Et voilà, le dernier. Je m'excuse d'avance je suis très fatiguée ces derniers temps, alors les fautes sont de sortie et les dialogues sont introduit de façon minime.
Bonne lecture !
Tous le monde était en ébullition, les employés courraient d'un bout à l'autre de l'agence avec des piles de dossiers sur les bras ou un téléphone à l'oreille. Un rush intense qui affectait chacun d'entre eux, sans exception. L'équipe de Gibbs n'était pas épargnée, les affaires se suivaient à un rythme intense, ils leur arrivaient même de dormir aux bureaux quand il le pouvait. Aujourd'hui, l'enquête sur le meurtre d'un jeune marine était sur le point de s'achever. Le coupable avait été identifié, Lisa Prague, ex-petite amie et experte dans le maniement des armes anciennes. Mais cette jeune femme n'en était pas à son premier crime, étant aussi une grand pro des nouvelles technologies, elle avait réussi à dérober des informations sensible au sein du département de la sécurité intérieure. Grâce à l'avis de recherche émis par le NCIS avait porté ses fruits, elle avait été repérée dans un train qui devait arrivé à New York, avant qu'un avion ne la transporte à Mexico. Il fallait donc faire vite, mais la sécurité intérieur insistait pour l'arrêter eux même, se « ventant » d'avoir la priorité sur les faits qui avaient eu lieu avant le meurtre du marine. Il fallait donc trouver un terrain d'entente en mois de quatre heure. Et pour cela, c'était Jenny qui entrait en jeu. Elle arriva au MTAC cinq minutes en avance afin de discuter avec l'agent chargé de l'affaire du côté intérieur. Cinq minutes qu'elle prit pour souffler et s'asseoir. A huit mois de grossesse, les fauteuils étaient ses meilleurs amis, se déplacer rapidement était devenu...disons...incompatible avec son job, surtout que cet enfant s'amusait à danser la zumba h24. Jenny tenta de le calmer en massant les endroits bossus où les coups était les plus présent, elle aimait ces petits moment, sentir un pied ou bien une main.
- L'agent est là directrice. Annonça l'informaticien.
- Bien, mettez-le en ligne. Répondit-elle en se relevant difficilement. Le nom de cet agent ?
- L'agent du département de la sécurité Mann madame.
- Mann ? S'interrogea Jenny à voix haute.
- En effet c'est mon nom. Bonjour directeur.
Elle leva la tête vers le grand écran où un visage familier était apparut, une femme avec une chevelure blonde, un regard assuré.
- Colonel Hollis Mann, ou dois-je vous appelez agent Mann dorénavant.
- Oui en effet c'est mon nouveau statut.
- Votre retraite ne vous a pas plu ?
- Disons que c'est bien un certain temps, mais l'ennui revient vite. Il y a des choses qui changent, vous être bien placé pour le savoir.
Son regard tomba sur le ventre bien arrondit de Jenny qui suivit son regard, sur ce coup là elle n'avait pas tord, beaucoup de choses avaient changé.
- Mes félicitations
- Je vous remercie.
- Alors comme ça Gibbs et vous ..?
Jenny émit un léger sourire.
- Ma vie privée ne vous regarde en rien, agent Mann.
- Oui ça va de soit.
- Si nous en avons finit avec les retrouvailles, venons en aux faits. Lisa Prague.
- Nous avons la priorité sur son arrestation.
- Sous quels argument ?
- Les informations dérobées sont des données sensible sur la sécurité de bâtiments important.
- Mais encore ?
- Nous avons la priorité sur la datation des faits, le meurtre a eu lieu en second plan.
- Second plan ? Un homme a été tué agent Mann, un jeune garçon de vingt ans dont la famille demande des réponses légitimes et l'arrestation de son meurtrier. Dite-moi agent Mann, cette arrestation ne serait-elle pas un moyen de redorer le blason du département de la sécurité ?
- En aucuns cas.
- Si nous ne trouvons pas un accord rapidement je devrais en informer le secrétaire d'état à la Navy.
- Et pendant ce temps là, Lisa Prague sera déjà loin.
Jenny avait sursauté faiblement, le souffle court, une douleur venait de la perturbée. Elle massa la zone endolorit située sur le bas du ventre et souffla lentement, essayant de rester discrète.
- Alors laissez nous l'arrêté. Reprit Jenny.
La fin de sa phrase se perdit légèrement suite à la douleur qui persistait. Comme une décharge électrique qu'elle commençait à connaître.
