Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à aurel8611, Wellone, Hadsher, NasuadaDragon, PetitLutin22, Tezuka J, Tsuki Banritt et Morgane93 pour leurs reviews !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Italique = fourchelangue
Chapitre 39
Les deux liés, qui pouvaient enfin se voir de plus près, profitèrent de se temps pour s'observer. Finalement ce fut Harry qui rompit l'instant en descendant ses mains des épaules de Salazar, forçant ce dernier à enlever les siennes de sa taille. Le jeune Potter attrapa la main droite du plus âgé avec sa gauche et l'entraina vers le centre de la pièce. Ils s'installèrent sur l'un des deux grands canapés verts qu'avait aperçu Salazar en arrivant dans la pièce mentale. Si le fondateur s'installa dignement dans l'assise, le plus jeune préféra se positionna le dos contre l'oreiller qu'il avait précédemment disposé contre l'accoudoir. Il remonta ses jambes pliées sur le canapé, ses pieds nus au bout du canapé.
Salazar admira le jeune homme sous ses yeux et se dit qu'il avait vraiment beaucoup chance d'avoir une âme-sœur aussi magnifique que son Harry. Dans leur lien, c'était Harry qui était le perdant, il n'était après tout qu'un très vieux sorcier, certes puissant, mais vieux. Il était heureux d'être avec son lié, mais la différence d'âge entre eux le dérangeait énormément. Mais s'il n'y avait que cela, ils sont d'époques différentes, de mœurs opposés et bien d'autres éléments les séparaient.
Harry vit le trouble dans les yeux de son lié, ainsi que son froncement de sourcils. Il se pencha alors légèrement et attrapa la main gauche du Serpentard qui reposait sur la jambe du plus âgé. Ce dernier releva les yeux en tournant la tête vers son lié et lui sourit, tentant d'oublier ses pensées pour profiter de l'instant présent. Harry voulant libérer l'esprit de Salazar, tendit sa seconde main et attira le fondateur vers lui pour qu'ils soient plus proches. Le fondateur des vert et argent ayant compris son intention, fit comme attendu. Ils étaient si proches, que leurs jambes se touchaient.
- Qu'est-ce qui te tracasse Sal' ?
Le surnommé voulut répondre une réponse toute faite, ne souhaitant pas inquiéter le Survivant, mais au moment de répondre il fut devancer par celui-ci.
- Et ne me dis pas quelque chose du genre « tu n'as pas à t'en faire », parce que si l'on veut que notre lien d'âme-sœur se passe bien, il nous faut réussir notre lien d'esprit. Et au cas où tu l'aurais déjà oublié, Maeglin nous a parlé de confiance. Hors si tu me caches quoique ce soit, alors je ne pourrais pas m'empêcher de me poser pleins de questions et de douter de toi. Alors maintenant, répond-moi, qu'est-ce qui te tracasse ?
Pour oublier ses pensées c'était raté, le jeune sorcier voulait en parler semble-t-il. Le fondateur soupira avant de donner une légère pression à la main de son lié toujours présente dans sa main.
- Et bien on peut dire que tu ne lâches rien, typique des gryffondors.
- Merci, répondit Harry avec un immense sourire. Si vous voulez je peux vous proposer un compromis si vos pensées sont si troublés que vous essayez de changer de sujet. Je vous dévoilerais un secret que personne ne connait. Alors marché conclut ?
- Tu es dur en affaires, mais soit, que ta volonté soit respecté, sourit légèrement Salazar.
Salazar expliqua donc à son lié les tréfonds de son esprit, ce qui le tracassait, son âge bien plus avancé que le jeune homme, tous ce qui le troublait. Harry écouta avec attention les arguments de son lié sur les possibilités que leur lien d'âme-sœur ne suffirait pas à ce qu'ils soient heureux ensembles.
Une fois que Salazar eut finit d'expliquer ce qu'il le bloquait dans l'évolution de leur lien, il se sentit mieux, plus serein. Pourtant ils n'avaient rien résolut.
Harry serra de ses deux mains celle du fondateur qu'il n'avait pas lâché depuis qu'il l'avait rapproché de lui. Le fondateur avait été honnête avec lui, e il en était très heureux. Il pensait même pouvoir affirmer que parler de ses peurs avait décrispé un peu son lié.
