Nouveau petit chapitre, oui il est petit je trouve, assez calme pour le coup. Merci à Guest et Stylefrenchgirl pour les review, ça fait toujours plaisir. ( Et oui Stylefrenchgirl, la suite est en préparation et j'aime aussi la nouvelle team, mais j'ai plus de mal à les retranscrire à l'écrit, en tous cas merci pour ton review sur " Jusqu'à la fin" !)
Je vous bien sûr à aller découvrir les autres fanfiction, et surtout "24h" à qui celle ici présente est la suite directe.
Bonne lecture !
Assis sur un tabouret dans la salle d'autopsie, Tony avait le bras tendu pendant que Ducky le piquait avec une aiguille afin de lui retirer un peu de sang. Ils espéraient tous trouver la réponse à leur question. A peine finit, l'échantillon partit pour le laboratoire d'Abby afin d'avoir les résultats au plus vite.
- "Bien, tu as mal à la tête ?"
- "Un peu, ça fait comme des tambours. Ducky qu'est ce qu'il m'arrive ?"
- "Très bonne question, je crains qu'il ne faille attendre les premières constatations d'Abby."
Il avait sur le visage, l'expression de quelqu'un qui venait de prendre un coup de massue sur le crâne. Il se repassait encore et encore la scène qui venait de se dérouler, et à chaque fois il en oubliait un morceau.
- "J'ai faillit tué quelqu'un aujourd'hui Ducky…"
- "Mais ce n'a pas été le cas, maintenant il faut que tu restes tranquille, qui sait ce qui circule dans tes veines."
Jamais encore il ne s'était sentit aussi mal. Pire qu'une gueule de bois, bien que certaine aient été violente. Il avait un voile omniprésent devant les yeux ondulant comme une feuille de papier transparente. Une douleur se propageait d'une tempe à l'autre, délimitant une vaste zone de son crâne dont le mal ressemblait à des coups de marteaux répétés. Heureusement, les vertiges et le vomissement avaient disparut aussi vit qu'ils étaient venu.
Encore perturbé, il remonta fébrilement les marches qui le séparait de ses collègues, aidé par Ducky. En rentrant dans les bureaux, il sentit tous les regards se poser sur lui, un sentiment de honte monta en lui. Ziva laissa ce qu'elle était en train de faire et courut presque vers lui.
- "Tony, comment tu te sens ?"
- "Observé."
Gibbs s'avança vers lui."
- "Comment va la directrice ?"
- "Tony, rentre chez toi et repose toi."
- "Patron je…"
- "Je sais, on va trouver une explication Tony, Il est tard, rentrez chez vous, tous. DiNozzo je te veux en pleine forme demain et si jamais il y a le moindre soucis Ziva…"
- "Je vous appelle."
Et c'est bras dessus, bras dessous que Tony et Ziva quittèrent l'agence. McGee, toujours un peu sonné, partit a son tour avec un léger signe de la tête envers son patron. De son côté, les informations de cette drôle de journée se bousculaient dans l'esprit de Gibbs. Il tourna les talons, il devait avoir une petite conversation avec son propre patron.
Il déboula comme a son habitude sans frapper, profitant de l'absence de Cynthia pour rentrer sans ses reproches méprisants qu'elle adorait lui soumettre. On aurait dit qu'elle l'attendais, lunettes sur le nez, lisant un journal daté du matin même, enroulant son pendentif entre ses doigts
- "Tu en as mis du temps."
- "Tu m'espionne maintenant ?"
- "Non, je t'attendais. Comment va DiNozzo ?"
- "Pas très bien, il s'en veut."
- "C'est compréhensible."
- "C'est tout ce que ça te fais d'avoir faillit prendre une balle ?"
- "La routine en ce moment. Jethro, je vais devoir prendre une décision."
- "Qu'elle sorte de décision ?"
D'un geste ferme mais contrôlé, elle replia la journal en deux puis le déposa sur une pile de journaux déjà présente ainsi que ses lunettes et reporta son regard vert dans celui de son agent senior.
