Bonjour, voici un nouveau chapitre.

Bonne lecture !


Arrivée au bureau, elle s'installa comme chaque matins, regarda ses mails, consulta les dernières informations. Elle fût bientôt rejoins pas McGee, qui lui aussi n'avait pas l'air d'avoir bien dormit.

- "Salut Tim."

- "Bonjour Ziva, comment va Tony ?"

- "C'est pas la joie."

- "Je suis sûr que c'est juste une mauvaise passe, le FBI va bien voir qu'il est innocent."

- "Avec le FBI on ne sait jamais dans quel foutoir on met les pieds. Répondit Gibbs en débarquant de nul par.

Le téléphone de McGee sonna, quand il décrocha, il reconnu la voix enjouée d'Abby qui leur demandait de venir immédiatement au labo.

- "Patron, Abby veut qu'on descende."

- "Alors on descend."

La tension était encore grande entre Ziva et lui, elle ne comprenait pas depuis combien de temps il se laissait si facilement voler une enquête, surtout quand l'un de ses agents était dans une situation préoccupante, la relation tordu avec la directrice y était peut-être pour quelque chose. En bas, Abby les accueillit en mode espion, elle attendit que tout le monde soit rentré, jeta un coup d'œil à droite et à gauche dans le couloir et referma la porte à double tours.

-" Heu...Abby tu joue à quoi ?"

- "Chut ! Moi fort Tim, je ne suis pas censé avoir cette conversation avec vous."

- "Abby qu'est ce qu'il y a ?"

- "J'ai analysé le sang de Tony, enfin je veux dire je l'ai ré-analysé et j'ai trouvé un truc, et puisque la directrice a été formelle à propos de cette affaire."

- "Dit moi, s'exclama Gibbs avide de savoir, peu importe l'avis et les ordres de Jenny."

- "La substance présente dans son sang était de la cocaïne, mais pas n'importe laquelle, de la cocaïne liquide."

- "Alors on a très bien pu l'avoir mis dans son verre ? Constata Ziva"

- "Oui, ou dans sa nourriture."

Abby afficha sur son grand écran les images de vidéos surveillance des locaux, et plus précisément l'endroit où se situait les distributeurs. En haut à droite, la date, le 14 avril, et l'heure, 6h45. Sur l'image, on pouvait y voir deux hommes avec des vestes floquées d'une bar chocolatée orange entouré de points bleus, c'était les gens chargé de remplir les distributeurs chaque semaine. Jusque là, rien de bien anormal. Abby changea de point de vue, la vidéo surveillance montrait maintenant le devant de l'agence, une camionnette portant le même logo orangé garé devant l'entrée. Et c'est là que ça devenait intéressant, un autre homme portant une casquette s'approcha des deux gars en tenu de livreur et lui donna un petit paquet carton sous le manteau, ils échangèrent quelques mots puis l'homme à la casquette s'en alla, jetant des regards méfiant autour de lui.

- "C'est louche tout ça."

- "Tu ne peux pas si bien dire, regarde ça."

Elle zooma sur le petit colis mystère « sweety beans ».

- "J'ai fait une reconnaissance faciale sur ce type, je vous présente Norton Gussi, recherché pour trafic de drogue."

- "D'accord, mais si ce type place la drogue dans les distributeurs, qui vient la chercher ?"

- "Merci de poser la question !"

Abby afficha une autre vidéo de surveillance d'un jour ultérieur.

- "Une autre entreprise est chargé de vider les distributeurs de nourriture,et devinez qui à rejoint leur rang il y a quelques années ? Non, personne ? En même temps vous ne le connaissez pas, Romain Hunk, vieux camarade de promo que notre cher Gussi, ce dernier fournis, et l'autre revend ces barres, plus besoins de se cacher pour en prendre, juste à manger une purée de haricot rouge et de poisson, c'est prodigieux quand même."

- "Si tu le dit, ajouta Gibbs."

- "Mais Tony mange toujours ces trucs, pourquoi maintenant ?"

