La soif de connaissance serait, selon les anciens sages, la preuve que l'humanité n'est pas irrécupérable, que c'est le dernier vestige de la gloire de l'être humain.

Bon, la curiosité n'est pas non plus la qualité la plus appréciée dans la vie de tous les jours.

Pourtant, Lucy Loud s'est mit à croire qu'il lui fallait de nouvelle connaissance dans le domaine de la femme au foyer. Elle sera la première à dire que les femmes ne sont pas toutes destinée à préparer des repas pour leurs chouchous de maris, trop feignant pour allumer le four.

Secouant doucement ses longs cheveux noirs, la jeune femme de quinze ans attache ses cheveux en une haute queue de cheval. Habiller d'un débardeur blanc avec un soutien gorge de sport, un pantalon de yoga épousant ses courbes digne d'une danseuse et d 'une paire de chaussons noir, Lucy s'était mise en tête qu'elle arrivera à apprendre au moins les base de ce qu'une bonne femme ou maman devrait savoir pour s'en sortir.

Le dernier exemple lui donne bien entendu une bouffer d'euphorie céleste alors qu'une main traîne sur son ventre plat. Chassant ses belles pensées d'un coup de tête, la jeune femme se mit au travail, ayant déjà prévenu ses sœurs qu'elle serait en charge de la maison pour la journée.

C'est ainsi que Lucy découvrit que la poussière et les tâches de café sont des calamités, que l'aspirateur est un animal qui refuse de lui obéir ou de la prévenir quand la prise se détache. Ah ! Et qu'elle sera plus jamais amis avec les animaux de Lana après avoir vu ce qu'ils laissent derrière eux.

Assise sur l'un des tabouret de la cuisine se trouve la fière guerrière Lucy Loud. grande championne de la guerre contre la tache, les cheveux légèrement collants et ébouriffés et bien entendu le corps usé par les mouvements répétés avec son plumeau et ses chiffons. De plus, l'odeur des produits ménagers n'était pas désagréable mais, après en avoir respirer toute la journée, elle sentait sa tête commencer à tourner. Non pas qu'elle regrette d'avoir essayer de maîtriser l'art légendaire du ménage, mais Lucy commence à comprendre la difficulté d'être une bonne femme au foyer. C'est un peu comme vouloir jongler, on croit que ça viendra facilement mais les oranges continuent de tomber par terre.

Trop épuisé pour continuer de faire des métaphores, Lucy laisse sa tête tomber sur le plan de travail, puis une main chaude et tendre lui caresse les cheveux.

"Tout va bien ma chérie ?"

Décidant que ce serait impoli d'avoir le front collé contre l'endroit où les gens cuisine alors que sa mère lui parle, la jeune femme relève la tête, non sans gémir un peu à cause de la raideur dans ses épaules.

"Je vais bien…" dit-elle avec un petit sourire satisfait en voyant les meubles briller. "Même si je me demande pourquoi Cendrillon n'a pas essayé de tuer ses belles-sœurs dès le début."

"Il fallait bien que le film s'adresse aux enfants, sinon ils ne pourraient pas regagner l'argent investi dedans" explique Rita Loud avec un sourire amusé qui se transforme en un froncement de sourcil inquiet pour la brune assis à coté d'elle. "Alors ? Tu es sûr que tout va bien ?"

La reine de la nuit avait bien envie de dire oui et de prendre un bon bain bien chaud parfumé aux roses pour ensuite jeter un œil pensif à sa mère, puis elle lâche l'un des plus long soupir de sa vie.

"J'ai essayer de voir ce que ça ferait d'être une femme au foyer" a répondu Lucy en regardant devant elle avec un sourcil froncer. "J'ai voulut voir ce que ma vie pourrait devenir une fois mariée ou si je vivrais seule."

"Ma chérie, tu sais que ce n'est pas que ça, même quand je me suis marié avec ton père" assure t-elle gagnant un coup d'œil de la gothique. "Les femmes ne sont pas toute destinée à savoir faire le ménage ou la cuisine. D'ailleurs, depuis le premier jour c'est ton père qui s'occupe de préparer nos repas." Elle se penche en avant avec un sourire un peu malicieux. "Pour être franche, je ne suis pas sûr qu'il me laisserai toucher à sa poêle."

Riant doucement, les deux femmes se regardent longuement avant que la blonde ne vienne caresser la tête de son enfant.

"Et si tu me disais pourquoi tu essayes de faire tout ça, hum ? "demande-t-elle gentiment à Lucy, qui rougit un peu tout en jouant avec une mèche de ses cheveux tombant derrière son oreille.

"C'est juste que… quand j'imagine l'avenir… Je me voie toujours comme une grande romancière et aussi… une grande maman… comme toi" dit-elle d'une voix douce et timide. "Depuis quelque temps j'ai cette image en tête et j'aimerai qu'elle se réalise mais… Et si j'étais une mauvaise mère ?"

"Impossible" assure fermement la matriarche des Loud. "Tu t'en souviens sûrement pas mais, quand les jumelles sont nées, tu t'en occupé avec Lincoln." À ce souvenir vraiment mignon, elle gloussa. "Je le jure, on aurait dis une vraie petite famille"

Si possible, la peau de Lucy prit la même couleur qu'un piment.

