Ce que Lydia est prête à faire pour ceux qu'elle aime

Lydia ne comprenait pas.

Lydia détestait ne pas comprendre.

Elle était intelligente, probablement la personne la plus intelligente de Beacon Hills High.

Ne pas comprendre ce qui se passait autour d'elle la rendait nerveuse.

Les choses avaient commencé à devenir complétement surréaliste quand elle s'était fait agresser sur le terrain de Lacrosse, le soir du bal.

A partir de ce moment là, elle n'avait été que spectatrice des événements et elle ne supportait plus cette situation.

Elle avait enfin obtenu des informations quand elle avait vu son ex petit ami se transformer en une créature ressemblant à un lézard.

Sur le coup, elle avait cru devenir complétement tarée.

Les voix qu'elle entendait dans sa tête ne l'aidaient pas à gérer la situation non plus.

Les choses avaient plus ou moins repris leur place quand Jackson avait arrêté de devenir une créature à moitié lézard et qu'il était devenu un loup garou à part entière. Néanmoins, ils ne s'étaient pas remis ensemble pour autant.

Ils n'étaient pas le seul couple à avoir explosé dernièrement.

Allison et Scott avaient rompu et la jeune femme était partie en France pour un voyage à durée indéterminée.

Quant à Stiles et Tara, leur statut amoureux n'était pas encore bien concis, mais ce qui était sûr, c'était que si elle n'avait pas encore eu lieu, la rupture était imminente.

L'amitié entre Stiles et Lydia était assez récente. Toute récente même.

Enfaite, ils n'avaient commencé à se lier que lorsque Jackson avait plaqué la jeune femme et que l'hyperactif l'avait accompagné au bal. Elle avait commencé à voir à ce moment là à quel point Stiles avait toujours fait attention à elle. Mais, à l'époque, elle était encore trop obnubilée par Jackson pour y faire attention. Quand elle avait fini par admettre que sa relation avec son premier amour était morte et enterrée, et qu'elle s'était tournée vers ce soutien invisible et sans faille qu'avait toujours été Stiles, il s'était mit en couple avec Tara, son amour de jeunesse.

Lydia aurait aimé détester Tara. Sauf que cela était impossible.

La jeune Hale avait beau être à moitié sauvage, à cause des années qu'elle avait passé dans la forêt et sous forme animale, elle était probablement l'une des personnes les plus adorables qu'elle connaissait. Ce qui les avait vraiment rapproché était leur amitié commune avec Jamie Argent.

Tara et Jamie avaient été les meilleures amies du monde jusqu'à l'incendie tragique qui avait quasiment tué la totalité des membres de la famille Hale, quand ils avaient une dizaine d'année. Leur relation avait repris là où elle s'était arrêtée, comme si les deux jeunes femmes ne s'étaient jamais quittées.

Lydia était un peu jalouse dans le fond.

Son amitié avec Allison était puissante aussi, mais elle avait pris un petit coup avec les événements liés au Kanima. Son amie venait de partir pour la France, le pays d'origine de sa famille et elle ne savait pas si elle reviendrait. La rousse espérait juste que la jeune femme avait besoin de réfléchir loin de Scott, et qu'elle reviendrait pour la rentrée.

Avec beaucoup de temps devant elle, Lydia avait trouvé refuge chez Jamie et Tara, avec qui elle était devenue très proche.

Même si la première pouvait être bizarre, Lydia n'avait aucun doute quant à son amitié avec la cousine d'Allison. Jamie protégeait ceux qu'elle aimait farouchement, et elle était devenue extrêmement protectrice à son encontre depuis qu'elle avait été attaquée sur le terrain de Lacrosse. Quant à Tara, étant donné que sa relation avec Stiles battait sévèrement de l'aile, elle était maussade.

La rousse était assise sur le canapé de leur appartement, Jamie à ses côtés et la Hale était à même le sol, de l'autre côté de la table basse. Elles avaient réussi à trouver des bières que Derek avait oublié là et elles s'étaient accordées un petit plaisir alcoolisé. Aucune d'elles n'étaient particulièrement fan de cette boisson, mais elles n'étaient pas rebelles au point d'avoir une fausse carte d'identité pour aller acheter de l'alcool. Surtout qu'avec tous les événements survenus l'année dernière, entre l'agression de Lydia, le retour miracle de Tara et l'implication de la famille de Jamie dans les meurtres, toute la ville les connaissait et savait qu'elles n'avaient pas vingt et un ans.

