Et bonsoir, j'espère que vous allez bien. Nouveau chapitre, très LONG chapitre. Désolé d'avance mais je n'ai pas eu le courage de mettre les dialogues en italique avec les guillemets et tout, parce qu'il est tard. Et oui bientôt la fin de cette fic, ceci est l'un des derniers chapitres.
ATTENTION : ce chapitre comprend une "scène de proximité prononcée", si vous voyez ce que je veux dire.
(Rating M)
Bonne Lecture !
Vance était arrivé le lundi même après ce week-end pas comme les autres, reprenant les rennes avec une certaine justesse qui suffisait à tenir l'agence avec rigueur. Tony et Ziva s'était réconcilié, pour le plus grand plaisir de McGee qui avait peur de voir ses deux amis se crêper le chignon, surtout Ziva qui savait tuer un homme d'au moins soixante manières différentes. Quand à Gibbs, il avait ramener quelques affaires chez Jen qui commençait sérieusement à tourner en rond après seulement deux jours d'absence. Ce jour là, Gibbs descendit au laboratoire pour un papier de renouvellement de carte d'identité propre au NCIS, il détestait faire ce genre de tâches administratives, mais même si Vance était bon pour diriger, il avait néanmoins une expérience de directeur bien moindre, un coup de main était nécessaire. Dès son arrivée, il la vît s'affairer sur un méli-mélo de laine noir piquée de deux grandes aiguilles à tricoté qu'elle tenait fermement entre ses mains.
- Abby tu fais quoi ?
Elle sursauta et cacha en hâte la boule de laine maladroitement derrière son dos.
- Moi...rien...je fais juste un peu de rangement.
Elle se pinça les lèvres, signe évident qu'elle cachait un truc. Pas besoin de faire peser le silence plus longtemps avec son regard insistant pour qu'Abby ne craque.
- Très bien mais tu me promet de ne rien dire à la directrice, hein ?
- D'accord.
- Promet le moi. Dit-elle en pointant son petit doigt en avant.
Il le regarda puis décida de sceller sa promesse sans connaître son origine. Convaincu, Abby sortit son méli-mélo et le posa sur la table, un petit bout de plaid noir étaler sur la surface métallique.
- Je suis en train de tricoter une couverture pour votre futur enfant.
- ...
- Le noir ça va avec tout en plus, et puisque que vous voulez garder le sexe secret, c'est un bon compromis.
- Dit juste que tu adores le noir.
- ...Oui c'est vrai ! Tu en penses quoi ?
- C'est… original.
- Gibbs !
- Ba quoi, je ne peux pas juger temps que ce n'est pas finit.
- Pourquoi tu es là ? Demanda t-elle l'air renfrogné.
- Signature.
Elle empoigna le stylo et griffonna dans l'encadrement fait pour.
- Allez, du ballet ! Ouste, j'ai une couverture à terminer.
...
Le silence, une des choses les plus stressante à ses yeux, surtout quand on était habitué au brouhaha d'une agence bondée, elle allait devoir s'y faire. Depuis cinq jours maintenant elle alternait entre bouquin, sieste et mots croisés allongé dans son canapé, cinq jour que son quotidien ressemblait plus à celui d'une personne âgée qu'à une directrice, mais qu'est ce qu'elle pouvait y faire ? Rien, elle devait obéir. La pendule à balancier sonna seize heures, Noémie commençait à préparer ses affaires pour partir, rentrer chez elle après une journée à nettoyer et à l'aider dans ses tâches quotidienne, Jenny lui avait d'ailleurs donné sa semaine, avec Jethro à la maison, elle pouvait se permettre de la laisser tranquille. Elle avait le nez dans un livre d'un certain « Marc Levy » qu'elle avait trouvé dans sa bibliothèque sans pour autant se rappeler quand et comment il était arrivé là quand Noémie s'apprêta à partir.
- Vous êtes sûr que vous ne voulez pas que je passe demain ?
- C'est très gentil Noémie, mais vous avez besoin de repos, vous avez fait tellement ces derniers jours et je vous en remercie.
- C'est normal señora.
Trois coups sec vinrent se poser sur la porte d'entrée.
- Vous attendez quelqu'un señora ?
- Non personne. Répondit-elle surprise.
Ça aurait pu être Jethro mais il possédait sa propre clé à présent, il n'aurait pas prit la peine de frapper, à moins qu'il est déjà perdu son double. Noémie ouvrit la porte pour voir qui pouvait bien venir à cette heure-ci. Elle fût surprise de se retrouve face à face avec un énorme ours en peluche ainsi qu'un bouquet de fleurs fraîche à la main ridée d'un petit homme dont les cheveux blanc dépassaient de derrière l'immense nounours. Jen s'était redressée, laissant son livre de côté, curieuse de l'individu qui se trouvait sur son paillasson.
- Noémie, qui est-ce ?
- Un certain Jackson Gibbs señora.
Elle s'essaya brusquement sur le rebord du canapé pendant que le petit homme entra d'un pas mal assuré avec cet énorme peluche qui lui coupais sa marche. Gibbs ? Est-ce qu'elle avait bien entendu ? Posant son cadeau encombrant dans le hall d'entrée, une tête apparut, coiffée de magnifique cheveux blanc, un visage rayé par le fil de l'âge, dominé par deux grand yeux bleu acier reconnaissable entre mille. Le père de Gibbs était dans son salon, arborant un sourire radieux.
