Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta. Il y aura deux versions, voici la première plus soft, a seconde sera plus … chaude. 1 chapitre tous les 7 à 15 jours
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à Wellone, PetitLutin22, xiu et Tezuka J pour leurs commentaires !
Je vous renvoie à certains faits des chapitres 20, 22, 23 et 24 surtout, mais pas seulement.
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 25
Harry voyant le fondateur se plonger dans ses documents concernant leur recherche du lien qui les liait, se saisit de la plume. Il la trempa dans l'encrier et commença à poser à l'écrit ce qui lui était passé par la tête depuis la veille. Enfin plutôt depuis que Salazar lui avait parlé des liens, et plus précisément de celui des âmes-sœur.
Une fois qu'il eut finit, il releva la tête et sourit quand il s'aperçut que Salazar l'observait.
- Salazar ?
- Oui Harry ?
- La vue te plaît ?
- Tout à fait, et toi, tu avances dans tes notes ?
- Oui, et si ça ne te dérange pas, j'aimerais d'ailleurs en discuter ensemble ?
- Je suis tout à toi.
- Alors la première chose concerne l'activation de ton artefact. Tu es d'accord avec moi qu'il faut prononcer la phrase en fourchelangue à haute voix ?
- Oui tout à fait. Pourquoi ?
- Eh bien lundi quand je t'ai rejoint, j'étais à peine rendu à « efface » que tu étais déjà apparu. Et aujourd'hui, je n'ai pas eu le temps de prononcer le moindre mot, que tu étais là, devant moi. Ce qui m'a pour le coup laissé… hébété.
- Je comprends mieux ta réaction. En effet, ce n'est pas logique que la liaison est pu se faire. Mais il n'y a pas que cela, n'est-ce pas ?
- Non. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai toujours mon instinct. Et celui-ci me ramène toujours à toi. A cet endroit où l'on peut se voir. Et c'est sans compter sur ma magie. La tienne aussi me semble-t-il ?
- Oui, je suis d'accord avec toi. C'est d'ailleurs étonnant, même étrange, puisque normalement je ne devrais pas pouvoir intervenir dans ton monde.
- Et pourtant tu as été en mesure d'envoyer de ta magie pour m'apaiser lors de mes cauchemars et même ton esprit, non ?
- Oui, c'est vrai. J'ai utilisé une très vieille forme de Legilimencie pour réussir à t'atteindre.
- Tu vois, encore un indice sur ce qui nous lie. Mais il y a un autre point que je souhaiterais aborder avec toi, car je n'arrive plus à me souvenir si tu m'avais donné les consignes.
- Je t'écoute ?
- M'as-tu expliqué comment ouvrir la porte de tes appartements ? Nous avions bien échangé par rapport au passage secret de ta bibliothèque, mais j'ai un doute pour l'ouverture de tes quartiers.
Salazar fronça les sourcils et chercha dans ses souvenirs. Harry, de son côté, était persuadé que le fondateur ne lui en avait jamais parlé. Mais ce qui le dérangeait, c'est bien le fait que même sans cette connaissance, la porte l'avait laissé passer. Le hasard d'avoir effectué la bonne procédure ? La chance ? Encore une bizarrerie les liant.
- Ne t'ai-je pas dis qu'il fallait demander en fourchelangue aux serpents de la porte que tu étais digne de ma compagnie ?
- Euh, là pour le coup je suis sûr que non, fit Harry qui ne s'attendait certainement pas à ça. Et je n'ai jamais fait une telle chose ou entendu ça sinon je m'en souviendrais. Mais bon ça ne devrait pas m'étonner de toi, ça fait tellement LE Grand Salazar, rigola Harry sous le sourire de Salazar.
- Oui, en effet. C'est ainsi qu'il fallait faire pour franchir la porte quand je n'étais pas présent dans mes appartements. Quand j'étais présent, il suffisait de frapper ou bien de simplement demander aux serpents gravés aux niveaux des charnières de venir me chercher et ceux-ci me convoquait grâce à la magie de Poudlard.
Après un petit silence tranquille, Salazar fronça les sourcils en voyant qu'Harry lui offrait un magnifique sourire. Ce dernier avait accès à ses quartiers, mais pas de la manière dont lui l'avait décidé. Voyant que le jeune homme semblait ne pas vouloir détailler sa réponse, il comprit que ce dernier attendait qu'il lui pose directement la question qui le taraudait. A savoir « comment ? ».
- Mais du coup mon cher, comment fais-tu pour entrer dans mes appartements SANS appliquer ce que je viens de citer ?