- "Tout simplement parce qu'ils sont à leur premier coups d'essai au NCIS, cependant, j'ai trouvé la trace de ces types sur d'autres liste de livraison pour des entreprises diverse. Il s'en est juste prit à la mauvaise a ingéré la cocaïne à son insu, par le biais de ces barres au haricot rouge."

- "Abby, tu es un génie. S'exclama Ziva."

- "Mais on a un problème, fit remarquer McGee, on a été retiré de l'enquête, ce qu'à trouvé Abby n'est pas utilisable ?"

- "Je m'occupe de ça."

Gibbs embrassa Abby sur la joue et sortit en trombe bien décidé à classer cette affaire.

Un appel téléphonique était venu perturber sa réunion. Quand il avait vu le nom s'afficher sur l'écran, il devina que la raison de son appel n'était pas anodin, comme à chaque fois d'ailleurs, mais c'est ce qui faisait le « charme » de son ami. Ils s'étaient donné rendez-vous dans le petit « diner » habituel, et Fornell pensait déjà au hamburger qu'il allait se prendre, après dix heures sans avoir mangé. Il fallait dire qu'entre les enquêtes et l'affaire du ncis, il ne chaumait pas. Il poussa la porte transparente avec le petit tintement de cloche. De suite, il vît le sommet du crâne gris de Gibbs, buvant son café.

- "Je me demanderai toujours comment vous faite pour dormir avec ces litres de café que vous ingurgitez."

- "Le corps humain est bien fait."

Fornell leva la main pour commander son repas.

- "Je suppose que vous ne m'avez pas fait venir pour prendre tranquillement une pause déj ?"

- "Vous supposez bien Tobias."

- "Laissez moi deviner, DiNozzo ?"

Gibbs bût une gorgée de café, puis une deuxième. Pourquoi approuver alors qu'il pouvait tout simplement ne rien dire et laisser faire le pouvoir de déduction de son ami.

- "Vous avez découvert qui a fait le coup c'est ça ?"

- "On a le coupable, on a pourquoi, et on a comment."

- "Mais ces informations auraient dû être découverte par le FBI, et pas par votre équipe, votre directrice a pourtant était clair."

- "Alors dite-moi ce que vous fichez ici au lieu de chercher le vrai coupable."

Tobias soupira, celui-là alors.

- "Qu'est ce que vous voulez Gibbs ?"

- "Il serait pratique de, disons, trouver miraculeusement les indices permettant de mettre DiNozzo hors de cause."

- "Vous êtes sérieux ?"

Gibbs sortit de sa poche une petite pochette en papier qu'il fît glisser le long de la table. Avalant la dernière gorgée de café noir, Gibbs se leva et s'approcha de Fornell.

- "Tout ce qu'il vous faut se trouver sur cette clé USB, tachez d'être crédible."

Sans plus d'explication, il s'en alla, laissant Tobias avec son hamburger, heureusement qu'il était bonne poire.

Après avoir regarder le contenu de la clé, le FBI avait émis un avis de recherche sur Romain Hunk et leurs complices, il fallait maintenant mettre la directrice du NCIS au courant, en d'autres terme mentir à la femme la plus pointilleuse de toutes les agences fédérales réunit, et la plus redoutée.

- "Donc, vous êtes en train de me dire que vous avez résolut l'enquête ? Comme ça ? Vous avez eu une illumination pendant la nuit ?"

- "Nous faisons seulement notre travail directeur."

- "Mais bien sûr, je n'en doute pas."

Elle tourna les yeux vers Gibbs, tranquillement assis les jambes croisées, un air satisfait sur le visage.

- "Vous êtes certain de vos conclusions agent Fornell ?"

- "On a relever des traces de cocaïne liquide dans le sachet de la barre que l'agent DiNozzo a manger, notre scientifique nous a confirmer que la quantité présente dans le biscuit était suffisante pour que l'agent DiNozzo subisse des hallucinations et un besoin fou de dégainer son arme."

- "Gussi ?"

- "Mes équipes l'on arrêté non loin d'une agence de communication, le président de la compagnie de livraison est en garde à vue pour complicité, les autres sont toujours recherché."

