Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster.

Aucune bêta (si jamais ça intéresse quelqu'un, qu'il/elle n'hésite pas à me contacter par MP ou review)

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros bisou à aurel8611, Hadsher, Tsuki Banritt, PetitLutin22 et Claire pour vos messages !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Italique = fourchelangue


Chapitre 45

Lorsqu'Harry rouvrit les yeux, il se retrouva dans « sa bibliothèque mentale ». En voyant ses ouvrages volés comme la dernière fois qu'il était venu, il commença par réorganiser ses souvenirs et renvoya les livres à leurs places dans les étagères de simple mouvement de main, tel un maître d'orchestre.

Ensuite, se rappelant de la demande de Salazar, il referma les yeux et tenta de trouver l'accès par lequel était arrivé son compagnon afin de l'y retrouver. Il visualisa ses barrières et tenta de ressentir la présence du Serpentard.

Ne le trouvant pas, Harry décida de changer de méthode. Il prit le chemin par lequel était arrivé le fondateur la veille et le remonta en espérant tomber sur lui.

Tout à coup, il sentit une intrusion qui n'était pas agressive. Il comprit de suite qu'il s'agissait de Salazar.

Il voulait le rejoindre le plus vite possible et réfléchissait à comment il allait pouvoir faire quand le simple fait d'y penser l'envoya directement devant le fondateur.

Le brusque voyage lui fit perdre son équilibre et ne dut qu'au excellent reflexe de son âme-sœur de ne pas s'écrouler. En effet, ce dernier voyant l'apparition soudaine rattrapa le jeune homme dans un mouvement fluide et le tint fermement contre lui.

Le jeune homme se redressa des bras de Salazar, les joues légèrement rosies.

- Merci Sal'.

- Avec plaisir mon cher.

Toutefois, le plus âgé garda sa main gauche dans le bas du dos du plus jeune et le guida. Ils se dirigèrent calmement par le chemin que le fondateur avait pris la veille pour rejoindre la bibliothèque de son lié. Salazar sourit en questionnant Harry.

- Tu étais si pressé de me revoir ?

Harry rosit davantage à la remarque, mais pris son courage pour répondre.

- Oui, j'ai adoré le moment qu'on a pu passer ensemble hier.

Après un petit silence, Harry reprit.

- Surtout la fin, quand on s'est embrassé.

- Moi aussi mon cher, et il me tarde de ravir tes lèvres de nouveau.

- Alors qu'est-ce que tu attends, fit audacieusement l'hériter Potter, en s'arrêtant et en se plaçant face au sorcier d'un autre temps.

- Mais avec grand plaisir mon cher Harry.

Salazar avait sa main gauche qui était passé du bas du dos d'Harry à sa hanche lorsque ce dernier avait changé de position. Il posa sa main droite dans le cou de son lié en se rapprochant de celui-ci. Ce dernier combla l'espace restant et plaça ses bras sur les épaules du sorcier qu'il aimait déjà tant. Ils échangèrent un baiser chaste qui ravi les deux âmes-sœurs.

Quand ils se séparèrent, Salazar continua de caresser la nuque de son compagnon. Harry remonta ses mains pour les joindre derrière le cou de Salazar avec un sourire heureux et les yeux pétillants.

- Comblé mon cher ?

- Je ne sais pas, il me semble qu'hier j'ai été bien plus gâté.

Salazar rigola rapidement accompagné d'Harry.

- Je vois que tu es dur en affaire. Mais j'espère bien être à la hauteur de tes attentes.

Le Serpentard se pencha de nouveau pour échanger un nouveau baiser. Au début, il resta tendre, mais à la surprise du plus jeune le fondateur approfondit le baiser. Quand ils se décrochèrent l'un de l'autre, Harry posa son front sur l'épaule gauche face à lui.

- Vos attentes sont-elles comblées mon cher ? Demanda le fondateur en continuant ses caresses apaisantes dans le cou d'Harry.

- Mmh, peut-être. Mais si tu montes à chaque fois la barre, cela va devenir compliqué pour toi de garder le niveau.

- Ne t'en fais pas pour ça, j'adore relevé les défis. Et je pense que ce défi en particulier va me plaire.

Salazar scella de nouveau ses lèvres pour un baiser léger avec le jeune homme qui avait rougit sous la remarque précédente.

- J'adorerais connaître tes pensées à l'instant sur ce qu'il vient de te passer à l'esprit.

Harry rougit davantage avant que Salazar ne les fasse reprendre leur chemin.

- Mais nous avons encore du temps pour le découvrir ensemble. Sinon, pourquoi ai-je eu le droit à cet accueil chaleureux ?