- Et bien, à chaque fois, je touchais juste la porte, enfin je dois bien l'avouer, la première fois je la contemplais plutôt. Bon d'accord pas que la première fois, abdiqua Harry face au regard du fondateur qui avait vu clair en lui. Elle est tellement impressionnante et magnifique aussi.
- C'est tout ? Tu la touchais et elle te laissait passer ? C'est une sacrée faille de sécurité que tu me dévoiles là. Par Magia, comment ai-je pu laisser ça passer sans m'en rendre compte : Commença à s'énerver contre lui-même le fondateur.
- Et bien, pas exactement, rougit le jeune sorcier qui ainsi re-capta l'attention de Salazar. Je … En fait, le simple fait de la toucher n'avait pas d'effet. Je… Enfin je … il … il me fallait penser à vous, finit-il en détournant le regard. Enfin à vous rejoindre … et à votre compagnie aussi.
Salazar souriait d'un sourire aussi large que possible et avait une lueur dans ses yeux, emplit de tendresse en observant le jeune homme qui semblait nerveux.
- Harry, regardes-moi s'il-te-plaît ?
Le jeune homme releva ses yeux et les encra dans ceux de son ami. Ses joues rouges d'embarras de son aveu à peine dissimulé.
- Harry, moi aussi je ne peux m'empêcher de penser à toi depuis que je t'ai rencontré. C'est étrange et tellement plaisant. Alors n'ai pas honte de ce que tu peux ressentir.
- Merci Salazar, le brun reprit sa respiration et continua. Enfin tout ça pour dire, que tout en moi me dit que le lien qui nous unit c'est bien celui d'âme-sœur. Mon instinct ne m'a jamais trompé et ma magie m'a toujours protégé. Je suis persuadé que ce que je ressens pour toi, même si l'on ne se connaît que depuis peu, et à peine, est plus fort que ce que j'ai pu ressentir jusqu'à présent. Quand je suis coincé dans mes mauvais rêves, et que je sens ta présence, tu n'as aucune idée de toute la tension qui me quittes et de la joie qui me submerge. J'ai besoin de te voir tous les jours sinon je me sens mal. J'ai BESOIN de toi. TOUJOURS. TOUT LE TEMPS.
- Harry, si nous serions vraiment des âmes-sœurs, comme tu sembles si bien le penser, comment expliques-tu que nous ne ressentons aucun des désagréments d'un lien non établit ? Nous en avons lu des récits et divers témoignages sur les liens et les liés, et pourtant nous n'avons aucun des symptômes cités !
- Je sais tout ça Salazar, soupira le jeune Gryffondor. Mais si tu y réfléchis bien, contrairement à toutes ces personnes qui refusaient le lien, nous, nous l'avons accepté. Enfin de mon côté c'est le cas, pas toi ?
- Tu n'as pas à t'en faire Harry, je l'ai accepté et je l'aurais fait peu importe le lien. Tu m'es bien trop précieux. Saches que je ressens moi aussi ce que tu viens de décrire. Un attrait certain pour ta personne, ta magie et ton foutu caractère de lion.
- Merci, mais je ne sais pas si c'est vraiment un compliment dis de cette manière.
- Prends-le comme tu le souhaites, dit énigmatiquement le vieux sorcier.
- Bien, vil serpent.
- Oh un grand merci à toi de me reconnaitre à ma juste valeur.
Harry pouffa avant d'éclater dans un grand fou-rire, vite suivi par Serpentard. Cela eu comme effet immédiat de détendre l'atmosphère, qui mine de rien commençait à devenir tendu. Finalement, après quelques minutes, le fondateur reprit.
- Mais ce qui ne va toujours pas dans ton hypothèse, c'est que le lien non finalisé devrait amener à notre mort. Hors nous n'avons pas de crises…
La fin de la phrase du plus âgé se finit dans un murmure, car il avait plongé ses yeux dans les émeraudes qui lui faisait face et qui hocha la tête.
Harry acquiesçait aux paroles de son lié. Lui aussi y avait pensé et il semblerait que l'illustre sorcier soit parvenu à la même conclusion.