- Merci Sal' pour t'être confié à moi. Ça compte beaucoup pour moi.
- Ce serait plutôt à moi de te remercier mon cher, cela m'a en quelque sorte aidé aussi de te révéler mes craintes.
Harry offrit un sourire radieux qui se reflétait dans ses yeux, auquel Salazar ne put que répondre.
- Tu sais Sal', tu es peut-être plus âgé que moi, mais je pense que si notre lien d'âme-sœur existe entre nous deux c'est pour une bonne raison. Ça fait peu de temps que je te connais, mais j'adore les moments que l'on passe ensemble. Tu es plus vieux, grand bien te fasse ! Je pense que mon vécu, aussi court peut-il être par rapport au tien fais que je sais ce que je veux, et la maintenant c'est accepté notre lien et apprendre à te découvrir davantage. Tu as des rides ? Et alors ! Je trouve que pour un vieux de 1000 ans tu es bien conservé contrairement à mon ancien directeur qui n'avait qu'un petit siècle derrière lui. Et puis qui suis-je pour baser les personnes uniquement sur leurs apparences ! J'adore t'écouter me raconter tes aventures, seul ou accompagné. Je me sens bien, libre. Je n'ai pas à faire ce que l'on veut de moi, quand je suis avec toi ou dans tes appartements. Je peux être moi-même, et non pas « Harry Potter », même si ce que je te dis-là n'a pas trop de sens pour toi je pense.
- Je ne te comprends pas très bien en effet, comment peux-tu être Harry et en même temps, ne pas l'être ?
Harry éclata de rire. Un rire franc et libérateur auquel Salazar ne comprit pas l'hilarité soudaine du jeune garçon à ses côtés. Quand Harry se calma enfin, il essuya les larmes de rire qui avaient commencé à se former aux coins de ses yeux. Voyant que Salazar semblait perdu et attendait une explication de sa part, la raison s'imposa à lui et il expliqua la raison de son fou-rire.
- Excuses-moi. Mon hilarité est dut à ta remarque. Il y a un grand écrivain aux XVII siècles, William Shakespeare, auteur de plusieurs merveilles du septième art, qui a écrit plusieurs pièces de théâtre. Dans l'une d'elle, une réplique est devenue une citation très connu dans le monde entier : « être ou ne pas être ». Alors ta remarque m'y a fait penser. Shakespeare ai très connu pour ses histoires d'amour tragiques. Des amants qui se suicident pour ne pas être loin de l'autre, des sentiments impossibles, inavouables. Bref, c'est assez proche de notre situation.
- Je vois ce que tu veux dire. Je reviens juste sur tes propos que tu viens de faire, est-ce en rapport avec ton secret de devoir être, si je puisse dire, cet Harry Potter ?
- Un peu, oui, je te dirai tout un autre jour. Je te le promets, ajouta Harry voyant le regard lourd de sens du plus âgé. Contrairement à toi, je n'arrive pas encore à entièrement me dévoiler. Mais ne doute pas un instant que ça viendra. J'aimerais d'abord te présenter Harry, juste Harry, avant de te présenter le Potter. Je t'en dévoilerais peut-être un peu de temps en temps, mais tu veux bien me laisser encore un peu de temps ?
- Bien sûr mon cher, je peux comprendre cela. Mais saches que comme plus tôt quand tu m'as écouté et rassuré, tu peux tout me confier sans crainte.
- Merci Sal'. Et puis je pense que le fait que tu sois plus âgé que moi me sera bénéfique lorsque je souhaiterai me confier.
Salazar fit un clin d'œil à son lié qui rougit sous l'attention.
Le fondateur se mit alors à observer la pièce autour de lui, ou plutôt la bibliothèque mentale de son lié.
Certains ouvrages étaient plus lumineux que d'autres. Ils y en avaient même qui émettaient quelques sons, des rires pour certains, des hurlements à vous glacer le sang pour d'autres. A n'en pas douter, il s'agissait des souvenirs de son lié. Le fondateur de la maison Serpentard étai peiné que son lié est connu de telles atrocités.