Jenny commença à se lever, mais c'était sans compter sur le côté protecteur d'un homme qu'elle ne connaissait pourtant pas.
- Non, non, non, restez assise je vous prit.
Noémie était resté dans l'entrée, perplexe par la présence de cet étranger.
- Señora ?
- Ça va allez Noémie, bonne soirée et merci.
- Ne vous inquiétez pas, je ne mord pas, je peux m'asseoir ?
Jenny acquiesça tandis que la femme de ménage s'exécuta et prit congé, les laissant faire connaissance. La surprise à moitié passé, ils purent entreprendre une conversation
- Bonjour très chère madame, j'espère que je ne vous dérange pas ?
- Non, enfin c'est juste que...je suis surprise de vous voir ici.
- J'avais hâte de rencontrer la future maman, toutes mes félicitations, faisons les présentations Jackson Gibbs. Commença t-il en lui tendant une main amicale.
- Jenny, répondit-elle en serrant sa main chaleureuse. Excusez-moi mais, comment vous-avez su où j'habitais ? C'est Jethro qui vous l'a dit ?
- Leroy ? Si seulement, il m'a contacté il y a une semaine et a été très vague sur le sujet, c'est seulement à la fin il m'a annoncer la nouvelle, sans aucunes autre explications, c'est du Leroy tout craché, jamais de détails, toujours à le décoder.
Bon sang la honte, comment Jethro avait-il pu juste lui dire « hey papa, au faite tu vas être grand-père, bonne journée », elle ne savait plus où se mettre.
- Je vous avoue avoir eu un choc, et quand j'ai pu fermer le magasin, j'ai décidé de venir. J'ai appelé votre charmante scientifique Abigail, cette petite est pleine de vie. Elle m'a expliqué votre situation.
- Abby vous a parlez de mes problèmes de santé ?
- Ne lui en voulait pas, elle s'inquiète pour vous, et je peux être très convaincant vous savez. Elle m'a donné votre adresse, et me voilà, mais j'aurai peut être dû prévenir.
- Ne vous inquiétez pas, ça me fait plaisir de vous rencontrez, pour être honnête je n'avais jamais entendu parler du père de Jethro.
- Ça ne m'étonne pas, mais c'est un bon garçon. Assez parler de moi, comme ça Leroy et vous êtes ensemble ?
- Pas exactement.
- Mais vous l'avez été non ?
- Comment vous savez ça ?
- J'ai mes contacts
Jenny pouffa de rire, tel père tel fils.
- C'était il y a longtemps.
- Pas si longtemps que ça.
- On n'avait pas prévue de...en réalité on avait rien prévu.
Jackson voyait bien qu'il avait mis le doigt sur un point sensible de leur vie privée.
- Excusez-moi c'est votre vie, je n'ai pas à connaître les détails.
- C'est pas bien grave.
Elle avait néanmoins le sentiments d'être opprimé, pas par les questions assez personnelle de monsieur Gibbs qui l'a faisait plus rire qu'autre chose, mais par une crainte dont elle voulait parler, et qui mieux que lui pour la rassurer, cet homme qu'elle ne connaissait que depuis dix minutes, mais avec qui, déjà, elle se sentait en sécurité. Il semblait avoir lu en elle, son ressentiment, son besoin de parler. Il posa une main consolatrice sur son poignet.
- C'est à propos de la première famille de Leroy c'est ça ?
Comment avait-il su ? Décidément le clan des « Gibbs » n'avait pas finit de l'étonnée.
- Jethro m'a proposer d'emménager chez lui, et j'ai peur qu'il fasse une sorte de transfère.
La visage du vieil homme se ferma légèrement, comme pour cacher la douleur que lui aussi ressentait malgré le temps qui était passé.
- Il faut que vous sachiez que Leroy sera toujours profondément rattaché à son passé, quoi qu'il arrive, il n'oubliera jamais.
- Et je ne veux pas qu'il le fasse, je veux juste être sûr qu'il fasse bien la part des choses et qu'il arrête de vouloir tout contrôler.
- Vous connaissez Jethro, il ne cessera jamais de vous protéger, le bébé et vous, vous êtes sa famille à présent, il fera tout pour vous.
- Mais je ne suis pas Shanon, et cet enfant ne sera pas Kelly, il n'est pas responsable de leur disparition, c'était un accident qui ne reproduira pas avec nous.
- Danger ou non, malheureusement il ne changera pas sa position et mettra tout en œuvre pour protéger et sauver sa famille. Laissez-lui un peu de temps, il est têtu mais il assimile vite. Parlez-lui, je suis sûr qu'il comprendra.
Le poids qui lui pesait devint un peu moins lourd à porter, elle comprenait sa position réfractaire et son besoin de savoir les siens à l'abri, c'était d'ailleurs pour cela qu'il voulait que Jenny habite avec lui, pour ça qu'il restait à ses côtés durant ces deux semaines de repos, la peur de perdre à nouveau sa famille le hanté et elle le comprenait, mais ça l'inquiétait.
- Dans tous les cas, je vous félicite de supporter Leroy depuis toutes ces années, je sais à quel point il peut être embêtant.
Elle rigola, si seulement il savait. Gibbs senior se releva, tendis l'ours en peluche posé au pied du canapé et le donna délicatement à Jenny qui le prit de bon cœur. Puis il lui demanda un vase, où il y déposa le bouquet de rose fraîche qu'il plaça sur la table du salon.