- "Votre rapport ?"

- "Envoyé au secrétaire de la navy."

Jenny semblait réfléchir à la situation, elle n'était pas dupe, le FBI n'avait pas pu découvrir tout ça en une journée, elle savait que Gibbs et son équipe était derrière. Ils avaient donc désobéit, encore une fois. Mais le mal de crâne qu'elle se traînait depuis deux jours la dissuada de chercher plus loin, si le SCNAV était content, alors elle l'était aussi.

- "Bien, alors l'affaire est close. J'enverrai la demande de réintégration pour DiNozzo. Merci agent Fronell, j'attends tout de même votre rapport."

- "Vous l'aurez directeur."

Avec un signe de tête, il salua Jenny, et envoya un regard souriant à Gibbs, avant de s'éloigner au plus vite de ce bureau avant que l'orage n'éclate.

- "Tu m'as désobéit."

- "Je ne vois pas de quoi tu parles."

- "Ne fait pas l'innocent Jethro, je sais que les infos venaient de vous et non du FBI, tu me croyais si crédule ?"

- "Non, mais je te connais assez bien pour savoir que tu aurais laisser couler parce que tout ce qui t'importe, c'est de sauver l'agence."

Elle ne savait pas trop si c'était un compliment ou un reproche, dans le doute elle se contenta d'un regard glaciale qu'il prit avec un sourire. Que-ce qu'il pouvait être irritable celui-là, toujours aussi...aussi lui, à l'affût de la moindre faille dans le système pour s'y glisser et faire ce qu'il lui plaisait. Elle était partagé entre une colère justifiée par ses agissements, et le soulagement de ne plus avoir cette affaire de « dopage » interne au sain des locaux, et puis elle était trop fatiguée pour lutter contre lui. Jenny se leva et alla ouvrir la fenêtre en grand, c'est fou comme il faisait chaud dans cette pièce. Gibbs la regarda faire non sans une profonde interrogation, il voulait bien croire que les bouffées de chaleur étaient fréquente chez les femmes enceinte, mais ils étaient quand même en mars, l'air était tout à fait respirable et il faisait à peine dix degré dehors.

- "Tu as chaud à ce point là ?"

- "Occupe toi de tes affaires."

- "Jen, il va falloir qu'on parle ?"

- "C'est ce qu'on fait non ?"

- "Je te parle du bébé."

Jenny soupira et inspira une grande bouffée d'air frais.

- "Bien, on a cinq minutes, après je dois partir."

- "On ne prend pas de bonne décision en cinq minutes."

- "C'est toi qui dit ça ? Toi le roi de la dernière minute ?"

Elle se massa la nuque avec frénésie, bon sang qu'est-ce qu'il faisait chaud.

- "J'ai réfléchit, je pense qu'une garde partagée serait le plus adéquat. Lança t-elle."

- "Une quoi ?"

- "Une garde partagé, une semaine chez toi, une semaine chez moi, je trouve ça juste et ça nous laissera du temps pour...construire un bateau par exemple."

- "Si j'ai bien compris tu veux qu'on s'échange notre enfant comme un vulgaire ballon de football ?"

- "Je t'en prit Jethro, ne commence pas avec tes idées extrêmes."

- "Pourquoi ne pas venir habiter chez moi ?"

- "La garde partagée est la meilleure solution."

- "La meilleure solution pour qui ?"

Deuxième regard noir en direction de son agent, cerné d'un voile pâle. Son teint était blanc comme une poignée de neige, des gouttes de sueurs commençaient à perler sur son front chaud avec une douleur presque permanente en bas du ventre, sûrement la conséquence de la chaleur qui régnait ici. Gibbs la regarda avec curiosité, elle semblait exténuée, sans lui demander la permission il s'approcha d'un pas vif et plaça sa main sur son front.

- "Bon sang Jen tu es brûlante !"

Elle rejeta son geste brutalement.

- "Il fait chaud c'est normal."

- "Je te dis que tu as de la fièvre."

- "Et moi je te dis que je vais bien ! Maintenant excuse moi mais je dois me rendre à une conférence où une grande partie des directeurs d'agence vont se faire un malin plaisir de marmonner des remarques acerbe dans mon dos."

