Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros bisou à aurel8611, NasuadaDragon, Wellone, PetitLutin22 et Hadsher pour vos messages !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Italique = fourchelangue


Chapitre 49

Après le baisé quémandé par Harry, il s'était allongé, la tête sur les jambes de Salazar avec son visage tourné vers le haut. Salazar avait posé sa main gauche sur celles d'Harry au niveau de son torse pendant que sa main droite caressait inlassablement les cheveux sombres de son jeune ami. Ce dernier avait fermé les yeux pour davantage apprécié le touché.

Cela faisait plusieurs minutes qu'ils étaient installés l'un contre l'autre dans le canapé. Harry se sentait calme. Sa magie s'était enfin apaisée, mais surtout il était épuisé. Deux crises en si peu de temps n'était pas pour arranger sa fatigue, surtout quand il était enfin remis de ses crises précédentes et qu'il devait reprendre les rénovations.

Mais pour le moment, ce n'était pas sa priorité. A l'heure actuelle ses pensées étaient toute tournées vers Salazar. Son âme-sœur était là, avec lui. Harry ne savait pas si ce dernier le faisait consciemment ou non, mais ses gestes doux et tendre dans ses cheveux ou sur ses mains lui faisaient le plus grand bien. Ça le rassurait, lui et sa magie. Il manquerait plus qu'il ronronne et il deviendrait définitivement un chat.

- Tu aurais plus de moustache que maintenant, répondit Salazar à ses pensées.

Harry ouvrit les yeux pour tomber sur des perles grises et un sourire rieur qui l'observait.

- Aurais-je pensé à haute voix ?

Salazar hocha la tête avant de répondre.

- En effet mon cher.

Sur cela, les deux hommes rigolèrent légèrement. Harry se releva et s'assit au côté de plus âgé. Durant le processus, la main droite de Salazar se reposa sur ses jambes, tandis que sa gauche resta emprisonnée dans celles d'Harry.

- Mon ami Serpentard, est-ce que vous auriez un penchant pour les moustaches ?

- Hum, voyons, je dirais que sur un vieil homme tel que moi, elle a son charme. Mais sur un jeunot comme toi mon cher, elle perdrait tout son sens.

- Qui est ?

- De montrer mon savoir, ma sagesse et mon pouvoir à tous bien entendu !

Harry rigola face à la réponse.

- Et plus sérieusement ?

- Je trouve que ça me donne un certain charme. Non ?

- Hm, je ne sais pas… J'ai plus l'habitude des joues imberbes.

- Petit serpent, chercherais-tu à me tester ?

- Peut-être ? Après tout je ne suis qu'un jeunot sans sagesse et sans pouvoir, non ?

Salazar s'esclaffa des paroles du jeune homme. Il avait repris ses mots.

Avec l'aide de sa main libre, il la posa sur la joue gauche d'Harry et l'attira à lui pour lui voler un baisé. Baisé volé donné avec grand plaisir soit dit en passant.

- Sinon, quelle est la vraie raison de cette MAGNIFIQUE longue barbe ?

Harry avait insisté ironiquement sur le mot magnifique, faisant sourire davantage Salazar à ses façons.

- Si je te me dis, tu devras garder cela secret, promet le moi ?

- Ce n'est qu'une barbe Sal' ?

- Il en va de ma survie Harry, fit avec le plus grand des sérieux le fondateur.

Le jeune héro fut surpris par le changement radical de comportement chez son compagnon.

- Je te promets de garder le secret Salazar, je peux même te faire un serment sorcier si tu veux.

- Non, je te fais confiance Harry.

Salazar se leva et se mit face à Harry. Il passa sa main dans sa barbe, ses yeux plongé dans les émeraudes face à lui.

- Comme tu peux le constater, je n'ai guère plus de cheveu.

- Pardon ?

- J'ai commencé à laisser ma barbe poussé quand j'ai commencé à perdre mes cheveux.

- En quoi ta survie était en jeu !

