Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à Tsuki Banritt, aurel8611, Hadsher, à l'anonyme Guest, PetitLutin22 et Wellone pour vos petits mots !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Italique = fourchelangue
Chapitre 44
Kalevi et Harry faisaient route ensemble vers les toilettes des filles du seconde étage.
- Où est-ce que tu m'emmènes Harry ?
- Sois patient, on y arrive.
Quand ils arrivèrent enfin devant les fameux lavabos qui dissimulaient l'accès à la chambre des secrets, Kalevi ne put s'empêcher de faire une remarque en se mettant face au plus jeune.
- Si c'est ici que tu rencontres ton amant secret, je suis désolé de te dire que je risque de ne pas l'apprécier.
- Quoi ? Mais non, il faut juste passer par ici, c'est tout ! Je le vois très mal m'inviter aux toilettes. Franchement Kali !
- Tu en fais un secret que tu veux cacher à tout prix ! Alors les toilettes des filles dans un château désertique est un endroit plausible ! Surtout quand tu ajoutes en plus un certain fantôme qui fait fuir tout le monde !
- Première chose, sache que Mimi Geignarde et les autres fantômes se sont tous reclus dans une partie inconnue du château, personne ne les a vues. A part Peeves bien entendu qui continue d'appliquer son rôle d'esprit frappeur, même s'il est plus calme que durant mes études. Deuxième chose, mon compagnon est … atypique dirons-nous. Et j'ai peur que beaucoup de personne n'accepte pas notre relation. D'autant plus que je suis leur « Sauveur », finit ironiquement le héros de la guerre.
- Harry, fit le finlandais en ayant posé sa main droite sur l'épaule face à lui, peu importe ce que les autres peuvent dire ou même penser, tu dois faire ce qui est juste et bon pour toi. Et s'il y a bien une chose dont je sois sûre, c'est de toujours croire en ton cœur. Regarde où ça m'a mené, une merveilleuse épouse et une magnifique petite princesse ! Enfin, je préfère vérifier que ton cœur n'est pas trop aveuglé par l'ignorance de la jeunesse et m'assurer que cet homme te traite avec respect !
- Hey, mais je ne suis pas ta fille ! Je suis assez grand pour me faire mon propre avis sur mon compagnon !
- Oui, mais je veux juger par moi-même qu'il est correct envers toi. Et qu'il ne t'a pas approché que par ton nom.
- Pour ça il n'y a vraiment pas de risque. On pourrait plutôt penser le contraire justement.
- Comment ça ? Tu es le sorcier le plus célèbre qui existe au monde ?
- Tais-toi donc et suis-moi, tu vas vite le rencontrer désormais.
- A vos ordres Serviteur ! Fit Kalevi avec un salut militaire typiquement moldu.
Harry secoua la tête de dépit avant de parler fourchelangue pour demander l'ouverture du passage. Son ami regard ébahi la magie se mettre en œuvre et observa avec une certaine crainte le passage se dévoiler sous ses yeux.
- Harry, ne me dis pas que tu es tombé amoureux d'un serpent ?
- Quoi ? Mais où est-ce que tu vas me chercher tout ça ?!
- Mais à part les serpents, il n'y a plus aucun être humain capable de parler fourchelangue !
- Rassures-toi Kali, il …, et bien on pourrait dire qu'il arrive par un autre moyen. Bon, maintenant que ça s'est vu, je vais passer devant et tu te lances… on va dir minutes après moi, le temps que je lance un sortilège d'amortissement pour ton arrivé en bas. C'est une sorte de grand toboggan, et même Ripheus a réussi à passer par là.
Sur cela, le jeune sorcier s'élança. Arrivé en bas, il fit apparaître un matelas en bas et se prépara à lancer un sortilège pour ralentir l'arrivé du Makenïr. Une fois les deux amis dépoussiérés, ils avancèrent pour se trouver devant la tête du fondateur Serpentard.
Le père de famille avançait en prenant le temps d'observer les alentours, quand ils passèrent par la « bouche-entrée » menant à l'antichambre, Kalevi fit une remarque.
- Pfiou, et bien, y'en a un qui avait la grosse tête !
Harry en entendant les propos de son frère de cœur éclata dans un éclat de rire incontrôlable, sous le regard surpris du blond.
- Mais ce n'était pas si drôle que ça, si ?
Harry qui se tenait le ventre, pointa derrière Kalevi et lui dit :
- Tu n'as qu'à voir avec le concerné.
Le jeune homme reparti dans un fou rire, en voyant la lueur mi vexé, mi joueuse dans le regard grisé qui les avaient vus, enfin surtout entendu, arriver.
- Pardon ?
Kalevi était plus que perdu face au comportement du Gryffondor.