- La cuisine c'est par là ?
- Heu...oui
- Bien, je vais préparer le dîner.
Et il disparut dans l'entre parfumée, brandissant des casseroles et des spatules comme un jeune homme de vingt ans. Pendant que Gibbs senior jonglait avec les aliments comme un vrai chef, Jenny s'ennuyait, après avoir tenter de proposer son aide à la cuisine sans résultats, elle alla voir les fleurs qui s'épanouissaient joyeusement dans l'eau claire, une petite boîte sous une pile de livre attira son regard. Une boîte en bois sculpté, un des nombreux mini-coffre que son père avait chiné dans des pays divers, d'où émanait une bonne odeur de sciure, un arôme qui projeta son esprit six mois en arrière bien avant les événements avec Clark.
Flash back
Il était tard, le soleil avait quitté le ciel depuis un bon moment déjà ce qui n'empêchait pas Gibbs de rester éveillé, travaillant sur son bateau bientôt terminé. Encore un qui ne quittera jamais sa cave et qui brûlera comme les autres. A quoi bon fabriquer des bateaux quand on a personne avec qui naviguer. Le plus difficile, ce n'était pas la construction, ni même l'assemblage, il répétait ces tâches tellement régulièrement que c'était devenu automatique, non le plus dur était de lui trouver un nom, ça avait toujours était la cas. Assis sur les banc en bois qui figuraient sur le pont, il se servit un verre de bourbon en réfléchissant à des lettres qu'il pourrait coller ensemble pour sortir quelque chose de potable, généralement il faisait en fonction de quelqu'un, lui donnant son prénom, mais quand on avait personne à aimer ce détail devenait fade. Il se félicita néanmoins de ne pas avoir donner à son bateau le nom « Hollis » car à cette heure là il serait déjà réduit en fines cendres. Des bruits provenant de l'étage le ramena à l'instant présent, aucune inquiétude, il connaissait la signature auditive d'une grande partie de son entourage. Il sourit en attrapant un bocal de vis qui traînée sur la proue, en renversa le contenu et y versa un liquide ambré. Les bruits de talons se firent plus présent, et bientôt des jambes apparurent dans les marches en bois grinçantes, de fine jambes taillé dans une jupe crayon, assorti à une paire de chaussures et a un tailleur de la même couleur.
- Vous n'arriviez pas à dormir madame la directrice ?
- Je pourrai vous retournez la question agent Gibbs.
Jenny posa ses yeux sur la coque vernis du bois, elle effleura la coque profondément surprise, il était rare de descendre dans l'entre de la bête et d'y découvrir un projet totalement finit.
- Je n'avais jamais vu un de tes bateau terminé.
- Pas mal non ?
- Je ne te demande pas comment tu comptes le sortir de ta cave.
- Non effectivement. Tu voulais quelque chose ?
- En effet, je pense que tu aurais aimé savoir que le capitaine Santo a été arrêté à l'aéroport de San Francisco par les autorités locales, il sera jugé et condamné pour le meurtre de sa femme dans les semaines qui suivent.
- C'est une excellente nouvelle. Et tu ne pouvais pas attendre demain pour me le dire ?
- J'aurai pu, mais je te connais, tu aurais cogité toute la nuit sans pouvoir fermer l'œil, grâce à moi tu vas pouvoir dormir comme un bébé.
Gibbs avala une autre gorgée de bourbon tout en ponçant un bout de bois encore rêche.
- Tu veux un verre ? Proposa t-il en rangent son papier de verre qu'il tenait encore dans une main.
- Ok mais juste un.
Gibbs lui tendit une main pour l'aider à monter sur le pont lisse et vernis qui reflétait la lumière de la pleine lune. Jenny accepta son aide et grimpa sur le plancher de la structure brune avant de prendre place à son tour sur l'un des bancs.
Les minutes s'écoulèrent, puis les heures. Le « juste un verre » se transforma en deux, puis trois pendant qu'ils parlaient du passé dans la bonne humeur, rougis par l'alcool qui commençait à s'emparer peu à peu de leur esprit, enivrait par cette douce chaleur.
- Tu n'étais pas très doué dans la peau du serveur.
- Tu rigoles, j'étais le meilleur serveur qu'on ai jamais connu et puis j'avais la classe.
- J'avoue que tu étais plutôt pas mal dans ton costume trois pièces. Mais on en parle de cette fois où tu as renversé des raviolis sur notre contact, je suis désolé Jethro mais tu n'étais pas l'employé du mois. Répliqua Jenny en rigolant.
- D'accord, alors on peut revenir sur l'incident du caleçon.
- Je t'interdis de reparler de cette histoire ! C'était...une erreur.
- Moui, mettre mon caleçon par « erreur » au rendez-vous avec la costumière du NCIS, la tête qu'elle a fait ce jour là. Mais heureusement la soirée c'est plutôt bien terminé, et j'ai pu enfin t'enlever ce qui n'était pas à toi.
Un flash de cette nuit là leur revint simultanément en mémoire, une nuit sous les toits d'une planque obscure à Paris, un lit inconfortable et pourtant protecteur, leur deux corps enlacés sous les rayons d'une lune effacée. Sans s'en rendre compte le visage de Jenny était devenu incroyablement près du sien, il pouvait y lire un désir encore présent, le même qui habitait ses yeux cette nuit là. Il pouvait sentir son souffle sur ses lèvres, l'odeur de son parfum. D'un coup elle s'écarta précipitamment de lui, combattant ses démons intérieur qui lui interdisait de céder. Bien décider à partir d'ici, elle prit son sac ainsi que son manteau avant de se lever, il fallait qu'elle descende de ce bateau
- Je dois y aller, merci pour le bourbon.
