Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta
Suite à un bug du site, ce chapitre à du retard et j'ai toujours le soucis, alors j'espère que je n'aurais pas de problème samedi prochain.
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort.
La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leur favori et les suivis et de gros kissou à maud baudet, Hinanoyuki, Sayuri Ashihei, Tezuka J, Tsuki Banritt et l'inconnu Guest pour leurs reviews !
Respecter les autres, c'est se respecter.
Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 13
« Salazar vous m'entendez ! » Continuait d'appeler Harry.
Ripheus se rapprochait d'Harry afin d'essayer de le calmer, quand soudain une voix provenant du miroir se fit entendre.
« Que se passe-t-il Harry ? »
Et si finalement Harry n'était pas fou ?
La teinte noire disparut, et les deux acolytes s'aperçurent qu'il ne s'agissait en réalité que d'un tissu posé sur le miroir, mais de l'autre côté si l'on peut dire.
« Désolé, je … j'ai … tout était noir et j'ai cru…
- Qu'avez-vous donc imaginé ?
- Que je ne pourrais plus vous revoir. Que nos quelques rencontres n'avaient été qu'hallucination. Que … et bien que tout n'était qu'illusion … »
Finit par murmurer faiblement Harry, mais étant donné qu'il était plus porche du miroir que du centaure à ce moment-là, le fondateur put entendre la remarque. Il sourit au jeune homme qu'il appréciait déjà énormément.
« Ce n'est rien Harry. A ce que je vois, vous avez emmené un ami avec vous aujourd'hui ?
- Oui. J'espère que ça ne vous dérange pas ? Comme nous en avions parlé, je me suis dit que ce serait une bonne opportunité. Mais peut-être que vous ne pensiez pas si tôt et que …
- Stop, stop, calmez-vous et respirez un instant. »
Harry fit comme demandé par le sorcier du miroir sous le regard scrutateur de Ripheus.
« Bien, alors avant que vous ne risquiez encore d'hyper ventiler inutilement, je vous rassure que je n'y vois aucun inconvénient. Certes, je vous connais depuis peu, mais je ne pense pas me tromper en disant que vous êtes une personne fonceuse, qui suit ses instincts …
- Euh, ce n'est pas forcément positif.
- Et qui coupe la parole à ces aînés !
- Désolé.
- Pas de souci, mais je peux affirmer aussi que vous êtes une personne responsable et que vous avez certainement pris le temps de la réflexion. Vous aviez déjà eu l'idée, puisque vous avez abordé le sujet lors de notre dernière rencontre. Est-ce exact ?
- Oui, vous m'avez assez bien cerné.
- Bien dans ce cas. Le fondateur lâcha Harry du regard pour se recentrer sur le centaure, Que les astres vous accorde leur grandeur, s'inclina respectueusement l'homme visible dans le reflet, qui n'en était pas réellement un.
- Que les astres vous protègent, sourit le mi-homme.
- Et en langage sorcier, Salazar Serpentard, fondateur de Poudlard, ravi de vous rencontrer, vous devez être l'ami centaure d'Harry, Ripheus ?
- Tout à fait, il en va de même pour moi, même s'il semblerait que contrairement à vous, je n'ai appris votre existence que récemment. Cela fait bien longtemps qu'un homme n'a pas salué un centaure avec les termes « grandeur », on sent votre éducation des temps passés.
- Grandeur ? Vous êtes pourtant bien plus avancé que nous autres sur certains préceptes comme la divination, votre longévité ou bien encore par votre connaissance du monde. A mon plus grand damne, vous gardez votre savoir caché. Quelle hérésie.
- Mais il en va de même pour vous. Ce miroir, cet artefact, est des plus impressionnants. La magie qu'il dégage est puissante.
- Merci, je vais prendre ça pour un compliment.
- Ripheus, s'il-te-plaît ne lui donne pas l'occasion de prendre plus la grosse tête qu'il ne l'a déjà. La modestie et lui ça fait deux, s'incrusta Harry qui avait rapproché le fauteuil pour s'y installer.
- Oh, me dire ça, à moi, pauvre vieillard, sourit ironiquement le fondateur sous le regard interloqué que lançait Ripheus à Harry.
- A ce que je vois, vous êtes tous les deux plutôt à l'aise avec l'autre. Sans barrières, ni faux semblants.
- Tout à fait Riph'. Avec Salazar on s'est dès le début, enfin après avoir mis certaines choses au plat, décidé de ne pas se mentir, cacher ou omettre certaines choses. Cela n'aurait qu'instauré un manque de confiance et un échange pauvres entre nous. Et puis, il est coincé dans son monde et moi ici, avec peu de personnes qui croiraient à l'existence d'un tel artefact. Et puis attiré l'attention sur moi, merci, mais non merci.