- Mais qu'est-ce que tu me rac/
Il ne put finir sa phrase car il avait amorcé un mouvement pour se retourner. Il regardait l'endroit que lui avait pointé le jeune garçon qui l'accompagnait et se trouva face au propriétaire de ladite « grosse tête ».
- Bonjour Monsieur, je puis vous assurer que ma tête se porte comme un charme, et qu'elle n'est nullement démesurée face au reste de mon corps.
- Par les caleçons de Merlin !
Harry éclata plus fort de rire et ne put s'empêcher de s'accroupir au sol étant donné que ses abdominaux lui faisait mal tellement il se contractait de rire.
- Décidemment, Merlin à la côte à votre époque, continua le fondateur.
Kalevi reporta son regard sur un Harry hilare, puis sur le même visage que celui qui gardait la chambre des secrets, comme lui avait expliqué Harry sur le chemin.
Et c'est à ce moment-là que tout devint clair dans l'esprit de l'ex-auror. L'incohérence dans ce que lui avait dit Harry, son compagnon étant plus âgé, beaucoup plus âgé que lui. Qu'il était un Serpentard, mais pourtant n'avait pas étudié à Poudlard !
Kalevi ne put que donner sa conclusion à autre voix, tellement elle lui restait impossible.
- Salazar Serpentard est ton secret.
- Surprise, fit Harry en se redressant comme son rire s'était calmé.
Il se rapprocha du miroir en guidant Kalevi qui semblait encore un peu déboussoler par la révélation et le fit s'assoir dans le fauteuil à côté du sien et face à Salazar.
- Ton compagnon n'est nul autre que Salazar Serpentard !
- Oui, mais tu commences à te répéter Kali.
- Mais laisses-moi une seconde le temps que l'information arrive jusqu'à mon cerveau veux-tu ?!
- Il semblerait que ce ne soit pas moi qui ai la grosse tête finalement, fit un brin moqueur le fondateur, faisant ainsi rire Harry de nouveau.
- Arrête, j'ai déjà mal au ventre avec tout ça !
- Hey ho, ça va toi, rabroua gentiment Kalevi qui se remettait du choc. Veuillez m'excusez… euh monseigneur Serpentard.
- Pas de ça entre nous, de ce que mon jeune lié m'a dit, il vous considère comme son frère, alors vous pouvez m'appelez Salazar sans crainte. Je peux vous appelez Kalevi.
- Euh, bien sûr oui, sans souci. Je dois bien t'avouer Harry que je comprends beaucoup mieux ta peur de dévoiler ton secret. Tu es tombé amoureux d'un fondateur vieux de mille ans ! Mais comment est-ce possible ?
- Et bien grâce au miroir que Salazar a créé. Je l'ai activé par erreur, enfin bref et une chose en entrainant une autre, ta da !
- Harry quand on te dit que tu es soit un aimant à problème soit à l'insolite, je suis désolé de te dire ça, mais tu ne peux plus le nier, tu es au courant j'espère ?
- Tu n'as pas idée à quel point j'en ai pris conscience ces derniers jours.
- Tu me rassures.
- Ça ne te déranges pas Salazar que j'ai invité Kali pour qu'il puisse te rencontrer ?
- Non, pas le moins du monde mon cher. Je suis même très honorer de rencontrer un proche.
- Sal', qu'est-ce qu'il t'est arrivé à l'œil, remarqua Harry, un peu inquiet de s'apercevoir qu'un bleu entourait l'œil de son lié.
- Oh, ne t'en fais pas, une petite querelle pour trois fois rien, mais qui m'a permis de remettre certaine chose au clair dans mon esprit.
- Tu es sûr ?
- Oui, ne t'inquiète pas mon cher Harry.
- Attendez un instant, Monsieur Ser, je veux dire Salazar. Vous avez bien dit « lié » tout à l'heure ?
- En effet, pourquoi cette question ? Harry ne vous a rien dis ?
- Euh, et bien pour être tout à fait honnête…
- Mon cher, arrêtes de tourner autour du chaudron.
- Désolé Kali. En fait, Salazar est mon compagnon. Nous avons un lien d'âme-sœur.
Le père de famille observa Harry, vérifiant la véracité de ces propos avant de souffler.
- Harry, tu ne fais vraiment rien comme les autres.
- C'est ma marque de fabrique.
- Et bien vu ainsi, je ne peux donc pas douter de ses sentiments pour toi. Ni des tiens pour … bon sang, Salazar Serpentard. Non mais j'en renvient pas ! Mais comment est-ce possible ? Vous êtes censé avoir disparu il y a des siècles ?
Serpentard et Harry prirent le temps d'expliquer l'utilité du miroir et la découverte de leur lien. Les heures passèrent et les sujets de conversations divergèrent vers d'autres thèmes. Quand arriva 16h, Kalevi se leva et annonça son départ.