- La survie de ma dignité face à Godric bien sûr !

- Quoi ?! Mais qu'est-ce que tu me racontes !

- Godric connaît la véritable raison et il est hors de question que ce dernier le sache. Je préfère dire que c'est un choix personnel sans arrière-pensée.

- Je te jure, est-ce que tu te rends compte que je me suis inquiété l'espace d'un instant ! Idiot !

- Désolé, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Surtout quand je vois ta réaction.

- Idiot, grommela Harry en baissant les yeux, quelque peu amusé par le caractère de son vis-à-vis.

- Deux fois la même insulte, dois-je en déduire que tu manques de réparti ?

Harry releva les yeux et vis le sourire moqueur accroché aux lèvres qu'il aimait de plus en plus.

- Triple Idiot !

- Au pardon, plutôt que tu ne sais plus compter puisque tu as oublié le double.

Harry donné un léger de poing dans le ventre de l'autre homme, sans qu'il ne ressente la moindre douleur.

Salazar reprit la conversation qu'il avait laissée en suspens.

- Et sinon, si nous revenions au sujet principal ?

- Qui était ?

- Les moustaches de chat ! Non plus sérieusement, je ne pense pas que des moustaches de conviendrait.

- Et tu appelles ça être sérieux ?

- Désolé, mais tu es très bien comme tu es. Si un jour l'envie te viens de te laisser la moustache ou la barbe, je ne doute pas qu'elle t'ira aussi à ravie. Enfin pas aussi bien qu'à moi.

Harry rigola et donna de nouveau un petit coup à Salazar, un tantinet plus fort que le précédent.

Le fondateur se pencha et prit de nouveau possession des lèvres de son jeune lié.

- Par contre, il y a bien un petit quelque chose qui m'inquiète.

- Sal', tu ne penses pas que tu en as assez fait avec tes blagues.

- Promis j'arrête. Mais est-ce que tu préfèrerais que je me coupe la barbe ?

- Pourquoi ? Elle est très bien ça, non ?

- Etant donné que tu as dit préférer les imberbes. Je pourrais me passer de cette dernière pour te plaire.

- Sal', tu me plais déjà. Et je n'ai pas dit que je préférais, mais que j'en avais l'habitude. Ce n'est pas la même chose.

- Je sais, mais laisse un vieillard s'inquiété des choses qui te semblent futiles.

- Si elle t'inquiète, ce n'est pas futile.

- Mais tu n'as pas nié que sur le fait d'être un vieillard.

- Je te mentirais en disant le contraire. Tu es d'au moins mille ans mon ainé. Mais ça n'a pas d'importance pour moi,

- C'est ce que tu dis aujourd'hui, mais dans plusieurs années, tu pourrais le regretter.

- Non, je ne le regretterais pas. C'est si je ne fais rien, que là je pourrais le regretter. Tu es Salazar Serpentard, mon âme-sœur choisi par la magie et c'est tout ce qui compte. Tu tiens déjà une place importante dans mon cœur. Ne ressens-tu pas la même chose ?

- Si, bien sûr que je tiens énormément à toi mon cher, n'en doutes pas. N'en doutes jamais. Mais je ne sais pas si tu as vraiment tout compris de notre situation.

- Alors expliques moi.

Salazar soupira et se réinstalla au côté d'Harry sur le canapé. Harry s'empressa de récupérer les mains de Salazar.

- Je suis un homme et si tu restes avec moi, tu ne pourras malheureusement jamais avoir d'héritier, chose qui pour moi m'a terriblement manqué, d'où la création de mon artefact.

- C'est peut-être ton cas. Et il est vrai que j'ai toujours rêvé d'avoir une famille.

Voyant le regard triste de Salazar, Harry reprit rapidement.