Elles avaient scrupuleusement évité de parler des garçons, mais Tara finit par céder la première. Et elle ne pourrait même pas rejeter la faute sur l'alcool plus tard, car leur métabolisme de loup garou empêchait les deux brunes d'être saoules. La seule un peu pompette dans l'histoire, c'était Lydia.

Pour ça aussi, elle était un peu jalouse.

- Je crois que c'était une bêtise, marmonna Tara.

- De quoi ? demanda Lydia, la bouche pâteuse.

- Stiles et moi… Nous nous aimions bien quand nous étions gamins…

- Vous vous aimez toujours bien, releva Jamie.

- Oui. Mais maintenant, je me demande si nous n'avons pas pris de l'amitié pour de l'amour…

- Pourquoi tu ne lui en parles pas ? dit Lydia.

- Je ne veux pas le blesser.

- Parce que ne rien lui dire et laisser les choses s'envenimer, c'est mieux peut être ? dit Jamie.

- Et s'il ne veut plus que nous soyons amis ?

- Stiles n'est pas comme ça, affirma la rousse. Il ne te rejettera pas comme amie juste parce que vous avez rompu. C'est un type bien.

- Tu as raison, dit Tara en se redressant. De toute façon, nous ne pouvons pas continuer comme ça. (Elle se releva). Je vais aller lui parler !

- Maintenant ?! s'étrangla Jamie avec sa gorgée de bière.

- Maintenant !

Tara courut presque vers la porte et avant même que Jamie ou Lydia aient pu dire quelque chose, la porte avait claqué et la louve avait disparu.

Il y avait une chose que l'on ne pouvait pas reprocher à Tara Hale.

Elle ne remettait jamais au lendemain ce qu'elle pouvait faire le jour même.

Même s'il était déjà plus de onze heures du soir !

-ooOoo-

Quand Lydia avait rencontré Stiles dans les couloirs du lycée deux jours plus tard, le jeune homme ne semblait pas abattu.

Il semblait même soulagé.

Elle s'appuya contre le casier à côté du sien et le regarda farfouiller tout en maugréant, attendant qu'il remarque sa présence.

Au bout de deux minutes entières, voyant qu'il ne l'avait toujours pas vu, la jeune femme toussota.

- Stiles.

Le jeune homme fit un tel bond qu'elle en sursauta elle même.

- Bon sang, Stiles ! Tu m'as fais peur !

- Tu peux parler ! Je viens d'avoir la trouille de ma vie !

- De ta vie, vraiment ?

- Peut être pas à ce point, mais quand même !

- Désolée, rit Lydia. Mais ça fait deux minutes que je suis là et tu ne l'avais toujours pas remarqué, avec la tête dans le casier.

- Désolé. Impossible de remettre la main sur mon manuel d'économie. J'étais pourtant persuadé de l'avoir laissé. (Il haussa les épaules et referma son casier en claquant la porte). Peu importe. (Stiles regarda la jeune femme). Comment tu vas ?

- Bien. Mais c'est plutôt à moi de te poser la question…

- Tu es au courant pour Tara et moi, n'est ce pas ?

- Elle était avec Jamie et moi avant de venir chez toi… Je suis désolée, Stiles.

- C'est gentil. Mais bizarrement, je suis soulagé. Je l'aime beaucoup, elle est l'une de mes meilleures amies, mais je crois que nous nous sommes précipités.

- Au moins, vous avez tenté le coup… Vous n'aurez aucun regret.

- C'est ce que je me dis. Et puis, nous sommes toujours amis, donc c'est tout ce qui compte.

- Tant mieux. Elle avait peur de perdre ton amitié.

- Impossible. Elle est l'une de mes plus anciennes amies. Ces six ans de disparition n'ont rien altérés.

- C'est le principal.

- Tu as réussi à parler avec Jackson ?

- Qu'est ce que je pourrais dire à mon ex petit ami, devenu un Kanima, puis un loup garou ? Tout a été dit au moment de notre rupture.

- Tu sais, il a changé. (Ils prirent la direction du cours d'économie). Il est bien plus supportable ces derniers temps. Tu devrais essayer de discuter avec lui.

