Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta (si jamais ça intéresse quelqu'un, qu'il/elle n'hésite pas à me contacter par MP ou review)
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros bisou à Morgane93, aurel8611, PetitLutin22, deux fois à Tsuki Banritt, Hadsher et Asu Rasmenov pour vos messages !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Italique = fourchelangue
Chapitre 48
Quand Harry releva la tête, qu'il avait gardé basse pour faire attention aux marches, il vit que le miroir était déjà activé, comme à chaque fois maintenant.
Mais ce qui le surprit, c'est l'inquiétude qu'il put lire dans les yeux du fondateur. Comme si celui-ci savait qu'il avait eu une nouvelle crise. Ah oui, c'est vrai, il l'avait senti. Après tout c'est grâce à lui s'il avait réussi à sortir de son cauchemar.
- Harry, tu vas bien ? Demanda Serpentard.
Harry ne répondit rien, il avait déjà rebaissé la tête et avançait lentement vers le miroir.
Le plus âgé ne lui en tint pas rigueur. Il avait compris que le plus jeune était perdu dans ses pensées et ne l'avait certainement pas entendu. Il semblait agir par automatisme. Il préféra donc le laissa reprendre ses esprits à son rythme.
Le jeune homme continua son chemin et s'assit dans son fauteuil. Il ramena ses genoux contre lui avant de passer ses bras autour et de laisser reposer sa tête dessus.
Salazar aurait voulu être de l'autre côté auprès de son âme-sœur afin de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Après quelques minutes en silence, le plus vieux s'aperçut que les épaules de son vis-à-vis tremblaient. Il arriva à utiliser sa magie comme la dernière fois pour demander à celle de Poudlard de couvrir le sorcier brun d'une couverture. Celle-ci vola pour se poser sur les épaules d'Harry et s'enrouler autour de lui tel un cocon chaleureux
- Mon cher Harry, regardes-moi s'il-te-plaît, murmura tendrement le fondateur.
Harry releva la tête, des larmes contenues pleins les yeux, mais elles n'avaient pas coulé. Il fixa ses yeux dans ceux du fondateur avant de resserrer davantage ses bras autour de lui et de rebaisser les yeux.
- Mon aimé, regardes-moi, fit Salazar un sourire sur les lèvres.
Harry replongea dans le regard et lui offrit un sourire aussi. Enfin tenta de lui en faire un. Mais Salazar n'était pas dupe et voyait bien que ce n'était qu'une façade pour le rassurer.
Les perles grises plongées dans les émeraudes plongées, Salazar voulut transmettre tout son amour au plus jeune.
- Mon cher, tu veux bien me dire sur quoi portait ton cauchemar ?
Harry dénia de la tête, posa sa tête sur ses genoux mais tout en gardant le contact visuel avec le fondateur.
- Je pense pourtant que ça pourrait t'aider, ça te serait vraiment bénéfique.
- Pourquoi tout le monde veut me faire parler ! Ce ne sont que des mauvais rêves, ça ne peut pas me faire de mal !
- Quand je te vois si mal, je n'en suis pas aussi sûr que toi.
Salazar ne reçut qu'un soupir en réponse.
- As-tu eu une crise de magie ? Je la sens agitée.
- Deux.
Salazar continuait d'observer Harry, mais fut surpris qu'Harry ait eut deux crises aussi rapproché. Pourtant il semblait aller mieux ses derniers jours. Pourquoi donc cette rechute ?
- Ça va aller Harry, je suis là avec toi.
- Non Salazar, soupira Harry en fermant les yeux douloureusement. Tu n'es pas là. Tu n'es pas avec moi et c'est bien ça le problème.
Le jeune lié rouvrit ses yeux désormais brillants, remplit de larmes qui ne coulaient plus depuis tellement longtemps.
Salazar sentit son cœur se serrer à ces mots. C'était douloureux. Son compagnon allait mal et il ne pouvait rien faire pour l'aider
Ses amis avaient-ils raison et son obstination allait-elle tuer son lié ?
