Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Je préviens d'avance que la longueur des chapitres sera complètement aléatoire et ne dépendra que de mes rêves ! Car j'écrits ce que je « vois » durant mon sommeil (j'ai trop d'imagination et j'ai parfois du mal à tous retranscrire du film que je « visionne » désolé)

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort.

La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Sur le site Pottermore, notre très chère auteur révèle que le miroir de Rised est un artefact magique créé à l'origine dans un esprit d'amusement, innocent comme malveillant.


Merci à tous les lecteurs pour leur favori et les suivis et de gros kissou à Luffynette, Sayuri Ashihei et Tsuki Banritt pour leurs reviews !

Respecter les autres, c'est se respecter.

Merci d'avance de respecter chacun !


Chapitre 7

Harry commençait à s'impatienter de rester sans réponses à toutes ses questions. Il était désormais prêt à écouter ce que le fondateur Salazar avait à lui dire. Mais il fut davantage surpris par la première chose que lui retourna le reflet.

« Mais avant de vous conter mon histoire, je viens de m'apercevoir que si vous, vous me connaissiez, ce n'est pas mon cas. Auriez-vous l'amabilité de me donner au moins votre nom, jeune inconnu ?

- Oh, oui bien sûr, désolé ... j'ai tellement l'habitude que tout le monde me reconnaissent et donc le connaît. C'est Harry, Harry Potter.

- Merci Harry, pouvoir mettre un nom sur un visage est toujours des plus appréciables. Comme tu le sais certainement, mes amis et moi-même avons construit ce château pour permettre d'éduquer les générations futurs de sorciers et sorcières, peu importe leur origine et leur ascendance.

- Pardon, mais il est connu de tous, que vous étiez contre les nés-moldus, les hybrides ou les créatures magiques.

- Sachez Harry que je n'aime guère que l'on m'interrompe. Vu que tout ce que vous me demandez est déjà conséquent, je ne puis vous promettre de tout vous dévoiler avant votre départ.

- Hum désolé ? Dit un Harry penaud.

- Bien. Continuons, mais avant, puisque vous avez soulevez une question des plus étonnantes, j'aimerais savoir de qui vous tenez cela ?

- Oh, et bien du livre ''L'histoire de Poudlard''. Une amie et camarade l'a lu lors de notre entrée dans le monde magique. Elle m'a donné les grandes lignes. Et puis c'est un fait transmis au sein du monde magique. Les sangs purs qui sont pour la suprématie de sorcier pure souche et contre les moldus et né-moldus, ont souvent été placés à Serpentard pour une bonne raison par le choixpeau.

- Le choixpeau existe toujours ? Magiquement parlant ? »

La remarque de Salazar fit rire Harry, se souvenant de sa longue discussion qu'il avait eu lors de sa répartition et de la chanson de chaque nouvelle rentrée.

« OH que oui, il parle et chante toujours et à chaque nouvelle rentrée !

- Oh quelle merveilleuse nouvelle ! Bien reprenons, où en étais-je … Ah oui ma réputation qui a été malmené. Par contre, je suis navré de briser un mythe, mais je ne suis nullement contre les hybrides, moldus ou tous ce que vous avez pu citer précédemment. Justement à quoi bon créer une école de sorcellerie pour tous. Le but premier de Poudlard était de rassembler la formation magique en un seul lieu et de former les générations futures ET SURTOUT d'intégrer au mieux ceux venant du monde moldus. Actuellement, doit-on toujours dissimuler notre existence ?

- Oui, mais il y a peu un puissant mage noir désirait détruire les moldus et nés-moldus en les asservissant, car il se pensait supérieur et continuait votre souhait de purification du monde magique. Nous vivons toujours cachés, comme dans un univers parallèle. Mais les moldus ont beaucoup évolué, technologiquement parlant. Ils sont désormais capable de choses sans l'aide de la magie et parfois plus rapidement que nous avec notre baguette.