- Jen…
- Il faut que je rentre.
Une main vint se refermer sur son avant bras, un contact sans animosité, juste une emprise bienveillante qui voulait s'expliquer, comprendre.
- Regarde moi Jenny.
- Tu sais très bien que je ne veux pas ré-ouvrir cette brèche.
- Ne veux pas, ou ne peux pas ?
- S'il te plaît...
- Je veux juste qu'on en parle.
Ses barrières étaient en train de se fissurer les unes après les autres par le simple contact avec sa peau. Elle ne devait pas se retourner, ne croiser son regard sous aucuns prétextes, ne pas se laisser emporter par ses sentiments. Et pourtant elle le savait, c'était déjà trop tard. Jenny se retourna malgré elle, croisant le regard bleu acier de son futur amant. Elle lâcha ses affaire à même le sol et se précipita vers cet homme assis. Leur lèvres entrèrent en contact avec impatience et fougue. Gibbs la prit par les hanches et l'attira à califourchon sur lui, sentant la fragilité de sa peau sous ses doigts. Il descendit sa main sur ses cuisses, puis les passa sous sa jupe crayon avant de relever le tissu au niveau de sa taille. Jenny ne pu retenir un gémissement quand elle sentit sa bouche descendre sur sa nuque, puis sur sa poitrine. Elle se débarrassa promptement de la chemise de son agent qu'elle jeta par terre, avant d'en faire de même avec son propre haut. Leur étreinte se fît plus intense, plus insupportable aussi. Jenny se releva légèrement des genoux de Gibbs pour pouvoir déboutonner son pantalon et l'envoyer valser dans la pièce, bientôt suivis par le reste des sous-vêtements.
- Tu es sûr de toi ? Murmura Gibbs dans un souffle.
- Tais toi, et fait moi l'amour.
Le désir qu'il y avait dans sa voix était presque effrayant. Sans attendre il s'exécuta, Jenny ne pu retenir un cri qui résonna contre les parois des murs. Il l'a fît rouler sur le parquet à peine cirer et prit le dessus, continuant ses mouvements de vas et viens rythmé par ceux de ses hanches parfaitement sculpté. Gibbs sentit ses ongles agripper son dos, griffer sa peau qui, il en était sûr, devenait rouge à vue d'œil. Peu importante, cette mince douleur était exquise. Leurs lèvres étaient sèches, ce qui ne les empêcha pas de continuer leurs échanges corporel. Elle s'agrippa à lui, enroulant ses jambes autour de son torse, sentant son cœur battre au rythme d'un tambour. Toutes les sensations passées revinrent d'un seul coup, ce sentiment d'excitation, de désir prononcé. Il pouvait sentir la sueur couler sur ses tempes grisonnantes se mélanger à celle de sa maîtresse dont les cheveux devenaient humide à cause de la transpiration, tandis que leur corps continuaient de s'unir l'un à l'autre. Après plusieurs minutes accrues, l'intensité arriva à son comble, leurs corps se mirent à ralentir, le souffle saccadé, les muscles endoloris.
Ce n'est qu'à ce moment que Jenny réalisa ce qu'il venait de se produire, une vague de culpabilité énorme monta en elle, comment avait-elle pu faire ça ? Bon sang elle s'était fait la promesse de ne jamais ré-ouvrir cette plaie. Elle poussa Gibbs sur le côté et se mit à rassembler ses habits éparpillé un peu partout sur le sol de la cave. Jenny s'habilla rapidement tandis que Gibbs la regarda faire, complètement épuisé par son attitude, il voyait les reproches venir droit sur lui.
- Jen…
- Pourquoi on a fait ça ?! S'exclama t-elle en remettant sa jupe.
- Parce qu'on en avait envie.
- C'est faux, TU en avais envie.
- Tu as du culot de me dire ça, je t'ai demandé si tu étais sûr de toi, alors arrête de te mentir à toi même et de tout me mettre sur le dos.
- Tu ne comprend pas, tu ne comprend jamais rien !
- Alors explique moi bon sang !
Elle ne répondit pas, prit ses affaires et monta quatre à quatre les marches en bois, claquant violemment la porte derrière elle. Gibbs se laissa tombé sur le banc qu'ils occupaient il y a de cela quelques minutes, encore une fois ils avaient mis en route une ambiance tendue qui flottait déjà sur l'ensemble de l'agence, bon sang que cette femme était irritante. Il prit la bouteille à moitié pleine et se jura de la finir avant le lever du soleil.
Fin du flash back.
Elle comprit à présent pourquoi le toucher était considéré comme un sens puissant capable de raviver des souvenirs enfouit. Cette nuit avait été l'une des plus belle, comme l'une des pires de sa vie. Jenny ouvrit enfin la boîte polit. À l'intérieur, d'ancienne photos de famille, des articles de presse découpé dans de vieux journaux, et tout au fond, un objet rigide et plat. Elle s'en saisit. Et encore une fois, elle fût frapper par une avalanche de souvenirs, une autre soirée décisive, aussi difficile que cette nuit d'amour. Deux petites barres rose, deux simple petites barres roses.