- Bon, ce n'est pas tout ça, mais j'ai une princesse à récupérer. Harry, n'oublie pas que tu as promis à Elina de dîner avec nous ce soir, 19h ça te vas ?
- Oui, je serais à l'heure sans faute.
- Dans ce cas, je vais vous laisser, mais par où je peux passer pour repartir ? Car je pense qu'il me sera fort compliquer d'emprunter le même chemin qu'à l'aller.
- Tiens, fit Harry en lui tendant le portoloin spécialement créé pour lui.
- Mais comment tu vas faire pour rentrer ?
- J'ai un autre passage secret. Et puis, si les infirmières m'ont jugé apte à reprendre, alors je n'en ai plus besoin, non ?
- Si tu viens ici et que je n'ai aucun moyen de te rejoindre, si ça me pose problème.
- Rah, mais toi alors, papa poule. Arkyl ! s'écria Harry.
Le « POP » traditionnel d'un elfe de maison retentit en même temps que le susnommé apparut à leur côté.
- Bonjour Petit Maître, bonjour Monsieur Makenïr. Que peut faire Arkyl pour servir maître Harry Potter ?
- Bonjour Arkyl. Te serait-il possible de venir me chercher ici à 19h pour me ramener au camp. A ma tente ou directement chez la famille Makenïr ?
- Bien entendu petit Maître, fit Arkyl en s'abaissant.
- Est-ce que ça te suffit Kalevi maintenant.
- Oui, ça me va. De toute façon je n'ai pas vraiment le choix d'accepter n'est-ce pas ?
- Pas vraiment, non.
- Si monsieur Makenïr s'enquiert de la sécurité du petit Maître, les elfes de maison et Arkyl peuvent lui assurer que si le petit Maître venait à avoir un problème alors Arkyl viendra lui-même chercher maître Potter pour l'emmener à la tente des médicomages.
- Dans ce cas, tu es entre de bonnes mains Harry. Je te dis à tout à l'heure. Bonne fin de soirée Salazar, au plaisir de vous revoir.
- Il en va de même pour moi.
Kalevi prit la petite pierre, prononça « canari » et disparut dans un « crac » sonore.
- Merci Arkyl je te dis à dans quelques heures.
- Bien petit maître.
Et l'elfe de maison disparut lui aussi, laissant nos deux jeunes liés seuls dans l'antichambre.
- Ça ne s'est pas trop mal passé, non ? demanda Harry.
- En effet, c'est une personne qui tient vraiment à toi.
- Oui, j'ai de la chance, je suis bien entouré. Sinon, tu veux bien me dire ce qu'il t'est vraiment arrivé Sal' ?
Le fondateur de Serpentard soupira, et revint rapidement sur sa soirée de la veille et très brièvement sur le conflit du matin. Il exprima qu'il s'était disputé avec Maeglin sur un désaccord, mais ne dis rien concernant le fond du problème.
Harry comprenait que cela devait le concerné, mais comprit que le fondateur avait encore besoin de réfléchir au motif de leur dispute. Il semblait en proie à un gros dilemme qui l'affectait énormément.
Désireux de changer les idées de son petit-ami, ce que cela lui faisait bizarre de penser à Salazar en ces termes, mais c'est bien ce qu'il était pour lui, son petit-ami, son compagnon, son lié, son âme-sœur, son tout.
- Sal', est-ce qu'on peut essayer de faire comme hier. De se voir, enfin tu sais dans mon esprit ?
- Avec grand plaisir mon cher. Installes-toi confortablement et vide ton esprit comme hier. Par contre ne baisse pas tes barrières. Nous allons voir lesquels je peux passer sans problème et celles qu'il faudra travailler ensemble.
- Je te fais confiance Sal'.
- Dans ce cas, allonges-toi et écoutes bien ce que je te dis.
Harry transforma son fauteuil en un divan confortable avant de s'y allonger et de fermer les yeux. Il écouta attentivement les conseils de Salazar, et finit par se retrouver dans un état méditatif qu'il avait d'habitude beaucoup de mal à atteindre.
- Très bien Harry, tu te débrouilles à merveilles. Maintenant, j'aimerais que tu essayes de te voir dans ton esprit. Aux portes menant à cette magnifique bibliothèque où je pourrais te rejoindre. Tu y es et tu m'attends pour faire le chemin ensemble à travers toutes tes barrières. Je te rejoins dans quelques instants mon cher.
C'est sur ces dernières phrases de Salazar qu'Harry finit par sombrer pour rejoindre son subconscient avec un objectif en tête, retrouver Salazar sous peu et le serrer dans ses bras.
Kissou
Pouika
