Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort.

La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.


Merci à tous les lecteurs pour leur favori et les suivis et de gros kissou à Tsuki Banritt, maud baudet et PetitLutin22 pour leurs reviews !

Respecter les autres, c'est se respecter.

Merci d'avance de respecter chacun !


Chapitre 17

Arrivé dans la pièce au miroir, il n'attendit même pas d'être devant, qu'il prononça l'incantation révélatrice en fourchelangue. Par automatisme, il fit chauffer la pierre dans sa main qu'il garda fermement serré.

« Le temps s'affole et s'efface pour rassembler deux cœurs perdus dans les méandres infini. »

Comme à chaque fois, le miroir se brouilla avant de laisser la place à un Salazar Serpentard souriant.

« Allons bon mon ami. Etiez-vous si pressé de me revoir ?

- Ooh oui, vous n'avez pas idée !

- Je crois que vous vous trompé. »

Harry réfléchissait aux derniers propos du fondateur pendant quelques secondes, avant qu'il ne demande plus d'explications à ce dernier en s'installant sur son désormais fauteuil attitré en refaisant chauffer la pierre. Il répètera cette action plusieurs fois sans vraiment sans rendre compte, tellement il était absorbé par Salazar.

« Que voulez-vous dire par là ? Vous saviez que j'étais de pique-nique avec mes amis ?

- Non je ne le savais pas. Mais je pense avoir été en mesure de vous ressentir.

- Quoi ? Mais … Mais ce n'est pas possible ?

- De même que seul un de mes descendants aurait dû pouvoir activer mon artefact.

- Je …, Harry ne savait plus quoi dire.

- Et de ce que j'ai appris sur vous, l'impossible n'est plus pour vous.

- Ouais.

- Puis-je connaître la raison de votre empressement pour me voir ?

- Eh bien, cela risque de vous surprendre, mais je n'en connais pas non plus vraiment la raison. C'était bizarre, mais je sentais que je devais venir ?

- Est-ce une question ou une affirmation ? Vous m'en avez l'air peu sûr.

- J'n'en sais trop rien.

- Peut-être que je pourrais vous éclairer si vous me donniez plus de détails. »

Face au silence d'Harry, le vieux sorcier préféra se lancer.

« Cela fait peu de temps que l'on se connaît, mais accepteriez-vous quand même que l'on passe au tutoiement ?

- Euh, oui, pas de soucis, répondit surpris le jeune brun.

- Bien, merci, souri le fondateur. Harry je dois t'avouer quelque chose. Si je ne t'ai rien dis plus tôt, c'est que je voulais vérifier ma théorie avant. Et je pense que tu serais en mesure de la confirmer, ou non, selon ton ressenti. Mais avant, je dois savoir si mon hypothèse ne te plaît pas, partiras-tu sans réfléchir ou l'accepteras-tu, même s'il te faut un peu de temps ?

- Euh …

- Ton vocabulaire m'étonnera toujours.

- Eh ! Mais vous /

- TU ! Coupa brusquement l'homme mystère d'Harry

- Tu, pardon. Tu me poses une question auquel je suis incapable de répondre. Si v…tu venais à m'annoncer ma mort, je n'en serais même pas choqué tellement de fois qu'on me l'a prédit.

- Intéressant, il faudra revenir sur cela plus tard.

- Salazar, soupira Harry. En toute honnêteté, je ne sais pas quoi te répondre. Je pense que je ferai certainement preuve de réflexion. Et puis si ce que tu dis est vrai, alors je n'aurai d'autres choix que de te croire de toute façon.

- Tu es raisonnable.

- Toujours est-il que tu fais durer le suspense.

- C'est pour mieux vous surprendre très cher.

- On croirait entendre le loup du conte du petit Chaperon Rouge, rigola Harry.

- Qu'est-ce ?

- Oh, un conte Moldu pour les enfants. Je te le lirais si ça t'intéresse ?

- J'en serai honoré. Mais revenons à ce que je voulais te révéler. Comme je te disais, j'ai le sentiment que j'arrive à comprendre ton besoin de me voir. En réalité, je me suis langui de ton absence. Ma magie me tirait en permanence vers le miroir du côté de mon monde. Comme si je pourrais retraverser la vitre. Je ressentais un manque, ici, fit-il en montrant sa poitrine, dans mon cœur, mon noyau magique. Et je ne doute pas que toi aussi tu as ressenti ce tiraillement. Tu me la toi-même avoué, c'est ta magie qui t'as guidé en ces lieux, et plus d'une fois. Il y a un lien plus fort entre nos magies. Entre nous deux.