- En tout cas, je suis heureux de savoir qu'un proche d'Harry est un centaure. Votre bravoure n'a d'égal que votre foi aux astres. Vous serez à même de le protéger, vu qu'il semble adorer les cas inexplicables.
- Merci Sorcier Serpentard, cela me touche.
- Oh, faites donc comme Harry et appeler moi Salazar, après tout vous n'avez qu'un nom vous autres, à quoi bon se compliquer la vie.
- C'est vrai Ripheus ? Les centaures n'ont pas de nom de familles ? Mais comment faites-vous pour vous différencier, enfin on s'entend, administrativement parlant ?
- Ma foi, cela m'intéresse aussi, je connais certaine chose concernant votre peuple, mais ce sont surtout des informations liés à certaines croyances et vos donc de clairvoyance. Si cela ne vous dérange pas bien entendu ?
- Non pas soucis, j'ai toute confiance en Harry, et il semble vous vouer la sienne, alors je ferais de même. Nous autres, centaures, vivons en communauté. Nous héritons du titre que notre chef de clan choisi pour la « famille » comme vous pourriez l'appeler. Me concernant, je fais partie du clan d'Aldébaran, baptisé par notre chef Maîtresse Katell, puissante stratège.
- Oh une … hum et bien femme ? Femelle ? Comment dites-vous ? Enfin vous ne faites peut-être pas de différence ?
- Salazar ! »
S'écria rouge pivoine Harry, ce qui eut le mérite de faire rire le centaure et le fondateur.
« Qu'y-a-t-il de mal à se renseigner Harry ? En tout bon chercheur, je souhaite simplement à me cultiver. Ce n'est pas comme si je demandais comment il s'accouplait ou se reproduisait.
- Non mais ce n'est pas vrai, répondit encore plus gêné le plus jeune, désolé Ripheus.
- Harry, Monsieur Serp… Salazar n'a pas totalement tort, et tant qu'il reste dans la bienséance, je n'y vois aucun inconvénient. Tout d'abord, pour répondre à tes interrogations Harry, nous n'avons pas de « documents administratifs ». Par contre, votre ministère de la magie souhaiterait nous recenser, alors nous n'aurons peut-être plus le choix de notre liberté.
- Mais pourquoi ? Vous êtes un peuple libre, non ?
- Harry, interpela le fondateur, même de mon temps, les sorciers se réclamaient supérieurs aux autres créatures magiques. Je pense que si personne n'a mis d'alertes, cela n'aura fait que s'aggraver avec le temps.
- En effet, nous avons été persécuté par les hommes, destructeur de nos habitats, et sorciers voleur de magie. Notre communauté entière à subit de grosse pertes. Nous ne sommes plus très nombreux et notre peuple est voué à disparaître, les centauresses encore plus chassé par les sorciers pour de soi-disant capacités de fertilité.
- Vous m'en voyez navré, répondit le fondateur.
- Je savais que beaucoup de sorciers avaient l'esprit étriqué, mais à ce point-là … Cela me déçoit. Vraiment désolé Riph', dit tristement Harry.
- Tu n'es nullement coupable Harry. Et pour répondre à votre question, nous faisons une différenciation entre les deux sexes chez nous aussi, mais le terme femme et homme est utilisé chez vous, les êtres humains, pour vous différencier. Pour nous, nous parlons plus de centauresse et de centaure, toutefois nous ne les considérons pas plus faible ou moins fiable. Le chef de clan est soit élu, soit le flambeau lui a été passé ou accordé par le précédent. Pour mon clan, elle a été élue après que nous ayons fait pression sur l'ancien chef qui souhaitait se joindre au lord noir de renoncer à son statut ou de périr. Il a cédé sa place, et nous avons choisi Katell. Suite à cette passation, elle a décidé de changer le nom de notre communauté qui était Acrux et de nous nommer les Aldébaran, en lien avec l'amour et la fête, porteur de courage et d'intégrité et de fières combattants.
- Quel beau nom, et une signification que votre chef a dû bien choisir, dit Harry.
- En effet, je pense qu'il sied parfaitement à votre famille, ajouta Salazar.
- Merci. Et vous Salazar. Que pouvez-vous nous conter ?
- Oh, et bien que voulez-vous savoir ? »
Et c'est sur ces paroles qu'ils discutèrent de longues heures tous les trois, perdu dans les méandres de Poudlard et protégé par le château.
Ils en profitèrent allègrement pour apprendre à se connaître. Salazar se fit un plaisir d'expliquer comment fonctionnait la société sorcières à son époque et de récupérer des informations sur le fonctionnement du peuple centaure. Ripheus appréciait discuter avec ce sorcier, qui à son époque portait encore une importance à leur peuple, béni de la magie tout comme eux. Harry, quant à lui, écoutait attentivement ce qu'ils se disaient.
Le jeune sorcier était vraiment content que son ami Ripheus s'entende aussi bien avec Salazar. Il ne savait encore expliquer pourquoi, mais cela le confortait dans son choix d'avouer au centaure sa rencontre avec le fondateur.
