Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta. Il y aura deux versions, voici la première plus soft, a seconde sera plus … chaude. 1 chapitre tous les 7 à 15 jours
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à Tezuka J, Wellone, elisa inarilovejapan, PetitLutin22, NasuadaDragon, Tsuki Banritt, Hadsher et luffynette pour leurs messages ! Je n'ai jamais eu autant de reviews, ça me fais vraiment plaisir !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 26
- Mais bien sûr !
Harry se trouvait dans l'incompréhension la plus totale.
Salazar était en plein monologue sur sa rencontre avec le calamar géant, lui affirmant que ce dernier était le chef incontestable du lac noir de Poudlard, quand il surprit notre jeune sorcier en s'interrompant brusquement pour s'écrier ces quelques mots.
Harry, interloqué, essaya de ramener l'attention du fondateur sur lui en l'appelant.
- Salazar ?
Mais rien n'y fait.
Le fondateur s'était désormais levé et martyrisait le pauvre tapis de ses pieds en y faisant de multiples allers-retours. La mine concentrée, et les sourcils froncés, le Lord Serpentard faisait une imitation parfaite d'un lion en cage, un honneur au lion de Gryffondor. Mais n'allez surtout pas lui dire, vous risqueriez quelques maléfices de son cru.
Harry avait les yeux grands ouverts face à son… plutôt ce… enfin bref, peu importe. Il observait l'homme de l'autre côté du miroir, qui semblait à cet instant bien loin de lui, ne réagissant pas le moins du monde à la voix du brun.
- Salazar ? Que se passe-t-il ?
Toujours aucune réaction de la part du fondateur, qui en déplacement constant, avait les yeux brillant d'intelligence et d'une vérité découverte. Ce dernier marmonnait des propos que celui qui fut pris pour le Descendant un temps ne pouvait entendre.
- Salazar ? Tout va bien ?
Harry commençait à redouter que le lien entre leur monde se soit rompu. Il craignait de ne plus pouvoir échanger avec le fondateur, terrifié à l'idée de ne plus être en mesure d'être avec Salazar. Que le fondateur ne puisse tout simplement plus l'atteindre.
Et là, Harry se revit dans exactement comme dans son cauchemar. Quand il se retrouvait derrière cette vitre qu'il ne pouvait franchir, et qui l'éloignait inéluctablement de cet homme.
Et si leurs rencontres se terminaient ainsi ?
Et si finalement cette histoire de lien n'était due qu'à leur imagination ?
Que tout se révélait être faux ?
Et si sa magie se détraquait, non pas à cause d'un possible lien, mais de son combat contre Tom ? Après tout, il avait reçu des sorts dont il ne connaissait pas le nom ni l'étendue de leur pouvoir ?
La respiration d'Harry commençait à se faire haletante. Sans qu'il ne s'en aperçoive, des larmes coulaient de ses yeux émeraude, sans discontinuer, formant des torrents de larmes.
Pris dans sa panique, Harry appela aussi fort que possible celui qu'il ne voulait perdre.
- SALAZAR !
Le jeune sorcier avait fermé les yeux sous la douleur et pleurait toute les larmes de son cœur dans une litanie de « Salazar ».
Salazar ayant entendu le cri désespéré, c'était tourné vers Harry et l'avait trouvé à genoux devant le miroir, répétant son nom inlassablement. Salazar se rapprocha du miroir et lui dit d'une voix douce pour apaiser le jeune brun.
- Harry, calmes-toi. Chut, tout va bien. Respires calmement.
Mais ce fut le fondateur des Serpentards qui se retrouvait désormais sans réponse. Harry trop pris dans sa terreur, s'était retrouvé enfermé dans sa propre illusion.
Salazar se baissa et posa sa main sur la surface du miroir, tentant par cela d'atteindre Harry et lui parla le plus tendrement possible.
- Harry, regardes-moi très cher.
Et sous ses yeux ébahis, le cadre du miroir s'illumina, révélant davantage les mots qu'il y avait gravés un millénaire avant. Pris d'un éclair de lucidité, Salazar décida de tenter le tout pour le tout et prononça clairement en fourchelangue SA fameuse phrase. Les mots qu'il avait choisi, de cela bien longtemps avant la naissance de son jeune homme, mais qui par un heureux hasard leur avait permis de se rencontrer.
- Le temps s'affole et s'efface pour rassembler deux cœurs perdus dans les méandres infinis.
