Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Désolé pour le retard, semaines très, TRES, chargées !

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à aurel8611, Bipolaire365, Hadsher, Wellone, PetitLutin22 et Morgane93 pour leurs commentaires !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Italique = fourchelangue


Chapitre 38

Sombre. C'est le premier mot qui vint à Salazar après avoir lancé le sort pour pénétrer l'esprit du jeune homme qui lui était devenu essentiel.

En effet, le fondateur de Serpentard se retrouvait désormais dans les profondeurs des pensées d'Harry. Enfin dans l'immédiat Salazar aurait plutôt pensé qu'il avait atterrit dans un endroit complexe se situant entre la conscience et le subconscient de sa moitié.

Mais à la différence de toutes les fois précédentes, c'était bien lui qui avait initié l'intrusion. Ce n'était pas leur lien d'âme-sœur qui l'avait attiré jusqu'à la conscience de son lié pour l'aider à sortir de ses trop nombreux cauchemars, selon le plus vieux des deux sorciers. Cauchemars dont il n'avait guère connaissance, car son cher Harry restait vague sur ce qui habitait ses songes, désirant garder encore quelques secrets pour lui, dur à avouer, à partager, même avec une personne de confiance.

Pour en revenir à l'instant présent, Salazar se retrouvait dans une sorte de petite pièce plongée dans l'obscurité la plus totale. A chaque fois qu'il avait fini emporté dans les méandres de l'esprit de son futur compagnon, car c'est bien ce qui allait arriver un jour ou l'autre entre eux, il finissait dans une pièce sombre et noir, sans parvenir à apercevoir Harry. Il en conclut donc qu'il devait se trouver au même endroit que lors de ces venues précédentes.

Pourtant il avait bien vu un peu plus tôt le jeune homme se concentrer pour abaisser ses barrières. Salazar en déduisit qu'il devait s'agir d'une sorte de protection instinctive contre les intrus. Pourtant, avec les explications de Maeglin, et de l'effort d'Harry de baisser ses barrières, cela signifiait que le jeune homme avait peut-être inconsciemment réactivé ses boucliers. Certainement que le passé d'Harry devait y jouer son importance, au vu de sa légère réticence lorsqu'il a appris de l'elfe sylvestre qu'il allait devoir céder l'accès à ces souvenirs.

Il faudra vraiment qu'Harry accepte de se confier à lui pour faciliter le lien d'esprit entre eux, ainsi que prouver leur confiance envers l'autre à leur lien d'âme-sœur, sinon ils risquaient de mauvaises surprises.

Etant donné qu'à chacune de ses « visites », Salazar n'avait jamais été confronté à ses barrière, puisqu'il semblerait que leur lien ou la magie les effaçait pour lui laisser la connexion possible lorsque son lié avait besoin de son soutien, il allait devoir forcé les choses. Mais il ne voulait pas faire souffrir le jeune sorcier, alors il allait devoir attiré sa conscience vers lui afin de pouvoir l'atteindre directement et commencer à mettre en place ce lien d'esprit.

Il décida de commencer par bien observer cette sorte d'antichambre où il se retrouvait confiné. Peut-être y trouvera-t-il un indice, ne sait-on jamais. Il recherchait vers qu'elle « mur » il ressentait davantage la présence de son lié. Il tâtait les parois du bouclier obscurcissant, tout en cherchant une trace plus forte de la magie de son âme-sœur.

Il n'eut pas trop de succès, alors il choisit d'essayer une tout autre méthode. Certains diraient d'elle est ridicule, mais parfois le plus simple et logique fonctionne tout aussi bien, surtout quand la magie s'en mêle. Salazar commença tout simplement à appeler son lié. Au début, il le fit d'une voix douce et basse, ne souhaitant pas trop alarmé non plus le système de défense de son lié, qui pourrait considérer cela comme une attaque mentale.

Il ressentit une légère fluctuation vers l'une des parois du bouclier. Il s'en approcha donc et voulant attirer encore plus l'attention, il appela plus fort Harry vers la paroi dont il avait senti le lien le tirer. Il espérait vraiment que le jeune brun le repère dans le labyrinthe qu'est l'esprit humain.

Il s'adressait à Harry, mais n'avait aucune idée si celui-ci l'entendait ou comprenait ces mots, alors il ne pouvait qu'espérer. Alors il parlait, laissait quelques silences de temps à autre.

- Harry ! ... Mon cher m'entends-tu ? … Si c'est le cas, il faudrait que tu te concentre sur ma voix ainsi que notre lien pour me faire venir à toi ! … Mon cher, tu n'as rien à craindre … et si jamais nous n'y arrivons pas aujourd'hui, nous retenterons l'exercice … Mon cher Harry, je suis vraiment/

Mais Salazar s'arrêta car sa main passa à travers la paroi opaque.

- Merci Harry, je ne sais pas ce que tu as fait mais je pense pouvoir me rapprocher de toi !