- Il ne se passera plus rien entre nous. Il a dit des choses vraiment blessantes que je ne pourrais pas oublier.

- Et Allison ? Tu as eu des nouvelles ?

- Pas vraiment. Je sais juste qu'elle est en France et qu'elle s'amuse bien. (Ils arrivèrent devant la salle de cours et avisèrent Scott qui était déjà installé). Et lui ? Comment il va ?

- Pas très bien.

Au même moment, le loup garou releva la tête vers eux et haussa un sourcil en les voyant les observer. Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il les avait entendu.

Foutue ouïe de loup garou.

- On se voit plus tard, dit Stiles en entrant dans la salle.

- A plus.

Lydia lui fit un signe de main avant de se diriger vers son cours de mathématiques avancées.

Tout ça, en ignorant les papillons qui dansaient joyeusement dans son estomac.

-ooOoo-

Quand elle chercha l'hyperactif plus tard dans la journée, elle ne trouva que Scott, assit à l'une des tables de pique nique, dans la cours.

- Salut Scott.

- Salut Lyd's. (La jeune femme sourit au surnom que le loup avait commencé à lui donner dernièrement). Comment ça va ?

- Pas trop mal. Tu es tout seul ?

- Ouais… Jamie a vomi ses tripes durant le cours d'éco alors elle est allée voir ma mère.

- Elle va bien ? demanda elle en s'asseyant en face de lui.

- Aucune idée. Mais comme nous ne sommes pas censés tomber malade, j'ai quand même prévenu Derek. Ça m'inquiète un peu.

- Ce n'est surement que la pleine lune qui approche. Elle allait bien ce week end.

- C'est ce qu'elle a dit. (Il secoua la tête). Vous avez probablement raison toutes les deux et je me monte la tête pour rien. (Il regarda autour d'eux en fronçant les sourcils). Stiles n'est pas avec toi ?

- J'allais te poser la même question. Je croyais qu'il était avec toi.

- Il m'a dit qu'il allait te rejoindre après le cours d'éco.

- Et bien il ne m'a pas trouvé. Je le cherchais justement.

- Où est ce qu'il est alors ?

- Aucune idée.

- Il va surement nous trouver.

- Surement…

Mais étonnement, Lydia n'en était pas persuadée.

Parce que les papillons qui dansaient dans son ventre quand on mentionnait Stiles ne dansaient plus du tout.

Maintenant, elle était envahie par un pressentiment.

Un mauvais pressentiment.

-ooOoo-

Stiles ne les avait pas trouvé.

Scott avait dû aller à la clinique vétérinaire pour aller travailler et Lydia était rentrée chez elle. La jeune femme avait tenté de l'appeler, mais elle tombait sans cesse sur sa boite vocale. Elle lui avait également envoyé plusieurs messages, auxquels il n'avait pas répondu.

Ce n'était pas du tout le genre de Stiles.

D'habitude, il répondait toujours à son téléphone. Qu'il soit occupé, ou non.

Le pressentiment qui pesait dans son ventre s'alourdissait et lui donnait la nausée.

Elle était persuadée que quelque chose de grave allait arriver, mais elle était incapable d'expliquer quoi exactement.

Aux alentours de huit heures du soir, incapable de tenir en place, Lydia avait enfilé ses chaussures et son manteau et était montée dans sa voiture, bien décidée à faire un tour pour se calmer les nerfs.

Elle n'avait pas de destination précise en tête, alors elle roula au hasard, tournant dans les rues au grès de ses impressions.

Cela devait faire une bonne heure qu'elle conduisait quand elle finit par rentrer.

Elle gara sa voiture et sortit, avec l'idée d'aller se coucher.

Mais quand Lydia releva la tête, elle se figea.

Parce qu'elle n'était pas du tout chez elle.

En réalité, elle ne savait même pas où elle était.

La rue était déserte et assez mal éclairée. Les maisons étaient considérablement espacées et en regardant autour d'elle, elle réalisa qu'elle se trouvait à la limite du terrain qui appartenait maintenant à Derek et Tara, comme ils étaient les seuls survivants de la famille Hale.

La maison en face d'elle était monstrueuse.

Elle était sur deux étages, avec des lignes architecturales brutes. Il s'en dégageait quelque chose de dérangeant et de malsain, que Lydia ne pouvait pas s'expliquer. Son instinct de survie lui hurlait de remonter dans la voiture et de filer de là, mais ses pieds se mirent en mouvement, non pas pour retourner dans son véhicule mais pour s'avancer vers la maison.