- As-tu la force de nous accueillir dans ton esprit, ou celui-ci est encore trop confus ?
Le questionné ne répondit rien, mais continuait d'observé l'homme face à lui.
- Mon cher, je pense que tu es fatigué et qu'il vaudrait mieux que tu te reposes.
- Non.
- Harry, tu es épuisé.
- Je ne veux pas fermer les yeux.
- Pourquoi ?
Seul le silence lui répondit encore une foi.
- Dis-moi ce qui t'effraie Harry ?
- Je ne veux pas te perdre Sal' !
Ces mots avaient été dits avec tellement de souffrance.
- Harry, tu ne me perdras pas. C'est moi qui aie bien plus de chance de te perdre, surtout en l'instant présent.
- Je veux te voir Sal'.
- Mon cher, je suis juste en face de toi.
- Non, je veux être avec toi.
- Harry, mon aimé, je ne suis vraiment pas sûr que tu sois en état de m'accepter dans ton esprit.
- J'en ai besoin Sal', vraiment. S'il-te-plaît, ne peut-on pas essayer ?
Le plus vieux des liés soupira défaitiste. Il ne pouvait refuser la demande de son compagnon, surtout que tout en lui le poussait aussi à le rejoindre.
- Cela ne nous coûte rien d'essayer.
Harry lui fit un vrai petit sourire de soulagement auquel il répondit avant de continuer la discutions.
- Mais il faut d'abord que tu te calmes et reprennes complètement le contrôle sur tes émotions et tes pensées. Quand tu sentiras ma présence, ou une intrusion, car tu auras peut-être du mal à me reconnaître, ne me repousse pas. Ça pourrait avoir un effet dévastateur sur toi en ce moment, d'accord ?
Harry hocha de la tête avant de mieux s'installer sur le fauteuil. Celui-ci se transforma tout seul en divan sur lequel il se retrouva allongé confortablement. Enfin tout seul, pas vraiment, Salazar avait bien vu la magie de Poudlard agir pour la deuxième fois ce soir. Harry, lui, l'avait juste ressenti, les yeux déjà fermé pour vider son esprit.
- Harry, ne m'en veux pas si je vois certains souvenirs dont tu ne veux pas parler.
- Oui, je veux juste être avec toi.
- Arkyl !
Harry rouvrit les yeux surprit que le fondateur appel l'elfe de maison.
- Que peut faire Arkyl pour Maître Serpentard ?
- Peux-tu donner une potion calmante et de sommeil sans rêves à notre jeune ami ?
- Bien entendu Maître Serpentard.
Le petit elfe claqua des doigts et deux potions apparurent devant le jeune héros qui s'était redressé. Il les prit et remercia Arkyl avant de les boire et de se rallonger.
Tandis que le souffle d'Harry se ralentissait, preuve qu'il s'était endormi, Kapie popa à côté d'Arkyl. Elle replaça correctement la couverture sur leur petit Maître avant de se retourner vers l'homme du miroir et de lui parler.
- La magie du petit Maître est instable.
- Oui, je suis au courant. Pouvez-vous le surveiller de votre côté ? Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas vraiment en mesure de le faire comme je souhaiterais à l'heure actuelle.
- Ce sera avec plaisir Maître Serpentard, répondirent en cœur les deux elfes, avant que Kapie ne reprennent.
- Le Maître pourra peut-être aider le petit Maître avec sa magie, dit Arkyl.
- Que veux-tu dire par là ?
- Le petit Maître ne semble pas savoir contrôler toute sa puissance.
- N'est-ce pas le but de Poudlard, apprendre aux jeunes sorciers à apprivoiser leur magie ?
- Si Maître Serpentard, mais le petit Maître n'est pas un sorcier comme les autres.
- Il va falloir être plus explicite, car à part être mon compagnon et qu'il a vécu des choses dur, je ne connais pas grand-chose de ses capacités.
- Il a un grand potentiel en sommeil.
- Pardon ? Ce n'est pas possible, il a plus de 16 ans !
- Il a appris à cacher et minimiser sa magie, pas à l'exploiter.
