Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.

Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à PetitLutin22, Angelyoru, lesaccrosdelamerceri, aurel8611 et Yukyo01 pour vos commentaires !

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Italique = fourchelangue


Chapitre 65

La fin de soirée de la veille avait été très plaisante pour notre jeune ami et son lié. Harry ne savait plus comment, mais à un certain moment ils avaient arrêté de discuter pour seulement se câliner et s'embrasser. Cela c'était fini par un jeune sorcier brun allongé sur le fondateur, encore vêtu bien entendu, qui profitait d'un moment d'intimité comme jamais encore ils n'en avaient eu. Harry voulait aller plus loin et découvrir son âme-sœur davantage, mais ce dernier préférait qu'ils prennent leur temps. Alors chaque petit pas ravissait notre jeune héros.

Le lendemain matin, Harry et Salazar décidèrent de ne pas se rendre immédiatement dans leur petit monde. Ils profitèrent de l'occasion pour simplement discuter durant de longues heures en cette matinée pluvieuse à l'extérieur.

Avec l'avis de Salazar, il avait fait ses choix et qu'il avait transmis à Kapie et Arkyl. Les deux elfes étaient partis dans un état d'excitation affolant faire les magasins. Ils promirent aussi de prendre le matériel scolaire nécessaire pour la rentrée en même temps.

Harry était rassuré de voir que ce que lui aurait considérer comme une corvée de faire les magasins et d'être interpellé à tout bout de champ pour être, et bien seulement lui-même, les elfes, eux, en semblaient ravi et débordant d'énergie.

Dans le courant de la matinée, il reçut les réponses à ses courriers qu'il avait envoyés la veille. Andromeda lui proposa de passer chez elle pour le repas du midi le samedi suivant et elle l'attendait pour 11h30 tapante. Il savait qu'il ferait tout pour être à l'heure, mais la ponctualité n'avait jamais trop son fort. A la fin de sa lecture, il vit le petit Post-Scriptum qui le fit rire et qu'il partagea avec son compagnon. Ce dernier disait : « En réalité je t'attends pour 12h, mais ton horloge étant en décalage avec celle du commun des sorciers, je préfère prendre les devants. Ainsi pour toi tu arriveras en retard, et pour moi légèrement en avance. Enfin j'espère que tu ne vas pas me faires attendre tout de même. »

Il put lire aussi qu'il resterait profiter de son petit Teddy dans l'après-midi. La grand-mère de son filleul s'était même arrangée avec Molly pour qu'ils rejoignent tous les trois le terrier à 16h pour le goûter, après la sieste du petit garçon bien entendu. Tout avait déjà été prévu entre les deux matriarches et le dîner était prévu chez la famille Weasley.

Quand il lut la seconde lettre d'Hermione et Ron, il ne fut même pas surpris de voir que ces deux amis avaient répondu ensemble. Ils étaient inséparables depuis la fin de la guerre et Harry savait qu'il était en Australie pour la recherche des parents d'Hermione. Il apprit, même s'il s'en doutait, qu'ils seraient présents le samedi suivant et qu'ils échangeraient de vive voix sur leur choix. Ils l'informaient aussi qu'ils avaient réussi à retrouver les parents d'Hermione le mercredi passé et que sans son courrier, ils l'auraient contacté pour l'en informer. Harry était heureux pour sa meilleure amie, cela lui fera bien moins de stress et de tracas. Finalement cela avait été assez rapide de les retrouvés et tant mieux. Maintenant le plus dur était de les faire se rappeler de leur fille et ce ne serait pas une mince affaire. Pour le moment, le couple Granger ne croyait pas aux propos de cette jeune femme qui assurait être leur enfant. Mais après une démonstration de magie, ils avaient finalement acceptés d'essayer de suivre le traitement que leur proposa Hermione. Ron avait ajouté que même lui avait été convaincu pour suivre le traitement ! Pour le moment ces derniers étaient désormais dans un hôpital sorcier dans un service spécialisé sur l'esprit en Australie. Il fallait réactiver les souvenirs que la jeune sorcière avaient scellés chez ses parents pour leur sécurité lors de la guerre. Les médicomages avaient bien prévenu Hermione qu'il y avait une possibilité que le processus ne soit pas réversible. Il ne restait plus qu'à espérer maintenant, et Harry était de tout cœur avec son amie.

Les deux liés furent surpris quand peu de temps après midi, Maeglin vint les rejoindre et apporta un plateau à Salazar. Harry qui appréciait l'elfe sylvestre, lui proposa de déjeuner avec eux, ce que confirma Salazar en donnant son accord. L'elfe s'excusa un instant pour aller se chercher lui aussi un plateau repas et prévenir son épouse de son absence. Harry proposa qu'Helga se joigne à eux aussi, mais la sorcière refusa. Elle était occupé dans les serres et ne pouvaient donc se libérer pour l'instant.