Son cœur battant la chamade dans sa poitrine, elle posa sa main sur la poignée ronde de la porte d'entrée et la tourna. Quand elle la poussa, les gonds grincèrent, la faisant frissonner.

Les petits cheveux sur sa nuque se hérissèrent.

Une fois dans le hall d'entrée, la porte se referma derrière elle en grinçant toujours.

Faisant fît de la peur qui lui nouait l'estomac, Lydia continua d'avancer jusqu'à se retrouver aux pieds d'un grand escalier.

Si le rez de chaussée était assez sombre, l'étage supérieur était illuminé.

Par intervalle, constata – t – elle, quand les ampoules se mirent à clignoter, donnant à la maison une allure encore plus sinistre.

Quand elle posa le pied sur la première marche, cette dernière grinça.

Veillant à faire le moins de bruit possible, la jeune femme commença son ascension. Ses yeux verts se posèrent d'eux même sur les tableaux accrochés au mur.

Ils étaient aussi terrifiants que la maison.

Ils représentaient des scènes de batailles sanglantes et des portraits de personnes mortes depuis longtemps mais qui n'avaient franchement pas l'air sympathique.

Lydia continua de monter jusqu'à se retrouver sur le palier.

Maintenant qu'elle était en haut, elle pouvait entendre des voix étouffées provenir d'une pièce dans le fond du couloir.

Alors qu'elle mourrait d'envie de tourner les talons et de s'enfuir, elle continua d'avancer, son pressentiment concernant Stiles continuant de s'intensifier dans sa poitrine, lui nouant la gorge.

Arrivée devant la porte de la pièce du fond, elle posa sa main sur le panneau de bois et le poussa doucement, grimaçant quand elle grinça également.

Quand elle vit la scène qui se déroulait devant elle, ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et sa bouche s'ouvrit.

Stiles était là, attaché sur une chaise dans un piteux état.

Son visage était meurtri par les coups et du sang maculé son tee shirt.

Oubliant totalement son besoin viscéral de fuir, elle se précipita vers lui pour le libérer.

Sauf que quand elle toucha les fils qui lui maintenaient les poignets, elle retira vivement sa main en sentant une puissante décharge électrique.

- Je ne ferais pas ça, si j'étais toi.

Lydia sursauta et se retourna pour voir l'homme qui venait de parler.

Homme qui n'était nul autre que Gérard Argent, le grand père de Jamie et Allison.

Et un chasseur totalement psychopathe, si elle en croyait les histoires de la louve.

D'après ce que Lydia avait elle même pu constater, il avait profité de l'état émotionnel instable de son autre petite fille à la mort de sa mère pour la manipuler et la convaincre de tuer des loups garous, y compris ceux de qui elle était proche. Scott et Jamie en tête de liste, à égalité.

Alors, la jeune femme ne pouvait vraiment dire qu'elle était une grande fan du personnage.

- Qu'est ce que vous lui faites ?

- Nous avons une petite discussion.

- Une petite discussion ?! Vous le maintenez attaché à une chaise avec des câbles électriques ! Vous le torturez !

- Allison m'avait dit que tu étais intelligente… J'arrêterai de lui faire du mal quand il m'aura dit ce que je veux savoir.

- C'est un humain. Vous allez le tuer !

- Alors il mourra. (Il fit un pas vers elle). Et tu me donneras les réponses à mes questions.

- Jamais de la vie. Vous vivez en plein rêve.

- Dis moi où vit Jamie.

- Je vous ai dis que je ne vous dirai rien. (Il continua d'avancer). Ne vous approchez pas.

- Tu es aussi humaine que lui, Lydia. Je suis peut être un vieil homme, mais j'ai des années de chasse de mon côté.

- Lydia…, murmura Stiles, sa voix se brisant.

- Relâchez le. Nous ne vous dirons rien, ni lui, ni moi. Tout ce que vous allez faire, c'est vous mettre le Shérif à dos. Comment vous croyez qu'il réagira quand il comprendra que vous avez tué son fils ?

- Il n'en saura rien, parce qu'il ignore absolument tout. (Il brandit une petite télécommande). Où se trouve l'appartement de Jamie ? Dis moi et je ne le torturerai pas.

