Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Je préviens d'avance que la longueur des chapitres sera complètement aléatoire et ne dépendra que de mes rêves ! Car j'écrits ce que je « vois » durant mon sommeil (j'ai trop d'imagination et j'ai parfois du mal à tous retranscrire du film que je « visionne » désolé)

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta


Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort.

La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.


Merci à tous les lecteurs pour leur favori et les suivis et de gros kissou à Caliste, Sayuri Ashihei et Tsuki Banritt pour leurs reviews !

Respecter les autres, c'est se respecter.

Merci d'avance de respecter chacun !


Chapitre 6

Le reflet de Salazar se permit d'observer pendant l'heure qui suivit le jeune homme dormir d'un sommeil des plus agités. Il se souvenait de ces yeux d'un vert époustouflant, digne d'un Serpentard. Il se demandait ce qu'avait bien pu vivre cet enfant pour être aussi tourmenté dans ses rêves, ou plutôt cauchemars. Ce dernier semblait se débattre et supplier. Il hurlait à s'en briser les cordes vocales :

« NON ! … Ne les tuez pas ! … C'est moi que vous voulez ! Non ! … Je vous en supplie, tuez-moi ! … Laissez-les tranquilles ! … »

Salazar voulait sortir son descendant de ces horreurs, alors il se mit à essayer de se faire entendre :

« REVEILLEZ-VOUS ! … Chut, Calmez-vous ! … VOUS ÊTES EN SECURITE ICI ! … Chut, … chut mon petit. »

Mais sans grand résultat. Il assistait à la scène, et se sentait terriblement impuissant, un mot qui ne faisait définitivement pas parti de son vocabulaire.

Harry était coincé dans son propre esprit.

Heureusement pour eux deux, Harry finit par hurler un dernier « NON ! » avant d'enfin s'échapper de son enfer personnel. Il se réveilla si brusquement, qu'il en tomba, les membres enchevêtrés dans la couverture, le souffle haletant et les yeux fous à la recherche d'un ennemi potentiel.

Salazar voulu rassurer le jeune inconnu et prit la parole.

« Enfin de retour parmi nous. »

Par contre ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que son inconnu, encore sur le qui-vive, se redresse et se retourne si vivement vers la provenance de la voix, qu'il s'effondra aussi subitement, pris de vertige.

« Pardonnez-moi, je ne voulais point vous effrayer. Restez au sol et reprenez vos esprits calmement. Respirer lentement surtout. De toute façon je ne peux rien vous faire de là où je suis. »

Les deux hommes se regardaient dans les yeux, l'un pour apaiser le second, et l'autre pour surveiller les intentions du plus vieux.

Les dernières brumes de sommeil envolé, Harry se mit à observer son environnement. Ses yeux s'agrandirent face à la réalisation. Il se trouvait dans la chambre des secrets.

« Qu'est-ce que … Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

- Langage jeune homme, le réprimanda Salazar.

- Veuillez m'excuser Monsieur, mais je suis sûr d'une chose, c'est de m'être allongé dans MON lit qui se trouve justement dans MA chambre qui, fait étonnant, se situe dans MA tente !

- La magie est capable de bien des choses.

- Vous m'en voyez ravi. »

Harry se laissa choir dans le divan et se laissa tomber sa tête dans ses mains, mis en appui sur ses jambes. Le vénérable sorcier décida de le laisser reprendre le contrôle de ses émotions tranquillement avant d'entamer une conversation. Le moment arriva quand il entendit un murmure sortir du sorcier aux yeux verts.

« Je suis bon pour Sainte Mangouste.

- Sainte Mangouste ? Qui est-ce ?

- Quoi ? Comment ça qui ?

- Vous parliez d'une sainte à l'instant ?

- Oh non, enfin si certainement, mais c'est le nom de l'hôpital magique le plus performant d'Angleterre.

- Alors pourquoi vous disiez-vous « bon pour Sainte Mangouste » ?

- Il y a un service pour les personnes souffrant de troubles psychologique et étant donné que … Non mais me voilà en train de parler avec un … un … un je ne sais même pas ce que vous êtes ?!

- Et bien je commencerai par vous dire mort. »

Harry faillit s'énerver face à la remarque, mais quand il vit le léger sourire sur les lèvres de Salazar, il ne put que soupirer et lui lancer un regard noir.

« Eh bien, si je suis assez fou pour aller seul dans la chambre des secrets, je dois l'être assez pour discuter avec une illusion.

- Est-ce moi que vous qualifiez d'illusion.

- Oui, je dois encore être dans un de mes si nombreux rêves étranges.

- Sachez jeune impertinent que je suis aussi réel que vous, enfin que je l'ai été. J'ai vécu il y a longtemps, enfin pour l'heure je ne saurais juger.