- Je ne savais pas comment te rejoindre et je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé exactement.

- Comment ça ?

- Et bien j'ai juste senti ta présence et quand j'ai pensé te rejoindre, je me suis retrouvé propulsé devant toi sans trop savoir comment.

- Harry, nous sommes bien dans ton esprit ?

Le dénommé hocha la tête avant que la réponse lui vienne à l'esprit.

- Mais bien sûr ! C'est moi qui ai le contrôle !

- Tout à fait, tu vois que tu t'en sors assez bien en magie de l'esprit. Il faut juste que tu reprennes les bases et assimiles ce que ton instinct fait avec ce que TOI tu souhaites qu'il fasse.

- Ouais, je crois que je commence à comprendre. Mais du coup, si je veux que l'on soit dans ma bibliothèque tous les deux, j'ai juste à le penser ?

- En un sens oui, mais pour une première fois, je pense qu'il vaut mieux que tu te concentres. Une fois que tu auras en tête la bibliothèque, alors imagines toi y aller en me transportant avec TOOIIII !

A peine le plus ancien avait fini ses explications, que le petit brun les transporta tous deux dans son repaire.

Comme la première fois, Harry perdit de nouveau l'équilibre et ne dut qu'à Salazar d'éviter une rencontre malencontreuse avec le sol. Toutefois, ils n'étaient pas resté debout non plus. Le fondateur des vert et argent avait retenu son jeune lié contre lui lorsqu'il avait senti que ce dernier perdait l'équilibre. Mais lui aussi surprit par le brusque voyage, il se laissa entrainer par la chute de son cher compagnon. Il eut juste le temps de faire apparaître un matelas sous eux et de tenir fermement Harry contre lui.

Les deux sorciers formaient un drôle de tableau. Le fondateur allongé sur un matelas vert bouteille, ses bras dans le dos d'Harry qui se retrouvait étendu sur lui, la tête dans le cou du fondateur.

- Tu vas bien Harry ?

- Oui, très bien. Tu fais un très bon oreiller Sal'.

- Je te retourne le compliment ma chère couverture.

Les deux hommes laissèrent leur hilarité leur échapper la tension d'une possible chute douloureuse.

- Et bien mon cher, saches qu'il en faut beaucoup pour me surprendre, mais que tu as réussi avec brio deux fois en l'espace de très peu de temps.

- Alors peut-être que j'y arriverais une troisième fois.

En disant cela, Harry c'était relevé de son « oreiller » désormais attitré et plongea sur les lèvres dont il raffolait le contact. Dans le même temps, Salazar remonta ses mains derrière la nuque du plus jeune et l'attira davantage contre lui.

Leur baiser devint vite plusieurs, car à chaque fois que l'un s'éloignait, l'autre reprenait les lèvres tentatrices.

Après plusieurs minutes, Harry reposa sa tête contre le cou du fondateur et y déposa un baiser papillon, qui fit sourire le fondateur.

- J'adore ta manière de me surprendre. Tu peux réitérer l'expérience autant que tu le souhaites mon cher.

Harry souffla un petit rire, avant de se relever et de tendre la main pour aider le fondateur à se redresser.

Salazar remis ses vêtement correctement, sous le regard rieur d'Harry. Puis ils s'installèrent tous deux sur le même canapé que la fois précédente. Tandis que le fondateur s'installait sur le bord droit de l'assise, Harry se mit à côté de lui. Puis il s'allongea et déposa sa tête sur les genoux du fondateur qui sourit face au comportement de son jeune lié. La main droite de Salazar se mit à caresser avec amour les cheveux hirsutes à sa disposition, alors que sa main gauche se posa sur les mains du brun qui se trouvait sur son ventre. Harry souleva l'une de ses mains pour prendre celle de Salazar et y appliquer de légères caresses.

Salazar releva la tête pour observer une nouvelles fois la bibliothèque mentale de son âme-sœur et haussa un sourcil face à la vision qui s'offrait à lui.

En effet, la veille il n'avait pas pris le temps d'observer plus que cela les livres qui remplissaient les étagères, mais plutôt la pièce dans son ensemble. C'est donc surpris qu'il vit que certains ouvrages voletaient au-dessus d'eux. Il put remarquer qu'il y en avait certains qui étaient plus lumineux, d'autres émettaient quelques sons, comme des murmures ou bien encore des rires.

Harry, qui avait fermé les yeux sous le touché léger des doigts de son âme-sœur, les ouvrit brièvement pour observer le propriétaire des genoux. C'est à ce moment-là qu'il aperçut lui aussi ses souvenirs. Il soupira de dépit avant de parler.