- "Il aurait pu blessé quelqu'un aujourd'hui, pas seulement moi, mais tous les employés présents à ce moment là. Ses actes auront des conséquences."
- "Jen il n'est pas responsable."
- "Comment tu peux en être sûr ?"
- "Pas toi ?"
- "Je sais que DiNozzo ne mettrai jamais la vie de ses collègues en dangers, mais pour l'instant on ne connaît pas les causes de ses agissement et j'ai un rapport qui est fait et prêt à être envoyé"
- "Tu ne peux pas faire ça."
Elle haussa les sourcils et esquissa un léger sourire.
- "Et pourquoi je ne pourrai pas ?"
- "Attend d'avoir les résultats de sa prise de sang avant d'envoyé ton rapport."
- "Ça tombe bien, c'est exactement ce que j'allais faire."
Gibbs sourit a son tour, elle aimait toujours autant le faire tourner en bourrique et comme un idiot il tombait dans le panneau, ça lui apprendra à baisser sa garde. Si leur enfant avait le même caractère qu'elle, mon dieu il n'osait même pas imaginer. Jenny se leva dans un soupir d'inconfort et entreprit de mettre son manteau. Tâche de plus en plus compliqué.
- "Un coup de main ? Proposa Gibbs."
- "Je sais encore m'habiller toute seule."
- "Dommage. Rétorqua celui-ci sur le ton de l'humour avec un grain de malice dans la voix. Et toi, comment tu sens ?"
- "Relativement bien, même si j'ai dû refaire toute ma garde de robe, arrêter la caféine et me résoudre à un sommeil léger."
- "Les joies de la maternité."
- "On échange si tu veux ? Proposa Jen à moitié sérieuse."
- "Sans façon. "
- "C'est bien ce qu'il me semblait."
Gibbs et Jenny esquissèrent un rire partagé, elle effleura sans le faire exprès la cicatrice dessinée sous ses côtes, cette ancienne douleurs qui faisait jaillir des souvenirs flou et obscur d'une captivité douloureuse
- "Ta cicatrice te fais encore mal ?"
- "Quelques fois oui, surtout quand il gigote dans tous les sens, comme il le fait en ce moment."
Elle s'appuya sur le rebord de son bureau en se massant le haut du ventre, on pouvait distinguer de légères ondulations au travers de son vêtement. Plus les jours passaient, et plus la situation devenait concrète, dans quatre mois ils serraient parents, drôle de sentiments. Il s'avança vers elle et hésita, lui aussi avait peur de perdre un membre avec ses sautes d'humeur incontrôlée, la dernière fois il avait bien crut que l'avocat commis d'office dans une affaire d'enlèvement ne ressortirait pas vivant, c'était bien la première fois qu'il compatissait avec un avocat. Gibbs avança sa main, voyant que Jenny ne semblait opposer aucune réticence, il la posa finalement à l'endroit où elle même avait posé sa main quelque minutes auparavant. Il constata effectivement que cet enfant possédait déjà un sacré crochet du droit. Jen sentit la chaleur de sa peau sur la sienne, ce simple ressentiment l'apaisait, ça avait toujours été le cas, enfin la plupart du temps quand il ne l'insupportait pas avec ses propos machos et ses remarques coupées au couteau. Mais tout été encore si compliqué, si tordu.
Elle attendit qu'il retire sa main pour ne pas paraître impolis, ce qu'il fît deux seconde plus tard.
- "Je te raccompagne jusqu'à ta voiture."
Jenny accepta, mais en réalité elle était un peu mal à l'aise. L'arrivée du bébé l'a mettait sous pression, elle faisait bonne figure pour ne pas attirer l'attention, et elle continuerait.
Et voilà, en espérant que votre lecture est été agréable. La suite est prévue, pour quand ? Aucune idée, j'essaie de la finir entièrement promis !
A plus !
