Nouveau petit chapitre, merci à ceux qui suivent et commente, merci aux autres de suivre dans l'ombre.
Bonne lecture !
La cave de Gibbs ressemblait de plus en plus à un refuge, quelques bouteilles de bière jonchaient l'établit poussiéreux parmi les clous et les instruments de découpes du bois. L'entre de la maison en quelques sortes, où tout prenait vie et mourait en même temps, là où les souvenirs les plus douloureux pouvaient encore ressembler à de vague instant de vie sans importance, mais qui une fois remonté dans le salon, revenaient tel un boomerang dur et assassin. L'endroit était mal éclairé, la sciure de bois volait joyeusement dans l'air, recouvrant l'ensemble des meubles présent. Ils descendirent les escaliers en bois craquant sous chacun de leur pas comme s'il pouvait céder à n'importe quel moment. Un début de bateau trônait en plein milieu, un début relativement bien avancé. McGee avait eu l'envie de lui demander quel numéro portait celui-là, mais au vu de la situation il préféra se taire. Et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent dans cette cave, encore une fois, c'était comme ça pour chaque enquête où, officiellement, ils n'avaient pas le droit de s'impliquer. Jenny avait été claire à sa manière, ne pas impliquer l'agence, cela ne voulait pas dire qu'ils ne pouvaient pas mener leur investigation ailleurs. L'avantage à ce que la règle numéro 12 ait été enfreinte par Tony et Ziva, c'est qu'ils savaient approximativement ce que l'autre avait fait, en l'occurrence ici, c'était Ziva.
- "Bien, David je veux connaître le moindre petit endroit, la moindre petite chose inhabituelle que vous et Tony ayez faite de normal ou d'anormal le jour qui a précédé l'incident."
Au même moment, Tony devait lui aussi répondre à une question similaire.
- "Agent DiNozzo, qu'avez-vous fait avant que, ce petit accident, ait lieu ? Questionna Fornell qui se servit un café."
- "Étaler ma vie devant un agent du FBI, je commence à avoir l'habitude."
- "Estimez-vous heureux, vous n'êtes pas en salle d'interrogatoire. Je vous écoute."
Tony inspira un grand coup.
- "Alors voyons, j'ai quitté le NCIS vers 21h, oui je travail tard, ça m'arrive parfois. Ensuite j'ai été prendre un verre vite fait, puis je suis rentré chez moi vers 22h30, j'ai dîné, ensuite l'agent David et moi on a voulut...prendre un dessert si vous voyez ce que je veux dire."
- "Moui je vois."
- "Je peux approfondir le sujet si vous voulez ? Je ne suis pas égoïste j'accepte volontiers de partager mes expériences avec vous Fornell."
- "Je me passerai des détails. Et après ?"
- "Comme tous êtres humain qui ne souffre pas d'insomnie j'ai dormis jusqu'à ce que le réveil sonne. Métro, boulot, dodo."
- "C'est tout ?"
- "Heu oui, vous vous attendiez à quoi ? Que je vous dise que j'ai fait exprès de tirer sur ma patronne ? Désole de vous décevoir mais c'est pas trop mon truc. A moins que l'image d'un film à la "mission impossible" avec l'agent super sexy qui est piégé par les méchants vous tape à l'œil !"
Fornell s'assit en face de Tony, le visage impassible. Il semblait attendre des aveux, mais lesquels ? Il croyait vraiment qu'il avait prémédité son geste et essayer de tuer ses collègues ? D'accord le FBI n'avait pas un haut potentiel intellectuel, mais là il fallait pas exagéré. DiNozzo sentait bien qu'il lui cachait des choses, des informations le concernant, il avait horreur de ça.
- "On vous a déjà dit que vous étiez vicieux Tobias ?"
- "C'est arrivé."
Il sortit de sa poche une feuille qu'il déplia et étala sur la table.
- "Les résultats de vos analyses montre que vous avez ingéré de la cocaïne, une dose assez conséquente pour que vous vouliez envoyé valser vos munitions à travers la pièce."
Tony prit le papier entre ses doigt, la vraie raison de son écart de conduite qui aurait pu coûter la mort à ses collègues. Pourtant ces quelques lignes lui semblait totalement inconnu. C'était pas lui ça. Plus le temps passait, plus il se sentait nerveux sans aucune raison valable car il savait très bien qu'il n'avait jamais touché à ces substances, du moins pas en temps qu'adulte. Fornell l'observa, le moindre signe de peur ou un regard un peu trop loin pouvait lui indiquer si l'agent lui disait la vérité. Mais d'agent à agent, les points sensibles étaient moins perceptibles. L'agent du FBI décida d'arrêter son interrogatoire pour le moment, il avait le fil conducteur de la soirée et le récit du suspect, à lui maintenant de faire avec ça et de déterminer ce qu'il s'était réellement passé. Il comprenait très bien l'inquiétude de la directrice, si le problème s'avéra être généralisé, alors il y avait un gros problème de sécurité à l'intérieur d'une agence fédérale armée. DiNozzo reparti libre, pour l'instant. Pour Tobias, cela ne faisait que commencer.
Pendant ce temps, dans la cave de Gibbs, Ziva avait donné le même récit que son compagnon, en effaçant quelques point de leur vie privé que, lui, n'avait sans doute pas crût bon de garder pour sois. Le premier point douteux qui sauta aux yeux de Gibbs, c'était ce fameux verre.
- "On aurait pu mettre la drogue dans son verre ? Proposa McGee."
- "Possible. Approuva Ziva qui faisait les 400 pas."
- "Ou un truc qu'il aurait mangé là bas ? Je sais pas moi, un plat un peu épicé ?"
