Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta. Il y aura deux versions, voici la première plus soft, a seconde sera plus … chaude. 1 chapitre tous les 7 à 15 jours
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
* je vous renvoie au chapitre 23
Désolé pour le retard, je n'ai pas eu accès à mon PC pendant une semaine, alors dur d'écrire.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à Tsuki Banritt, Wellone, PetitLutin22, Tezuka J, Morgane93 et Hadsher pour leurs messages !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 27
Un sorcier, que nous dirons simplement qu'il a quelques années de vie derrière lui, pour ne pas risquer de l'offenser (et de perdre nos vies aussi) se rapprochait d'un pas rapide des deux personnes devant lui.
- Helga ! Maeglin !
Salazar, qui était l'homme qui venait d'interpeler ces deux amis, rattrapa donc Helga et la personne à ses côté, son compagnon, qui s'étaient arrêté à son appel.
Maeglin pouvait être considéré de grand, mesurant 1mètre93, la peau métissé et le crâne rasé. L'ensemble de son corps était recouvert de tatouages aussi noirs que l'ébène. Mais il n'était pas un Homme comme l'on pouvait le dire. Des détails physiques et magiques le différenciaient des fondateurs. Tout d'abord il y avait ses oreilles, un peu plus allongé en hauteur et plus pointu que celle des êtres humains. Ensuite, ses yeux, des pupilles bien plus claires que les humains et des prunelles d'une couleur lavande, envoutantes et tellement déstabilisantes. Mais surtout, c'était son utilisation de la magie. Il n'y avait ni baguette, ni mot, juste des chants et la volonté de l'esprit. Salazar restait persuadé que Maeglin était capable de voir bien plus de chose sur le monde qui nous entourait. Sa rencontre pleine de mystère avec Helga, ses yeux qui semblent voir plus que le commun des mortels, et d'autres petits détails ont convaincu notre fondateur en ce sens.
Helga fut surprise de tomber sur Salazar dans les couloirs, alors qu'il se faisait rare ces dernier temps.
- Sal', tu viens dîner avec nous ?
- Cela te dérange-t-il ma chère ? Je peux retourner à mes appartements si ma présence vous incombe.
- Arrêtes de dire des inepties, vieux serpent.
- Je préfère vil serpent, cela me convient bien mieux.
- Mais bien sûr, soupira Helga.
L'homme au côté de la jeune femme se contentait d'observer la scène et de sourire à sa belle quand leurs regards se croisaient.
Ils rejoignirent ensemble la grande salle où allait se tenir le dîner tout en bavardant tranquillement.
- Salazar ! Tu es donc bien vivant ! Quel sacrilège !
- Godric, et si tu allais chasser les strangulots du lac, tu les effraierais à la simple vu de ton visage, répliqua le Serpentard
- Et toi ver de terre tu/
- Les enfants, taisez-vous et venez-vous installer pour manger.
- Mais Rowena, c'est lui qui a commencé !
- Pfft ah ah ah !
Helga ne put s'empêcher d'éclater de rire face au comportement de leur ami, le sourire amusé de Maeglin, les yeux rieurs de Rowena et le sourire narquois de Salazar ne trompèrent personne non plus.
- Les choses changent avec le temps, mais certaines restent immuables, déclara sombrement Maeglin.
- Et oui, Le grand Gryffondor dans sa plus belle fierté, j'ai nommé son incommensurable bêtise, ajouta le fondateur des vert et argent.
Godric bouda pour la forme et tous s'installèrent autour de la seule table ronde qui désormais trônait dans la grande salle.
- Salazar, je dois tout de même t'avouer que je suis en accord avec Godric. Ta présence nous était devenue rare ces derniers temps, se lança Rowena.
- Oui, et je vous pris tous de bien vouloir m'en excuser.
- Alors ? Continua Rowena dans l'espoir d'obtenir plus d'informations.
- Pourrais-tu être plus explicite mon amie sur ce que tu souhaites savoir ?
- Non, ne joue pas à ce petit jeu-là avec nous Salazar. Tu veux savoir ce que NOUS savons ou avons déjà déduit pour ne pas tout nous dévoiler. Tu aimes garder tes secrets pour toi seul. Je me souviens assez du temps que tu as mis avant de finalement nous parler de ton projet d'artefact magique. Mais le temps des réponses à sonner. Tu nous dois des explications ! Et maintenant ! Finit fermement Rowena.
Salazar, qui regardait Rowena dans les yeux après son coup d'éclat, soupira. Il passa ses mains sur son front avant de les faire glisser sous son menton pour les croiser, et ainsi poser légèrement sa tête dessus.
- Bien. De toute façon, il ne me semble pas que j'ai le choix.
- Non, en effet, résuma la fondatrice de Serdaigle. Nous t'écoutons.
- Bien, alors comme vous l'aurez compris avec Helga certainement, mon artefact s'est activé.*
- Mais pourquoi tu n'es pas venu nous en parler ? demanda Godric
- Et qu'aurais-tu voulut que je vous dise ? Mon miroir ne me montre plus seulement mon reflet ?