- Il va falloir négocier.
- Nous sommes dans le même camps, savoir qui va lui mettre le grappin dessus est purement stupide…
Cette fois-ci, elle ne pu pas cacher le petit rictus qui traversa son visage. Il fallait qu'elle s'allonge pour que les contractions passent et donc abandonné les discussions avec Hollis. Heureusement pour elle, une solution n'était jamais loin.
- Agent Mann, je suis navré mais je vais devoir écourter notre conversation. Vous comprendrez sans doute que dans mon état actuel, je dois penser à ma santé avant tout.
- Je comprend directeur, cependant nous devons prendre une décision.
- Ce n'est pas parce que je dois m'allonger un instant que je vais laissez Lisa Prague s'en sortir. Vous allez coopérer avec l'agent Gibbs pour trouver la solution adéquate. Ça vous fera une occasion pour parler du passé.
- Le présent me suffira.
Un regard suffit entre les deux femmes pour rompre la conversation. Jenny sortit du MTAC et se pencha au dessus de la balustrade, heureusement pour elle, l'équipe complète s'affairait au travail dans les bureaux. Elle n'eut qu'à appeler « agent spécial Gibbs ! » pour que ce dernier réagisse et monte les escaliers.
- Jethro, j'ai besoin que tu me remplace au MTAC. Lui expliqua t-elle en régulant sa respiration comme elle le pouvait.
- Ça ne va pas ?
- J'ai des contractions de fatigue.
- Tu as besoin de quelque chose ?
- Non, j'ai juste besoin de m'allonger un moment que ça passe.
- Très bien, je prend le relais.
- Merci, il faut trouvez un terrain d'entente au plus vite, dit lui que nos agents son déjà prêt à intervenir et si ça ne suffit pas, laisse les faire, mais exige un interrogatoire dans nos locaux.
- Ce sera tout ?
- Bonne chance, tu risques d'être surpris.
Il fronça un sourcils avant de scanner son œil, les surprises c'était pas trop son truc. Soulagé de ne pas laisser cette affaire sans solution même si elle aurait préféré régler ça toute seule, elle entra dans son bureau, déposa les dossier qu'elle tenait sous son bras et alla s'allonger sur le canapé, bien pratique finalement. Hollis Mann, elle s'attendait à tout sauf à ça, une femme de caractère à qui elle avait proposé un poste ici, au ncis, qu'elle avait refusé. Une femme qui faisait aussi partit du passé de Gibbs qui avait d'ailleurs réveiller en elle un instinct de jalousie. Le bébé avait arrêté de gigoter, les douleurs se calmèrent doucement mais sûrement. Dans dix minutes elle pourrait reprendre le travail jusqu'au terme, prévu dans un mois, un seul petit mois et rien encore n'était finit pour son arrivé, seulement le stricte nécessaire, il allait falloir résoudre ce problème dans les jours à venir. Cependant voilà, dix minutes plus tard, les douleurs étaient revenu avec une intensité augmentée par rapport à tout à l'heure, ses exercices de respirations fonctionnaient à moitié mais l'aidaient quand même à la calmer. Un temps seulement, une puissante contraction arriva d'un seul coup, elle crispa ses mains sur la matière ferme du canapé, serrant les dents au maximum pour ne pas hurler, les muscles crispés sans pouvoir bouger.
A ce moment précis, elle devait bien émettre l'hypothèse que ces contractions n'avaient aucun lien avec le stress, ou encore la fatigue. Une fois la douleur partiellement atténuée, elle parvint à se redresser en position assise. Jenny sentit de l'eau couler en abondance le long de ses cuisses.
- Ho bon sang, murmura t-elle pendant que son cœur accélérait.
Elle venait tout bonnement de perdre les eaux, là, dans son bureau.
- Ok...ok, on reste calme.
Elle parvint à attraper son téléphone posé sur la table basse quelques minutes auparavant, un numéro lui suffisait.
- Tu m'appelles pour savoir si j'ai bien négocier avec Hollis ?
- Non... c'est le cadet de mes soucis.
Gibbs entendit sa respiration saccadé dans le combiné du téléphone.
- Jen ?
- Monte immédiatement.
Et elle raccrocha sous la pression d'une autre contraction aussi violente que la précédente, elle se plia littéralement de douleurs, respirant comme elle le pouvait, posant une main sur son ventre durcit, l'autre agrippant l'accoudoir du canapé. Il ne fallut à Gibbs que trente seconde pour parcourir la distance open space – bureau, ouvrant la porte avec force devant une Cynthia incrédule qui soupira encore pensant qu'il était encore sujet à un accès de colère. Gibbs découvrit une Jenny à moitié sur le canapé, inspirant et expirant lentement. Il se dépêcha de la rejoindre.