- "Jen…"

- "On en reparlera plus tard, je dois y aller."

Jenny prit ses affaires et sortit de son bureau, sa main toujours positionnée sur son ventre arrondis. Pourquoi était-elle toujours...elle ?

- "Directeur Shepard ? Directeur Shepard tout vas bien ?"

Elle sursauta quand une main bienveillante vint se poser sur son épaule. Morrow avait hésiter avant d'oser ce geste purement amicale, il ne voulait pas perdre ses doigts. Elle regarda autour d'elle comme pour être certaine de l'endroit où elle était. Des gens à perte de vue, assis ou debout, discutant une coupe de champagne à la bouche, savourant des petits fours sans savoir ce qu'il y avais dedans. Que du beau monde, les directeurs de la NSA et de la CIA, les deux gros requins qui cherchaient par tous les moyens à noyer l'autre, le directeur du FBI avec qui la conversation autour de l'affaire DiNozzo avait faillit finir en gaspacho, et bien d'autre individus vêtus de beaux habits de cérémonie pour une simple conférence. Jenny avait opté pour une simple robe de couleur verte foncée, la seule robe à avoir survécu aux changements de garde de robes. Comme elle l'avait prévu, dès son arrivée, des têtes s'étaient tournée sur son passage, murmurant des paroles inaudible mais bien compréhensible. Et elle s'en fichait, elle préférait garder la tête haute et avancer sans rien laisser paraître, comme d'habitude en fin de compte, être la première femme directrice d'une agence fédérale ça forgeait le caractère. En ce moment elle avait d'autres chose à faire, comme se concentrer sur la chaleur omniprésente et ses douleurs par exemple. Jenny était en pleine respiration abdominale, un truc qu'elle avait lu dans une revue, quand Thomas Morrow l'avait interpellé.

- "Directeur Shepard, vous êtes sûr que ça va ?"

- "Oui...oui tout va bien, à part le fait de se retrouver assis là."

- "Ma compagnie ne vous satisfait pas ?"

- "Si vous partez je vous suit."

Morrow ricana, il retrouvait l'agent qui était autrefois sous ses ordres.

- "Désolé si cette question vous paraît indiscrète mais, pourquoi êtes vous là ? Cette conférence ne réuni que les directeurs actuels des agences fédérales ?

- "Ils ont pensé que ma présence serait la bienvenu."

Elle compris immédiatement où il voulait en venir.

- "Je vois, la présence d'un ancien directeur droit dans ses bottes, aux côtés d'une incapable qui ne sait pas tenir ses agents ça sauve les apparences."

- "Ne soyez pas si dur avec vous même, les affaires internes ne sont pas simples à gérer, surtout quand on a Leroy Jethro Gibbs comme agent à charge."

- "Si seulement tout le monde pensait comme vous."

Une femme monta sur l'estrade et commença à parler à coup de « ravis de vous voir réunit » ou encore « c'est beau de voir la complicité qu'il peut y avoir entre les agences », de bien belles phrases qui n'était que du vent, elle haïssait ce type de conférence, surtout aujourd'hui. Les douleurs s'intensifièrent encore et encore, comme des brûlures régulières dans le bas du ventre et des reins, ce n'était pas comme l'épisode avec Clark, c'était...différent. Il faisait chaud, trop chaud mais elle devait tenir, garder la face. Jusqu'à ce que la douleur se montre trop vive et qu'elle se crispa à la chaise sur laquelle elle était.

- "Bon ça suffit, qu'est ce qu'il se passe ?"

- "J'en...j'en sais rien...c'est pas normal…"

Elle se cambra de plus belle sur sa chaise sous la douleur qui revenait à la charge, manquant de tomber à terre.

- "Appelez une ambulance ! S'écria Morrow."

Les têtes se tournèrent vers lui, vers elle, un brouhaha d'incompréhension s'éleva, tandis que Jenny hurlait de l'intérieur, envisageant le pire.


Et voilà, bientôt la suite.

A+