- Mais ce que je voulais surtout, c'était avoir des personnes qui m'aiment pour moi, Harry, juste Harry. Chose que tu es en mesure de m'apporter Sal'. Et puis question héritier, j'en ai déjà un en la présence de Teddy, mon filleul dont je t'ai déjà parlé. Il est actuellement mon seul héritier et s'il doit le rester pour mon bonheur, alors il le restera. Je ne ferais pas un enfant par devoir, ce ne serait pas lui donner la vie qu'il mérite. De toute façon, ne t'inquiète pas, j'ai vu ça avec les gobelins au moment de la lecture du testament de ses parents. Je m'étais dit que si je n'avais pas d'autres enfants, au moins le problème serait réglé. Et puis si j'en avais eu, les gobelins m'avais fait ajouter une clause répartissant ma fortune en part égale entre chacun de mes héritiers.

- Tu es très prévenant mon cher. Penser à un testament alors que tu es si jeune, à peine majeur magiquement.

- Peut-être bien oui, mais la vie a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Je suis plutôt du genre fonceur, surtout dans les ennuis, alors prévoir de temps en temps n'est pas mal non plus.

- J'avais déjà abordé le sujet avec les autres fondateurs et Maeglin, et ils m'ont tous fait comprendre que je risquais de te blesser plus que de te protéger.

Harry hocha la tête et continua d'écouter l'homme. Il savait que Salazar avait des craintes et des doutes les concernant. Peut-être serait-il en mesure de rassurer le plus vieux.

- Mais parfois c'est en voulant bien faire, que le château de cartes s'écroule. Il suffit de pas grand-chose.

- Mais l'écart entre nous deux est plus que conséquent, tu ne peux le nier. Les manières ont évolués depuis notre passage dans ce monde et ton époque. Alors il est possible que mes façons de faire puissent te déplaire.

- Sal', saches que je pourrais utiliser aussi cette crainte pour mon cas. Pour les manières d'agir ou de pensée, il en va de même pour moi. Je pourrais avoir des réflexions qui te surprennent dans le bon comme dans le mauvais sens. C'est vrai, tu es le plus âgé de nous deux, mais tu as surtout davantage d'expérience et de vécu que je n'en aurais jamais. Je ne pourrais jamais t'égaler sur ce point-là. Je ne suis qu'un « jeunot » comme tu la dis. Certain même me considère encore comme un enfant, un gamin sans cervelle et qui ne peut pas comprendre le monde des adultes.

- Et bien ce ne sont que des sots. Même si je ne connais pas toute ton histoire et tes secrets, je suis sûr d'une chose, c'est que pour un jeune homme de ton âge, tes yeux reflètent bien plus de maturité que certains sorciers de ma connaissance. Et si tu ne me crois pas, la magie qui t'entoure ou bien tes cauchemars récurrents en disent long sur ce que tu as pu traverser dans ta si courte vie.

- Si tu es d'accord avec moi, qu'est-ce qui déranges encore ?

- C'est compliqué à expliquer. Encore plus à toi mon cher, qu'à mes amis.

- Et bien pour moi c'est très simple. Je veux envisager que notre lien d'âme-sœur n'est pas l'unique lien entre nous. J'ai appris à te connaître, toi aussi, et pourtant je ne me lasse pas de ta présence. Ma magie te réclame, mon cœur te réclame. JE te réclame, insista Harry.

Harry se redressa avant de s'installer sur les genoux de Salazar, à califourchon et de passer ses mains derrière le cou de ce dernier.

- Harry, que fais-tu ? fit Salazar plus que surpris par l'audace du jeune sorcier.

- Je te prouve que je tiens à toi, et que je pense ceci ressemble pour toi à de l'indécence, est-ce que je me trompe ?

Salazar ne répondit rien, à la fois heureux de sentir son lié si proche, et tourmenté car il trouve cela très osé de la part de son petit compagnon.

- Tu vois, quand je te parle de choc générationnel, ça en fait partie. Il est vrai que l'on ne fait pas cela avec n'importe qui non plus, mais entre petit-ami et couple, c'est très courant, voir même normal à mon époque.

- Je vois.