- C'est vrai, TU n'as pas de crises magiques. Mais pour ma part, c'est différent. Et elles ont commencés peu de temps après notre première rencontre, avant de finir par s'intensifier ces derniers temps. Mon besoin de te voir c'est fait plus important, au point de devoir passer plus de temps avec toi. Depuis que je connais tes appartements, je m'y sens plus à l'aise que chez moi, que je pourrais y rester des heures. Enfin si je ne ressentais pas ce sentiment de manque qui me faisait indéniablement te rejoindre. Peu importe le lieu où je suis là où tu as vécu, ici ou dans tes quartiers, je m'y sens toujours bien. Je ressens ta magie dans l'air, malgré le millénaire qui nous sépare. Mes cauchemars, déjà violent, me font maintenant perdre le contrôle sur ma magie et tournent désormais qu'autour de toi et de ta mort ! Et puis, tu es, comme tu me l'as dit, dans un autre monde, une autre dimension, où les saisons passent, mais où le temps ne défile pas. Peut-être est-ce pour cela que tu ne peux pas ressentir les désagréments du lien. Enfin de l'absence de notre lien.
- Ce serait pour cela que je n'ai pas les mêmes crises selon toi ?
- Je pense oui, c'est une possibilité plus que probable. N'es-tu as d'accord avec moi ?
- Si on y réfléchit bien… je pense que oui. C'est une hypothèse qui expliquerait certaine chose. Il me faudrait en parler avec mes amis.
- Fais-le. Peut-être qu'un regarde extérieur nous apportera d'autres éclaircissements.
- Mais si ce que tu dis est vrai Harry, alors cela signifie que tu risques de souffrir plus encore, voir même d'en succomber.
- Fort probable oui. Mais bon, j'ai une chance folle. Et puis j'ai échappé à la mort tellement de fois, que celle-ci m'a peut-être oublié en pensant que je l'ai déjà rejoint ? Ce qui ne serait pas totalement faux non plus.
- Harry, on ne peut pas se baser UNIQUEMENT sur des « si » ou des « peut-être » !
- JE LE SAIS SALAZAR ! Mais je n'ai rien d'autres à t'apporter ! Et il est hors de question qu'un lien qui ne peut être établit signe ma mort, ok ?
- Que voulais-tu dire par pas « totalement faux » ?
- Oh ça, c'est compliqué. Je t'expliquerai une autre fois, face au regard désapprobateur du fondateur, Harry laissa passer quelques informations. Bon, juste il est possible que je sois mort, une ou deux fois, mais que je ne sais trop par quel miracle, je sois encore bien vivant face à un sorcier censé être disparu depuis un bon millénaire.
- Je vois. Ta vie me semble bien chaotique.
- Je ne te le fais pas dire.
- Enfin, nous pourrions peut-être trouver un moyen de tromper le lien. Car avec le temps, tes crises te pomperont de plus en plus de ton noyau magique, avant de finalement te tuer. Vu que pour le moment tu ne me sembles pas encore trop affaiblit, je pense que cela peut être dû au fait que l'on accepte le lien. Enfin, c'est ce qui me vient à l'esprit.
- C'est plausible oui. De toute façon, ne dit-on pas que LA Magie traverse les âges. Il est probable que nos rencontres et mon temps passé dans tes quartiers permettent au lien de s'en contenter.
- Enfin pour le moment.
- Oui, pour l'instant. Et puis si je me souviens bien, l'utilité de cet artefact c'était pour rompre ta solitude, non ?
- C'est exact. Continué d'évoluer, tout en gardant un contact avec mes Descendants. Même si je n'en ai encore jamais rencontré.
- Et que tu n'en rencontreras pas, puisque ton dernier descendant est décédé sans héritier. Et j'en suis responsable. Pardonnes-moi.
- Pourquoi devrais-je t'en vouloir. Vu le peu que tu m'as raconté, tu as vécu des choses difficile. Et puis pourquoi vouloir d'un autre alors que je t'ai rencontré toi. Cela me ravi plus que je n'aurais pu l'espérer.
- Merci Salazar.
- Tu n'as rien à me remercier. Et puis si on y réfléchit bien, je ne suis pas perdant, loin de là. L'un des buts, pour ne pas dire le principal de mon miroir était de rencontrer quelqu'un qui saurait me comprendre et m'apprécier tel que je suis. Et je sais que je n'ai pas un caractère des plus faciles. M'en soit témoin nos incessantes querelles avec Godric.
- Je n'ose les imaginer, rigola le brun.
- Oh, mais tu devrais. Elles sont plus que cocasses.
Sur cela, Salazar décida de changer de sujet, mais surtout les idées à son jeune ami. Alors il se mit à lui conter les innombrables « bagarres de gamins » comme aimait les appeler Rowena et Helga.
Quand soudainement, une lumière se fit dans l'esprit du fondateur et qu'il s'exclama.
- Mais bien sûr !
Voili Voilou
Kissou
Pouika
