Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta. Il y aura 2 versions, voici la 1ère plus soft, le 2ème sera plus … chaude. 1 chap/15 jours

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.


Patronus : (sans les espaces) : servimg view / 19232744 / 62


Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à milkiway, Wellone, NasuadaDragon, Hadsher, xiu, NonoPourVousServir et PetitLutin22 pour tous leurs commentaires !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !


Chapitre 31

- Pour moi, il ne fait aucun doute que ce qui vous unit est un lien d'âme-sœur, conclut Maeglin.

Le silence qui suivit cette phrase fut rompu par Harry qui reprit la parole, tout en accrochant le regard du Serpentard.

- Bien, maintenant que ton ami Maeglin vient de confirmer mon hypothèse, que faisons-nous ?

- Pardon ? s'exclama le fondateur. Attends un instant mon cher, Maeglin doit certainement nous apporter plus de précisions sur notre lien et/

- A quoi ça nous avancerait ? demanda le jeune homme.

- Mais enfin Harry, à comprendre ! Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je ne te comprends pas. Nous avons BESOIN d'en savoir davantage !

Salazar avait bien insisté sur le mot « besoin » et avait plongé son regard dans celui émeraude de son vis-à-vis. Helga observait l'échange entre son ami et le jeune sorcier présente de l'autre côté du miroir, tandis que Maeglin lui analysait avec minutie les propos et surtout le comportement du second lié.

C'est donc une Helga qui sursauta, un froncement de sourcils elfique et un Salazar quelque peu décontenancé qu'ils virent Harry baisser la tête pour la laisser reposer dans ses mains et parler d'un ton brusque et sans s'arrêter.

- NON SALAZAR ! Il faut vraiment qu'on réfléchisse à la suite des évènements. Demain nous sommes vendredi je te rappelle, au cas où tu l'aurais oublié, que j'ai rendez-vous avec deux médicomages. Si celles-ci me juge apte, je pourrais reprendre les chantiers de rénovation de Poudlard lundi matin. Tu sais que depuis que je suis en arrêt forcé c'est ce que j'attends depuis 2 semaines !

- Harry, mon cher, calmes-toi s'il-te-plaît, tenta d'apaiser le vieux sorcier. Respires calmem/

- MAIS TU NE COMPRENDS RIEN ! Hurla Harry, la tête toujours dans ses mains.

- HARRY POTTER ! S'exclama autoritairement le plus âgé des deux liés.

Salazar comprenait dans le comportement de son cher ami qu'il y avait quelque chose qui dérangeait Harry. Cela l'inquiétait, car il savait que celui-ci préférait garder pour lui ces soucis, ce qui posait véritablement problème au fondateur. En effet, Salazar espérait que de par leur lien, le jeune homme puisse se reposer sur lui. Qu'ils se fassent confiance mutuellement. Ce n'était déjà pas chose facile, mais ajouté-y deux mondes parallèles, des siècles d'écarts et une guerre, et vous obtiendrez un beau bordel. Bordel dans lequel ils étaient actuellement.

Salazar, désirant revoir les magnifiques perles vertes de son lié, se reprit rapidement et appela son jeune ami. Il voulait comprendre la raison de son emportement plutôt soudain.

- Harry, regarde-moi.

Le jeune homme ne fit que secouer la tête négativement sans qu'aucun son ne franchisse ses lèvres.

- Mon cher Harry, s'il-te-plaît, regardes-moi et parles-moi ?

Nouveau signe de négation par le jeune homme, mais qui ne découragea pas le fondateur.

- Harry, interpela Helga, nous pourrions t'aider ? Mais pour ça, il faut que tu nous dises ce qui ne va pas ?

Au moment où le jeune homme se levait pour certainement quitter la chambre secrète, c'est Salazar qui cette fois l'interrompit dans son mouvement. Il l'appela, un peu plus autoritairement qu'il l'aurait voulu, cependant il n'en avait que faire, il souhaitait vraiment qu'Harry le regarde et s'ouvre à lui, comme les derniers jours passés.