Flash back
Jenny devait se rendre à un dîner qui se tiendrait le soir même, mais pas avec n'importe qui, le vice président et sa femme l'avaient invité à partager cette soirée avec eux, ils avaient suivis son travail en temps que directrice depuis un petit moment et voulais la rencontrer. Un grand honneur qu'elle avait prit comme une épreuve. Elle avait passé l'ensemble de l'après midi à chercher la tenue adéquate pour cette occasion entre deux aspirine, il fallait savoir que depuis deux/trois jours, la moindre miette qu'elle ingérerait ressortait immédiatement, elle ne gardais rien comme si son estomac faisait un blocage sans raisons, à moins que le stress de ces derniers jours ne l'ai affecté plus qu'elle ne le pensait. De plus, elle avait passé une nuit épouvantable, à se tourner, se retourner, cherchant une position qui ne lui donnait pas mal au dos malgré la fatigue extrême qui aurait dû la plonger dans les bras de Morphée, mais sans succès. Jenny trouva enfin une tenue qui lui plaisait, une robe féminine tout en restant chic et professionnelle. Elle l'enfila et se maquilla, essayant de masquer les cernes ainsi que son teint pâle sous une bonne couche de fond de teint opaque. Dix huit heure sonna, son chauffeur passa la prendre en bas de chez elle. Ce n'était pas le première fois qu'elle se rendait à la maison blanche, une entrevue ainsi qu'un déjeuner avec le président l'année dernière, un rendez-vous avec le porte parole pour discuter des différents changement au sein de l'agence, et quelques autres visites au compteur sur des sujets classé secret défense. La sécurité ici était impressionnante, scan d'empreinte, recherche d'identité, détecteur de métaux, fouille intégrale de la voiture intérieur comme extérieur, sac à main, la totale, d'où la demande express de se présenter trente minutes avant la rencontre. Les barrières passées, le chauffeur fût conduit dans un espace réservé, une chose un peu stupide au yeux de Jenny qui ne comprenait pas pourquoi Travis n'avait pas le droit de revenir quelques heurs plus tard, question de sécurité encore une fois. Le vice-président Johnson ainsi que sa femme Charline l'accueillirent chaleureusement dans leur salon privé, une grande pièce, spacieuse et lumineuse avec des moulures, de longs rideaux beige et une grande table en bois massif.
- Directeur Shepard. S'exclama t-il.
- Vice-président Johnson, c'est un honneur de vous rencontrez. Répondit-elle en acceptant la main qu'il lui tendait, puis celle de sa femme qui lui sourit.
- Je vous en prit appeler moi Andrew. Je vous présente ma femme, même si elle n'a pas besoin de moi pour ça.
- Mme Shepard, c'est un plaisir.
- Jenny, c'est plus court.
- Charline.
Le feeling était bien passé, le dîner suivit son court dans la bonne humeur et la convivialité. Johnson raconta comment sa femme et lui s'était rencontré au lycéen, leur famille, mais aussi le travail dans une moindre mesure. Jenny écouta attentivement les paroles du politicien, mais aussi d'un mari et d'un père. Une super soirée, à une exception près, elle ne pouvait toujours rien avaler, du moins pas grand-chose, la moindre bouchée était une épreuve, elle faisait semblant de manger pour ne pas les offusquer. Son estomac ne voulais rien entendre, Jenny se demanda si elle n'avait pas attraper un virus ou un truc du genre. Après les entrées qui n'en finissaient pas, un plat de poisson arriva. A peine posé sur la table, l'odeur qui s'en dégageait aussi inoffensive soit-elle, rendit Jenny malade, de violent hauts le cœur et une sensation de mal être ultime s'empara d'elle.
- Excusez-moi, où sont les toilettes s'il vous plaît ? Demanda t-elle les dents serrés, obligé de sortir de table.
- La troisième à gauche.
Pas le temps de dire merci, elle se précipita vers les toilettes, ferma la porte de la cabine à clé et vomit le peu de nourriture qu'elle avait pu avaler, se tenant les cheveux en arrière, l'autre main appuyée sur le mur d'en face. Jenny resta quelques instants dans cette position jusqu'à ce qu'elle soit certaine que la vague soit passée. Si ça continuait, un rendez-vous chez le médecin sera inévitable pour soulager ces désagréments. Elle tira la chasse d'eau avant de sortir. « Vomir dans des toilettes présidentielles, qu'elle classe » pensa t-elle ironiquement en se passant de l'eau fraîche sur le visage. Trois coups secs résonnèrent derrière la porte.
- Jenny, je peux entrer ?
Honnêtement, le simple fait de penser que la femme du vice-président puisse la voir dans cet état ne la tentait pas plus que ça. Jenny essuya rapidement l'eau qui coulait sur sa peau et accepta, après tout Charline était chez elle.
Elle ouvrit la porte, visiblement inquiète de son départ précipité.
- Vous allez-bien ?
- Oui...oui ça va.
- Vous voulez qu'on appel le médecin ?
- Non je vous assure, je vais bien. C'est juste, enfin, l'odeur du poisson m'a un peu…
- Rendu malade ?
- Exactement, j'ai dû attraper quelque chose, je suis vraiment désolé
Une lueur de malice traversa le visage de Mme Johnson, comme si elle savait une chose que Jenny ignorait.
- Ne vous en faite pas, moi aussi je suis passé par là pour mes deux filles, vous verrez ça passera dans quelques mois.