- Quoi ? Mais qu'apprend-on aux jeunes dans notre école ?
- A contrôler leur magie, répondit cette fois-ci Kapie.
- Encore heureux, mais pourquoi Harry aurait eu un traitement différent des autres étudiants !
- Il n'en a pas eu, répondirent de nouveau ensemble les deux elfes de maison.
Salazar voulut rétorquer qu'il n'y avait pas de problème, avant de comprendre ce que pouvait sous-entendre les elfes.
- Il est très puissant magiquement.
Les elfes ne réagirent pas, mais ne nièrent pas non plus ce qu'il venait d'affirmer.
- Il apprit comme tous les autres élèves, alors qu'il aurait fallu qu'il ait des cours particuliers pour extérioriser le surplus magique.
De nouveau aucune réaction des elfes.
- Avez-vous une idée de sa puissance ?
- Maintenant ou si son noyau magique était libre ? Questionna Arkyl.
Libre ? Qu'est-ce que les elfes voulaient dire par là ? Il garda cette information dans un coin de sa tête pour aborder le sujet plus tard. Il voulait rejoindre Harry, mais avait préféré attendre un peu le temps qu'il remette de l'ordre dans ses pensées et se prépare à son arrivée.
- Qu'en est-il maintenant ?
- Plus que Maîtresse Helga, un peu plus que Maîtresse Rowena et proche de Maître Serpentard.
Cela ne l'étonnait pas que les elfes n'avaient pas abordé Godric. Même si ça lui faisait du mal de l'admettre, le Gryffondor était bien celui des quatre à avoir le plus grand potentiel magique. Par contre savoir que son compagnon était déjà plus puissant que ses deux amies et proches de son niveau l'intriguait. Harry ne cesserait donc jamais de l'étonner.
Ce qui le tracassait avec cette nouvelle donnée, c'est qu'Harry pouvait perdre le contrôle sur sa magie à tout moment avec leur lien incomplet. Mais que cela pourrait avoir de grave conséquence. Surtout si personne ne lui avait appris à réguler la magie en lui pour ne pas étouffer. Cela expliquait aussi les deux crises magiques qu'il avait dit avoir eu plus tôt dans la journée.
- Vous semblez en savoir beaucoup sur mon compagnon.
- Les elfes ont toujours protégés les enfants héritiers du savoir des Grands Maîtres fondateur.
- Oui, et je vous en suis reconnaissant. Je peux affirmer que les autres fondateurs sont aussi très fiers de votre dévouement envers la sécurité et le bien-être de ses occupants. Mais j'ai quand même l'impression que mon jeune compagnon est traité différemment, ai-je tort ?
Les deux elfes échangèrent un regard avant de répondre de nouveau d'une même voix.
- C'est le petit Maître.
Ils avaient répondues comme s'il s'agissait de la chose la plus logique pour eux. Salazar souffla de surprise face à cette réponse, mais il ne pouvait comprendre le raisonnement de ses êtres magiques. Tous comme Maeglin, les êtres magiques avaient une relation différente avec la magie qui leur permettait de voir les choses sous un autre angle que les sorciers.
- Pourquoi son potentiel magique n'est pas encore complètement réveillé ?
- Parce qu'il n'est pas libre.
Rah, mais comment voulait-il arriver à quelque chose si les elfes ne mettaient pas du leur aussi. Ils semblaient vouloir aider, mais ne donnait pas toutes les réponses nécessaires à sa compréhension de la situation.
- Dans ce cas, pourquoi n'est-il pas libre ?
Les deux elfes se regardèrent de nouveau, avant de regarder le miroir et de garder le silence.
Voyant qu'aucune réponse ne lui serait donnée, Salazar préféra poser une dernière question aux deux elfes. Il aborderait le sujet avec Maeglin, ce dernier aura peut-être davantage de suggestion.
- Vous semblez avoir une idée de son potentiel magique après son éveil complet, pouvez-vous m'en dire plus ?
- Le petit Maître sera très puissant.
- Oui, mais si déjà actuellement il est proche de mon niveau, je me doute qu'il l'atteindra, mais peut-être sa puissance me dépassera.