- HARRY ! Tu vas rester sagement assis ici tant que je n'aurais pas eu de discussion avec toi.

Le Survivant se laissa retomber sur la chaise, mais gardait la tête baissée.

- Excuses-moi Harry, je ne voulais pas te parler aussi agressivement.

- Pas grave, répondit dans un murmure l'appelé.

- Préfères-tu que l'on vous laisse seul ? Nous pouvons revenir plus tard quand le patronus de Salazar nous apparaitra le temps que vous discutiez ? Demanda aimablement Helga.

- Je pense que tu as raison Helga. Je vous appelle plus tard.

Sur cela le couple se leva et s'apprêtait à quitter les quartiers secrets de leur ami, quand Maeglin se retourna et observa Harry.

- Ouvrez votre cœur comme vous ne l'avez encore jamais osé. Et surtout arrêtez de vous cacher derrière ce que vous pensez devoir être.

C'est encore sur une énigme, adressé à Harry, que l'elfe sylvestre sortit de la pièce en entrainant sa belle, un bras autour de ses hanches.

- Harry, maintenant qu'ils sont partis et que nous ne sommes plus que tous les deux, veux-tu bien me regarder ?

Pas de réaction de la part du jeune héros, ce qui fit soupirer le sorcier plus expérimenté.

- Mon cher Harry, j'aimerais tant pouvoir me perdre dans tes émeraudes s'il-te-plaît ?

Finalement Harry releva la tête et se noya dans les yeux gris presque blanc de son lié. Ses yeux verts étaient brillants de larmes contenues.

- Désolé, j'ai eu un comportement complètement …

- Gryffondor ? Compléta Salazar, essayant de détendre l'atmosphère.

- Hey !

- Borné et têtu alors ?

- Bon, je te l'accorde.

- Harry, qu'est-ce qui ne vas pas ? Car il y a forcément quelque chose qui te tracasse pour que tu réagisses ainsi.

- Tes amis vont penser que je ne suis qu'un gosse immature et prétentieux. Tu parles d'une première impression de mer/

- Stop, pas de vulgarité veux-tu.

- Sinon tu me la savonnes ?

- Peut-être avec un sacré savon, sourit Salazar au petit rire léger d'Harry.

- Alors ? Que vient-il de se passer ?

- Je ne sais pas trop ce qui m'a pris. Je …, Harry cherchant ses mots avait de nouveau baissé la tête et de soupirer. J'ai été vraiment nul.

- Harry, mon beau regarde-moi, Harry obéit à la demande. Je ne t'en veux pas, tu as tous les droits de craquer. Je dirais même que ce qui m'étonne davantage c'est que ça n'est pas eu lieu plus tôt. Comme l'a dit Maeglin, il nous arrive beaucoup chose en très peu de temps.

- Tu pourras m'excuser auprès d'Helga et Maeglin ?

- Non, face au regard surpris et implorant d'Harry, Salazar reprit. Tu le feras toi-même quand je les rappellerais.

- Oh d'accord. Eh bien, je me sens plus calme que tout à l'heure, alors tu peux leur demander de revenir.

- Non Harry, soupira le fondateur. Il faut d'abord que nous ayons une petite conversation tous les deux. Pourquoi t'es-tu emporté ainsi ?

- Je … Et bien, depuis hier, enfin j'ai commencé à y penser avant, mais bon c'est surtout hier que j'en ai pris conscience.

Salazar acquiesça et fit un signe de main pour que son jeune lié continue sur sa lancée.

- Si je reprends les travaux, chose que je veux vraiment tu le sais Salazar !

Salazar hocha de nouveau la tête.

- J'en suis très heureux, mais d'un autre côté, cela signifie aussi que je ne pourrais plus te voir autant qu'actuellement, Harry posa son poing droit au niveau de sa poitrine, comme s'il souhaitait garder quelque chose proche de lui. Et ça, et bien … je ne sais pas trop pourquoi, mais … RAH, ça m'est vraiment inimaginable !