Au moment où il finit la phrase d'activation, le cadre se mit à briller davantage. Une partie de la magie du fondateur sortit de son corps pour traverser la barrière séparant leur monde. Sa magie, parfait mélange entre le vert foncé avec des nuances d'argenté, rejoignit rapidement, mais doucement Harry et l'entoura. Harry se retrouvait désormais dans un cocon chaleureux, emplit des sentiments du Maître Serpentard.
Cela eu pour effet immédiat d'apaisé le Survivant, qui après avoir repris un rythme cardiaque plus apaisé et un souffle moins laborieux, rouvrit ses yeux. Il n'avait pas eu conscience de les avoir fermés.
Une fois revenu à la réalité, mais toujours dans le flou, il chercha du regard le fondateur. Mais que faisait-il au sol, à genoux, face à l'artefact qu'il affectionnait tant ?
Enfin était-ce vraiment le miroir qu'il appréciait ou son créateur ?
Il s'immobilisa devant une forme face à lui, mais voyant toujours trouble, il eut l'instinct de passer sa main sur ses yeux. C'est là qu'il vit que ses joues étaient mouillées, ce qui expliquait donc sa mauvaise vision. Il frotta ces dernières ainsi que ces yeux après avoir ôté ses lunettes, qu'il remit aussitôt ensuite, pour plonger dans le regard gris de Salazar qui le regardait inquiet. Il ne put s'empêcher de sourire à ce dernier, avant de s'apercevoir que de la fumée, au plutôt un courant magique, l'englobait. Il se sentait bien, comme jamais auparavant. Ce fut le fondateur qui rompit la contemplation de son ami en prenant la parole.
- Pardon Harry. Je crois bien que j'étais parti dans mon monde et que j'ai complètement fait abstraction de mon environnement.
- Non, ce n'est rien Sal'. Euh Salazar, désolé, fit timidement Harry, se sentant un peu idiot d'avoir laissé échapper le surnom.
- Tu n'as pas à t'excuser, tu peux m'appeler ainsi si tu le souhaites, c'est ainsi que mes surnomment mes plus proches amis, lui sourit le vieux sorcier.
- Merci, fit Harry avec les yeux brillant de contentement. Qu'est-ce qu'il vient de se passer exactement ? Je me souviens que tu t'es interrompu brusquement et puis après tu ne m'entendais plus. J'ai bien cru que …
Mais Harry laissa sa phrase en suspens. Le simple souvenir de ses songes, plus cauchemardesque qu'autres choses, lui retournèrent l'estomac. Il commençait à se sentir de nouveau mal, oppressé par une peur irrationnelle.
Même Voldemort ne l'avait pas terrorisé à ce point-là.
Sous le changement d'émotions du jeune héros, la magie du fondateur brilla plus fortement, et une seconde bleuté sortit des murs pour se joindre à la première et finirent d'apaiser complètement le Serviteur, le laissant épuisé, mais étrangement plus léger.
Salazar, lui aussi agenouillé face à Harry, enleva sa main de la vitre, et se releva pour s'assoir sur le fauteuil qu'il avança plus proche. Harry, lui, préféra rester au sol, sentant ses jambes encore tremblantes et faibles.
- Harry, tu vas bien ?
Le nommé hocha simplement la tête, souriant légèrement.
- Tu en es sûr ? Ne vaudrait-il pas mieux que tu remontes pour l'instant ?
- Non, ça va aller. J'aimerais juste rester ici, encore un peu, enfin si tu veux bien ?
- Bien sûr.
Harry récupéra sa pierre qu'il avait lâchée et la fit chauffer, reprenant ainsi son rituel. Salazar avait bien remarqué qu'Harry restait au sol, comprenant qu'il ne devait pas encore être trop confiant sur ses capacités motrices. En effet, ses mains tremblaient encore légèrement.
Toutefois, ils virent tout deux que petit à petit le cocon de magie qui entourait le jeune homme à la cicatrice, se dissipa, ne laissant aucune trace du phénomène étrange.
- Harry, pouvons-nous parler de ce qu'il vient de se passer ?
- Il n'y a pas grand-chose à dire, j'ai eu peur et ai perdu les pédales c'est tout, fit le jeune sorcier en colère contre lui-même d'avoir encore perdu le contrôle.
- Harry, s'il-te-plaît. Ne sois pas aussi dur avec toi-même. Tu es un jeune homme très courageux, n'en doute pas. Parler t'aidera certainement à lâcher la pression que tu sembles t'infliger. Si tu ne veux pas m'en parler, alors rejoint ta famille. Je suis sûr que Kalevi saura t'écouter. Alors, que préfères-tu ?