Il fallut cinq secondes à Jenny pour comprendre où elle voulait en venir et rigola de bon cœur.
- Je suis désolée, mais je ne suis pas enceinte.
- Vous en êtes sur ?
C'est à ce moment précis qu'elle bloqua, son rire se perdit, elle aurait voulut ré-affirmer son propos en disant que non, elle n'était pas enceinte, qu'elle avait juste attraper une broutille qui passerai dans quelques jours, mais malheureusement elle ne pouvait plus se sortir cette idée de son esprit. Elle compta les semaines, les mois, essayant de calculer à toute vitesse si c'était possible, l'angoisse commençait à monter. Charline semblait comprendre ses peurs, elle déposa une main amicale sur son épaule, ce simple contact suffit à la calmer suffisamment pour revenir à la réalité.
- Rentrez chez vous et reposez-vous.
Jenny la remercia d'un signe de la tête, rejoignant au plus vite Travis qui l'attendait dans la voiture, prévenue de son arrivée précoce.
- Je vous ramène ?
- Oui, mais avant j'ai une course à faire.
Jenny faisait les cents pas dans sa salle de bain, entreprenant des allez retour rapide et régulier, trifouillant la petite barre de plastique entre ses doigts. Elle était entrée dans la pharmacie de garde la plus proche, prit le premier test qu'elle trouva et repartit aussitôt, elle ne voulait pas prendre le risque de croiser une connaissance même à cette heure tardive. Pendant cinq minutes, elle était restée planté devant la boîte en carton en se disant que c'était complètement stupide. Être enceinte, et puis quoi encore ? C'était improbable, le test serait négatif et tout redeviendrai normal. Elle avait chassé les preuves qui lui indiquait le contraire, son retard ainsi que ses nausées, le fait de ne pas s'être protégé, c'était la fatigue et le stress rien de plus, elle ouvrit finalement la boîte, bien décidé à en finir au plus vite.« Devoir pisser sur un bout de plastique à vingt-trois heures après un dîner catastrophique à la maison blanche… J'y crois pas. » avait-elle pensé
C'est comme ça qu'elle s'était retrouvée à faire les cent pas sur le carrelage de la salle de bain, sa robe glissant sur le sol sans ses talons, ses pieds devenant froid sur le revêtement blanc et glacé, mais elle s'en fichait. Pendant qu'elle attendait, elle ne pouvait se sortir les images de cette fameuse nuit, leur étreinte tellement intense et soudaine, ce sentiment de culpabilité qui la suivait partout… Sa montre indiqua que le temps impartit s'était écoulé, un poids tomba dans son estomac, un stress énorme, un sentiment encore inconnu. Ses mains tremblante retournèrent le test avec fébrilité. On aurait dit qu'un train venait de la percuter de plein fouet, deux simple petites barres venait de la ravager intérieurement. Positif...Choquée, Jenny s'appuya sur le rebord du lavabo pour éviter de perdre l'équilibre, croisant son regard horrifié dans le miroir. Une vague de chaleur la parcourut, son cœur battaient comme un batteur s'acharnant sur son instrument. Dans un geste de colère et d'impuissance, elle fît table rase de la surface du meuble envoyant valser ses affaires dans un bruits de verre brisé, bouteille de parfum et maquillage éclaté au sol. Elle n'arrivait plus à respirer, sa poitrine était tellement serrée, ses muscles venait de se tétaniser d'un seul coup. Sans aucunes forces, Jenny se laissa glisser le long de la porte close. Les larmes coulaient sans restriction sur ses joues creusée par la fatigue, s'écrasant lourdement sur ses genoux recroquevillé sur sa poitrine. Ses sanglots emplissaient la pièce tandis que les rayons d'une lune d'hiver s'abattaient sur son corps roulé en boule sur le carrelage froid.
Fin du flash back
Jenny secoua la tête comme pour chasser ces sentiments de peur et d'angoisse qu'elle avait ressentit. Un chamboulement de plus dans sa vie, sur le coup Jenny avait décidée de ne rien dire, elle avait eu peur, peur de la réaction de ses supérieurs, peur de celle de Gibbs. La prise de sang le lendemain l'avait achevée, ça avait été la confirmation la plus dure de sa vie. Bien sûr qu'elle avait pensé à arrêter cette grossesse, retrouver sa vie, mais le pays n'était pas très ouvert malgré une autorisation dans certains états, et elle n'aurait pas pu faire ça sans en parler à Gibbs, c'était inconcevable. Mais aussi, au fond d'elle, elle le voulais cet enfant, et ça depuis des années, sa carrière avait juste prit le dessus sur ses envies de famille. Heureusement, les choses s'étaient néanmoins plutôt bien arrangé après l'affaire Clark, un peu étrange comme façon d'apprendre sa paternité et finalement, cette erreur était peut être la meilleure chose qui leur soit arrivé. Une voiture se gara dans l'allée, puis un bruit de portière et enfin une porte qui s'ouvrit sur un agent qui venait de finir sa journée de travail. Jenny remis la boîte à sa place sur l'étagère et retourna s'asseoir tranquillement sur le canapé.
- Bonjour.
- Bonjour, alors cette journée ? Demanda t-elle comme si de rien était.
Il s'approcha d'elle, jusqu'à s'asseoir à ses côtés.
- Tu ne penses vraiment qu'au travail.