- Je … ne sais pas trop quoi te dire.

- Peut-être me confirmer ou non que tu ressens toi aussi ce tiraillement à chaque fois que tu penses à moi ?

- Tu es capable d'entrer dans ma tête ? Non attends, tu as dit « toi aussi » ?

- En effet. Pour ne pas te mentir, je pense à toi jour et nuit. A quand sera nos prochaines rencontres, à tes sourires que j'admire, à tes yeux que je vois briller de mille feux quand tu es heureux. Et J'adore voir tes joues rosie comme actuellement. Pauvre sénile que je suis, finit d'un rire léger le Serpentard.

- Woh, une minute là… Ce que tu es en train de me dire, c'est … euh … ça ressemble pas mal à ... euh …

- A une simple déclaration d'amour, pour l'instant uniquement platonique, envers toi ? Oui je crois bien. Cela te déranges-t-il ?

- Je, euh, oui, enfin non. Hum, peut-être plus non que oui ?

- Harry, respires. Je n'ai pas besoin de réponde de ta part. Du moins, pas dans l'immédiat. Le peu de temps que j'ai passé avec toi me comble déjà de bonheur que je ne pensais pas être en mesure de ressentir. Et un lien, je ne sais pas encore lequel, qui nous uni, m'attire irrémédiablement vers toi. Tout comme je sais, et ne le nie pas, tu le ressens toi aussi de la même manière. Sinon pourquoi serais-tu là, devant moi, plutôt qu'avec tes amis ?

- Je … Oui, c'est vrai. Mais qu'entends-tu par un lien entre nous ?

- Je me suis penché dessus avec mes amis et on hésite entre deux éventuels liens magiques, mais tout deux très rares.

- Mais ce n'est pas possible ! Il y a plus d'un millénaire entre nous ! Et le seul lien qu'il peut y avoir c'est le fourchelangue que l'on m'a transmis sans même le vouloir ! Finit en hurlant le jeune sorcier. Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ces trucs loufoques !

- Harry, calmes-toi je te prie.

- Pardon Salazar, ce n'est pas contre vu, mais plutôt contre ce foutu destin…

- Destin… finirent-ils ensemble.

- Ouais, bref. De quels amis parlais-tu ? Je te croyais seul ?

- Oh, je suis seul dans mes quartiers, mais je ne suis pas seul dans ce monde.

- Pourrais-tu être plus explicite et éclairer mon pauvre cerveau ?

- Et bien mes amis ne sont personne d'autres que les trois autres fondateurs et quelques personnes choisi.

- L'élite quoi ?

- Si tu veux le voir ainsi. Non, ces personnes sont liées nous quatre de bien des manières et ont acceptés de vivre ici pour l'éternité, bloquer entre deux ères. Sans possibilité de quitter ce monde dont j'ai forcé la création.

- C'est pour ça que tu parles de ton monde.

- C'est ça, et ils m'ont tous suivi. On doit être complètement détraqué, qu'en penses-tu ?

- Je ne pense pas, vivre avec ceux qui nous sont chers sans avoir à se soucier de la mort, de la maladie et de vivre en paix doit être apaisant.

- Une preuve de plus pour moi que si un jour l'envie te prends, et que tu seras à un âge avancé, de te joindre à nous.

- Merci, mais encore faudrait-il que je survive jusque-là.

- Ne pars pas défaitiste. Tu es plein de ressource, je n'en doute point. Tu as une autre question je sens. Je t'écoute ?

- Qu'est-ce que tu voulais dire par rapport aux liens ? Tu as des hypothèses qui m'ont l'air réfléchit et logique ?

- Les deux liens qui pour le moment ont attiré notre attention, et j'insiste, ce ne sont que des suppositions. Si ça se trouve s'en ai autre totalement différent, tu comprends ?

- Oui, mais donnes les moi quand même. Je pourrais faire des recherches de mon côté, j'ai le temps de toute façon cette semaine. Etant donné que mille ans nous séparent, cela fait autant d'années où ses liens ont peut-être été étudiés, non ?

- C'est une excellente idée.

- Bien alors ? Quel sont-ils ?