"Tu t'es occupée de tes petites sœurs depuis toujours, et je te connais, tu es une mère naturelle." dit-elle avec amour en la prenant dans ses bras. "Tu n'as pas à t'en faire ma chérie. Tu vas être une super maman… tout comme moi."

Riant un peu devant la modestie de sa mère, Lucy se dégage du câlin pour essuyer une larme sûrement causer par la poussière et non par l'émotion qui remplit sa poitrine de joie.

"Merci maman" dit Lucy avec un jolie sourire, puis un peu de curiosité se mit à remuer en elle. "Pourtant je me demande si je vais m'en sortir…"

"Ce garçon doit être vraiment spécial pour que tu fasses ça" s'amuse Rita qui a été très satisfaite en voyant sa gothique se mettre à faire la moue. "Oh allons, c'était évident. Alors ? Comment est-il ?"

Elle pourrait sans aucun doute décrire les qualités de son amoureux interdit pendant une éternité sans même avoir gratter la surface. C'est l'effet que la simple penser de son prince charmant aux cheveux blancs avait sur son cœur. Rien que d'imaginer son sourire suffit à lui donner envie de chanter.

Pourtant face à sa chère maman, elle gardera ses lèvres sceller derrière des mensonges qui évitera sûrement la ruine des amants maudits.

"Tu te trompes. Il n'y a personne en ce moment" assure t-elle en sautant sur ses pieds pour ensuite allez fouiller dans les placards dans l'espoir qu'un raton-laveur s'y cache pour ensuite l'attaquer et ainsi éviter une conversation dangereuse avec sa mère qui la regarde avec malice.

"Donc tu t'entraînes à devenir une femme au foyer et aussi une bonne maman sans aucune raison qui pourrait être, oh je ne sais pas, un garçon que tu trouves mignon ?" demande t-elle avec autant de gentillesse possible malgré son amusement quand sa fille sort juste ce qu'il faut pour préparer quelque chose.

Chance ou non, le calvaire de la jeune femme fut fini quand une tête recouverte de cheveux blancs entre dans la cuisine avec un petit sifflement.

"Tiens, Lincoln. Alors ? Comment ça s'est passé ?" demande la mère des Loud.

"Plutôt bien, même si je vais avoir besoin de temps pour maîtriser l'art du freinage" avoue t-il avec un sourire penaud, puis ses yeux se baladent autour de la cuisine propre. "Eh ben dit donc, ça brille ici ! Tu as trouver une bonne fée pour faire le ménage maman ?"

Si possible, le sourire de Rita est devenu beaucoup plus prononcé que la figure de Lucy se mit à rougir, au point d'être bouillonnante. Oh oui, la jeune femme voulait vraiment être Blanche-Neige, elle appellerai un ours qui n'aurait aucune pitié et surtout se jetterai sur elle.

"Eh bien disons que notre fée ici présente souhaite devenir une bonne femme au foyer" dit-elle en tapotant l'épaule de sa fille, qui trouve le bout de ses chaussons vraiment intéressant. "Et je pense qu'elle fera le bonheur de quelqu'un plus tard… du moins si il y a un quelqu'un."

Quittant la cuisine avec un rebond dans son pas, Rita ignora que le quelqu'un en question regarde son amour secret, les deux essayent vraiment de ne pas rougir mais leurs sangs semble se plaire à colorer leurs joues. Doucement, de lents sourires timides se frayent un chemin sur leurs visages. Lincoln laisse une main traîner sur le plan de travail alors que sa petite sœur le regarde du coin de l'œil. Sa main glisse sur la surface jusqu'à atteindre la main de Lucy qui sent un courant électrique piquer son cœur rien qu'à ce geste. Les doigts enlacés suffisent à lui donner la sensation que le sol est devenu aussi doux qu'un nuage.

"Je suis sûr que quelqu'un serait très heureux d'apprendre ça" dit-il en gloussant un peu à la moue de sa petite sœur, qui viens faiblement cogner son poing contre la poitrine de son frère.

"Ce quelqu'un ferait mieux de ne pas se moquer sinon il risquerai de ne pas avoir de dessert" répondu-elle en riant un peu alors qu'elle vient poser son front contre la clavicule du blanc qui viens simplement lui caresser le dos.

"Ne t'en fait pas, ce quelqu'un ne voudrait pas être privé de ta merveilleuse cuisine" assure t-il d'une voix digne d'un général qui envoie ses troupes au massacre. "Mais vu que tu as déjà beaucoup fait aujourd'hui, je pense que quelqu'un devrait t'aider pour ça"

Heureuse et rassurée, la brune se dégage un peu de l'étreinte de son frère pour embrasser sa mâchoire.

"Prépare le four. Moi, je m'occupe du reste" assure t-elle en ses poings sur ses hanches bien galber, ce qui bien entendu provoque un joli rougissement sur le visage de son amoureux.

Oui, car vous le savez au fond de vous que les femmes ne sont pas des Cendrillons.

Ce sont des Reines.

Chapitre lût et corrigé par Suiramenroc que je remercie de tout mon coeur.