Et cela semblait ravir sa magie aussi. Il le sentait au plus profond de lui. De la même manière qu'il y avait quelque chose de fort qui le faisait se rapprocher de l'homme qui se trouvait derrière le reflet du miroir. Il ne savait pas encore quoi exactement, mais il se sentait toujours bien en présence du l'homme plus âgé, beaucoup plus âgé si l'on comptait aussi le millénaire de séparation entre leurs deux ères respectives. Le grand sorcier aidait Harry comme personne n'avait pu le faire avant. Harry parlait de la guerre, des morts qu'il avait vu, des proches qu'il avait perdus. Tout. Il écoutait et parlait avec Salazar, ce dernier ayant lui aussi connu des conflits. Et puis, il avait un certain passé qui faisait qu'il comprenait ce qu'Harry pouvait ressentir. Même si le jeune héros cachait certaines choses à son nouvel ami, il se laissait aller à ses doutes. Et si Harry pouvait affirmer une chose sur Salazar Serpentard, c'est qu'il est, et restera, un grand sorcier, empli de sagesse et de détermination.
« Harry, désolé de couper court à cette formidable rencontre, mais il commence à se faire tard, et même si tu as encore droit à quelques jours de repos, forcé selon toi, clarifia-t-il en voyant le dénommé lui lancer un regard courroucé, ce n'est pas mon cas.
- Oh, oui, c'est vrai. Pardonnes-moi Riph'.
- Pas de soucis. Moi-même j'étais très absorbé par notre discussion. Salazar, j'ai été ravi de vous rencontrer.
- Moi de même, lui répondit-il en inclinant légèrement la tête en signe de respect.
- Et peut-être qu'Harry acceptera de me convier de nouveau à une soirée comme celle-ci ? Demanda le centaure en se tournant vers Harry.
- Si cela vous convient à tous les deux, alors j'arrangerai ça.
- Avec grand plaisir. Merci à vous deux de m'avoir rendu visite et à vous Ripheus de ne pas m'avoir jugé. Harry, j'espère te revoir très bientôt.
- Moi aussi, Salazar. Bonne fin de soirée. »
Et c'est sur ces paroles que le mi-homme sortit avec le jeune homme jusqu'à l'antichambre.
« Dis-moi Harry, c'est pour ça que tu as utilisé le portoloin la première fois ?
- Euh … Je ne te suis pas Riph' ?
- Pour sortir de cette salle ?
- Oh oui, heureusement que j'avais le portoloin comme Poudlard ne semblait pas vouloir me ramener à la maison.
- Et bien, peut-être faudra-t-il demander aux gobelins pour de voyages. Car si tu en utilises à chaque fois pour repartir et que tu le retrouve souvent, il ne t'en restera plus beaucoup trop rapidement.
- Ne t'en fais pas, j'ai prévu d'aller les voir plus régulièrement.
- Bien, je te fais confiance. Penses à surveiller, c'est tout ce que je te demande, car personne ne pourra te retrouver là-bas. Il n'y a plus personne, enfin de connu en tout cas, ne parlant fourchelangue.
- Promis, j'y prendrais garde. En attendant, Canari ! »
Et c'est sur ce mot, haut en couleur que les deux amis arrivèrent à la zone d'atterrissage. Ripheus promit à Harry de passer le voir le lendemain, et Harry lui d'aller se coucher dès qu'il arrivait dans sa tente.
Pendant ce temps-là, dans la chambre des secrets, le miroir se brouilla tandis que l'image de Salazar dans le reflet de la pièce ne disparaisse. Le fondateur se posait beaucoup de question.
Pourquoi Harry n'avait-il pas emprunté le chemin de ses appartements ?
La raison principale, c'était qu'ainsi il arriverait plus facilement à lui, ainsi que ces amis. Surtout si ces derniers s'inquiétaient pour lui et souhaitaient le retrouver rapidement.
Le premier des Serpentards se posait beaucoup de question. Toutes liés au jeune homme.
Pourquoi la magie le protégeait-il ?
Pourquoi le jeune homme ne semblait même pas le remarquer ?
Pourquoi la magie l'avait guidé jusqu'à lui ?
Lui qui avait abandonné tout espoir de rencontrer ses descendants, se liait d'amitié avec celui qui avait tué, justement, le dernier de ses descendants.
Mais quelque chose en lui, sa magie, le tirait inlassablement vers celle du jeune homme.
Que lui arrivait-il ?
Son enfermement l'aurait-il déréglé ?
Pourquoi autant de questions se bousculaient dans sa tête ?
Il n'en savait rien. Il ne connaissait pas les réponses. Et cela commençait à l'agacer sérieusement.
Foi de Salazar Serpentard, il découvrirait la vérité qui se cache derrière cette illusion !
Voili Voilou
Kissou
Pouika