- Et bien, dans les deux cas, ils auraient été activer par mon artefact et surtout grâce à l'incantation que j'avais choisie : Le temps s'affole et s'efface pour rassembler deux cœurs perdus dans les méandres infinis. Le temps serait représentatif du millénaire qui s'est écoulé et pourtant nous sommes quand même en mesure de converser ensemble, donc d'être rassembler. Et les cœurs seraient nos cœurs magiques qui s'attirent. »

Salazar se rapprocha de la vitre de son miroir, tandis qu'Harry plongeait son regard dans son vis-à-vis.

« Le premier lien auquel on a pensé est celui du Descendant, même si tu n'en ai pas réellement lien, tu parles fourchelangue et tu as du « Serpentard » en toi si je puis me permettre.

- Pas de problème, je le conçois, je suis mi-gryffon mi-serpent, j'ai l'habitude.

- Ce lien, serait davantage un lien de protecteur-protégé. Un lien filial qui te lierais à moi comme un parent le serait envers son enfant.

- Je vois.

- Tu ne m'as pas l'air convaincu, souri pourtant le fondateur.

- Je pense que tu as dissimulé certaine choses à tes amis concernant … tes sentiments pour moi ?

- Oui, sur certaine chose que j'ai préféré garder pour moi. Mais ils savet que je tienne à toi, et au vu du second lien que m'a proposé Helga, je pense que celle-ci m'avais déjà cerné et compris.

- Et quel est-il ?

- Un lien d'âme-sœur.

- C'est tout, fronça Harry.

- Comment ça ? Ce n'est pas un lien de pacotille !

- Non, ce que je veux dire, c'est que l'autre tu l'as explicité, détaillé et décortiqué. Là tu me le donnes juste.

- Excuses-moi Harry, le brun hocha la tête et écouta la suite. Pour moi, ce second lien est plus concret, de part mes sentiments que je ne contrôle pas et qui se développe comme s'ils avaient toujours existé pour toi. Comme quand j'ai créé cet artefact. Au début je pensais vraiment que c'était pour connaître les héritiers de mon apprenti. Et puis depuis que je t'ai rencontré, je me suis aperçu que tes yeux si reconnaissables m'étaient déjà apparus en rêve, avant même d'avoir créé ce miroir. Et qu'une pensée idiote que j'avais pu avoir à cette époque était que, peut-être un jour, je rencontrerais la personne qui peuple mes songes de la plus belle des manières. Et tu es là maintenant.

- Oh, euh merci.

- Harry, tu es encore jeune, apprend à vivre dans ton monde et quand tu seras vieux, si tu n'as personne de chers à tes yeux, alors peut-être voudras-tu nous rejoindre, me rejoindre ?

- Je … D'abord je vais étudier notre lien et trouver des réponses. Et là c'est un peu encore bizarre pour moi. Désolé.

- Ne t'excuses pas de ne pas être en mesure de me répondre. Je te l'ai déjà dis, mais j'ai l'éternité devant moi, alors je peux bien attendre ta réponse. Mais accepterais-tu tout de même de continuer à me rendre visite ?

- Ce serait avec plaisir. J'aime être ici, avec vous, rougie davantage Harry sous cet aveu. Même si je ne sais pas encore ce que je ressens vraiment pour vous. C'est plus ma magie qui recherche votre présence et qui créé ce sentiment de manque.

- Peut-être oui. Poses-toi, et tiens-moi au courant de tes recherches. De toute façon, cette pièce t'est ouverte, de même que mes quartiers. Tu es libre d'en faire ce que tu veux.

- Même de les repeindre en rouge ? demanda le jeune homme en rigolant intérieurement face à la grimace d'horreur visible sur le visage de Salazar.

- Par Merlin, dans la limite du Serpentard qui est en toi, je t'en conjure. Pas de rouge à effusion, quelques touches je pourrais l'accepter, mais pas en trop grande quantité.

- Bien sûr. »

Et Harry laissa un petit rire lui échapper qui fut rapidement suivi par celui du fondateur.

« Je suis désolé, mais je pense qu'il vaudrait mieux pour moi de refaire surface.

- Je le crains aussi. A très bientôt Harry.

- Oui, à très vite. Et avec une tonne d'ouvrages sur les liens ! »

Salazar sourit à la dernière remarque avant de le voir s'engouffrer dans le passage secret derrière la bibliothèque pour rejoindre ses quartiers.

Harry sortit et alla rejoindre discrètement ses amis et sa famille et en profita pour saluer Ripheus, qui lui fit un clin d'œil. Ils étaient en train de se rassembler à côté du lac pour retourner à la tente des Weasley. En effet, ils rentraient tous chez eux le soir même, sauf Charlie.