- Intéressant. J'aimerais en reparler avec vous, mais ça sera pour une prochaine rencontre si vous le voulez bien. Reprenons là où nous en étions. Il faut que vous sachiez qu'à mon époque, les êtres magiques étaient brûlés sur la place publique. Je ne compte plus le nombre de sorciers ou même moldus brûlé sans preuve ou par les « ouïe dire ». De pauvres enfants présents au mauvais moment, au mauvais endroit, ou ayant des accidents magiques. Ces actes barbares étaient devenus de trop pour moi. D'autres sorciers pensaient comme moi, et c'est ainsi qu'est né le premier parlement de protection du secret magique. Avec Rowena Serdaigle, Godric Gryffondor et Helga Pouffsouffle, nous décidâmes de créer un refuge pour les enfants, qui à force de discussion, aboutit au Poudlard que vous connaissez actuellement. Les années passèrent, et le nombre d'étudiants ne faisaient qu'accroître. Cela nous rendaient très fières, les élèves apprenaient en sécurité et se développaient bien mieux que quand ils étaient livrés à eux même, particulièrement ceux de maison, il en va de soi. »

Salazar sourit à sa dernière remarque, sourire qui atteint ses yeux quand Harry laissa sortir un léger rire.

« Je vois que cela vous amuses, tant mieux. Où en étais-je … Ah oui, nos merveilleux étudiants. Au fur et à mesure du temps qui passait, de nouvelles matières s'ajoutèrent au programme scolaire, ainsi que des professeurs supplémentaires. Cela dans le but de passer le flambeau aux générations suivantes. Chacun de mes trois amis fonda leur famille, compagnon ou compagne, enfants. Ils étaient heureux et entourés. Nous nous considérions comme des frères et sœurs. Mais pour moi, je me sentais de plus en plus seul à force de les voir si comblé. Poudlard était la création de nos vies. Je pensais que la création de notre école dans ce majestueux château m'aurait suffi, mais après avoir passé la main je me sentais vide. Au début, j'en ai profité pour me remettre à plein temps sur la recherche et la découverte de nouveaux processus magique, mais mon cœur dépérissait. Il me manquait quelque chose, mais il était désormais trop tard. Alors j'ai décidé de transmettre mon savoir à un de mes apprentis prometteur. Mais cela n'était pas assez. C'est de là que m'est venue une idée saugrenue. Créer un artefact magique me permettant de rencontrer mes descendants, les héritiers de mon apprenti. Echanger avec eux et peut être un jour, rencontrer grâce à eux ma partenaire qui me rejoindrait à un âge avancé dans ce monde éternel. Je connaissais le projet en cours du fils de mon apprenti, mon premier descendant. Il était lui aussi inventeur, mais la tête un peu dans les étoiles. Il souhaitait créer un miroir magique qui permettrait de montrer le cœur des gens, mais dans le plus grand secret. Seulement la personne concernée pouvait voir ce qu'il désirait le plus au monde, parfois ne le sachant pas eux même. A ce que tu me dis, il aurait réussi cet exploit, quand je disais à son père qu'il avait un génie et non pas un malade pour fils. Enfin revenons-en à mon histoire, comment j'ai réussi cet exploit doit être une question qui t'intrigues. L'idée du miroir me resta en tête et je partis dans cette optique pour le choix du réceptacle de ma magie et de mon invention. Malheureusement, après des années d'essais et de tests en tout genre, ma santé déclinait rapidement sans le moindre succès de mon projet fou, comme me répétait inlassablement mes trois amis. Un matin de juillet, désormais seul, je me trouvais au sein du château, dans ma pièce, la chambre des secrets comme j'aimais l'appeler. Je me savais proche de la fin, mais mon souhait le plus cher n'avait pas abouti. Alors dans un dernier élan de pure folie, et sentant que je n'aurais plus le temps pour d'autres essais, je me lançais la dernière variante du sort que j'avais créé et me retrouvait par un miracle dans cet autre monde que j'avais réussi à ouvrir. Il ne me restait plus qu'à attendre un descendant de mon apprenti qui activerait le passage pour que nous puissions nous rencontrer et discuter. Ce que tu as fait en lisant en fourchelangue l'inscription que j'avais gravé sur le miroir. Tu l'as lu dans la langue dont j'en avais fait le don à mon apprenti, grâce à un sort de ma création, pouvant ainsi le transmettre aux descendants de générations en générations. C'est grâce à tout cela que nous avons pu enfin nous rencontrer hier et aujourd'hui.

- D'accord, je vois un peu le genre. Alors pour résumer vous avez créé ce miroir magique dans l'unique but de ne pas être seul ?

- C'est un peu court comme résumé, mais oui je dois le reconnaître, c'était l'un des buts principaux.