- Vous êtes un grand malade…

- Comme tu voudras.

Alors que Gérard allait appuyer sur le bouton de sa télécommande, Lydia sentit quelque chose se briser en elle.

Quand elle ouvrit la bouche, ce ne furent pas des mots qui en sortirent. Ce fut le hurlement le plus perçant et le plus aigu qu'elle ait jamais poussé.

En réalité, elle n'avait jamais hurlé de cette manière.

Les murs tremblèrent, les objets en verre se brisèrent, y compris les fenêtres qui semblaient pourtant blindées, et l'alarme de sa voiture dans la rue se déclencha.

Surpris de l'intensité du hurlement, le chasseur lâcha sa télécommande pour se couvrir les oreilles de ses mains et se recroquevilla pour tenter de se protéger.

Sauf que l'onde du hurlement le propulsa dans les airs et le fit passer à travers l'une des fenêtres brisées.

Le cri de Lydia s'arrêta quand elle entendit son corps atterrir au sol, un étage plus bas.

Le bruit mat la fit sursauter et sa voix mourut.

Terrorisée, la jeune femme se retourna pour voir Stiles qui la regardait, les yeux écarquillés et du sang lui sortant des oreilles.

Ne voulant surtout pas savoir comment elle avait fait ça, elle se précipita vers la batterie électrique qu'elle avisa dans un coin et tira sur tous les fils qu'elle trouva. Quand elle fut certaine qu'elle était totalement débranchée, elle se précipita vers Stiles et dénoua les câbles autour de ses poignets.

- Comment as tu fais ça ? murmura – t – il, la voix cassée en prenant appui sur elle.

- Aucune idée. Mais il faut que nous t'emmenions à l'hôpital.

- Pas l'hôpital…

- Stiles, tu as besoin de soins médicaux.

- Emmène moi à la clinique vétérinaire.

- A la clinique vétérinaire ?! Tu as besoin d'un médecin, pas d'un véto !

- L'hôpital préviendra mon père. Deaton ne dira rien. Il est au courant pour les loups et les chasseurs. J'inventerai une histoire pour mon père.

- Bon sang, je n'arrive pas y croire…

Et pour une raison qu'elle ne s'expliqua pas, Lydia l'emmena consulter un vétérinaire…

-ooOoo-

Quand Deaton eut nettoyé les plaies, Stiles avait toujours une tête à faire peur, mais cela pouvait passer pour des blessures récoltées lors d'un entrainement de Lacrosse un peu virulent.

Excuse que Stiles avait décidé de servir à son père pour qu'il ne pose pas de question.

Une fois le jeune homme soigné et à peu près présentable, Deaton les renvoya chez eux en leur assurant qu'il allait s'occuper de Gérard, qu'ils avaient laissé sur le trottoir et que rien ne pourrait permettre de remonter jusqu'à eux.

Quand Lydia gara sa voiture devant la maison du Shérif, elle coupa le moteur et écouta la respiration de Stiles. Elle finit par tourner la tête vers lui et avisa qu'il l'observait.

- Pourquoi est ce que tu me regardes comme ça ?

- Comment tu as fais ça ? Comment est ce même possible ?

- Je n'en sais rien, Stiles. (Lydia prit une grande inspiration pour retenir les larmes qui lui piquaient les yeux). Je perds totalement le contrôle de ma vie ces derniers temps… Je prends ma voiture et je conduis pendant des heures jusqu'à me retrouver à des endroits que je ne connais pas. Je fais des cauchemars atroces… J'ai l'impression de devenir folle…

- Crois moi, Lyd's, tu ne deviens pas folle. Les choses sont bizarres depuis un an et demi autour de nous. Tu as été attaquée par un Alpha sans te transformer. Nous savions tous qu'il était possible que tu ais… changé.

- Qu'est ce que je suis devenue alors ?

- Je ne sais pas… Mais je vais trouver. (Il glissa une main sur la nuque de la jeune femme en grimaçant). Ne t'inquiète pas Lyd's, je vais trouver. Je trouve toujours.

Lydia hocha la tête et le regarda sortir de sa voiture en grognant, puis marcher laborieusement jusqu'à chez lui.

Pour ses amis, la jeune femme était prête à tout.

Pour Stiles, elle avait tué Gérard Argent à la force de sa voix.


Prochain chapitre : Surprise !

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