Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort.
La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Je posterais à partir de maintenant une fois toutes les deux semaines sûres, si ce n'est pas toutes les semaines. J'ai quelques imprévues dans ma vie personnelle qui font que je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire. Et écrire pour poster un chapitre bâclé ne m'intéresse pas.
Merci à tous les lecteurs pour leur favori et les suivis et de gros kissou à Tsuki Banritt, Tezuka J, PetitLutin22, Neko Kirei pour leurs reviews !
Respecter les autres, c'est se respecter.
Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 22
Harry rejoignit à vive allure, comme à son habitude désormais, la chambre des secrets. Il choisit de passer par les appartements de son fondateur. Pardon, il voulait penser d'un des quatre fondateurs de Poudlard. Il n'est pas encore sien, quoique… Harry secoua la tête, tentant par cela d'oublier et de se recentrer ses pensées sur l'essentiel : rejoindre le miroir.
Une fois qu'il eut tout traversé, il commença à prononcer la phrase d'activation. Mais il avait à peine eu le temps de dire : « Le temps s'affole et s'ef… » que le miroir se brouilla.
Il se retrouva face à une surprenante vision, qui l'inquiéta bien malgré lui. En effet, de l'autre côté, se trouvait le fondateur, les sourcils froncés en train de tourner en rond et marmonnant des mots incompréhensibles. Finalement Harry se lança et questionna le sorcier.
« Salazar ? Tout va bien ? »
Soudainement, l'homme du reflet arrêta de faire les cent pas et son visage s'illumina, de joie, mais surtout il semblait s'apaiser.
« Harry ! Par Merlin, tu vas bien. Je me suis fait un sang d'encre !
- Euh, désolé, mais pourquoi donc ?
- Je ne saurais trop t'expliquer, mais … m'aurais-tu appelé ce matin ?
- Comment tu … Alors c'était bien toi, qui a réussi à me sortir de mon cauchemar ? »
Salazar lâcha soudainement sa respiration et vint s'installer dans son fauteuil. Voyant le fondateur faire, Harry fit de même et en profita pour prendre sa pierre dans sa main, il débuta donc son rituel pour la faire chauffer à intervalles régulières.
« Oui. Ne me demandes pas comment, je ne saurais te répondre. Je te sentais complètement … terrorisé, dans un état de rage immense, mais surtout... je ne sais pas trop … inconsolable et désespéré je dirais ?
- Je… oui. Tu pourrais me donner ta version des choses ?
- En effet, un moment de silence s'écoula avant que le Serpentard ne reprenne la parole, peut-être même que cela aboutira à une nouvelle piste sur le lien qui nous unit.
- Oui, c'est une option à ne pas écarter, ajouta Harry.
- Très bien, mais dans ce cas, je veux que toi aussi tu me racontes ton cauchemar, ce que tu as ressenti, tes émotions. Si je me souviens bien, ce n'est pas la première fois que tu en fais. Et vue ton esprit qui me semble plutôt tourmenté, je pense qu'en parler à une personne de confiance te feras du bien. Et si tu ne veux pas m'en parler, alors trouves-toi un confident, mais ne tardes pas, cela ne fera que s'aggraver avec le temps et détériorer ta santé. Crois-moi, je sais de quoi je parle, sans Helga je ne serais plus de ce monde depuis bien longtemps.
- Helga Poufsouffle ?
- Oui bien elle.
- J'aimerais bien entendre davantage d'histoire sur tes amis, enfin si tu es d'accord ?
- Bien entendu, mais là n'est pas le sujet. Alors tu acceptes notre compromis, je te raconte tous ce qu'il s'est passé ce matin et tu feras de même. Enfin si tu ne veux pas développer tes cauchemars, je comprendrais, mais une idée générale pourra peut-être nous aiguiller.
- Possible, oui. Mais je pense que je peux te faire confiance. »
Face au regard grisé de son vis-à-vis, Harry ressenti le besoin d'éclaircir son point de vue.