- Je les ai remis à leur place avant de venir te rejoindre, mais il semblerait qu'ils n'en font qu'à leur tête.

- Ils ont hérité de leur propriétaire, dit doucement Salazar en ramenant son regard dans les émeraudes du jeune homme.

Harry se plongea dans les yeux gris et sourit à la remarque plus que pertinente de son futur amant.

Un livre passa plus bas que d'autres, et ils purent entendre les hurlements à vous glacer le sang qu'il contenait.

La réaction d'Harry ne e fit pas attendre. Son regard devint plus terne et triste, mais surtout plus sombre. D'un geste brusque de la main, le jeune homme à lunettes envoya le manuscrit se fracasser contre un meuble bien différent des autres, que Salazar n'avait pas remarqué jusqu'alors. Le fondateur trouva le meuble étrange, et le bruit que le livre avait fait à son contact lui avait rappelé celui d'un chaudron.

Le livre se remit à planer peu de temps après, mais il ne put reprendre son envol. En effet, il se fit comme aspirer par le petit meuble gris qui s'était ouvert et qui se referma violement avec une sorte de petit bruit métallique. Puis un drap blanc avec un vif d'or virevoltant vint se déposer dessus, dissimulant complètement le meuble.

Toutefois, Salazar avait pu entrapercevoir que le petit meuble contenait plusieurs ouvrages. Ils étaient tous plus ou moins noir, contrairement à tous les autres qu'il pouvait observer autour d'eux. Ils étaient tous plus ou moins colorés, blanc ou d'un gris clair à la rigueur, mais aucun aussi noir que ceux contenu derrière le drap. Certains lui avaient même semblé enchaînés.

A n'en pas douter, il s'agissait des mauvais souvenirs que son lié ne voulait pas qu'il découvre, ou en tout cas pas tout de suite. Le fondateur de la maison Serpentard était peiné que son lié est connu de telles atrocités.

Pour ramener le sourire à son lié, et cette lueur dans le regard de son lié, Salazar usa de sa magie pour faire se redresser Harry sur ses genoux.

- Hey mais qu'est-ce que tu/

Il ne put finir sa phrase que deux mains calleuse lui prenaient son visage en coupe et que la paire de lèvres qu'il avait pris le temps de découvrir aujourd'hui lui fit oublier sa question.

Harry ferma les yeux, appréciant l'échange à sa juste valeur, un moment de réconfort et de tendresse prodigué par son âme-sœur. Il finit par passer ses bras autour du cou de Salazar et de le tirer vers lui pour être encore plus proche de lui, toujours en biais sur ses genoux.

Quand ils mirent fin au baiser, Salazar passa ses bras autour de son compagnon et continua de le serrer contre lui. Il déposa plusieurs baisers légers sur la tempe et le front qui étaient à la porter de ses lèvres.

Finalement Harry laissa reposer sa tête contre l'épaule droite de Salazar, et ramena ses bras entre lui et son âme-sœur.

- Désolé, dit Harry après plusieurs minutes d'un silence calme et apaisant entre eux.

Salazar haussa les sourcils à cette excuse et voulut en éclaircir la raison.

- Pourquoi donc ?

- Et bien pour … ça ! Le souvenir, ma réaction un peu brutale, mon silence, mon refus de t'en parler, enfin tout quoi…

- Alors tu n'as aucune raison de le faire, et pour deux raisons toutes simples. La première et pas des moindres c'est que ici, c'est moi l'intrus dans ton esprit.

- Mais tu n'es pas un intrus ! Tu es mon âme-sœur !

- Oui, accessoirement je te suis lié, mais pas encore complètement. Ici, aujourd'hui, je ne suis pas complètement accepté par tes barrières magiques. Elles apprennent seulement à me reconnaître depuis hier. A la rigueur si tu préfères, tu peux me considérer comme ton invité.

- Oui, si tu le dis.

- Je le dis, et je l'affirme Harry. Tu es jeune encore. Tu as encore beaucoup de chose à découvrir sur le monde magique, sur notre lien, mais aussi sur l'un des plus grands sorciers qui est foulé cette terre, le majestueux Salazar Serpentard !

- Ça va la tête, elle tient encore sur tes épaules, s'esclaffa Harry.

- A merveille, merci de t'inquiéter pour ma personne mon cher.

Le Serpentard avait le sourire aux lèvres. Il avait réussi à ramener la bonne humeur chez son jeune compagnon qui avait pouffé de rire une nouvelle fois face à sa remarque.