- Jen, qu'est ce qu'il se passe.
- Jethro...j'ai perdu les eaux...
Gibbs constata en effet le liquide qui recouvrait la moquette sombre. Il marqua un temps d'arrêt pour assimiler la situation, c'était LE moment.
- C'est beaucoup trop tôt...c'était prévu dans quatre semaines…
- Jenny regarde moi.
Il attrapa son menton avec douceur pour le tourner vers lui, jusqu'à ce que leur regards se croisent.
- ça va bien se passer, ok ?
- Ok.
- Tu peux te lever ?
- Ouai je crois.
Gibbs enroula son bras autour de sa taille et l'aida à se relever, il sentit la réticence au mouvement de son corps endoloris. Jenny s'appuya sur lui, elle n'avait pas vraiment le choix et sa présence était plus que nécessaire malgré le fait qu'elle n'aimait pas se reposer sur quelqu'un. En voyant Gibbs rentrer comme une furie dans le bureau directorial et refermer la porte avec nonchalance, Cynthia lui avait lancé un regard noir dans son dos, persuadée que cet agent impulsif avait encore usé de son rejet des règles pour rentrer sans frapper. Qu'elle fût sa surprise quand, dans l'encadrement de cette même porte, elle vît l'agent senior soutenant une directrice fatiguée.
- Directrice Shepard, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Cynthia, j'ai besoin que vous contactiez le directeur assistant Vance, transférez la totalité de mon emploi du temps sur le sien, prévenez le qu'à partir d'aujourd'hui, c'est lui qui prend les commandes. Lui répondit Jenny sans répondre à sa question.
- Bien madame.
La secrétaire ne posa pas plus de question, elle avait compris le pourquoi du comment.
- Bon courage. Leur lança t-elle alors qu'ils passaient la seconde porte qui donnait sur le palier.
- Attend. L'interrompit-elle en se stoppant net
Une forte douleurs, plus intense encore que les précédente se diffusa dans son dos et ses jambes. Elle agrippa des deux main la barrière de fer qui entourait l'étage tout entier donnant sur l'open space, se penchant en avant, afin d'étirer son dos endoloris par cette contraction particulièrement violente. Elle inspira et expira, essayant de supporter le tiraillement qui lui déchirait les muscles. Elle laissa échapper un gémissement de douleur, crispant un peu plus ses mains sur la surface froide. Gibbs se retourna et posa instinctivement sa main sur son épaule.
- Me touche pas ! S'exclama t-elle en criant presque.
Il l'a lâcha et recula d'un pas, la laissant gérer toute seule comme elle le lui demandait. Impuissant, voilà ce qu'il était, et ça c'était une sensation qu'il haïssait au plus haut point, ne rien pouvoir faire pour l'aider. Elle n'avait pas voulut le renvoyer balader comme ça mais elle devait se concentrer.
D'en bas, l'équipe de Gibbs avait levé la tête, comme à peu prêt tous les employées présent qui regardaient la scène avec insistance, avec un regard interrogateur.
- Vous attendez qu'il neige ou quoi ? Retournez bosser. Les interrompis Tony.
La petite foule qui s'était formée se dispersa sous le regard noir de DiNozzo, mais aussi de Ziva qui avait toujours la réputation d'une tueuse sanguinaire.
- Je crois qu'on va pas tarder à voir le Gibbs Junior. D'après vous il va naître avec une tasse de café dans les mains ?
Une vague d'air vint lui rafler la nuque, avant qu'une grosse tape lui arrive derrière la tête.
- Aïe, Ziva pourquoi tu me frappes ?
- C'est pas le moment de faire des blagues Tony.
Et sans attendre sa réponse, elle se dirigea vers les escaliers.
- Attend moi, répondit-il en se frottant toujours la tête.
- Heu et moi je fais quoi ? Demanda McGee qui les regarda partir.
- Monte la garde MgGolden.
Là haut, la situation n'avait pas changé, la douleur était encore là même si elle s'atténuait petit à petit. Gibbs était resté à côté d'elle sans bouger, sans parler, la laissant gérer elle même la situation dans laquelle elle se trouvait. Ziva et Tony arrivèrent bientôt sur le plateau. Lui resta à l'écart, comme s'il avait peur d'être de trop, ou alors sa phobie des enfants en faisait partie, à croire que même s'ils n'étaient pas encore né, ça réveillait en lui un sentiment de recul.