- Quoi, je veux juste savoir si tu as passé une bonne journée, rien de plus.
- Mmm… C'était une journée calme, sans enquêtes, sans meurtres.
- Et Léon ? Il s'en sort bien ?
Gibbs l'a regarda avec un sourire légèrement moqueur, décidément elle ne lâchera jamais prise.
- Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Arrête de te prendre la tête avec l'agence, ton remplaçant se débrouille bien.
Elle parût un peu déçu de sa réponse, peut être parce qu'elle n'était pas derrière son bureau, le plus important était bien sûr que l'agence continue de rouler, avec ou sans elle.
- J'en ai marre d'être enfermée ici à ne rien faire, je n'aime pas me sentir inutile.
- Tu n'es pas inutile Jen, bien au contraire. Rétorqua t-il en posant sa main sur son ventre, un geste qu'elle appréciait de plus en plus.
Quelque chose avait changer dans le regard de Gibbs depuis son passage à l'hôpital, une douceur qu'elle connaissait peu, une inquiétude bienveillante, un cocon rassurant dans lequel elle pouvait se laisser aller comme quand leur relation était au beau fixe en Europe. Elle tenait toujours le test entre ses doigts, pour une bonne raison.
- Normalement, on l'annonce comme ça.
Ses yeux restèrent fixé sur le mince objet blanc qu'il prit doucement entre ses doigts.
- Tu l'as gardé ?
- A vrai dire, je pensais l'avoir jeté…ça a été tellement difficile.
- Tu aurait pu venir me voir, j'espère que tu en as conscience.
- Oui...mais j'étais tellement...tellement perdu…
- J'imagine, mais tu n'avais pas à vivre ça toute seule.
La veille rengaine qu'ils avaient souvent éprouvé l'un envers l'autre, et ça depuis plusieurs années maintenant semblait diminuée, une chose inhabituelle jusqu'à présent, voir même inquiétante. Un coup vif dans les côtes lui coupa la respiration.
- Ouaw...Tu as sentit ?
- Il a déjà un sacré crochet du droit – Gibbs se pencha en avant pour que sa bouche se retrouve à seulement quelques centimètres du ventre rebondit – Dis donc toi, il faut arrêter d'embêter ta mère.
- Jethro, tu crois vraiment qu'il va t'écouter ? Ricana Jenny.
- J'en suis sûr. Dit moi, ça te dirais d'aller dîner quand tout sera finit ?
- Je rêve ou tu viens de m'inviter au restaurant ?
- C'est possible oui.
Jenny se mordit la lèvre inférieur, sa réponse allait le décevoir.
- Écoute, j'apprécie ce que tu fais pour moi et pour le bébé, mais je ne suis pas sûr de vouloir qu'on aille plus loin tous les deux.
- Pourquoi ça ?
- Parce que je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
- Quand on a fait l'amour tu ne pensais pas non plus que c'était une bonne idée, mais ça nous à plutôt bien réussi.
Elle esquissa un sourire en coin légèrement exaspéré. Elle plongea son regard vert dans le sien.
- J'ai besoin de temps Jethro.
- Ouai, je comprend. Répondit-il un peu déçu mais pas achevé. En attendant, la crevette s'agite toujours.
- Tu vois je te l'avais dit, il n'en fait déjà qu'à sa tête.
Gibbs se pencha en avant pour poser ses lèvres sur l'endroit ondulé et remuant du tissus tendu de son ventre. Elle s'était figé, prise de cours par son geste et surtout par l'envie de passer une main dans ses cheveux gris, mais se retint, en échange elle préféra répondre par l'humour.
- Tu te ramollis Jethro, rigola Jenny stupéfaite par sa douceur inhabituelle.
Ils rigolèrent tous les deux devant ces petits gestes irréfléchit et spontané qu'ils avaient eu la surprise de découvrir en eux, cette petite part de folie. Une délicieuse odeur de pommes de terres sautées s'éleva dans l'air.
- Ça sent bon, Noémie a encore fait des miracles.
- Non, ce n'est pas elle.
- Attends, tu as cuisiné ?
- Pour que ça sente aussi bon ? Pas moyen.
- Alors c'est qui ?
Pas besoin d'attendre la réponse qu'un homme en tablier blanc taché entra dans la pièce.
- C'est moi, salut Leroy.
Ses yeux s'écarquillèrent en grand, il fît cette chose quand il ouvre la bouche mais qu'aucuns son de sort, le genre de truc qui signifiait « c'est quoi cette embrouille ? ». Il regarda alternativement son père, puis Jenny qui resta tranquillement assise une lueur d'amusement embellissant ses traits.
- Papa ?
- Oui c'est toujours moi ça n'a pas changer.
- Mais enfin qu'est-ce que tu fais ici ?
- Suite à ton bref message sans plus d'explications, j'ai décidé de venir voir ce qu'il en était.
Jenny lui envoya un sourire.
- Je vais vous laissez seuls un moment, mr Gibbs…
- Appelez-moi Jackson.
- ...Jackson, vous restez dîner ce soir.
Elle se leva et sortit de la pièce, laissant le père et le fils face à face, deux paires d'yeux bleu se fixaient l'un dans l'autre.
- Tu aurais pu prévenir, je serai venu te chercher à l'aéroport.
- Si je t'avais dit que je venais, tu aurais sans doute trouvé un prétexte pour que reste au magasin, et je suis venu en taxi.