« Eh bien, depuis que je t'ai rencontré, je l'ai toujours ressenti ainsi au fond de moi. Ma magie qui se calme en ta présence, enfin si l'on veut. Et puis de toute façon, tu n'es pas trop en mesure de le raconter à qui que ce soit, alors je ne risque rien concernant une éventuelle fuite, t'en penses quoi ?
- Je suis bien d'accord avec toi et saches que c'est un honneur pour moi de cette confiance que tu m'accordes Harry. Vas-y je t'écoute.
- J'accepte de partager ce qu'il s'est passé, mais juste, Harry semblait hésiter, voudrais-tu commencer ? Je … enfin si tu veux bien ?
- Je n'y vois pas d'inconvénient, comme ça tu reprendras un certain contrôle sur tes pensées, voyant le brun ouvrir la bouche pour protester Salazar le devança. Et ne le nie pas, je suis peut-être bien âgé d'un bon millénaire, mais je ne suis pas aveugle. Et en tant que maître de l'esprit, tu es un véritable livre ouvert pour moi, tes yeux sont plus ternes à cause du stress.
- Ça me rappelle le professeur Snape, un maître en Occlumencie, qui soit dit en passant m'en a bien fait baver avec ses cours.
- Et tu ne devais pas y être très réceptif, sourit le fondateur.
- Si c'est pour dire que je n'y ai rien compris, alors oui je confirme, c'est incompréhensible pour mon pauvre cerveau. Snape arrivait à s'introduire dans mon esprit beaucoup trop facilement.
- Je comprends mieux. Maintenant respires calmement le temps que je te détaille ma matinée, et ensuite tu me donneras ta version. »
Harry hocha de la tête, ferma brièvement les yeux, inspira un grand coup et les rouvrit pour se retrouver devant le sourire apaisé, et qui lui sembla même tendre, de Salazar.
« Bien, alors j'ai commencé à ressentir un flux magique turbulents aux environs de trois heure plus tôt. Cela s'est présenté au début comme si on tirait sur ma magie, et puis la pression a augmenté avant de devenir agaçante et de troubler mon sommeil. Cela finit d'ailleurs par me réveiller complètement. Je sentais encore ma magie tourner autour de moi, à la recherche de la source de cette angoisse qui commençait à me prendre au corps. J'avais peur, ou plutôt je ressentais une véritable terreur qui s'aggravait de plus en plus. Pourtant il n'y avait rien de menaçant autour de moi. C'est là que je me suis souvenue du lien, encore inconnu certes, qui nous relie. La première chose qui me soit venue à l'esprit était que tu courrais un danger, alors j'ai décidé d'essayer de forcer dessus afin de t'atteindre. J'ai donc fermé les yeux et me suis concentré dessus. Et là, je ne sais trop comment, mais je me suis sentie attirer par une magie qui m'a guidé jusqu'à toi. Je t'entendais m'appeler, hurler mon nom, mais j'avais beau te répondre, tu ne semblais pas m'entendre. C'est à ce moment que je compris que la magie qui m'avait emmené ici t'appartenait. Après un temps qui me sembla long, je fus projeté devant toi, enfin plutôt jusqu'à une partie de ton esprit. Tu semblais complètement absorbé par la noirceur et apeuré. Tu pleurais et hurlait à t'en déchirer les poumons. Tes pensées étaient anarchiques et agitées. Mais bien que je sois juste devant toi, tu ne me voyais toujours pas. Tu étais coincé dans ton propre corps. Et puis, tu as crié tellement fort en m'appelant comme un dernier espoir et tu m'as demandé de t'aider et de te sortir de ton cauchemar. Je désirais tellement faire n'importe quoi pour t'aider que je fis la seule chose qui me vint d'instinct. Je tendis ma main, et la passa tendrement sur ta joue. Je pouvais te toucher, sourit Salazar, perdu dans ses souvenirs. C'était euphorisant en quelque sorte. Tu t'es arrêté d'hurler et tu as pris ton temps avant d'ouvrir tes yeux. Tes magnifiques émeraudes, qui étaient encore baignées de larmes, me scrutaient. Je n'ai aucune idée de quel était ton cauchemar, mais tu semblais tellement rassurer de me voir, que j'aurai voulu te prendre dans mes bras, te serrer et te garder contre moi. Tu peux trouver ça déplacé Harry, je ne t'en tiendrais pas rigueur. Mais une chose est sure, le lien qui nous unit fait que l'on se sent enfin soi-même en présence de l'autre, comme pour actuellement. Même si je ne peux pas t'atteindre physiquement, je te vois, te parle et ainsi m'assurer que tout va bien. Que TU vas bien. »
Salazar vit le sourire d'Harry s'agrandir et la tension qui habitait ses membres disparaître au fur et à mesure qu'il donnait sa version. Ils laissèrent planer un petit moment serin, avant que le premier des Serpentard finisse de donner son point de vue.