- Gibbs est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Demanda Ziva qui voulait se rendre utile.
- Avancez une voiture devant l'entrée, Jen tu peux marcher ?
- Jethro…
Entendant l'inquiétude dans sa voix, il se rapprocha et l'enlaça délicatement. Cette fois-ci elle le laissa faire. Peu importe ce qu'ils avaient traversé, peu importe les disputes, ancienne ou récente, peu important les ruptures et les réconciliations, elle avait besoin de lui.
- Je suis là, je suis là.
- Jethro...on aura pas le temps...
Ziva qui avait commencé à descendre les escaliers s'arrêta net.
- Comment ça ? Demanda Gibbs.
- On aura pas le temps d'aller à l'hôpital...Je crois qu'il arrive.
- Quoi ? Maintenant ?
- Oui maintenant…
Le cœur de Gibbs rata un battement. Il devait réfléchir, et vite. Il n'y avait qu'une seule solution, Ducky.
- DiNozzo, prévient Ducky qu'on descend.
- Ok patron. Répondit-il en se précipitant vers l'ascenseur
- Et prends les escaliers !
Il tourna sur lui même et descendit les escaliers en courant.
- Tony ? Demanda McGee qui se demandait bien ce qu'il se passait.
- Appelle une ambulance, la directrice va accoucher.
- Quoi ? Ici ?
- Non chez toi. Oui ici McGee.
A l'étage, Ziva avait aider Gibbs à transporter Jenny dans l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, une autre contraction arriva. Instinctivement, elle se retourna vers Gibbs et plaça ses bras autour de sa nuque.
- Respire Jen.
- Bon sang...ça fait tellement mal…
- Plus que la balle dans la cuisse en ex République Tchèque ? Tenta t-il pour essayer de lui faire penser à autre chose.
- Tu n'as pas idée...
Ses mains sur ses hanches, il l'accompagnait dans la balancement du bassin qu'elle effectuait pour essayer de supporter la douleur. Ziva essayait de se faire toute petite, afin de les laisser dans leur bulle.
En salle d'autopsie, Ducky avait été prévenu par un Tony essoufflé. Il s'empressa alors de préparer une table avec une multitude de matelas, de couverture chaude, tout ce qu'il pouvait trouver pour que la table dure et froide soit plus confortable. Il n'oublia pas non plus de monter le chauffage au maximum, si un bébé devait arriver ici, la température plutôt fraîche de la pièce n'était pas appropriée. De toute évidence, une salle d'autopsie en général n'était pas un endroit pour une naissance. La cloche de l'ascenseur retentit, Ziva sortit le première suivit de Gibbs qui supportait toujours Jenny par la taille.
- Installe là ici, lui indiqua Ducky. Mr Palmer, apportez moi des serviettes propres et de l'eau chaude.
La table d'autopsie ne ressemblait plus à a matière dure et froide qui servait à ausculter les différents cadavres qui passaient ici, on aurait plus dit un lit d'hôpital avec un fin matelas, des couverture et même un oreiller trouvé en hâte sur l'une des étagères.
- Quand on débuté les contractions ?
- Il y a une heure environ...mais c'était pas aussi douloureux, ni aussi rapproché.
- Vous avez perdu les eaux il y a combien de temps ?
- Il y a, à peu près dix minutes. Ducky, pourquoi ça va aussi vite ? C'est beaucoup trop tôt.
- Dans le jargon médical, on appelle ça des bébés « boulets de canons », on ne sait pas trop pourquoi ces bébés naissent aussi vite, mais certaine études montrent que certains paramètres peuvent déclencher ce genre d'accouchement.
- Comme l'âge ? Demanda t-elle.
- Hum...en effet c'est un des critère, et pour ce qui est du terme, seul votre corps décide du moment qui lui semble le mieux, vous n'avez rien à vous reprochez. Je m'excuse d'avance mais je vais devoir regarder.
- Faite ce que vous avez à faire docteur.
- Bien, les gens qui n'ont rien à faire ici c'est dehors. Mr Palmer vous restez, j'aurais sûrement besoin de vous.