Le fondateur des vert et argent continuait de parler au vide qu'il rencontrait, car Harry semblait être en mesure de l'aidé à la rejoindre. Alors même si ce n'était qu'un bouclier qui avait céder, et qu'il risquait fortement d'en rencontrer d'autres, il se rapprochait de son lié.

Il avançait dans une sorte de couloir, duquel il avait la sensation de monté, d'autres fois de descendre, mais il savait qu'il était sur le bon chemin. En effet, un filet de magie vert s'était matérialisé devant lui et semblait le guider. Il se doutait qu'il s'agissait de celle de son lié, mais cette magie lui inspirait confiance, alors il l'a suivi sans crainte.

Il n'avait aucune idée notion de temps et ne savait donc pas depuis combien de temps il était entré dans l'esprit de son lié. Peut-être que cela faisait des heures, ou alors à peine quelques minutes qu'il s'efforçait de détecter l'aura d'Harry, mais pour le moment il n'avait toujours pas atteint la conscience de son lié.

Salazar ne saurait dire si c'était un moyen de protection de son âme-sœur que de l'enfermer dans cette sorte de dédales sombres, mais il continuerait à avancer tant qu'il le pourrait. Au bout d'un certain temps, il vit le filet magique disparaitre à travers une nouvelle paroi. Le Serpentard s'en approcha et caressa légèrement l'un des objets que le meuble devant lui. Il ne put s'empêcher de faire sa remarque à haute voix.

- Une bibliothèque ?

Salazar lança un lumos pour mieux l'observer et vit avec surprise qu'elle ressemblait grandement à celle qu'il avait dans ses quartiers. Le bois, les étagères, mais ce qui le conforta dans son idée, c'était les légères gravures sur le bois. D'infimes et minuscules petits serpents qui se mouvaient discrètement autour des livres. Salazar fut dans un certain sens content de voir que sa bibliothèque personnel se retrouvait ici, en tant que bouclier pour son lié.

Il se rapprocha d'une étagère remplie de livres, puis approcha sa main d'un des livres qui la composait, mais vit qu'il ne s'agissait pas d'un de ses ouvrages, il voyait plutôt comme des noms de souvenirs. C'était donc ainsi qu'Harry avait organisé ses souvenirs.

Mais il cessa sa progression, quand il aperçut de la lumière provenir des livres. Après avoir passé la suspicion, il reprit son avancé. Moins il y avait de distance entre ses doigt et le livre qui s'intitulait « Voyage chez Aragog », plus la lumière s'intensifiait. A tel point, qu'il dut fermer les yeux.

Quand il sentit la reliure du livre sous ses doigts, un flash plus lumineux eut lieu, avant de diminuer. Le fondateur rouvrit les yeux, mais rien n'avait changé, la bibliothèque était toujours devant lui, et encore aucune trace d'Harry. Mais Salazar fit plus attention à ce qui l'entourait, et il y avait bien eu un changement, puisque son lumos n'était plus et que pourtant, il distinguait toujours les étagères. En réalité, c'était désormais les livres qui émettaient une lumière tamisé, moins agressante pour ces yeux.

Puis il tendit l'oreille et entendit une voix qu'il aurait reconnu entre milles, même au milieu d'une symphonie. Harry. Son Harry était proche. Si par moment ce n'était qu'un murmure, à d'autres la voix lui parvenait comme s'il était juste à côté. Comme s'il passait et repassait devant lui sans le voir tout en l'appelant. C'est là qu'il comprit qu'Harry devait se trouver derrière la bibliothèque. Le plus âgé tenta d'appeler à son tour le jeune homme, mais il semblerait que si lui était en mesure de l'entendre ce n'était pas le cas du second lié.

Alors il se posa la question de comment il allait pouvoir le rejoindre. Il n'allait tout de même pas détruire sa bibliothèque. SA bibliothèque dans l'esprit de SON lié. Non, vraiment une mauvaise idée.

Et puis il lui vint une idée, sa bibliothèque révélait son passage secret avec la langue des serpents. Son lié et lui-même parlait cette langue, ce don est extrêmement rare. Peut-être qu'Harry protégeait son esprit contre un envahisseur indésirable ainsi. Cela ne coutait rien d'essayer. Une solution bien moins invasive que de tout faire exploser.

- Ouvres-toi.

Mais rien ne se passa. Il lui vint l'idée saugrenue que son lié semblait attaché au marques de politesse, même envers les elfes de maison. Bonnes manières qu'il avait d'ailleurs finit par adopter aussi pour son lié, mais ça personne n'avait besoin de le savoir. Alors il testa son hypothèse.

- Ouvres-toi s'il-te-plaît.

Et là, miracle, la bibliothèque disparut comme par enchantement. Enfin c'est de la magie et nous sommes dans un esprit, alors il n'y a rien d'anormal.