« Et puis j'ai commencé à me sentir faible. Ta magie s'étant calmé et la mienne semblant m'abandonner pour se reposer, je fis de mon mieux pour te transmettre mon calme et afin d'être sûr que si je devais quitter ton esprit tu ne retombes pas dans le sommeil, je t'ai aidé à te réveiller.
- Oui, et je t'en remercie Salazar.
- Pas de souci mon petit sorcier, Salazar et Harry laissèrent échapper un rire léger dans cette ambiance de révélations. Te sens-tu prêt à me donner ta vision, ou tu préfères le faire une autre fois ?
- Non, si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferais jamais.
- Alors je suis tout à ton écoute et prends ton temps.
- Merci. Alors si j'ai bien compris, même dans mon esprit tu n'as pas eu accès à mon cauchemar, c'est bien ça ?
- Oui, tu étais juste perdu dans une masse noire qui t'encerclait.
- Et bien je te confirme que ce n'était pas ce que j'avais devant les yeux à ce moment-là. Je t'ai déjà mis au courant qu'une guerre vient de se terminer dans le monde magique et je sais que tu as compris que j'y avais participé. Pour le moment, je ne t'en dirais pas beaucoup plus, je…
- Tu ne te sens pas encore prêt à aborder ce sujet, je comprends. Si plus tard tu en ressens le besoin, n'hésites pas à venir me voir, je saurai t'écouter.
- Merci Salazar, j'apprécie beaucoup ton geste, Harry inspira un grand coup pour se donner du courage avant de reprendre son récit en se raccrochant au regard grisé du fondateur. Durant cette guerre j'y ai joué un rôle principal, on pourrait même dire décisif. Le groupe ennemi ne pouvait même pas être considéré comme des êtres humains, se complaisant dans la torture et le meurtre sans états d'âmes. Leur chef était le plus ignoble. Il était dans mon cauchemar. J'étais … J'étais bloqué derrière une vitre, ou un miroir, comme ton artefact je ne sais plus de trop. Ce n'est pas sur ça que je me suis attardé, rigola amèrement Harry. J'étais dans un lieu lugubre, les cachots de face de serpent, désolé ne le prends pas mal Salazar, j'aime les serpents Après tout, je suis moi aussi fourchelangue, mais cet homme était le mal incarné. Je frappais mais personne ne semblait me voir ou m'entendre. J'étais impuissant et ne pouvait que regarder la macabre scène qui se jouait encore et encore devant moi sans cesse. Je/
- Harry, calmes-toi ! Respires doucement ! »
En effet, Harry sans s'en rendre compte s'était plongé dans ces mauvais souvenirs et avait baissé la tête, quittant les yeux de Salazar. Sa respiration avait commencé à s'accélérer, de même que la couleur de son visage avait pâli à vue d'œil, inquiétant son ami. Après quelques minutes et avoir bu un verre d'eau apparut magiquement à côté de lui, Harry remonta ses yeux et se replongea dans l'immensité grise de son alter-ego.
« Désolé.
- Ne t'excuses pas pour ça, tu n'es en rien coupable.
