Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta (si jamais ça intéresse quelqu'un, qu'il/elle n'hésite pas à me contacter par MP ou review)

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros bisou à Hadsher, aurel8611, PetitLutin22, Yo et Wellone pour tous vos encouragements !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Italique = fourchelangue

Chapitre 47

Une fois arrivé dans les quartiers du fondateur de Serpentard, Harry se laissa tomber en avant sur la causeuse qui se trouvait face à la bibliothèque. Il prit un des oreillers pour y enfouir sa tête et laissa toute sa colère sortir en un hurlement. Ses yeux étaient fermés et ils les sentaient humides. Les dernières paroles de Kalevi tournaient en boucle dans sa tête. Elles repassaient en boucle depuis qu'il avait quitté son frère de cœur, à lui en donner une atroce migraine.

Il est vrai qu'il n'était pas aimé chez « ses moldus », mais la mort n'était pas une constante de sa vie.

Oui, il avait perdu beaucoup de personne proche. Des amis, des parents ou même de simples camarades de maison depuis qu'il était arrivé dans le monde magique.

Sa mère, son père qu'il n'aura finalement pas de souvenirs, quelques photos, mais guère plus. Sirius, Remus ou même Severus les ayant déjà rejoints, ne pourront plus répondre aux questions qu'il aurait pu avoir.

Oui, il a tué i peine quelques semaines.

Pour le plus grand bien.

Ce foutu Dumbledore aura su tirer les ficelles et lui faire faire ce qu'il voulait, même après sa mort.

Pour son foutu plus grand bien du monde sorcier.

Mais c'était ce qu'il devait faire.

C'était ce qu'on attendait de lui.

Mais là encore il avait défié la logique en revenant d'entre les morts.

Il avait dut se salir les mains, il avait donné la mort.

Non il ne s'apitoiera pas sur son sort.

A quoi bon, les morts ne reviennent pas à la vie.

Non, il ne pleurerait pas, ça ne changerait rien.

Retourner dans le passé, les retourneurs de temps ont tous été détruits, et puis pour quoi faire ?

Tuer Tome Elvis Jedusor avant qu'il ne devienne Voldemort ?

Alors ce serait tuer un enfant innocent.

Par contre, hurler sa frustration et toutes ses émotions qui l'étouffent lui faisait un bien fou.

Après les rapports des dégâts, des victimes de la guerre, des enterrements, il se devait de sourire.

Il souriait la journée, pour montrer à la population sorcière que les années sombres sont derrière eux désormais.

Il fallait avancer, reconstruire et se souvenir pour éviter que cela ne se reproduise.

Parce qu'après tout, avant d'être Voldemort, c'était Tom, un jeune orphelin sorcier dans le monde moldu qui ne pouvait pas le comprendre.

Et reconstruire, sans les chantiers de rénovations dont il avait pris par dès le début. Il avait même émis l'idée avec le Professeur McGonagall pour faire appel aux bénévoles.

Pour une fois que sa célébrité avait eu une utilité. Quelques bénévoles n'étaient venu que pour le voir, aider une journée et repartir le lendemain. Au moins ils avaient donné un coup de main.

Mais ça s'était la journée. La nuit, il laissait sa rage sortit. Parfois à en devenir aphone le lendemain, alors qu'il n'avait pas dormi de la nuit.

Heureusement que les potions pour apaiser la gorge existe, sinon il aurait eu du mal à expliquer pourquoi il n'avait plus de voix TOUT les matins. Il était assez solliciter sur le camp.

Mais il n'avait pas pleuré. Peut-être qu'il l'avait trop fait à la mort de Sirius. Car s'il se souvient bien, à la mort de Dumbledore, il n'avait versé aucune larme non plus.

Ce n'est pas la tristesse qui lui pourtant, mais il y a un blocage.

Pourquoi ?

Il n'en sait rien, mais tout ce qu'il sait c'est qu'il va mieux depuis qu'il voit Salazar.

Cela faisait bien plusieurs minutes qu'il devait s'époumoner dans son oreiller. Même s'il y avait certainement un sort de silence sur les appartements, c'était une habitude qu'il avait gardé de chez les Dursley.

Il tourna sa tête pour voir que plusieurs ouvrages de la bibliothèque n'étaient plus à leurs places.

Avait-il encore perdu le contrôle de sa magie ?

Il soupira et se retourna sur le dos. Il allait avoir du rangement.

Peut-être qu'Arkyl voudra bien l'aider ?

Sauf que ces yeux s'ouvrir grand à la vision qui s'offrit à lui.

Il vit que beaucoup des précieux livres de Salazar ne se retrouvaient pas au sol, comme il le pensait, mais … flottait dans la pièce.