Les souvenirs n'étaient plus vraiment verrouillés comme Harry avait dut baisser ses barrières pour que Salazar puisse pénétrer son esprit, afin d'être sûr de ne pas être rejeter purement et simplement, considéré comme une attaque mentale. Pourtant il semblerait que le jeune sorcier avait quand même réussit à les confiner un tant soit peu. Mais cela devait rester compliquer pour ce dernier de se retrouver au milieu de ses souvenirs, qui pour quelqu'un semblait vraiment effrayants.
Finalement, le Serpentard ne put retenir sa question, et ramena son regard sur son lié qui lui ne l'avait pas quitté du regard.
- Tu nous as dit avant de t'endormir et selon tes termes que ce serait un jolie « bordel », je trouve que tu as plutôt réussit à tout réorganiser ici ?
- Et bien, j'ai eu un peu de temps avant que tu n'arrives, Harry laissa un petit moment de silence. Est-ce possible que mon esprit t'ais dérouté jusqu'à ce que je me sente prêt que tu vois cette pièce ?
- En effet, c'est un moyen de protection comme un autre. Tu voulais que je vienne, donc je n'étais pas un intrus, mais tu ne voulais pas que je vois cette pièce de suite. C'est une raison suffisante pour que ton esprit me bloque dans une petite partie de ton « palais mental » avant que je ne puisse t'atteindre.
- Alors je te dois vraiment des excuses, car si là tu vois une bibliothèque bien rangé, avant c'étaient plutôt du genre souvenirs en bulles qui volent partout. Et comme tu peux t'en douter, je ne suis pas encore prêt à te parler de certains.
- Ne t'en fais, je comprends aisément si tu ne te sens pas encore prêt à me les montrer ou m'en parler pour le moment. Mais je suis assez content et fier de toi, car tu as assez confiance en moi pour que je sois dans la même pièce qu'eux.
Harry sourit à la constatation de son âme-sœur.
- Est-ce que je peux me rapprocher encore de toi, demanda timidement Harry, le rose aux joues face à sa demande.
- Je suis tout à toi mon cher.
Harry se déplaça donc sur le canapé pour se coller à Salazar. Il pivota d'un quart sur le côté, faisant désormais reposer son dos contre l'assise, comme le fondateur, mais garda ses jambes replié sur le canapé, et posa sa tête contre l'épaule du fondateur. Il laissa sa main droite dans celle de gauche du fondateur, mais de sa main droite il fit apparaître une couverture ressemblant à celle de son enfance avec son nom d'écrit dessus, qu'il posa sur leurs jambes à tous deux.
- De quoi veux-tu parler ?
- J'n'en sais rien, mais si ça ne te dérange pas, j'aimerais bien t'écouter. J'adore ta voix, elle me calme. Et puis tes aventures avec Godric sont toujours si amusantes !
- Amusantes ? Pourtant il s'agissait davantage de missions dangereuses, mais je dois bien reconnaître que nous devions avoir un farfadet dans nos manches.
- Un seul, tu es sûr ?
- Petit chenapan, fit le fondateur en ébouriffant les cheveux de son précieux lié.
- Hey ! Tu pourras difficilement les mettre plus en bazar qu'actuellement, ce sont leur état naturel !
- Et moi qui pensais pouvoir les dompter.
- Roar, fit semblant de rugir Harry avant d'éclater tous les deux de rires.
- Mon petit lion. Sinon, avant que je ne te raconte mes prouesses rocambolesque, tu m'avais promis un secret, quel est-il ?
Harry lui sourit de toutes ses dents.
- Tu dis toujours que je suis un parfait Gryffondor, mais le choixpeau voulait m'envoyer à Serpentard.
- Je comprends mieux pourquoi on s'entend mieux que Godric et moi. Mais dans ce cas, comment t'es-tu retrouvé chez les Griffons ? Non, ne me dis rien, je crois me souvenir de ce qu'être Serpentard signifie à ton époque, et ce n'est pas très reluisant l'image que l'on donne de moi.
- Ne t'en fais pas, maintenant que je te connais personnellement, je pourrais rétablir la vérité te concernant.
- Ne t'embêtes pas avec cela, je préfère que Poudlard existe toujours et offre une éducation et un refuge au jeunes sorciers et sorcières qui le désir.