- Donc quand j'ai lu l'inscription « Le temps s'affole et s'efface pour rassembler deux cœurs perdus dans les méandres infini. », j'ai activé sans vraiment le vouloir la magie de l'artefact ?

- Oui.

- Dans ce cas pourquoi m'apparaissez-vous aujourd'hui ? Hier, j'ai certes lu la phrase, mais pas ce soir ?

- Mais c'est que tu en poses des questions ! Rigola Salazar sous le rougissement gêné d'Harry. Je vais être honnête avec toi. Je n'en ai pas la moindre idée. Je pense que ça doit être dû à la magie du château. Toi aussi tu as dû le ressentir, mais j'ai remarqué qu'elle était très forte et surtout très présente. Poudlard a dû réussir à réactiver le passage sans le sortilège, et étant donné ton épuisement, je pense que la magie du château t'a emprunté un peu de la tienne pour cela. »

Harry regarda autour de lui avant de parler sans vraiment d'interlocuteur particulier.

« Merci Poudlard, je retiens ! »

Salazar ne put que sourciller face au comportement de son vis-à-vis. Il n'eut malgré tout pas le temps de faire de remarque, que le jeune homme, qu'il savait désormais se prénommer Harry, se retourna vers lui pour de nouvelles interrogations.

« Sauriez-vous expliquer pourquoi hier, lors de notre première rencontre, ma magie m'a entraîné ici ?

- Oh c'est comme cela que vous avez découvert ma salle ?

- Non pas du tout, mais j'aurai préféré, n'en doutez pas. Je l'ai découvert lors de ma seconde année. Elle et son gardien.

- Gardien ?

- Oui, un basilic affamé vivant sous une école pleine de « petits encas », surtout les nés-moldus.

- Ouh la, une minute, j'avais dit à Hesti de protéger le château et ses occupants, pas de les dévorer ! Qu'est-ce donc que cette histoire encore ?

- Et bien oui, votre serpent a tué une élève et pétrifié beaucoup d'autres.

- QUOI ! Mais un tel drame n'aurait jamais dû se produire !

- Je suis heureux que vous pensiez comme moi, mais on ne peut revenir sur le passé, comme vous le savez très bien.

- Et les élèves ? S'en sont-ils sortis ? Je connais le remède et pourrais te guider dans sa concoction si besoin.

- Ne vous en faites pas, notre maître des potions s'en ai chargé. Tous ont été sauvés à ce moment-là.

- Vous m'en voyez soulagé. Qu'en est-il d'Hesti ?

- Désolé, le serpent est mort.

- Bon, de toute façon c'était la solution la plus sûre.

- Par contre vous avez parlé de Descendant, et parfois en me désignant. Pourquoi ?

- Et bien étant donné que vous parlez fourchelangue, seul les héritiers de mon apprenti pouvaient récupérer cette capacité, que j'ai décidé de nommé Descendant.

- Oh, je vois. Dans ce cas, désolé de vous contredire, mais je ne suis pas votre Descendant. »

Salazar fut des plus surpris par cette révélation.

« Voyons, même si je veux bien penser que c'est difficile à croire, c'est la vérité.

- Et bien, je dirais que mon cas est un peu particulier. Je suis bien capable de parler fourchelangue, mais parce que l'un de vos descendants me l'a certainement transmis, involontairement et contre sa volonté.

- Oh, je pense que j'aimerais entendre cette histoire.

- Elle est plutôt longue, et actuellement je ne vous connais pas encore assez pour m'ouvrir à vous sur mon passé. Désolé.

- Ne vous excusez pas, c'est bien normal. L'on ne se connaît que d'hier, et vu ce que vous m'avez raconté, mon existence n'est pas très reluisante selon l'histoire. Ce serait plutôt si vous m'accordiez déjà votre confiance que je douterais de votre santé mental.

- Merci.

- Ce serait plutôt à moi de m'excusez auprès de vous d'avoir sauté sur des conclusions hâtives.

- Ne vous en faites, j'ai l'habitude, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.

- Vous n'avez pas dû avoir une vie facile. Vous êtes fort jeune et pourtant vos yeux semblent avoir déjà trop vécu.

- Ça se voit tant que ça ?