- D'accord. Alors imaginons un instant que je vous crois, pourquoi nous n'en avons jamais entendu parler. L'on connaissait le secret de la chambre, mais pas de votre présence.

- La discrétion est une vertu, et j'ai tenu ce miroir secret comme le trésor de ma chambre des secrets. Concernant ma présence, seulement une partie de moi est accessible. Personne depuis que j'ai lié mon âme à cet artefact n'a su le trouver, ou du moins l'activé.

- Admettons, mais alors …

- Permettez-moi de vous interrompre, mais je pense que vous, comme moi, avons beaucoup de choses à échanger. Rapprochez-vous donc et installez-vous confortablement afin que je puisse vous répondre. »

Harry observa longuement le miroir, avant de céder et soupirer. Il se rapprocha du reflet de Salazar et se transfigura à l'aide d'un informulé sans baguette le même fauteuil que sa tente, ça manquait de rouge par ici. Un léger sourire lui échappa face à la grimace du fondateur.

« Gryffondor je présume ?

- Si cela vous pose soucis, je peux partir. »

Harry fit mine de se relever, mais il fut interrompu par la voix grave de Salazar.

« Non, restez je vous prie. Je devrais réussir à m'en accommoder. J'aurai dû le remarquer, votre courage suicidaire, comme vous avez laissé sous-entendre, votre entêtement et surtout cette couleur flamboyante. Rah pourquoi mon descendant se retrouve dans la maison rivale. »

Harry rigola un peu plus ouvertement.

« En effet, vous ne pouviez difficilement vous tromper.

- Enfin vous vous déridez ! Je vous trouvais fort charmant avec vos sourires, mais votre rire, même à mes dépend, est tout aussi appréciable. En plus à ce que je viens de voir, vous êtes assez puissant malgré votre jeunesse pour réaliser un sort sans baguette et en informulé, une belle prouesse vous savez.

- Oh … euh …

- Désolé, ce n'était pas mon intention de vous gêner. »

Ce fut la seule réponse que put fournir un Harry rougissant. Ce dernier chercha d'ailleurs sur lui ou au sol sa maudite baguette, mais il ne l'avait pas sur lui. Il en déduisit qu'elle était restée dans sa tente.

« Par Merlin !

- Un souci ?

- Hum, non, juste, et bien je n'ai pas ma baguette à porter de main, ce qui n'est pas dans mes habitudes.

- Ne vous en faites pas, je ne peux rien vous faire d'où je suis.

- Ça reste à prouver, mais vous souhaitiez que nous échangions ? Puis-je ?

- Bien sûr, mais avant pouvez-vous me permettre de vous demander deux choses ?

- Demandez toujours, je verrais si vos demandes sont envisageables.

- Tout d'abord, en quelle année sommes-nous ?

- Oh, oui vous devez être un peu perdu. Nous sommes en 1998. Le 13 juin pour être tout à fait exact.

- Oh, cela va bientôt faire un millénaire que je me suis éteint. C'est d'autant plus étonnant que personne ne m'ai trouvé, dit-il les mains dans sa barbe et l'air songeur. Alors la deuxième chose, c'est que j'aimerais votre promesse que vous reviendrez me visiter. J'aimerais en apprendre plus, et certainement vous aussi, et je doute fort que cette nuit seule nous suffise pour combler notre curiosité.

- Je … Oui, peut-être, mais je ne pourrais certainement pas venir toutes les nuits. Il me faut dormir aussi.

- Et faire des rencontres ! Vous êtes à votre bel âge, il faut en profiter.

- J'ai d'autres choses plus importantes à penser pour le moment.

- Oh, une rupture récente ?

- Oui, aussi, mais pas seulement.

- Bien, si vous souhaitez en parler, je n'aurais pas grand monde à qui répéter.

- Nous verrons cela plus tard, pour le moment, j'aimerai vraiment comprendre.

- Entendu, alors posez vos questions, je suis tout à vous. »

Salazar fit apparaître dans son reflet un fauteuil à l'air confortable, et vert bouteille, dans lequel il s'installa dignement. Harry, quant à lui, se cala bien au fond de son fauteuil et réfléchit un instant par où il allait bien pouvoir commencer.

« Alors tout d'abord, qu'est-ce que ce miroir ? Quel lien a-t-il avec le miroir de Rised ? Est-ce un mélange entre un tableau et un miroir ? Pour…

- Minute petit sorcier, je suis surpris que tu connaisses aussi le miroir de Rised, cela me rendra la tâche plus facile. Quand je vous disais que ça allait être une longue discussion ! Mais vous avez raison, si nous avons pu nous rencontrer, c'est grâce à cette artefact que j'ai créé.

- C'est de vous ?