Gibbs junior soupira lentement, il s'avança et dans un élan de bienveillance extrême il prit son père dans les bras.
- Je suis content de te voir papa.
- Moi aussi fiston, lui répondit Jackson en le serrant à son tour.
Cette étreinte ne dura que quelques secondes, mais c'était suffisant pour eux.
- Et je te félicite, elle est sublime.
- Je ne vais pas te contredire.
- Elle a une chose que ta mère possédait aussi ?
- Ha bon ? Quoi ?
- Le fait d'arriver à te supporter.
Gibbs pouffa, décidément son père n'avait pas changer.
Il ne pouvait pas finir cette conversation sans aborder la question que Jenny s'était posé en amont.
- Tu tiens le coup ?
- Oui, je crois.
- Elles seront toujours là Leroy, le fait que tu reconstruises une famille ne veut pas dire que tu les trahis, tu as le droit d'être heureux et je suis sûr que c'est ce que Shanon et Kelly voudraient.
Son père avait appuyé sur le point sensible, bien évidement qu'il pensait à elles en permanence, les deux femmes de sa vie. Avec l'arrivée du bébé, des tonnes de souvenirs lui étaient revenu en mémoire, mais il avait préféré les garder pour lui, comme toujours, et il ne comptait pas les ressortir comme un patient attendant son psy. Une part de lui éprouvait des doutes, de gros doutes sur l'avenir, et l'autre était sûr de la vie qu'il voulait pour cette nouvelle famille. Il espérait que dans les jours à venir, cette dernière prendrait les devant. Sans ajouter un mot il acquiesça.
- Bon alors dit moi, - commença Jackson d'un air enjoué laissant les sujet du passé derrière - je vais avoir un petit fils ou une petite fille ?
- Aucune idée.
La soirée s'était déroulée dans la bonne entente, un dîner succulent proposé par Gibbs senior qui avait subjugué Jenny. Ils avaient discuté de tout et de rien, des souvenirs d'enfance de Jethro, pour son plus grand damne, mais pour le plus grand plaisir de Jen. Elle le découvrait encore un peu plus, malgré les années de cohabitations, et au fond d'elle ça l'avais touché, découvrir cette pars de lui encore inconnu. Après ces instants nostalgique, Jenny avait insister pour qu'il reste dormir à la maison, chose que Gibbs junior partageait. Sous la pression, il accepta, il fallait en profiter, la chambre d'ami ne s'était pas encore transformé en nurserie. Un simple soir, mais une rencontre incroyable.
Il était repartit dès le petit matin, resté loin de sa boutique une journée était déjà compliqué, et puis il aimait sa petit ville de Pennsylvanie beaucoup plus calme que la ville bruyante de Washington. Il enlaça Jenny tendrement, puis son fils qu'il félicita encore avant de prendre son taxi.
- Ton père est quelqu'un de bien.
- Ouai, je ne peux pas dire le contraire.
Sans prévenir, elle se mit à pleurer, chose rare il y a encore quelques mois.
- Heu...ça va ?
- Vous vous ressemblez tellement…
- En quoi c'est triste ?
- Mais j'en sais rien… Dit-elle en attrapant un mouchoir sur son buffet.
- J'avais oublié les effets des hormones.
- Tu as dit quoi ! Dit le si je suis chiante !
- J'ai jamais dit ça.
- C'est ça oui, fait pas l'innocent.
- Mais…
- Je remonte me coucher.
Et elle partit donc, comme ça, dans sa chambre pour se reposer. Gibbs ricana, décidément le système hormonales était impressionnant, encore quatre mois à tenir.
...
Le soir juste avant son rendez-vous de contrôle, il l'avait retrouvé exténuée, pâle comme un linge. Avec le traitement, les douleurs avaient disparut c'était déjà un bon point, il espérait cependant que sa fatigue extrême n'avait rien à voir avec son séjour à l'hôpital mais bien à la grossesse elle même. C'est dans le canapé du salon qu'il découvrit Jenny, à moitié endormis en position semi assise. Il s'approcha alors doucement et décida de la porter jusqu'à sa chambre pour qu'elle puisse se reposer plus convenablement. Sans à-coups Gibbs la déposa dans les draps soyeux et confortable. Il pensait ne pas l'avoir réveillé et entrepris de remonter la couverture quand elle ouvrit les yeux.
- Bonsoir Mme la directrice
- Bonsoir agent Gibbs. Puis-je savoir ce que vous faite dans ma chambre ?
- J'ai cru bon de ne pas vous laissez dormir dans votre salon madame.
- Bonne initiative.
Il lui sourit, fatiguée mais toujours assez d'énergie pour rentrer dans le jeu.
- Je vais vous laissez dormir à présent, bonne nuit madame.
- Jethro ?
- Oui madame ?
- Tu pourrais peut être...dormir ici cette nuit, avec moi.
- Si c'est ce que vous souhaitez.
Alors il prit place à son tour dans les draps moelleux. Il avait sentit son besoin d'être rassurée, même si elle ne le dirais jamais, avant le rendez-vous de demain matin, lui aussi appréhendait. Gibbs se plaça derrière Jen qui s'était tourné sur le côté gauche. Il plaça alors son bras autour de sa taille, la main posé sur son ventre, tandis qu'elle s'était déjà rendormit. Il était bien.
Et voilà pour ce LONG chapitre, bientôt la fin ! Alors ? Un commentaire ?