- Je… Je veux rester ici, avec toi, soupira Harry. Et puis je me sens bien entouré, finit-il en souriant à la magie présente autour de lui. Dis Sal', selon mes découvertes la magie bleu est celle du château, mais le flux vert-gris, c'est bien la tienne ?
- Oui en effet.
- Mais… Comment ? Je croyais que tu ne pouvais interagir avec mon monde, hors tu l'as fait, et pas seulement dans mes rêves ?
- Je pense que c'est grâce à notre lien. Il faut que j'en parle d'abord à Maeglin et Helga, ils en sauront davantage que moi, et je reviendrai vers toi ensuite.
- Mais Sala/
- HARRY, écoutes moi, je pense que tu as raison. Tes réactions, ma magie, tes crises et même Poudlard ! Tout me laisse à croire que nous somme lié par un lien d'âme-sœur.
- Tu es d'accord avec moi ? fit Harry un sourire lui mangeant le visage et le faisant rayonner aux yeux du fondateur.
- Oui, mais ne t'en réjouis par trop vite. Si je confirme cette hypothèse avec Maeglin, alors saches que ta vie est en danger immédiat.
- T'en fais pas, j'en ai l'habitude.
- Ce n'est pas quelque chose que tu devrais prendre à la légère ! Par le sang des Mandragores !
- Salazar, respires calmement toi aussi. De toute façon, tu n'as encore rien confirmé, non ?
- Et c'est toi qui me rassures maintenant ! Harry, même si ce n'est pas encore confirmé, je ne mettrais pas en danger ta vie. Trop de similitudes et de coïncidences pour que ce ne soit que le hasard.
- Salazar ?
- Oui ?
- Quand tu t'es interrompu, à quoi pensais-tu ?
- Pardon ? Il va falloir que tu sois plus explicite. Il y a beaucoup trop de pensée dans ma tête qui nécessite une pensine.
- Quand tu me parlais du calamar du lac noir, tu t'es arrêté soudainement en criant « Mais bien sûr » ?
- Oh, oui c'est ce que j'entendais par Poudlard. La magie du château qui t'écoutes et te laisse l'accès à mes appartements et A… Ar…, le fondateur essayait de ce rappeler le nom, mais rien ne lui revint à l'esprit, bref le petit elfe, Ar-truc qui/
- De quoi ? Pardon Salazar, mais là je ne te suis plus ? Ar-truc ?
- Oui, l'elfe qui est passé te donner ces livres et qui s'adresse à toi de manière suspicieuse.
- Oh, tu veux parler d'Arkyl ?
- Oui, ça doit être ça.
- Pas « ça », Arkyl c'est son nom. Tu n'aimerais pas que je t'appelle salade, alors retiens son nom au moins, s'il-te-plaît.
- Grand bien te face, soupira le fondateur qui fit quand même comme demandé. Arkyl, il t'a transmis des livres sur les liens et même s'il ne pouvait nous dévoiler le secret de notre lien, il nous a clairement tournés dans la bonne direction.
- Je ne te suis pas Salazar. Peux-tu parler moins vite et te rassoir ?
- Oh, excuses-moi.
En effet, suite à son éclat de génie, dixit lui-même, le fondateur s'était levé de son fauteuil et avait un débit digne d'un train grand vitesse. Enfin selon Harry, car le fondateur n'avait aucune idée de ce qu'était un TGV.
- Arkyl, quand il est venu, il a discrètement changé sa façon de te nommer. Tu n'étais plus un simple « monsieur Harry », mais devenu un « petit maître ». Hors, les elfes de Poudlard, n'ont et n'auront que cinq Maîtres. Nous quatre, les fondateurs, et l'école Poudlard.
Pour les directeurs qui se sont succédé, les elfes avaient pour ordre de les nommer « Directeur ou Directrice » ou « Monsieur ou Madame le Directeur » et il en était de même pour les professeurs. Les élèves étant les êtres à protéger, ils ne pouvaient être désignés ainsi.
Toi, qui pourtant devrais être traité comme un élève, ils ont l'air de se préoccuper de toi, bien plus que ce qu'on leur a ordonné avant notre départ. Tant mieux, ainsi je te sais entre de bonnes mains, mais le fait qu'il te désigne comme un de ses maîtres, enfin plutôt un « petit » maître, cela ne peut qu'avoir un rapport avec ce qui nous lie. Il ne faut pas les sous-estimer. Les elfes de maisons nous cachent beaucoup de leur savoir.