- Harry, ma seconde raison c'est que nous apprenons à nous connaître. Nous ne sommes qu'aux prémices de NOTRE futur vie ensemble. J'ai moi aussi certains souvenir qui me seront dur à te dévoiler. Mais c'est tout à fait normal. C'est ce qui fait de nous ce que nous sommes. Ce sont les péripéties, les aventures, les rencontres bonnes ou mauvaises qui nous construisent. Ce qui me fait du mal, c'est que contrairement à mes siècles d'existences, toi, tu n'as même pas encore deux décennies à ton actif, et déjà des souvenirs qui te hantent. Je ne te demande pas de m'en parler aujourd'hui, mais demain, c'est-à-dire dans plusieurs années à mon sens, ou avant peu importe. Mais seulement si tu en ressens le besoin et l'envie. Et si ce n'est pas avec moi que tu veux en parler, mais que tu trouves une oreille attentive, alors saches que je ne t'en voudrais jamais.

- Mais c'est toi mon âme-sœur ! La magie nous a reconnu comme fait l'un pour l'autre, digne l'un envers l'autre !

- Oui, mais je vais te donner un exemple très simple. Tu vois Helga et Maeglin, ils sont âme-sœur, pourtant Helga parlera bien plus facilement de certain sujet qui la touche à Rowena qu'à son époux. De même pour Godric pour lequel je suis parfois son confident. Chacun d'entre nous a besoin de son petit jardin secret, mais aussi parfois de parler. Quelques sujets peuvent se révéler trop compliqués à aborder avec certains de nos proches, ou au contraire, l'on ne se sent d'en parler qu'avec cette personne. Mais cela doit être TON choix. Et non « parce que nous sommes ensembles, alors je dois obligatoirement lui en parler ». Vois-tu où je veux en venir ?

- Ouais. Tu devais être un sacré bon prof' quand même à Poudlard.

- Si tu me donne des compliments, comment veux-tu que je garde les pieds sur terre, fin avec un clin d'œil le plus vieux.

Harry se blottit davantage contre le torse du fondateur. Il lui déposa un baiser papillon dans le cou, tandis que celui-ci serrait davantage son cher compagnon contre lui.

- Sal' ?

- Oui mon cher ?

- Tu crois qu'il est possible que mes sentiments pour toi se développent aussi vite en si peu de temps ou alors c'est le lien d'âme-sœur ?

- Tout est possible Harry. Peut-être que le lien d'âme-sœur fait que nous nous rapprochons rapidement ou alors il peut n'en être qu'un déclencheur et que nous souhaitions vraiment rencontrer quelqu'un fait pour nous. Ce que je peux te dire pour ma part, c'est que je rêvais qu'un jour je pourrais rencontrer LA personne qui me conviendrait parfaitement.

- Pour moi aussi. Tu as dut déjà comprendre certaines choses sur moi, mais je suis plutôt connu ici, à mon époque. Je reçois énormément de courriers, des lettres d'insultes et de mépris quelque fois, mais beaucoup trop à mon goût des lettres parlant d'amour, venant de personne dont je n'ai jamais entendu parler, des demandes d'entrevue pour rencontrer des jeunes filles de famille de Sang-Pur, soi-disant digne de mon rang pour restaurer la lignée Potter et Black, et bien d'autres idioties. Mais ce n'est pas vraiment moi qu'ils veulent. Ce n'est pas Harry, jeune étudiant même pas encore diplômé qui les intéresse. Enfin sauf toi, mais tu ne connais que cet Harry-là.

- Et celui que je connais me plaît beaucoup. Et je pense pouvoir affirmer que j'apprécierais beaucoup toutes les facettes de ce jeune homme au grand cœur courageux. Dis-moi Harry, même si tu ne l'utilises plus, tu dois certainement te souvenir de ma formule d'activation pour le miroir ?

Salazar sentit l'acquiescement de son lié dans son cou et reprit son explication.

- « Le temps s'affole et s'efface pour rassembler deux cœurs perdus dans les méandres infini. » Lorsque j'ai choisis cette phrase, je souhaitais au plus profond de mon vieux cœur aigri, comme dirait certain, trouver la perle rare. Trouver le bonheur et l'Amour, le véritable avec un grand « A ». Je n'aurais pas pu trouver mieux que toi et le lien d'âme-sœur qui nous lie n'est qu'un bonus à mon sens. Que demander de plus ! Tu es mon cher et tendre Harry.

Après cela Harry releva la tête et captura de nouveau les lèvres de Salazar pour un court baiser.

- Je t'aime Sal'.

- Et je suis irrémédiablement fou de vous mon cher Harry.

Avant de discuter de différents sortilèges qui pourraient aider Harry à la reprise des travaux de rénovations, ils s'embrassèrent avec tendresse, entouré de livres rieurs et blagueurs.


Voili Voilou

Kissou

Pouika