- Merci, après un silence apaisant le jeune sorcier reprit. Je voulais te rejoindre de l'autre côté. Tellement. Prendre ta place.
- Harry, excuses-moi, mais je ne te suis pas.
- L'HOMME DONT JE T'AI PARLE ETAIT JUSTE LA EN FACE DE MOI, DE L'AUTRE COTE D'UNE FOUTU VITRE A TE TORTURER ET JE NE POUVAIS RIEN FAIRE POUR T'AIDER !
- HARRY ! Calmes-toi !
- Je… désolé, je ne sais pas ce qui m'arrive. Je suis un peu à cran je crois. Mes sauts de magie, mes nuits et notre lien commencent à m'épuiser.
- C'est ce que je vois. Il faut que l'on découvre rapidement ce qu'est ce lien, car il semble avoir beaucoup plus d'impact sur vous que sur moi. Pardonnes moi de vouloir revenir sur le sujet, mais j'ai besoin de savoir ce que tu as ressenti.
- Quand ?
- Durant le cauchemar, les différentes émotions qui t'ont traversés.
- Et bien, Harry réfléchit avant de se lancer, au début je ne comprenais pas trop, puis j'ai eu peur. La peur est devenue de la terreur, puis de la haine. Puis quand… quand tes yeux gris se sont vidés de toutes traces de vie, je me suis senti mal. Complètement brisé, seul. J'étais paralysé par la douleur. Je ne voulais pas que ce soit la réalité. Ça ne pouvait pas l'être. Alors j'ai hurlé plus fort que tout et j'ai envoyé ma magie vers ce qui me semblait s'être brisé en moi. Et puis j'ai senti votre main, ça m'a calmé. J'étais plus serein. Je n'avais pas encore ouvert les yeux, mais je savais que c'était fini. Que tu étais là pour me sortir de là. Et c'est ce que tu as fait. »
Harry et Salazar se regardèrent longuement, se perdant dans les yeux de l'autre, un sourire heureux sur leur visage. Harry avait les yeux brillant de larmes contenu, et Salazar le vit.
« Harry, tu n'as aucune idée d'à quel point j'ai envie de passer ce foutu miroir et de te serrer si fort dans mes bras que tu me supplierais de te relâcher.
- Ne dis pas ça, je pourrais le vouloir tout autant et t'implorer de ne jamais me lâcher justement. »
Plusieurs minutes s'écoulèrent dans un silence reposant. Tellement que le jeune garçon se mit à somnoler. Salazar voyant cela, fit apparaître une harpe.
« Reposes-toi Harry. Ta nuit a été courte. Nous aurons le reste de la journée et même davantage pour étudier les liens. Et je te parlerai de mes amis si tu le souhaites toujours.
- Ce serait avec grand plaisir Salazar. »
Harry serra la pierre dans sa main et sachant qu'il allait dormir et ne souhaitant pas quitter le calme environnant prononça les mots appris avant de descendre.
« Je suis rentré et en sécurité. »
La pierre refroidit et brilla d'un jolie bleu avant qu'il ne la remette dans sa veste et de conjure son patronus pour qu'il transmette son message à Ripheus et Kalevi.
« Vas prévenir Ripheus et Kalevi que je me repose et ne souhaite pas être dérangé. Et que la pierre se réchauffera quand je serais retourné là où je disparais. »
Le cerf disparut au galop transmettre le message sous le regard surprit et conquis du fondateur.
« Par Merlin, c'est un bien joli patronus corporel que tu as là. D'une très belle envergure et distinct, une très belle magie.
- Merci. »
Sur cela, Salazar commença à pincer les cordes de sa harpe et à jouer une magnifique mélodie pour Harry. Petit à petit, ce dernier sombra dans un sommeil protégé par une magie apaisante et serpentine qui l'envoya rêver de sublimes yeux d'un gris presque blanc, d'un visage lui souriant tendrement et d'une voix apaisante.
Harry dira simplement qu'il ne s'agit que d'un rêve. Mais que rien ne l'empêche de tendre la main pour l'atteindre.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