- Dans ce cas, je vais continuer de m'investir dans les rénovations du château avec encore plus d'ardeur !
- Merci mon cher, mais gardes toi du temps pour te reposer et passer du temps en ma compagnie. Tu pourrais même te reposer dans mes appartements, ou bien avec moi dans l'antichambre. Je veillerai sur toi, même à travers notre miroir.
- Je n'y manquerais pas.
Après cela, Salazar raconta plusieurs de ses aventures avec Godric, comme celle où ils étaient partis à la recherche d'une fleur rare aux propriétés exceptionnelle pour une potion de sa création. Potion qui finalement ne fonctionnera pas.
Le temps s'écoula un long moment, avant que Salazar ne ressente comme une voix qui l'appelait. Il comprit rapidement qu'il s'agissait de la voix de l'elfe sylvestre et que cela devait faire assez longtemps pour Maeglin, et qu'il lui fallait regagner son corps.
Il se reconcentra sur Harry qui n'avait pas lâché sa main gauche, mais qui désormais était tenue par de ses deux mains qui traçait des arabesques sur la sienne, un sourire aux lèvres.
Salazar passa sa main droite sur la joue de son lié et caressa celle-ci de son pouce, un sourire charmeur accroché aux lèvres. Le jeune homme tourna la tête légèrement pour déposer un baiser dans la paume de cette main caressante, rugueuse à l'aspect, mais douce au contact, avant d'y replacer sa joue.
Ils échangèrent encore quelques regards avant que le fondateur ne prenne la parole, clôturant ainsi leur premier rendez-vous mentale.
- Je pense qu'il est temps pour moi de me retirer de ton esprit, je te dis à tout de suite dans mes appartements. J'espère que ce premier rendez-vous a été aussi parfait pour toi qu'il ne l'a été pour moi ?
- J'attends déjà notre prochaine rencontre ici avec impatience.
- Mais je ne suis même pas encore parti, et l'on va se revoir dans quelques minutes, le temps que tu émerges de ton sommeil forcé.
- Je sais, mais dans ce que tu viens de dire, c'est le mot « voir » qui compte. Je ne pourrais pas me serrer contre toi.
- Ce n'est que partie remise. Et puis, si nous apprenons à nous connaître avant, cela nous aidera pour l'avenir.
Harry sourit face à cette remarque.
- Tu vois, encore un avantage de ton expérience, c'est que tu sais te montrer plein de sagesse quand il le faut et me garder serein.
- Je suis ton garde-fou si l'on veut, et toi tu seras ma folie.
Le fondateur ôta sa main droite de la joue de son lié et récupéra sa main gauche pour se relever. Il ferma les yeux pour se concentrer et revenir dans la réalité, quand il entendit la voix de son lié.
- Attends Sal' !
Harry n'y tenant plus depuis l'arrivée du fondateur dans sa pièce mentale, se leva rapidement et se rapprocha de l'interpelé. Le fondateur se retourna et vit son lié à ses côté. Il n'eut pas le temps de lui demander ce qu'il voulait, qu'Harry déposa ses lèvres sur les siennes en un baiser chaste.
Leur tout premier baiser.
Et ils espéraient tous deux qu'il ne représentait que le premier d'une longue liste.
Salazar remit sa main droite sur la joue de son lié et plongea son regard gris dans les émeraudes qui lui faisait face. Il prononça ces derniers mots en fourchelangue pour son bien aimé lié.
- Tu es merveilleux mon cher Harry, n'en doutes jamais, fit le fondateur qui déposa à nouveau petit baiser sur les lèvres qui le faisait tant rêver.
Il s'éloigna légèrement, ferma les yeux et disparut simplement devant Harry.
Salazar venait de quitter son palais mental, et il allait devoir remettre ces protections avant de pouvoir lui aussi reprendre pied avec la réalité.
Une réalité dans laquelle il pourrait converser avec Salazar, mais il ne pourra pas lui tenir la main, sentir sa main sur sa joue ou mieux encore, ses lèvres sur les siennes.
C'est avec un sourire triste qu'Harry se concentra pour remettre ses verrous en place avant de pouvoir revoir son futur amant.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