Ziva et Tony sortirent de la pièce. La porte enfin fermée, Ducky pu enfin faire ce qu'il avait à faire, devant un Palmer légèrement mal à l'aise qui aurait volontiers quitter la salle avec les autres. Gibbs aida Jenny à enlever son pantalon ainsi que son sous vêtement, pendant que Ducky étendit un drap sur ses jambes. De nouveau, une horrible douleurs lui parcouru le bas du ventre, elle agrippa le poignet de Gibbs avec une force incroyable, tellement fort qu'une trace bleue commençait à se dessiner sous ses doigts. L'ensemble de ses muscles se crispèrent, comme ils le faisaient toute les minutes maintenant. Depuis le début, Jenny s'interdisait de crier, elle voulait rester forte jusqu'au bout sans laisser paraître quoi que soit. Cependant la douleur devenait insupportable et exprimer son mal être par des sons devenait vital. C'est ainsi que pour la première fois elle laissa sa douleur s'exprimer par des cris contrôlé.
- Respire, lui répéta Gibbs.
Facile à dire pensa t-il, mais que pouvait-il faire d'autre pour la soulager ? Absolument rien.
- En effet cet enfant est pressé, je vois déjà la tête. Constata Ducky en enfilant une paire de gants chirurgicaux bleu.
- Jethro...
- Ça va bien se passer, je suis là. Tu as déjà fait ça Ducky ?
- Des accouchements ? Deux dans ma carrière au service de médecin sans frontières, mais chaque naissances est différente et présente son lot de surprise et de risques.
Ducky était prêt, Palmer en retrait mais sur le qui vive.
- Maintenant directrice Shepard, il va falloir m'écouter. A la prochaine contraction, vous poussez.
- Donnez-moi des dossiers à remplir, ça je sais faire…
- Vous allez y arriver, votre corps sait d'instinct ce qu'il faut faire, faite lui confiance. Prenez une grande inspiration.
Elle inspira profondément comme demandé par le seul ici qui possédait les compétences requises.
- Bien, allez on y va.
Abby venait de rejoindre Tony et Ziva amassé dans le sas de la salle d'autopsie, nerveuse et inquiète. Elle avait croisé McGee qui attendait l'équipe de soin aux abords de l'ascenseur. Il lui avait expliquer ce qu'il était en train de se dérouler au sous sol, c'est comme ça qu'elle s'était retrouvé en compagnie de ses deux collègues, à attendre, à espérer que tout se passe bien. Les minutes semblaient durer des heures, Tony passait le temps sur son téléphone à jouer à « tetris » pendant que Ziva et Abby attendaient en silence, quelque fois perturbé par un cris venu de l'autre côté du mur.
- Je crois que ça s'active. Constata Ziva dix minutes plus tard.
Par la petite fenêtre de la porte, des silhouettes en mouvements, faisant des va et viens, des bruits de pas précipité, seul bruits audibles.
Dans la salle d'autopsie transformé en maternité improvisée, Jenny reposa sa tête brusquement sur le cousin, épuisée, des gouttes de sueurs perlant sur son front, mais heureuse. En effet, elle avait réussi, avec l'aide moral de Gibbs, elle y était parvenu, non sans mal. Leur enfant était enfin là, après huit mois d'attente, huit mois d'inquiétude et de difficultés, tout aller pouvoir commencer. C'est dans un silence anormal qu'ils se retrouvèrent, quelque chose clochait, c'était calme, trop calme. Ducky tenez le bébé dans ses mains toujours caché par le drap, il faisait des gestes rapides avec un visage neutre.
- Ducky...Ducky je peux voir mon bébé ?
Il ne répondit pas, concentré sur les premiers soins. Gibbs compris que quelque chose n'allait pas. Jenny réalisa et commença à paniquer.
- Pourquoi il pleure pas ? Ducky…pourquoi il respire pas…répondez moi je vous en prit
Sans plus d'explications, le docteur Mallard prit l'enfant et l'emporta sur la table la plus éloignée de celle où se trouvait Jenny, dos à cette dernière.
- Mr Palmer, la pompe à oxygène.
- Tout de suite docteur.
Ducky remercia intérieurement son ami médecin d'avoir oublier ce matériel médical la dernière fois qu'il lui avait rendu visite, mais il aurait aimé ne jamais s'en servir.
- Ducky je vous en prit…
Elle commença à s'agiter, son corps secoué de spasmes, des larmes de profonde angoisses coulant le long de ses joues. Elle voulait comprendre pourquoi on ne lui avait pas donner son enfant, pourquoi il ne pleurait pas. Gibbs ne l'a laissa pas faire, il posa l'une de ses mains sur son épaule pour l'empêcher de se lever, l'autre resta dans sa main fébrile.