- "Pour ça il faudrait aller dans ce bar pour en être certain."
- "La directrice a été claire, on ne doit pas impliquer le NCIS. Rappela Tim."
- "Mais on ne va quand même pas laisser tomber Tony ?"
Gibbs avait déjà réfléchit, Ziva avait raison, on ne laissait pas tomber un membre de l'équipe.
- "On peut très bien s'y rendre sans impliqué l'agence McGee. C'est notre seule piste pour le moment. Combien de temps pour avoir les vidéos surveillances ?"
- "Avec le FBI dans les parages je dirais deux heures, mais heureusement qu'on a commencé au MTAC, sinon ça aurait prit deux fois plus de temps."
C'est sans attendre que Gibbs entraîna son équipe jusqu'au fameux petit bar que Tony avait fréquenté. Ziva ne connaissait cet endroit que de nom, les lieux étaient lumineux et la décoration très vintage. Rien au premier abord ne semblait laisser croire que des affaires louches s'y passaient, mais il ne fallait jamais se fier aux apparences. Et comme ils ne devaient en aucun cas se servir de leur identité d'agent, alors ils se feraient passer pour de simple client. Gibbs et McGee s'approchèrent du comptoir pendant que Ziva s'installa à une table afin de guetter le moindre fait suspect, la moindre activité anormale.
-"Je vous sert quelque chose ? Demanda le serveur qui vint à leur rencontre."
- "Deux whisky. Lui répondit Gibbs. Alors Tom, comment va ta femme ?"
McGee eu un moment d'incompréhension avant de se souvenir qu'ils étaient sous « couverture ».
- "Elle va bien, on vient d'emménager dans notre nouvel appartement."
- "Depuis le temps que vous deviez déménager, c'est super, il faudra qu'on passe un de ces jours avec Tina"
- "Quand vous voulez."
Le serveur revint avec les deux verres remplis du liquide ambré. Gibbs le vida d'un trait sans ciller, Tim entreprit de faire la même chose, après tout il fallait être crédible. Il se saisit alors du verre et l'engloutit d'un seul coup. Sa gorge se mit brûler, pas habitué à boire quelque chose d'aussi fort. Les larmes lui montèrent aux yeux mais fît tout pour ne rien transparaître. Gibbs rigola légèrement et commanda un verre d'eau pour qu'il se rince la bouche.
- "Votre ami n'a pas l'habitude des alcools fort ? Constata la barman qui rigolait à moitié lui aussi."
- "On sont plus thé à la menthe dans sa famille. Il est sympa ce bar, il est ouvert depuis longtemps ?"
- "Non, ça fait six mois qu'on a inauguré."
- "C'est le votre ?"
- "Si seulement, mais je suis seulement le barman."
- "Je me suis toujours demandé à quoi ressemblait les derrières d'un bar, je peux jeter un coup d'œil ?"
L'homme, jusque là aimable, fronça les sourcils. En une fraction de seconde, la méfiance s'était installé dans son regard.
- "Désole mais ça ne va être possible."
- "Allez, juste un petit coup d'œil, pour tout vous dire je pense à en ouvrir un aussi, je veux voir à quoi m'attendre."
- "Désolé mais je ne peux pas."
Gibbs se leva est tenta néanmoins de passer comme s'il n'avait entendu.
Le barman se posta devant lui et commença à s'emporter.
- "Je vais vous demander de sortir."
Il fît le tour du comptoir avec un air menaçant, presque assassin, on aurait dit qu'il s'apprêtait à charger comme le font les taureaux dans les arènes. Pas besoin de connaître cet homme pour remarquer qu'il avait le sang chaud. Gibbs remarqua que de derrière le comptoir, il paraissait plus petit, alors qu'en réalité, l'homme était très grand avec les épaules carré, un physique de Rugbyman. Ziva se leva d'un coup, la situation tournait mal, pour une raison qu'elle ignorait encore, mais elle avait vu les poing du barman se resserrer.
- "Sortez, les fouineurs dans votre genre j'aime pas ça."
Les clients déjà présent se tournèrent tous vers le lieux de l'embrouille, sortant leur téléphones portables pour filmer la scène. La situation n'était pas à leur avantage, et Gibbs ne voulais pas créer de problème inutile.
- "Hé la, pas le peine de monter sur vos grand chevaux, on s'en va."
Leur intention n'était pas de se battre, ni de se faire des ennemis. L'approche conviviale n'avais pas aboutit, ils passeraient par derrière plus tard dans la soirée. Mais au même moment, Ziva arriva dans son dos en mode agent du Mossad sur entraîné, et le simple fait de montrer la porte du doigt, coûta un coup de pied dans les mollets du barman qui vacilla. Ce fût le début des ennuis. L'homme baraqué se retourna pour voir ce qui l'avait attaqué, après analyse de son agresseur, homme ou femme il chargea et envoya valser Ziva de l'autre côté de la pièce. Sans attendre, McGee en bon collègue et ami, ne supportant qu'on s'en prenne à eux, s'élança à son tour dans la bagarre malgré son bas potentiel en boxe. Il ne lui fallût pas longtemps pour que lui aussi se retrouve à terre, avec une Ziva vacillante qui n'en avait pas finit. Gibbs entra alors en jeu, la situation lui avait échappé et il devait régler ça au plus vite. Il rangea son arme et prit le bras du barman avant de le heurter contre le comptoirs du bar avec un craquement sourd et un cris de douleur. Ziva arriva et lui passa enfin les menottes, ils n'avaient pourtant rien pour l'arrêter, ce n'était pas lui qui était en tort.
Et voilà, la suite bientôt !
