucun nuage, le soleil commençait déjà à se chauffer progressivement et éclairant le village de ses rayons.
Il eut une pensée pour Neji Hyūga.
Son destin le ramenait toujours à Konoha.
Quoi qu'il arrivait, ce qu'il pouvait penser, son état d'esprit ou ses choix plus que discutables, son chemin le menait toujours à Naruto. Que ce soit en pensée, que physiquement.
Sans plus aucune autre pensée que retrouver sa famille, il prit la direction de Konoha.
Sasuke Uchiwa ne s'attendait pas à ce qu'il y trouverait, ni les révélations qui resteront gravés à jamais dans sa mémoire, et encore moins les conséquences de ses choix…
Chapitre enfin terminé, je n'en voyais plus le bout à cause du manque de temps et des nombreuses relectures ^^
Je suis encore sincèrement désolé de cette longue attente…
J'espère que ce chapitre vous aura plus et je suis impatiente d'avoir vos avis, vos suppositions ou vos idées ^^
J'utilise Sting Eucliffe dans le manga de Fairy Tail comme source d'inspiration, donc, il ne m'appartient malheureusement pas.
Le prochain chapitre sera sur ''Liens-Bonus'', je ne vous en dirais pas plus sur son contenu, comme la grosse sadique que je suis :-P
Je vous dis à bientôt et vous souhaite une bonne journée,
Xoxo :*