- Reste tranquille Jen. Chuchota t-il doucement.
- Jethro...je veux mon bébé… sanglota Jenny
- Je sais...je sais, moi aussi. Ducky s'occupe de lui, tout va bien se passer.
- Pourquoi...pourquoi rien ne se passe jamais comme prévue ?
- Parce qu'on est imprévisible, tu te souviens.
Il caressa ses cheveux, tandis qu'elle enfouissait sa tête contre son torse, cherchant désespérément un réconfort pour comblé le vide qui se créait seconde après seconde. Gibbs resta impassible, mais au fond de lui, la crainte de perdre à nouveau un enfant était horrible, il ne voulait pas revivre une telle épreuve, il restait fort pour Jen, la berçant dans ses bras. Au loin, les deux silhouettes s'activèrent toujours autour du nouveau né.
- Allez mon grand, allez. Chuchota Ducky en frictionnant le nouveau né.
Et, comme un feu d'artifice un soir de fête nationale, un cri puissant remplis de vie s'éleva et remplit la pièce, rebondissant avec éclats sur les murs. Un cri libérateur. La respiration de Jenny s'arrêta durant une seconde, le temps pour elle de réalisé que c'était bien son bébé qui pleurait. Soudainement, la peur fît place au soulagement, les pleurs par des rires saccadés et légers. Ziva, Tony et Abby soufflèrent enfin derrière leur porte vitrée, réjouit que le silence soit enfin rompu.
Ducky emmitoufla le nouveau né dans des serviettes propres, il était ému de voir la vie dans cet endroit, habituellement réservé aux corps sans âmes. Un petit miracle.
- Bonjour petit être, ravis de faire ta connaissance, lui murmura t-il en le prenant délicatement dans les bras.
- Il va bien ? Demanda Jenny.
- Je crois que lui aussi a été un peu surpris par cette arrivée éclaire, mais c'est un petit bonhomme très vif.
- Un garçon, Jethro c'est un garçon.
Ducky le déposa délicatement sur le chemisier de Jen, ce fût le premier regard quel posa sur son fils qui pleurait vigoureusement. La chaleur de ce petit corps fragile lui suffit pour écarter toute la peur qu'elle ressentait depuis maintenant huit mois, le crainte de le perdre venait de disparaître, parce qu'il était là.
- Bonjour petit ange, chuchota Jen en caressant se petite tête brune, à bout de force.
Gibbs prit un tabouret et s'assit à cotés d'eux, ne pouvant diriger sont regard autre part que sur son fils. Son fils, un mot complètement fou et qui pourtant devenait concret. Il remarqua le visage épanouit de Jen, émerveillée et heureuse, tout simplement. Après Clark, l'affaire avec Tony, ses problème de santé, elle était enfin sereine, il redécouvrait la Jen qu'il avait connu, une femme droite dans ses bottes, avec sa sensibilité qu'elle cachait par pudeur. Aujourd'hui c'était devenu une mère, une maman et lui un père, un papa. Si Gibbs n'avait pas été Gibbs, il aurait sûrement lâcher une larme, mais au lieu de pleurer, il préférait sourire.
- Il est magnifique Jethro.
- Comme sa maman.
Leur regard se croisèrent, dans un élan d'évidence Jenny plaça sa main derrière la nuque de Gibbs et l'attira à elle. Leur lèvres se touchèrent enfin, un baiser tendre et sincère qui donnait l'impression qu'ils ne s'étaient jamais quitté. Gibbs approfondit son étreinte, avant que le souffle ne leur manque et qu'ils se séparent, des étoiles dans les yeux et une once de malice qui parcourait leurs visages. Le petit garçon les observés dans les bras de sa mère, alors qu'un tumulte de gens en uniforme s'avança vers eux. L'équipe médicale était arrivée, McGee venait lui aussi de descendre au sous sol, curieux de connaître les détails et ce qu'il s'était passé. Dans cette salle et pour la première fois, la vie venait de prendre le dessus sur la mort.
Dès leur arrivée dans les locaux hospitalier, on avait fait passer une batterie d'examen à Jenny ainsi qu'au petit garçon pour être sûr que cet accouchement, pour le moins fastidieux et peu commun, ainsi que la prématurité n'est engendré aucune complications invisibles. Résultats, 2kg500 pour 42 cm et un bébé en pleine forme. Dans la chambre où les infirmiers les avaient installé, le petit bonhomme en body dormait paisiblement dans le berceau en plastique dur, recouvert d'un duvet léger et confortable, sa petit bouille tournée vers Jenny qui ne pouvait pas détacher le regard de son fils.