Oui, il avait encore eut un accès de magie. Et elle se ressentait encore dans la pièce puisque les livres n'étaient pas encore retombés au sol.

Néanmoins, il n'y avait pas que les livres en l'air, d'autres meubles telles que les chaises, la table basse ou bien encore lui flottaient aussi dans la pièce. Enfin plutôt la causeuse avec lui allongé dessus flottait. Il était même plus haut que la mezzanine.

Il tendit la main et toucha le plafond, un sourire apparaissant sur son visage.

- Je suis sûr que même Sal' n'a jamais pu toucher son plafond !

Cette penser l'amusait grandement. Et il sentit sa magie se calmer instinctivement lorsqu'il avait pensé à l'autre homme.

Harry se dit qu'Arkyl seul aurait peut-être dut mal pour l'aider à tous ranger et que Kapie serait libre aussi pour les aider. Ces ainsi que le jeune sorcier décida d'appeler les deux elfes de maisons.

- Arkyl ! Kapie ! Vous pouvez venir m'aider s'il-vous-plaît ?

Les deux elfes popèrent sur le sol de la pièce, puis Arkyl prit la parole.

- Que peuvent faire Kapie et Arkyl pour le petit Maître ?

Avant qu'ils ne relevèrent tous deux la tête vers l'interpellé. Harry n'eut pas le temps de répondre qu'une nouvelle question lui fut posée par Kapie.

- Pourquoi volez-vous petit Maître ?

- Et bien, je dirais… accident de magie. Pourriez-vous commencer par me faire descendre de ce canapé ? Ou mieux remettre le canapé sur le sol ?

Kapie claqua des doigts et la causeuse retrouvât lentement le sol. Harry s'en leva et en remercia Kapie.

- Désolé de vous avoir dérangé.

- Vous ne nous dérangerez jamais petit Maître, fit Arkyl.

- Merci. Est-ce que vous auriez un peu de temps pour m'aider à ranger tous les livres ? Enfin surtout d'annuler le charme de lévitation ? Comme c'est un sort de magie incontrôlé que j'ai lancé, je préfère laisser ma magie tranquille pour le moment.

- Avec plaisir petit Maître, Kapie va s'en occuper de suite.

- Arkyl va préparer un chocolat pour le petit Maître.

Sur cela, Arkyl disparut et Kapie claqua de nouveau des doigts en agitant ses bras qui semblaient guider les livres. Tous les livres retournaient à leurs places d'origines. Du moins, c'est ce qu'Harry pensa, quand il remarqua l'ordre dans lequel certaines collections étaient rangées.

Arkyl réapparut devant Harry et lui tendit un plateau contenant une tasse avec un chocolat chaud et un morceau de chocolat.

Le petit elfe déposa le plateau vide sur la table, et dit au jeune humain de déposer sa tasse sur le plateau quand il aurait fini, puis il rejoignit sa collègue. Il claqua lui aussi des doigts pour que le mobilier retourne à sa place, tandis qu'Harry les observait en dégustant son chocolat chaud. Il avait commencé par le morceau de chocolat magique. Rien de mieux pour gagner en sérénité, parole testé et approuvé par certain loup-garou.

Quand la pièce eut retrouvé son état d'origine, les deux elfes se retournèrent vers le jeune sorcier. Le plateau avait disparu de la table basse, dès qu'Harry y eut posé la tasse vide.

- Merci beaucoup Kapie et Arkyl, vous m'avez été d'une grande aide. Et je n'ai pas fait grand-chose pour vous aider.

- C'était avec plaisir petit Maître, répondit Kapie.

- Le petit Maître a-t-il besoin d'autre chose ? demanda Arkyl.

- Non c'est parfait. Merci à vous deux. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, il se fait tard et je pense qu'aller m'allonger dans un lit me fera le plus grand bien. Oh attendez, maintenant que j'y pense, je vais certainement rester ici ou bien, et bien vous voyez ?

Les deux elfes hochèrent de la tête.

- Personne ne doit connaître l'existence de ces appartements, d'accord ?

Nouveau hochement de tête.

- Et seul Ripheus et Kalevi connaissent l'antichambre où je retrouve Salazar, et pour le moment je veux que ça reste ainsi, d'accord ?

Nouveau hochement de tête. Harry se dit qu'ils étaient vraiment synchronisés.

- Si jamais quelqu'un me cherche ce week-end, est-ce que je peux vous demander d'avertir Ripheus que je suis avec cette personne, il comprendra, et que s'il faut me contacter de passer par l'un de vous deux ?

- Vous faites de Kapie et Arkyl vos messagers ? Questionna Arkyl.