Voyant que Salazar était toujours tendu depuis qu'il avait changé de position, Harry voulut se redresser pour retourner à sa place. Mais quand il commença à amorcer un mouvement, il sentit les mains de Salazar le retenir sur ses hanches.

- Tu peux rester là, ça…, enfin ça ne me dérange pas plus que cela. J'étais surtout surpris, mais je trouve ce … rapprochement assez plaisant, finit-il un sourire sur les lèvres.

Harry content de la nouvelle, lui rendit son sourire. Cela plut énormément à Salazar.

- Quand je suis avec toi, j'ai l'impression que tout est plus facile. Que tout est possible.

- C'est normal, tu es avec nul autre qu'Harry Potter !

Salazar remonta sa main gauche et la posa sur la joue du brun.

- Tu es merveilleux, mon cher Harry.

Harry rougit sous le compliment avant de se baisser pour échanger un nouveau baiser chaste avec son lié.

- Tu es sûr que a ne te déranges pas que je sois sur tes jambes ?

- Non, ne t'en fais pas. Je pense même que je vais apprécier te tenir contre moi ainsi bien plus que d'être seulement ainsi l'un à côté de l'autre, comme le voudrait la bienséance.

- Je t'aime Salazar. Et je pense même que sans notre lien d'âme-sœur, j'en serai venu à t'aimer. Ça aurait certainement pris plus de temps, mais ça serait arrivé. Après tout, je ne fais jamais rien comme les autres, alors rencontrer un homme à travers un miroir me semble en fait la seule façon normal de tomber amoureux.

Salazar ne répondit rien, touché par les propos de jeune homme devant lui, enfin plutôt sur lui. Après quelques secondes d'un silence où ils s'ancraient dans le regard de l'autre, Serpentard attira l'hériter Potter vers lui. Il reprit ses lèvres tant désiré. Ils se perdirent longuement dans la contemplation de l'autre et s'embrassèrent à de multiples reprises. Allant du simple effleurement de lèvres, au chaste baiser et finissant par des baisers bien plus poussé qu'ils n'avaient encore jamais eut jusqu'à présent.

Harry n'en avait pas conscience, mais Salazar ressentait sa magie s'échapper de lui pour s'enrouler autour de celle d'Harry.

Ils se sentaient à leur place.

Ils étaient ensemble.

Quand ils se séparèrent Harry avait les joues rouges et les yeux brillants d'amour pour l'homme se trouvant sous lui. Salazar, maître dans l'art de se contrôler, ne pouvait cacher la lueur de bonheur dans ses yeux.

Harry ne lui avait rien dit de plus que ses amis. Mais c'était son cher Harry qui lui avait confirmé ses sentiments naissants, enfin plutôt bien présent.

- Mon cher, j'ai l'impression de t'aimer davantage à chaque fois que je te vois.

- Et bien saches que je ne te contredirais pas, car je suis dans le même cas que toi, mon beau serpent, finit Harry en fourchelangue faisant frissonner de plaisir Salazar.

Ce dernier attira Harry pour l'un de leur premier baiser langoureux.

- Je crois que j'ai trouvé ton point faible.

- Tu m'en diras tant, mais as-tu ne serait-ce qu'une idée de l'effet que cette langue peut avoir pour ceux qui la comprenne ?

- Non, je sais juste que ceux qui l'entendent ne l'apprécie pas trop.

- Ils ne connaissent pas la beauté des choses à ton époque. Saches que je suis complètement mordu de toi, mon cher Harry.

Harry ressentit un frisson de plaisir parcourir sa colonne vertébrale à l'entente des paroles de son âme-sœur. Il s'empressa de requérir de nouveaux les lèvres de son lié avant de l'embrasser amoureusement.

- Je t'aime Sal'.

- Je t'aime tout autant mon cher Harry.

Ils s'embrassèrent de nouveau, mais le baisé se fit bien plus tendre et chaste que les deux précédents. Ils profitaient simplement de l'instant présent, mais surtout de la présence de l'autre.


Voili Voilou

Kissou

Pouika