- J'arrive pas à croire qu'il soit là.
- Croit moi, répondit Gibbs assis sur le fauteuil non loin, quand il pleurera la nuit tu réaliseras.
- Je n'attend que ça.
Il s'approcha d'elle pour déposer ses lèvres sur les siennes, chose qu'elle accepta et qu'elle lui rendit sans difficultés. Quelque chose s'était débloqué en elle à l'instant précis où son fils était né. Les sentiments si souvent caché avaient refait surfaces, d'habitude elle les auraient ignorés, comme à chaque fois, mais pas là, elle les avaient acceptés, elle était d'accord avec elle même.
- Je...je tiens beaucoup à toi.
« Je t'aime » n'était pas facile à sortir, alors ces quelques mots lui étaient apparut comme le bon compromis, ils comprenaient quand même l'importance de ce messages.
- Moi aussi, je tiens à toi.
- Alors ça y est ? C'est repartit ?
- J'en ai l'impression.
- Dans ce cas, il va falloir que tu nous fasses de la place.
- Ça veut dire ce que je pense ?
- Oui, j'accepte de laisser ma superbe maison à laquelle je tiens énormément pour venir chez toi, mais je te préviens, j'ai beaucoup d'affaires tu sais.
- Je construirais autant de placards que nécessaire.
- Et il faudra refaire la déco.
- Pour ça, on verra.
Dans le berceau, le petit garçon commença à s'agiter pour enfin pleurer en brandissant ses petites mains dans tous les sens dans des gestes saccadés. Jenny se pencha afin de le prendre dans ses bras.
- Je suis là, je suis là, voilà ça va aller.
Au contact de son corps, il se clama instantanément, fixant le visage bienveillant de sa mère avec ses deux grands yeux. Des yeux bleu pétant avec néanmoins des pointes de vert, preuve qu'il avait aussi prit du clan Shepard, pour la couleur de cheveux le temps le dira. Gibbs s'émerveilla devant ce tableau irrationnel et pourtant bien réel, il était retombé amoureux une seconde fois de cette femme avec qui leur relation n'avaient jamais était facile, et maintenant ils avaient construit quelque chose de fort, d'unique, et il en était certain, Jenny fera une une mère formidable. Il ressentait un sentiments qu'il n'avais plus connu depuis longtemps, depuis la mort des ses deux femmes, un sentiment particulier de fierté, un attachement inconditionnel pour ce petit être, il ne pouvait évidemment pas s'empêcher de ressentir un pic de nostalgie et de tristesse, il n'était pas là pour la naissance de Kelly, ni le jour de leur mort, mais il serait là pour Jen, et pour cet enfant miracle, il s'en faisait la promesse. Des coups timides vinrent heurter la porte vitrée de la chambre.
- Prête pour la cavalerie ?
- Prête.
Gibbs leur fît un signe de la main pour les inviter à entrer. Abby apparut la première les yeux pétillants, suivis de près par Ducky, Ziva, Tony, McGee et même Palmer, discret comme toujours, la clique au complet, plus que des collègues, une famille.
- Qu'elle journée n'est-ce pas ? Énonça Ducky
- Vous ne pouviez pas si bien dire docteur. Répondit Jen en berçant l'enfant qui commença à s'endormir.
Abby s'approcha de Gibbs pour le serrer dans les bras.
- Félicitation à vous deux, je suis tellement heureuse, et tellement soulagé que tout le monde aille bien.
Puis elle se tourna vers sa directrice en posant un regard délicat sur le petit garçon.
- Il est magnifique.
- Vous voulez le prendre Abby ? Proposa t-elle en tendant délicatement le paquet de lingue mouvant.
C'est sans se faire prier qu'elle prit le bébé contre elle en le balançant doucement de gauche à droite, les yeux pétillants.
- Tu crois que ça va le ramollir ? Chuchota Tony à McGee
- Il sera peut être moins énervé ?
- D'ailleurs vous me devez vingt dollars chacun.
Mais les deux agents se rendirent bientôt compte que leur conversation n'était pas privée, vu les regards tournés vers eux avec insistance.
- Que dis-tu DiNozzo ?
- Rien patron...McGee se demandait juste comment on faisait les bébés.
- N'importe quoi !
Ziva déploya ses deux mains simultanément pour venir frapper leur crâne chevelu.