Ce dernier avait décidé d'aider à la reconstruction du château pendant sa semaine de vacances. Il informa sa famille, surtout Molly, certainement pour éviter un coup de cuillère en bois, qui bizarrement venait tout juste d'être rangé dans le panier, qu'il était allé voir les deux gobelins d'astreintes aujourd'hui pour leur demander leur accord, qui fut accepter. Toute aide est la bienvenue pour faire avancer les réparations le plus rapidement possible et ainsi rouvrir l'école tout aussi vite et fournir une bonne éducation aux nouvelles générations.

Harry était content, car il pourrait ainsi discuter avec Charlie de sa passion pour les créatures et animaux magiques. Il avait découvert cette passion commune lors de sa quatrième année et le tournoi de la coupe de feu. En discutant avec Charlie qu'il avait croisé au détour d'un couloir, car il était logé à Poudlard à ce moment-là, Harry avait découvert qu'ils partageaient une passion commune pour ces être magiques et pourtant si méconnus ou malaimés.

Quand le rouquin leur révéla qu'il avait par contre oublié sa tente en Roumanie, et que ses amis dresseurs lui avait envoyé par hibou, mais que du coup elle n'arriverait que le mardi, sans mauvais temps pour l'oiseau. Harry lui proposa donc de venir loger chez lui, dans sa tente en attendant que la sienne arrive. Il saura faire de la place, après tout c'est une tente magique.

« Et puis si j'ai pu accueillir un centaure, ce n'est pas un petit sorcier qui va encombrer ma maison.

- Harry, insinuerais-u que je suis gros ? demanda amusé Ripheus.

- Non, mais bon comparé à nous, tu as … euh … plus d'envergure.

- Je te le concède, esquissa un sourire le centaure.

- Hey gamin, je te rappelle que premièrement, je suis plus âgé de 8 ans et que deuxièmement plus grand que toi d'une bonne dizaine de centimètres, interpela Charlie.

- Merci de me rappeler ma petite taille.

- Mais de rien Petit. »

Insista bien le roux sur le dernier mot auquel Harry répondit un « Grmf » bien compréhensible par des créatures encore inconnu à ce jour, si elles existent bien entendu.

« Aahh la délicatesse d'un hippogriffe, ajouta Elina. »

Et ils éclatèrent tous de rire à cette remarque digne d'une princesse.

Dès qu'Harry était sortit, le miroir se brouilla et Salazar Serpentard ne vit plus que son reflet dans sa version du miroir. Il se leva et alla rejoindre Helga, qu'il savait se cacher derrière sa porte.

« Ecouter les discussions privés de tes confrères t'intéressent à ce point ma chère ?

- Voyons, Sal'. Ne dis pas de bêtises. Il m'a l'air à croquer.

- Merci, mais tu es déjà prise si je ne me trompe pas.

- Non en effet, et il me suffit largement. Mais pourquoi lui as-tu raconté cette histoire avec les deux liens ?

- Parce que cela le concerne aussi.

- Peut-être, mais nous avons pratiquement confirmé le lien qui vous unit. L'autre n'est pas envisageable, car sinon vous seriez déjà morts d'un arrêt cardiaque de ne pas avoir de réel contact.

- Peut-être que oui, peut-être que non. Comme il l'a si bien dit, des sorciers ont peut-être étudiés ses liens, ou d'autres, et nous n'avons pas toutes les informations.

- Mais il est écrit partout que des âmes-sœurs ne peuvent vivre sans l'autre une fois qu'ils ont pris connaissance de son existence. Même sans connaître le lien qui les unit. Même Maeglin le confirme. Et toi, comme moi, savons que même bloquer dans cet univers, tu peux disparaitre.

- Je sais. Mais je ne pense pas qu'un simple lien filial puisse nous lier ainsi.

- Tu n'en sais rien Sal', tu nous as comme frère et sœurs, mais tu n'as jamais fondé de famille.

- Merci de me le rappeler Helga. Je sais que je me suis moi-même condamné à cette vie-là, et je ne vous en remercierai jamais assez de m'avoir accompagné dans ma folie. Maintenant sors d'ici.

- Sal' écoutes-moi…

- SORS ! IMMEDIATEMENT !


Voili Voilou, j'ai eu beaucoup de mal avec ce chapitre.

un petit mot ?

Kissou

Pouika