- Harry, je vais arrêter de me voiler la face, mais ton instinct t'a semble-t-il toujours bien guidé, pas vrai ?

- Oui, en effet. Ou est-ce que tu veux en venir ?

- Si tu ressens la nécessité de nos rencontres, et qu'il s'agit bien d'un lien d'âme-sœur, c'est qu'il y a peut-être corrélation entre les deux. Maeglin saura nous en dire plus. Mais pour cela, il faudra vraiment que l'on joue le jeu.

- Que veux-tu dire par là ?

- Et bien, quand nous en avons discuté hier soir, il semblait soucieux au fur et à mesure de mes explications. C'est ce que Maeglin souhaitait tout à l'heure, qu'on lui parle de nos ressenti, impression et sentiments l'un envers l'autre afin de pouvoir analyser au mieux notre situation, faire des hypothèses et trouver la solution qui nous conviendrait.

- Je vois…, Harry inspira un grand coup et relâcha lentement l'air de ses poumons.

- Allez mon cher Harry, écoutons ce qu'a à nous dire Maeglin, peut-être pourrait-il nous éclairer.

- Et comme ça, je pourrais enfin découvrir à quoi ressemble ton patronus ! Car si toi tu connais le mien, ce n'est pas mon cas !

- Avec grand plaisir, mon cher.

Salazar, sans prononcer le moindre sortilège et sans baguette, fit apparaître devant lui un majestueux renard brillant et bleu. Harry était complètement ébahi par le superbe spectacle qui s'offrait à lui. Salazar eu simplement à regarder dans les yeux son patronus avant que celui-ci ne disparaisse par-là même où le couple était partit.

- Il est magnifique ton patronus. Un renard, l'illustration même de la ruse Serpentarde.

- Tout à fait d'accord avec toi sur un point, mon patronus est sublime.

- J'aurais dû m'en douter.

- Mais par contre, ce n'est pas un banal renard, comme tu viens de dire. N'as-tu rien remarqué de particulier chez celui-ci ?

- Euh, … Il est très grand, aussi grand que mon cerf ?

- Oui, mais c'est la seule caractéristique physique que tu lui attribue ?

- Alors ce n'était pas que des résidus magiques qui me donnaient l'impression qu'il avait plusieurs queues ?

- Bien entendu que non !

- Désolé, je n'étais pas sûr si ce n'était pas plutôt ma vision qui me jouait un tour.

- Pas de souci Harry. Alors connais-tu le nom de cette créature magique ?

- Je n'en ai pas la moindre idée, c'est la première fois que je vois un renard aussi grand et doté d'autant de queues. De quelle espèce s'agit-il ?

Harry était curieux de connaître la créature magique qu'était le patronus de son âme-sœur. Il était très enthousiaste à en apprendre plus sur cet animal, mais aussi, et surtout sur son lié. Car il est connu que le patronus représente la personnalité profonde de son lanceur.

- C'est un kitsune.

- Euh, c'est tout ? Tu ne veux pas développer un peu Salazar ? J'adorerais en connaître davantage sur cette créature ?

Salazar sourit face à la demande de son ami, et surtout par ses yeux désormais brillant de curiosité. Il avait vite compris que le jeune sorcier adorait les créatures magiques et adorait en apprendre plus sur elles, aussi dangereuses soient-elles.