Le repas fut très léger, et même si Maeglin parla peu, Harry l'inclut dans la conversation assez naturellement.

Peu après 14h, Maeglin les quitta pour rejoindre Godric sur le terrain d'entrainement. Harry et Salazar décidèrent que c'était le moment idéal pour se retrouver dans le palais mental du plus jeune. L'après-midi commença calmement comme à chaque fois qu'il se retrouvait.

Mais après une bonne heure d'échanges légers et amoureux, Harry, qui se trouvait à califourchon sur le fondateur, s'écarta légèrement et plongea ses émeraudes dans les yeux gris du fondateur. Un silence de réflexion passa entre eux, sans que Salazar ne ressente le besoin de le combler. Il gardait simplement ses mains à l'arrière de son bassin, et caressait en de léger rond le bas des reins de l'homme sur ses genoux. Il comprenait à la leur dans les yeux de son cher Harry que ce dernier réfléchissait. Il ne savait pas à quoi, mais cela ne saurait tarder.

Au bout de quelques minutes, Harry expira un peu plus fortement l'air dans ses poumons et se pencha pour quérir un baiser chaste à son âme-sœur. Ce dernier répondit avec plaisir à cette attention, appréciant jour après jour les délices de leurs échanges.

Quand leur lèvres se séparèrent, le Serviteur posa son front contre son vis-à-vis et garda les yeux fermé, avant de finalement

- Sal' ?

- Oui mon cher ?

- Je t'aime.

- Je t'aime tout autant mon cher, fit Serpentard en volant un baiser papillon.

Cela fit sourire le jeune homme et ouvrir ses yeux.

- Je n'ai jamais été aussi bien qu'avec toi depuis… je crois depuis aussi loin que je me souvienne. Je ne dis pas que je n'ai jamais eu de moment de bonheur, mais… Comment dire…

Le fondateur des vert et argent hocha la tête d'assentiment.

- Tu te sens à ta place ?

- Oui, c'est ça. Cela ne fait que quelques semaines que je t'ai rencontré. Pourtant nous ne sommes franchement pas partie sur de bonnes bases. Il y avait beaucoup d'à priori et de préjugés de mon côté, mais ça ne me dérange pas. Je ne regrette pas d'être redescendu dans ce lieu sordide. J'en ai appris beaucoup sur l'histoire de Poudlard, des fondateurs et sur toi. Je me sens vraiment bien avec toi. J'aime quand tu me parles de tout ce que tu aies pu vivre ou bien découvert à ton époque. Tu me racontes énormément de choses sur toi et ton passé. Même si ce dernier n'est pas tout propre non plus. Et je pense que tu es en droit de savoir certaine chose me concernant.

- Mon cher, ne te sent pas obligé de me parler de ton passé car je l'ai fait. Je veux que le fasses, quand tu te sentiras prêt, ici, fit Salazar en touchant là où se trouvait le cœur de son lié.

- J'en ai envie Sal'. Vraiment. Peut-être pas tout. Enfin du moins pas tout aujourd'hui, mais certaine chose me concernant. Cela pourrait t'éclairer sur certaines choses ou comportement surprotecteur et taquin de mes amis. Les surnoms dont je suis affublé aussi. Mais saches que je ne le fais pas parce que tu m'en racontes et que je pense que je dois le faire, mais bien parce que j'en ai vraiment envie.

- Alors j'écouterai tout ce que tu veux me révéler. Peut-être aurais-je des questions, mais ne te sens pas obliger d'y répondre. Nous aurons bien d'autres opportunités pour y apporter des réponses.

- Merci Sal', fit Harry avant de déposer un baiser léger sur les lèvres de son âme-sœur.

Harry allait se lever pour s'installer au côté de son compagnon, mais ce dernier raffermit sa prise sur ses hanches.

- Cela ne me déranges pas de te garder ici, avoua le fondateur. Après si tu veux vraiment te poser ailleurs, je le comprendrai. Mais j'apprécie assez cette manie de t'installer sur moi.

Harry laissa échapper un rire face à l'aveu de son lié et en était ravi. Et puis, il se dit que finalement, les genoux de Salazar étaient LE meilleur endroit au monde pour raconter ses aventures. Ainsi, il pourrait facilement se blottir contre son lié, ou bien encore se cacher dans le cou de celui-ci.

Harry souhaita quand même se repositionne et se recula légèrement. Salazar crut comprendre qu'il souhaitait se relever alors il ôta ses mains des hanches du brun, mais fut surprit quand ce dernier les rattrapa pour les y reposer. Harry se pencha et quémanda un baiser avant de reprendre la parole.