- Oui, tous ceux avec des yeux aguerris sauront le reconnaître. Et puis ceux pouvant ressentir la magie verront de suite la vôtre autour de vous comme un bouclier.

- Ah bon ? »

Cette courte réponse d'Harry eut le mérite de faire rire le fondateur.

« Jeune sorcier, inconscient de sa propre magie qui pourtant le protège. Ne doutez jamais de vous-même ou de votre magie, car elle vous écoute et La Magie aussi.

- Je veux bien le croire vu la chance dont j'ai pu bénéficier quand ça me devenait nécessaire. »

Après cette dernière phrase d'Harry, le silence s'installa ou chacun prit le temps de réfléchir à ce que l'autre lui avait appris. Dans un même temps, ils continuaient de s'observer. Finalement Harry relança la conversation.

« Et si nous repartions sur de nouvelles bases.

- Qu'entendez-vous par cela ?

- J'oublierais la plupart de ce que je connais sur vous pour apprendre à vous connaître. Cela vous semble-t-il possible ? »

Salazar fut des plus étonné par cette proposition. Mais la curiosité de connaître davantage ce jeune homme pris le dessus. Il offrit un immense sourire à Harry, avant de lui faire une révérence de son côté du miroir.

« Ravi de vous rencontrer, Salazar Serpentard pour vous servir. »

Harry rigola à cet acte avant de lui aussi salué de la même manière l'ancien fondateur.

« Enchanté de faire votre connaissance, je suis Harry Potter. »

En se relevant, Harry ancra ses yeux brillants de joie dans ceux rieur de Salazar. Ils échangèrent un sourire avant d'être interrompu par un nuage vert de magie flottant au côté de Salazar avec une alarme magique indiquant 18H30.

« Et bien il me semble jeune Harry, qu'il est temps pour vous de regagner la surface.

- Oui, en effet. Si c'est possible pour moi de repasser dans la soirée ou demain, cela vous conviendrait-il ?

- A mon plus grand plaisir.

- Dans ce cas, je vous souhaite une bonne fin de soirée Salazar.

- Vous de même Harry. »

Harry sortit de la chambre caché. Toutefois, une fois arrivé dans la grande antichambre des secrets, il s'aperçut qu'il n'avait aucun moyen de sortir.

La première fois qu'il était entrée dans la chambre, il avait pu en sortit grâce à Fumseck, le phénix de Dumbledore, porté disparu après le décès du grand Manitou. La seconde fois, c'était produit la veille et c'était la magie de Poudlard qui l'avait transporté dans sa chambre, certainement par le même processus d'aujourd'hui mais dans le sens contraire pour l'y amener.

Notre jeune héros réfléchissait à plein régime à comment sortir. Le transplanage était inenvisageable. Sans sa baguette magique, il aurait beaucoup trop de mal à envoyer son patronus à ses amis, pour qu'ils puissent trouver un moyen de le sortir de cette galère dans laquelle il s'était encore fourré. Que pouvait-il bien faire.

« Rah par Merlin tout puissant, si seulement j'avais un de ces maudit portoloin ! »

C'est sur cette pensée, que les yeux d'Harry s'ouvrirent en grand. Il venait de se rappeler qu'il avait justement dans sa poche, gardé le protoloin d'urgence que lui avait fourni Ripheus.

« La Magie soit louée ! »

Harry sortit de sa poche la fameuse pierre noir du lac de Poudlard.

Heureusement qu'il avait oublié de la redonner.

Heureusement pour lui qu'il avait oublié de l'enlever de ses poches.

Heureusement pour Harry que lors de son transport magique alors qu'il était inconscient, la pierre ne s'était pas perdue en chemin.

Harry serra la pierre dans sa main avant de crier avec une joie non contenu :

« CANARI ! »

C'est sur ce mot, qu'Harry se sentit tiré par le ventre, une sensation somme toute désagréable et fut transporté hors de la chambre des secrets, vers le point d'atterrissage prévue du camp.

Salazar entendit le cri heureux de son nouvel ami. La joie qu'il avait ressentie dans ce hurlement des plus étranges fait par la gamin qui venait de le quitter, le fit s'esclaffer.

C'est sur les rires du fondateur que le miroir se brouilla, avant de ne laisser place qu'à un simple reflet de la pièce devenue brusquement silencieuse.


Voili Voilou pour ce chapitre !

Kissou

Pouika