- Bon je t'accorde un point, il fait bien partit de la même famille que les renards, mais ils sont dotés de magie et de neuf queues. Le premier kitsune a été découvert au Japon peu de temps avant ma naissance, mais leur population était déjà très affaiblit à cause des êtres humains qui les pourchassaient. Eh, c'est bien triste à mon humble avis, mais pas si étonnant. Si les elfes sylvestres ont disparu, alors ça ne me surprend guère que les kitsunes se sont aussi éteints. Dans mon temps, il n'en restait déjà plus que quelqu'un. Ils étaient chassés par les humains, soient parce qu'on les prenait pour des voleurs de poules ou bien des renards malades. Mais les pires, c'était bien les sorciers. Les collectionneurs d'animaux magiques et le trafic de créatures furent les causes de leur arrivée dans nos contrés, mais aussi du déclin et de la disparition de l'espèce. Les sorciers les tuaient pour récupérer leur queues que l'on dotait de beaucoup de capacité magique, soigner toutes sortes de maladies, porter chance et bien d'autres absurdités de ce genre. Peu de temps après qu'ils aient commencé à apparaître dans nos régions, j'ai eu la chance d'en rencontrer un. J'étais dans une forêt en train de chasser quelques lapins quand je suis tombé sur le kitsune. Nous nous sommes observés l'un l'autre avant que chacun ne prenne un chemin différent. Ce fut ma seule rencontre avec cette créature magique, dotée d'une intelligence impressionnante et d'une ruse à toute épreuve. Mon patronus avant de le rencontrer était un renard, rien d'exceptionnel me diras-tu. Mais quand j'ai lancé mon premier patronus après cette fabuleuse rencontre, imagines ma surprise en découvrant qu'il avait changé en un kitsune. Je savais qu'un patronus pouvait changer, mais là j'étais ravi par cette découverte. J'ai longtemps hésité pour mon emblème de maison à Poudlard entre le kitsune et le serpent. Mais finalement mon choix c'est quand même porté sur le serpent. Il s'agit tout de même d'un héritage magique rare et inestimable après tout.

- Je confirme, une créature merveilleuse, mais le serpent vert te va bien mieux au teint, dit une voix douce. Pouvons-nous entrer ?

- Dixit celle qui est déjà prête à s'installer sur le canapé, déclara Salazar à la fondatrice.

En effet, Helga et Maeglin étaient revenus, accompagnés du patronus, qui s'évapora lorsque que Salazar agita sa main. Helga reprit avec un grand sourire.

- Préfères-tu que nous repartions ?

- Non, restez c'est bon, fit semblant d'être désabusé Salazar. Je faisais découvrir les kitsunes à Harry.

- Oui, des créatures magnifiques. Je suis vraiment désolé pour mon comportement de tout à l'heure. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris. J'espère ne pas vous avoir donné une trop mauvaise opinion après ça ?

- Jeune homme, vous êtes doté d'un grand cœur, et comme tout être vivant, nous faisons parfois des erreurs et parfois trop de choses empoisonnent notre esprit. Et comme vous nous l'avez appris, quand nos pensées sont parasitées, alors nous ne pensons plus à tourner sept fois la langue avant de parler, fit Helga d'un ton apaisant et souriante.

- Merci, et encore désolé, s'excusa une nouvelle fois Harry.

- Allez, maintenant que ceci est réglé, reprenons où nous en étions, ça te va toujours Harry ?

- Oui, pas de souci, répondit le susnommé.

- Bien, de tout façon, il nous faut des précisions sur ce lien, alors profitons d'un expert en la matière ! C'est bon pour toi Maeglin ?

Ce dernier hocha simplement la tête.

- Bien, alors dans ce cas je te laisse gérer et demande-nous ce que tu veux savoir exactement. Je pense que ça sera plus simple et efficace pour nous de te répondre ainsi et de comprendre ce qui se passe et ce qu'il va se passer.

- Et moi, je vais tout prendre en note, comme ça si l'on veut revenir sur un point, ce sera plus facile. Accio parchemin, plume et encrier.

En disant cela, Helga bougea seulement sa main, sans baguette, et fit voler jusqu'à elle ce dont elle avait besoin et le maintint en vol stationnaire devant elle.

- Dans ce cas, commençons par le commencement. Je sais Harry que c'est grâce à toi que le lien entre vous deux s'est activé. J'aimerais savoir comment tu as rencontré Salazar ?


Voili Voilou

Kissou

Pouika