- Cela dérangera-t-il le Maître d'avoir moins de pouvoir que le petit Maître ? demanda Arkyl.
Salazar nota bien qu'il n'avait pas parlé d'une possibilité, mais du futur. Cela ne changera rien à leur situation. Harry est et restera son âme-sœur, et ses sentiments naissants pour le jeune homme étaient bien réels.
- Non, mon cher Harry est mon compagnon et/
- Non, le petit Maître n'est pas encore votre compagnon, l'interrompit Kapie
Cela surprit Salazar, car c'était un signe très irrespectueux pour les elfes de maisons, mais une nouvelle preuve qu'il sous-estimait peut-être encore une fois bien trop la situation.
- Kapie, Arkyl, je suis vraiment très heureux de votre aide, mais vous n'avez pas à craindre que je fasse du mal à votre petit Maître.
- C'est pourtant ce que vous faites, continua Kapie.
- Ce n'est pas mon intention ! Il faut aussi comprendre notre situation. Elle n'est pas banale. Mais je vous promets d'en tenir compte. Soyez assuré que je ne veux que le bonheur de mon cher Harry, sinon je ne serais pas là pour l'aider.
- Le petit Maître rattrapera la puissance de l'elfe sylvestre, finit par dire Kapie.
Salazar ne put questionner davantage les deux elfes, que ceux-ci avaient disparu. Mais ce n'était pas le plus important pour l'instant. Harry l'attendait et avait besoin de lui. Il se concentra sur Harry, ferma les yeux et envoya sa magie pour rejoindre l'esprit d'Harry.
De son côté, Harry ne savait plus depuis combien de temps il était là et attendait Salazar. Mais au moins il utilisa ce temps à bon escient et réussit à mettre un peu d'ordre dans sa bibliothèque mentale. Mais ça ne lui plaisait pas d'emmener Salazar ici. Même un peu plus réorganisé, il restait encore un joli bordel en tout genre.
Se rappelant qu'il était dans son esprit, il voulut essayer de cacher la bibliothèque. Il réfléchit à ce qu'il pouvait faire pour ça et quand il rouvrit les yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé, il s'aperçut qu'il n'était plus dans son palais mental. C'était plus petit, plus cosy. Une antichambre. Il venait de créer une nouvelle pièce mentale très agréable et vide dans laquelle il pourrait retrouver le fondateur. Un canapé moelleux vert bouteille contre le mur de gauche avec une petite table basse en bois de cerisier, en face un espace remplit des plusieurs coussins de tailles et couleurs différentes. Il alla s'assoir sur le canapé et continua d'attendre son compagnon.
Quelques minutes plus tard, il sentit enfin une intrusion dans son esprit, il ferma les yeux et tenta d'attirer le fondateur à lui. Il comprit qu'il avait réussi quand il sentit deux mains prendre en coupe son visage et des lèvres se poser sur son front pour un petit baiser. Automatiquement, il vint poser ses mains sur celles du fondateur.
- Tout va bien Harry ?
- C'est comme ça que tu salues ton compagnon, fit le jeune homme un brin moqueur en rouvrant les yeux.
Salazar sourit, rassurer de voir que sa seule présence semblait réconforter son lié. Il se pencha davantage pour échanger un baiser chaste avant de s'éloigna très légèrement.
- Tu fais énormément de progrès à chaque fois que je viens. Tu n'as pas eu à venir me rejoindre, tu m'as amené à toi. Je t'en félicite mon cher.
Harry sourit, son regard plongé dans celui du fondateur, avant de nouveau combler l'air entre eux pour un baiser un peu plus poussé que le premier.
Le fondateur observa autour de lui, et avisant le nouvel environnement, il fut heureux d'avoir laissé un peu plus de temps à Harry.
- Cette pièce est très belle. On s'y sent bien.
- Embrasse-moi Salazar.
Salazar ramena son regard vers le plus jeune. Il avait bien compris que le jeune homme avait besoin de lui, alors il obtempéra avec plaisir à cette demande.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