- Aïe heu ! Mais ça va pas ? S'exclamèrent McGee et Tony en même temps.
- Chut ! Vous allez réveiller le bébé.
- Merci David. Rigola Jenny
- Y pas de quoi. Toutes mes félicitations directeur.
- Merci Ziva.
- Et pouvons-nous connaître le prénom de ce petit ? Demanda curieusement Ducky.
C'était LA question.
- A vrai dire, on a pas trop eu le temps d'y penser. Constata la jeune maman en reprenant son fils que lui tendait Abby.
- Parle pour toi. Répondit Gibbs.
Elle tourna la tête vers lui, étonnée, il ne lui avait rien dit.
- Je te préviens, si c'est le nom d'un de tes vieux western en noir et blanc, la réponse est non.
- Je pensais plutôt à quelque chose de plus personnel.
- Je t'écoute.
- Que dis-tu de Jasper ?
Jenny se figea comme prise dans du marbre, ça alors, elle s'attendait à tout, sauf à ça. Ses yeux devinrent humide sans pour autant laisser entrevoir de larmes, le visage de son père défilaient dans son esprit fatigué. Elle regarda son fils pour la centième fois en deux heures, essayant d'imaginer la réaction qu'aurait eu son père en apprenant la venue au monde de ce petit bonhomme.
- Il aurait tellement aimé te connaître, finit-elle par murmurer à l'enfant qui dormait à présent paisiblement.
- Je suis sûr qu'il est fier de toi en ce moment, lui murmura Gibbs à l'oreille.
Une larme arriva à se frayer un chemin malgré les barrières invisibles qu'elle s'était mise. L'équipe resta dans le silence, leur laissant ce moment important dans l'intimité des bavardages incongrue.
- Je suis d'accord...mais j'aimerai rajouter quelque chose.
- Je t'écoute.
- Jackson en deuxième prénom.
Cette fois-ci, c'était Gibbs qui ne parlais plus, visiblement émue, enfin c'était l'impression qu'il donnait, personne ne l'avais vraiment vu exprimer ce sentiment en particulier. Il caressa la tête duveteuse de son fils, oui, son fils.
- Bienvenue, « Jasper Jackson Shepard-Gibbs »
- Ouaw, c'est long, il faudra raccourcir ça, si vous voyez ce que je veux dire.
Cette fois-ci, ce n'était pas l'arrière du crâne, mais bien les côtes que Ziva avait visé avec son coude aiguisé.
- Aïe ! Mais t'as finit oui ?
Ils rigolèrent tous, Tony y compris malgré le bleu naissant sur son flan droit. Et pour le plus grand plaisir de l'équipe, et surtout d'Abby qui fondait littéralement devant autant de bonne nouvelle, que les jeunes parents s'embrassèrent, ne se préoccupant plus du regard des autres, ou encore de l'impact professionnel de leur vie. Deux jeunes parents, voilà ce qu'ils étaient maintenant, des débutants, enfin pas tout à fait, elle espérait que Gibbs ait gardé quelques notions de bases. L'épuisement commençait à se faire sentir, un bâillement qu'elle cacha avec sa main libre étira le visage de Jenny déjà marqué.
- Chers amis, je crois qu'il est temps pour nous de laisser les jeunes parents tranquille.
Ducky serra encore une fois la main de Jethro, un rapide clin d'œil à Jen avant d'ouvrir la marche de la sortie.
- Ducky, Jimmy. Appela Jenny avant qu'il ne sorte.
Ils se retournèrent, laissant les autres passer derrière eux.
- Oui très cher ? Demanda Ducky.
- Merci, pour tout.
- Heureux d'avoir pu aider. Répondit-il avant de sortir avec Palmer.
La chambre retrouva une ambiance plus calme.
- Maintenant, tu dois te reposez.
- Je ne dit pas non à une petite sieste.
- Pendant que je vais remplir la paperasse, c'est ton job ça normalement.
- Chacun son tour, et je trouve que j'ai assez travaillé pour aujourd'hui.
Il l'embrassa sur le front, une chaleur qui, maintenant, était devenu normale. À peine avait-il tourné le dos pour remettre un Jasper endormit à point fermé dans son couffin, que sa mère l'avait rejoint dans un sommeil qui se voulait enfin paisible, après des mois d'angoisse. Gibbs savait à présent quel nom donner à son bateau, « J3 »
The end... merci à ceux qui ont suivis cette fanfic, merci Stylefrenchgirl pour tes reviews !
Et peut être à bientôt !
Bonne soirée/journée