- Ça aurait été un bon début !
- Godric ! Tais-toi un instant et laisses-le nous raconter.
- Merci Helga.
- De rien Sal'. Continues veux-tu ?
- Si même toi tu t'y mets ma belle.
Salazar souffla vaincu, tandis que Maeglin échangea un regarde avec Helga et laissa se dessiner un léger sourire sur ses lèvres.
- Voilà déjà quelques jours que j'ai entendu l'alarme de mon antichambre se déclencher. Chose étrange ceci ne s'était encore jamais produit, aussi bien dans ce monde que dans l'ancien.
- Par antichambre, tu veux dire …, laissa en suspens Godric la mine concentrée.
- Oui, je parle bien de celle dissimulée dans mon sanctuaire secret.
- Un secret dissimulé dans une un lieu caché, tu es vraiment étrange mon ami.
- Venant de toi, cela me semble ironique.
CLAP, Helga venait de frapper dans ses mains, comme l'on pourrait le faire pour ramener le calme entre de jeunes enfants.
- Godric, Salazar, comportez-vous comme les deux vieux séniles que vous êtes, merci. Salazar, reprend s'il-te-plaît.
- Je disais donc, qu'après le déclenchement de mon alarme, je m'y suis hâté. Malheureusement il n'y avait personne. Puis je ne sais pourquoi, j'ai eu une intuition. Un chant magique qui m'attirait vers mon artefact, alors je m'en suis rapproché. Quand je voulus le toucher, il brilla soudainement, avant de se brouiller. C'est la première fois que nous nous sommes rencontré.
Salazar avait fini sa phrase les yeux dans le vague, perdu dans ses souvenirs de cette première vision plutôt rocambolesque. Cela n'avait échappé à personne, n'y même Godric qui s'empressa de le questionner.
- Alors, comment s'appelle-t-elle ? Elle doit être merveilleuse pour te laisser rêveur après à peine quelques jours.
- Vous n'avez pas idée. Mais avant de continuer mon récit, je me dois de te détromper, ce n'est pas elle, mais un IL qu'il te faut employer.
- Oh, intéressant, sourit le rouge et or qui avait capté une étincelle dans les yeux du fondateur aux yeux gris. Alors ? Qui est-il ?
- Harry. Ce jeune homme se nomme Harry. Il a des yeux, par Merlin, les plus pures émeraudes que j'ai jamais vu. Une chevelure aussi sombre que les plumes d'un corbeau et aussi indomptable que le lion qu'il est.
Durant tout le moment où Salazar parla de son Harry, ses rides aux coins de ses yeux se creusant, ses yeux brillant et qui reflétaient les sentiments qui semblaient déjà bien concret. Sa magie verdoyante flottait dans l'air et se propageait autour de la table sans que le Serpentard ne s'en rende compte.
- Un lion ?
- Et oui Godric, la personne avec qui je converse se trouve n'être nul autre qu'un Gryffondor au cœur aussi pur, loyal et courageux que toi. Il m'a avoué lui-même foncé dans les problèmes tête la première et de se débrouiller ensuite pour s'en sortir.
Il continua de détaillé Harry et leur différentes rencontres avec ses amis tout en dînant tranquillement.
- Alors ? De quelle époque provient-il ? Combien de temps s'est-il écoulé depuis que nous avons passé le passage vers ce monde ?
- La première fois que nous avons véritablement échangée, il m'a annoncé que l'on était le 13 juin 1998, c'était il y a dix jours.
Face aux yeux choqués de ses amis, à part pour Maeglin, mais ce dernier est imperturbable, il conclut sur cette notion de temps qui leur est devenu bien inutile ici.
- Nous avons disparu dans son monde depuis un millénaire. Et les temps ont bien changés. Même s'il ne m'a pas encore tout dévoilé de lui, ses craintes et ses cauchemars me font savoir qu'il n'a pas eu une vie facile. Bien trop dur à mon avis qu'un élève aurait dû affronter.
- Et pourquoi as-tu insisté sur « véritable échange » ? demande Rowena
- Et bien, fit Salazar quelque peu gêné, disons simplement que le début a été plutôt chaotique. Heureusement, la magie aidant, nous avons su passer au-delà des aprioris et repris sur de bien meilleur base.
- Mais il y a autre chose qui te troubles, n'est-ce pas ?
Les quatre fondateurs observèrent Maeglin qui venait de prendre la parole.
Maeglin, le compagnon Chose des plus surprenante, car celui-ci ne le faisait pratiquement jamais. Seul deux raisons lui faisait desceller ses lèvres, sa douce Helga ou un cas de grande urgence.
- Tu as tout à fait raison, et j'aimerai en parler avec toi, enfin si tu acceptes bien entendu.