- Oui, ne vous apprend-on pas à Poudlard quel grand sorcier j'ai été ?

- Non, plus le mage sombre que vous êtes devenu.

- Oh quelle tristesse, tant de connaissance et de sagesse dans ma si humble personne oubliée par quelques erreurs.

- Mais oui c'est ça, fit Harry en roulant des yeux.

- Bien commençons alors. Afin que je sache ce que tu sais déjà et donc ce que je pourrais passer, peux-tu me dire ce que tu connais ?

- Et bien à mon arrivé à Poudlard à mes onze ans, j'ai découvert le monde magique et toutes les perspectives qu'il nous apporte. Les couloirs du château sont remplis de tableaux et portraits de très nombreux sorciers. Ils sont capables de passer de cadre en cadre et d'interagir entre eux ou avec nous. Pour le miroir de Rised, je l'ai aussi découvert lors de ma première année. J'ai découvert sa … capacité à nous montrer certaine chose.

- Serait-ce trop indiscret de ma part de te demander ce qu'il t'a montré ?

- Mes parents.

- Ils te manquaient tant que ça ? Tu ne savais pas qu'à chaque vacance tu pouvais rentrer chez toi ? »

Harry se mit à rigoler. Mais le son ne sonnait pas joyeux, c'était un rire triste.

« Mes parents sont morts quand j'avais 1 an. Je n'ai aucun souvenir d'eux.

- Toutes mes condoléances, cela explique mieux que ce que vous désiriez le plus voir était à quoi il pouvait ressembler.

- C'est du passé. A votre tour.

- Dans ce cas, combien de temps ai-je devant moi, avant que d'autres s'inquiètent de ta disparition ?

- Oh, euh … »

Une alarme magique se fit entendre avant qu'un nuage de magie bleu tourna autour de la tête d'Harry indiquant ''15H00'' avant de se dissiper dans l'air.

« Et bien cela sonne-t-il leur de ton départ ?

- Non, juste le réveil de ma sieste. Je pense qu'ils ne s'inquiéteront pas avant ce soir quand ils viendront vérifier que je me suis bien reposé. Pour une fois que je l'ai presque fait de bon gré, j'ai été dérangé par Poudlard.

- Pauvre de vous en effet, lui sourit le fondateur, alors vous devriez mettre une nouvelle alarme pour quand vous devrez partir dans le cas où mes explications seraient trop longues.

- Sans baguette c'est plus compliqué.

- Plus compliqué ? Plus que de transfigurer un fauteuil comme celui que tu as fait il y a peu de temps ? Cela m'étonnerait beaucoup.

- Je suis moins doué en magie sans baguette quand je veux en faire consciemment si je puis dire. Plus je me concentre, moins ça fonctionne.

- Ah pauvre de vous, à quel heure souhaitez-vous que je lance le sort ?

- Parce que vous pouvez faire de la magie ? Vous m'avez pourtant certifié que vous ne pouviez pas !

- Je n'ai jamais dit une chose pareille. Si ça peut vous rassurer, oui je peux faire de la magie, mais je dois mettre énormément de puissance pour un simple petit sort d'attraction qui atteindra ton monde. Quand vous avez été déposé par la magie du château, j'ai préféré déplacer un plaid sur vous pour ne pas que vous attrapiez froid, et cela m'a pompé toute mon énergie. Le sort d'alarme que je lancerai restera de mon côté. Cela vous convient-il ? »

Harry restait sceptique, mais il se dit que si le vieux sorcier avait vraiment lui faire du mal, il aurait pu à de multiples reprises. Le premier exemple était dans son sommeil alors qu'il était sans baguette. Pourtant Salazar Serpentard avait préféré semble-t-il se vider de son énergie pour sa santé afin de lui déposer une couverture. Il finit par acquiescer.

« D'accord, et bien puisque l'on m'a donné ma journée comme j'étais fatigué, vous n'avez qu'à le lancer pour 18H30, histoire que je retourne tranquillement m'installer et faire mine de ne pas avoir bougé de ma tente comme ordonné.

- Très bien »

Salazar lança le sort et un nuage vert se mit à flotter indiquant 18h30 avant de disparaître.

« Afin que tu comprennes bien tous les tenants et aboutissement de mon projet, je vais t'expliquer ma vie, ce qui m'a amené à créer cet artefact, comment j'ai réussi et une question qui dois t'intriguer, c'est pourquoi nous avons pu nous rencontrer hier et aujourd'hui. »

Harry se remit bien au fond de son assise et fixa son regard vert émeraude se figea dans celui gris clair de Salazar Serpentard.

L'heure des réponses et des découvertes avait enfin sonné. Ils auront enfin leurs réponses.


Mais pour vous, ça se passera dans le prochain chapitre !

Voili Voilou

Kissou

Pouika