Par contre ce qui le laissa subjugué, fut qu'il se retrouva dans une immense pièce circulaire. Il y avait d'immenses bibliothèques, toutes faites du même bois foncé que les siennes et avec ses gravures magiques de serpents. La seule lumière éclairant l'ensemble du lieu venait des ouvrages. Au centre de la pièce se trouvait un immense tapis qui semblait vraiment très doux, Salazar y plongerait bien ses pieds nues. Alors même s'il était d'une couleur bordeaux toute gryffondorienne, cela ne le dérangeait pas plus que cela. Après tout son lié était lui-même un lion. Il y avait aussi deux grands canapés vert anglais de style baroque se faisant face, ainsi qu'entre deux accoudoirs, un peu en retrait se trouvait un fauteuil du même style que les canapés, mais là encore de couleur bordeaux.

- Salazar ?

Le susnommé se tourna vers la voix et fit un immense sourire à son lié, qui lui répondit aussitôt.

- Et bien mon cher, je dois dire que ce n'est pas une mince affaire que de te trouver. Mais le jeu en vaut la chandelle.

- Je t'ai entendu m'appeler, mais je n'arrivais pas à te répondre ou à t'amener ici, alors j'ai envoyé un peu de ma magie partout en espérant qu'elle t'atteigne.

- Et tu as réussi, je t'en remercie mon cher. Au fait cette pièce est magnifique !

- Seulement la pièce ?

Salazar observa son lié d'un regard emplit de tendresse, pourtant aucun des deux ne fit un pas vers l'autre.

- C'est un compliment que je te fais. Cette pièce fait partie de toi, par conséquent c'est grâce à toi qu'elle est si plaisante à mes yeux, car il s'agit de toi mon cher.

Harry ne put empêcher le léger rosissement de ses joues.

- Et qui suis-je pour critiquer cette bibliothèque tout à fait charmante. Je me dois de te dire que c'est un très bon choix, me diras-tu où l'as-tu trouvé ?

Harry sentit ses joues chauffer davantage, car sa bibliothèque mentale est une protection pour ces souvenirs et n'est qu'une copie de celle de son âme-sœur.

Salazar appréciant de voir le rougissement d'un certain jeune homme, décida de se rapprocher de lui. Peut-être ainsi pourront-ils initier le premier « contact ».

Quand il fut a à peine quelques pas d'Harry, ce dernier le prit par surprise en se jetant dans ses bras. Salazar passa automatiquement les siens autour de la taille assez fine de son futur compagnon, tandis que celui-ci les plaçaient autour du cou du Serpentard, avant de murmurer ces quelques mots.

- Je suis tellement heureux d'enfin pouvoir te tenir dans mes bras.

- Je le suis tout autant mon cher.

Harry s'éloigna légèrement pour poser ses mains sur les épaules de Salazar, qui lui ramenait les siennes sur les hanches de son vis-à-vis.

Le jeune héros put donc voir que le plus âgé aussi pouvait prendre quelques couleurs sur ces joues, même si cela restait en grande partie cacher par sa barbe blanche.

- Aurais-je enfin réussi l'exploit de faire rougir le grand Maître des Serpents ? Dit Harry un brin malicieux.

- Que nenni, il s'agit seulement de ma course effrénée pour te retrouver.

Un nouveau sourire qui fleurit sur leurs lèvres. Des yeux brillants de bonheur d'enfin pouvoir se rapprocher sans miroir entre eux. Seulement eux, dans une bibliothèque remplit de souvenirs. Salazar aborderait le sujet une autre fois, là maintenant ce qu'il voulait le plus c'était profiter pleinement de son âme-sœur. Et pourquoi pas le faire rougir davantage, certains penseront pour son ego, mais…

Bon en fait si c'est pour lui. Pouvoir se dire que l'homme face à lui, fusse-t-il si jeune, ne le regarde que lui, car les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre n'ont fait qu'augmenter depuis leur rencontre. Un coup de foudre, induit par un lien d'âme-sœur, certains diront mais où est le libre arbitre dans tout ça ?

Salazar n'en avait que faire, et il en était de même pour Harry. Ils étaient heureux de simplement pouvoir se parler avant, mais maintenant qu'ils pouvaient se toucher, cela rendait les choses tellement plus tangibles entre eux.

La magie reste merveilleuse de leur permettre de se rencontrer, alors que l'existence de Salazar aurait dut disparaître il y a un millénaire désormais.

- Tu n'as pas idée d'à qu'elle point je suis comblé d'être ici avec toi, mon cher Harry.

Le jeune lié rougit de nouveau, mais ils gardèrent le contact visuel et physique entre eux. Cela les rassurait sur l'avenir qui n'était pas encore sûr sur leur lien d'âme-sœur, si l'illusion de Maeglin suffirait. Tellement de possibilités, mais aucun droit à l'erreur.

Mais en cet instant, ce n'est pas à cela qu'ils pensent tous les deux. Ils sont juste heureux d'être ensemble.

Pour Salazar, un seul mot lui vint en tête en observant le visage de son lié, sublime.

Merveilleusement sublime.


Voili Voilou

Kissou

Pouika