Maeglin se contenta d'hocher la tête, les mots n'étaient pas utiles à présent et se leva de table. Salazar ayant compris le message se leva à son tour en souhaita une bonne fin de soirée à ses amis avant d'attendre aux portes de la Grande Salle que Maeglin le rattrape. Ce dernier se dirigea vers Helga, et lui offrit un tendre baiser avant de rejoindre Salazar.
- J'ai compris, je vais vous laisser entre hommes.
- Hey ! Se manifesta le Gryffondor. Ça veut dire que je peux vous accompagner ! Je suis un homme, un vrai !
- Godric, tu ne veux pas faire une partie de cartes avec Helga et moi ?
- Rah, très bien je reste pour vous tenir compagnie.
- Merci mon vaillant chevalier. Salazar ?
- Oui Rowena ?
- Continueras-tu de nous parler d'Harry ?
- Bien entendu, mais je dois juste éclaircir encore certaines zones d'ombres.
Sur cela, Salazar accompagné de Maeglin quittèrent la salle de repas.
- Emmènes-moi là où se trouve le miroir.
- Maeglin, avant je pense qu'il faudrait que l'on aborde cette histoire de lié et de lien. Si ce que pense Harry est vrai et qu'il s'agit bien d'un lien d'âme-sœur, alors/
- Ton lié a raison.
- Pardon ? Mais tu ne l'as pas encore rencontré ?
Maeglin resta silencieux.
- Tu ne nous as pas vu interagir, ni comment interagisse nos magies ensemble, ou bien que sais-je encore ! Mais ce n'est pas possible normalement d'être lié sans contact physique ?! Non ?
Maeglin tint le silence, toujours le regard plongé dans celui gris du fondateur.
- Bien, suis-moi.
Salazar ayant compris qu'il ne tirerait rien de plus de la part de l'elfe, reprit son chemin jusqu'à ses appartements. Salazar fit signe à Maeglin d'avancer vers la bibliothèque avant d'en ouvrir le passage secret menant à l'antichambre.
Un fois arrivé, ils se dirigèrent vers le miroir. Salazar métamorphosa une plume en une copie de son fauteuil et le positionna à côté du sien pour que Maeglin puisse s'y installer. Ils se retrouvaient désormais assis côte à côte légèrement tourné vers l'autre et face au miroir qui les reflétait.
- Maeglin, que sais-tu exactement du lien qui nous lie Harry et moi ? Pourquoi sembles-tu si catégorique lorsque tu dis qu'Harry est mon lié d'âme ?
L'interrogé plongea son regard dans celui du reflet de Salazar. Ce dernier vit avec stupeur les pupilles de Maeglin passer du gris des elfes à un blanc, et ses prunelles lavande luire.
- Car Magie a décidé de t'accorder ton souhait.
- Pardon ? Pourrais-tu m'expliquer ce que cela signifie ?
Maeglin ne répondit rien, mais ses yeux cessèrent de briller, et il replongea son regard dans celui du Salazar à ses côtés. Ne voyant aucune réponse venir, le fondateur de Serpentard, se passa les deux mains dans les cheveux de manières tendu et surtout à bout de tous ses mystères autour de son nouvel ami Harry et du lien qui les unit.
L'elfe naturel s'apercevant que le presque frère de sa compagne semblait prêt à exploser, récupéra la main gauche de Salazar. Cette dernière qui était perdu dans les cheveux du fondateur, fut déplacée là où le cœur de ce dernier se trouvait. Salazar descendit sa main droite pour la poser sur celle du compagnon d'Helga et releva la tête pour l'observer.
- Excuses-moi Maeglin, mais j'ai, enfin non, NOUS avons besoin de réponses. Harry a des crises de magie qui me semblent vraiment dévastatrices et qui semblent s'accentuer. J'ai vraiment besoin de découvrir ce qui nous lie pour trouver la meilleure des solutions possibles pour nous.
Salazar enleva sa main droite, mais ne put bouger sa main gauche toujours emprisonnée par celle de son vis-à-vis.
- Pourquoi as-tu créé cet artefact ?
Salazar fut plus que choqué par cette question, car il ne s'attendait nullement à cela. Il répondit à Maeglin qu'il souhaitait pouvoir échanger avec ses Descendants, mais ce dernier le relança alors.
- Dans quel but as-tu conçu cet artefact ?
- Mais c'est exactement ce que tu viens de me demander ?
- Salazar, dans quel but, dit-il en appuyant sa main qui était toujours sur celle de Salazar au niveau de sa poitrine, as-tu inventé ce miroir ?
Salazar comprit alors ce que lui demandait Maeglin. Alors après lui avoir répondu le plus honnêtement possible sur son désir de rencontrer LA personne adéquate pour lui, ils échangèrent sur tous ce que Salazar avait discutés plus tôt dans la journée avec Harry.
Au fur et à mesure des explications et des silences de Maeglin, Salazar espérait que le lendemain arriverait rapidement afin qu'il puisse en parler avec son Harry.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