- Je vois, alors c'est ce qui t'as amené à toi aussi pencher pour le lien d'âme-sœur ?
- J'en ai bien peur.
- De quoi ? Tu n'es pas content d'être lié à moi ? Un pauvre gosse pas foutu d'être sang-pur !
Harry s'était levé brusquement en criant, mais trop brusquement et ses jambes le lâchèrent.
- HARRY ! Tu vas bien ?
- Ouais, grogna le jeune homme essoufflé au sol, les yeux larmoyants.
- Harry, je n'ai pas peur d'être lié à toi. C'est la plus belle chose qui puisse m'arriver. Sang-pur ? Quelle importance cela devrait-il avoir pour moi ? Dois-je te rappeler que j'ai, enfin que nous, avons créé cette école pour TOUS ?
- Désolé.
- Non, ce n'est pas grave. Mais toi par contre, tu es encore jeune, tu as la vie devant toi. Comme tu le sais, j'ai un bon millénaire, alors notre différence d'âge est assez conséquente vois-tu ?
- Je m'en fou.
- Langage très cher.
Harry sourit.
- Ce n'est pas la première fois que tu m'appelles ainsi.
- Non en effet. Ca ne te plaît pas ? Je peux arrêter si tu le souhaites ?
- Non, j'aime bien.
Ils s'échangèrent un regard et se sourirent.
- Ca va mieux, tu es calmé ?
- Ouais, soupira le jeune héros. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je me suis laissé emporter.
- C'est le lien qui tire sur tes craintes. S'il s'agir bien de celui d'âme-sœur, alors saches que ce n'est que le début. Tu commences à en ressentir les effets négatifs et cela ne pourra que s'aggraver. Il faut que j'en discute rapidement avec mes amis.
- D'accord.
Harry lança un tempus et vit qu'il était déjà 18heures. Il avait passé la journée avec le fondateur. Ils avaient déjeuné ensemble tandis ce dernier lui relatait la construction du château et il commençait à se faire tard.
- Je pense que je vais devoir remonter.
- Très bien, à demain dans ce cas ?
- Avec plaisir Salazar.
Harry pris appui sur le sol et se releva lentement. Ses jambes plus stables, il se dirigea vers la porte dérobé de la bibliothèque et se retourna.
- Sal' ?
- Oui, Harry ?
- Est-ce que je peux rester dormir dans tes appartements cette nuit ?
Le fondateur sourit face à son lié.
- Cette nuit et même toutes les suivantes si tu le souhaites. Je ne peux plus y aller de toute façon, alors je te les confie.
- Merci Sal'. Bon appétit et à demain.
- Bon appétit à toi aussi et je te souhaite une bonne nuit très cher.
Harry sourit et remonta vers les quartiers de Salazar Serpentard. Arrivé dans la pièce à vivre, il fit refroidir sa pierre. Puis il vit un bol remplit de soupe, un morceau de pain et une mousse au chocolat sous une cloche de magie de conservation.
- Merci, dit-il simplement, sachant que les elfes de maison l'entendraient.
Harry envoya donc un patronus à Kalevi pour l'informer qu'il ne dormirait pas dans sa tente ce soir et de ne pas s'inquiéter pour lui. Que des elfes surprotecteurs veillaient sur lui.
Il s'installa et dîna, épuisé par sa journée, puis alla s'installer sur le canapé avec un livre en fourchelangue sur les barrières de protections. Il n'était pas rendu à la fin de la première page que le livre échappa des mains du Serviteur de Poudlard. Mais il ne rencontra nullement le sol, un claquement de doigt et une magie elfique firent voler le livre à sa place dans l'immense bibliothèque personnel du fondateur. Un autre claquement, et une couverture duveteuse et verte à souhait se posa sur le Gryffondor.
- Bonne nuit Petit Maître, Kapie veillera sur vous.
Le petit elfe se retourna et aida le second elfe à finir de débarrasser.
- Le Petit Maître sera bon pour le Maître.
- Oui Arkyl, le temps les sauvera.
Sur ces derniers mots, les deux elfes popèrent et rejoignirent les cuisines du camp. Ils aidèrent les autres elfes de maison à préparer le repas pour tous ces bénévoles qui souhaitaient sauver Poudlard, leur maison, et la magnifique création de leurs Maîtres.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