- Seulement si vous êtes d'accord bien sûr. Alors, je peux compter sur vous ?

- Ce sera avec plaisir petit Maître ! Firent en chœur les deux elfes de maisons.

- Merci à vous deux.

Les deux elfes s'abaissèrent de nouveaux avant de disparaître. Harry se leva et monta pour s'allonger dans le lit, en espérant que le sommeil viendrait le chercher.

Après plus d'une heure à ne faire que tourner dans les draps, Harry fit venir à lui la fiole de potion de sommeil sans rêve et la but d'une traite. Beurk, elle avait toujours aussi mauvais goût. Toutefois elle était efficace, et notre jeune ami s'endormit rapidement.

Malheureusement, la potion était surtout là pour l'aider à s'endormir, mais après quelques heures elle ne faisait plus d'effet. Les émotions et souvenirs d'Harry étant fortement présents ce soir.

Ses deux excès de magie plus tôt dans la soirée n'aidant pas, le sommeil tranquille se transforma rapidement en cauchemar dont il n'arrivait pas à se réveiller seul.

Harry revit les gens qu'il avait aimés, morts à ses pieds. Dobby qui s'était sacrifié pour les sauver. Fred qui est parti avec Forges, mais nous as laissé un Georges moins extraverti. Et bien d'autres encore.

Tous à ses pieds, le regardant les yeux vides. La respiration d'Harry s'accéléré et commença à se faire douloureuse. Harry n'allait peut-être pas aussi bien qu'il le voudrait.

Kalevi le connaissait si bien, et à la fois si peu. Cela fait si peu de temps qu'ils se connaissent.

Mais c'est pareil pour Salazar, sauf que pour lui c'est différent.

Pourquoi demanderez-vous ?

C'est Salazar.

D'ailleurs c'est à lui qu'Harry veut penser et non pas aux morts, alors il essaye de changer les choses. Après tout c'est son rêve, ou son cauchemar, alors il imagine Salazar à la place des cadavres. Il lui sourit, lui parle des autres fondateurs, de ses découvertes, de lui, de tout et n'importe quoi !

Mais ce serait trop facile. Ce n'est pas un rêve.

C'est un mauvais rêve.

Et les cauchemars font peur.

Alors le Salazar souriant dont Harry a besoin perd la lumière dans ces yeux et tombent rejoindre les autres disparut de la guerre.

Et Harry hurle !

Non, il ne veut plus perdre personne !

NON, il ne peut plus perdre personne !

Non… il n'y survivra pas.

- HARRY ! REVEILLES-TOI !

Tiens, il reconnaît cette voix qui l'appelle.

- TOUT VA BIEN MON AMOUR ! REVEILLES-TOI MAINTENANT !

Elle appartient à son âme-sœur.

- IL FAUT QUE TU TE REVEILLES HARRY !

Son tendre Salazar.

- TOUT IRA BIEN HARRY !

Son parfait Serpentard.

- VIENS ME REJOINDRE, JE T'ATTENDRAIS HARRY !

Son âme-sœur de fondateur.

Harry se releva brusquement dans le lit, les draps trempés collant à sa peau. Sa gorge lui faisait mal, mais là il s'en fichait. Il voulait retrouver Salazar, il le devait.

En se relevant trop brusquement du lit, un vertige le prit. Quand sa tête lui tourna moins, il vit que cette fois son excès de magie n'avait fait voler que les livres se trouvant à la mezzanine. Tant pis, il verrait ça plus tard, pour le moment il devait descendre.

Il descendit les escaliers précautionneusement, et se dirigea vers la bibliothèque pour ouvrir le passage secret, mais se ravisa en se sentant trop collant dans ses vêtements pleins de sueurs.

Il allait prendre une douche rapide avant de rejoindre son compagnon, il en avait besoin.

Pour être plus propre, plus présentable aussi, mais surtout pour récupérer son souffle, calmer son cœur et empêcher les larmes.

Harry rentra dans la petite salle de bain des quartiers, se dévêtit et prit une douche.

Il ne vit pas Arkyl venir échanger ses vêtements sales contre des propres. Mais il le comprit en découvrant un tee-shirt vert foncé ou lieu de son tee-shirt blanc délavé qui lui faisait office de pyjama.

En sortant de la salle de bain, il jeta un œil à l'étage et vit Arkyl qui terminait de ranger les livres et qui disparut dans leur pop caractéristique.

Harry n'avait rien demandé, mais les elfes de maisons l'avaient aidé discrètement.

Harry inspira et expira plusieurs fois avant de finalement disparaître derrière la bibliothèque secrète de son Serpentard attitré.

Voili Voilou

Kissou

Pouika