- Non, tu peux les laisser ici. Je vais te prendre aux mots et rester sur tes genoux. Je voulais juste me réinstaller un peu mieux.

Harry posa ses mains sur le torse de son vis-à-vis et les observa un long-moment. Salazar accepta ce silence et attendit que son compagnon cherche ses mots pour lui raconter son histoire, que l'homme connaissait assez sombre et compliquée.

- Et bien pour commencer et t'en dire plus sur moi et ma vie déjà bien remplie, commençons par le commencement, non ?

- J'écouterais avec plaisir tout ce qui fait que tu es devenu ce magnifique jeune homme face à moi, fit Salazar, décochant un petit sourire chez le jeune homme installé sur ses jambes.

- Alors, et bien je suis Harry Potter-Black, fils de James Potter, un sorcier au sang-pur, et de et Lily Evans, une née-moldue. Héritier par le sang de la famille Potter et par l'héritage de mon parrain à la noble et pure famille Black. Mes parents sont morts lorsque j'avais un peu plus d'un an. Ils sont morts en me protégeant, mais ça c'est histoire sera pour une autre fois.

Harry se pencha et déposa un petit bécot sur les lèvres fines devant lui avant de continuer.

- J'ai été élevé dans le monde moldu, les non-magiques, par ma tante et son mari avec leur fils qui était du même âge que moi. Je n'ai découvert notre monde qu'à mes 11 ans, lors de la réception de ma lettre d'acceptation pour Poudlard. Je ne savais pas que j'étais un sorcier avant cela.

- N'as-tu jamais eu d'accidents magiques enfant ? Demanda un brin surpris le fondateur.

- Si. Plusieurs mêmes. Mais c'était quelque chose d'anormal pour mes tuteurs. J'étais une abomination à dissimuler au reste du monde pour eux. Ils rêvaient d'une vie simple, d'être mieux que les autres. Alors un gosse bizarre à s'occuper, et qui en plus n'était même pas le leur. J'étais un monstre à leurs yeux et ils avaient bien du mal à juste me supporter. Enfin bref, ce n'était pas la joie.

Harry posa son front contre celui du fondateur et resta dans cette position alors qu'il reprenait.

- Ils ne m'appréciaient pas du tout et …, Harry soupira avant de continuer, Ma chambre jusqu'à mes 11 ans a été un placard sous l'escalier, avec des verrous à l'extérieur pour pouvoir facilement m'y enfermer. Je devais leur être redevable, après tous ils « payaient », fit-il en insistant sur ce dernier mot, pour me nourrir et me garder en vie. Je faisais toutes les tâches ménagères, je m'occupais du jardin, peu importe le temps, peu importe si j'étais malade. Et si j'avais fait une erreur, ou si simplement oncle Vernon avait passé une mauvaise journée, alors je n'avais pas le droit de prendre une part du repas que j'avais bien trop souvent préparé quelques temps auparavant. J'étais traité comme un elfe de maison. C'est risible quand on sait à quel point ils détestent la magie. Enfin, j'ai découvert plus tard qu'ils touchaient une rente mensuelle assez rondelette pour m'éduquer, et qu'elle disparaissait plutôt dans la montagne de cadeau que mon cousin recevait.

Le jeune brun se redressa, tandis que son compagnon, caressait les hanches de son âme-sœur en geste de soutien.

- Mes premières années de vie n'ont pas été… extraordinaire. Et encore moins avec une famille aimante. Après le décès de mes parents, j'ai été forcée à la garde de ma tante maternel moldue. Elle exécrait la magie, et son mari encore plus. La première fois que l'on m'a souhaité mon anniversaire, c'était Hagrid, le gardien des clefs, garde-chasse et accessoirement professeur sur les créatures magiques. Il venait me donner en main propre ma lettre d'acceptation pour l'école de magie, puisque les trop nombreuses chouettes et hiboux envoyés n'arrivaient pas jusqu'à moi. C'était le plus beau cadeau d'anniversaire et j'avais même eut le droit à un gâteau ! Bon je n'y ai pas touché, mon cousin s'en était chargé. Découvrir que je n'étais pas seul à faire des choses bizarres a été une véritable libération. Je n'étais plus le seul anormal, donc peut-être que je n'étais pas anormal tout simplement, c'est ce que je me disais à l'époque.

Salazar remonta ses mains et prit en coupe les joues de son lié.

- Tu ne l'es pas Harry. Et même si tu l'es, regarde avec qui tu es ! Un sorcier très puissant mais complètement fou qui a créé un passage inter-dimensionnel !

Harry rit à cela et laissa son compagnon l'entrainer dans un chaste et tendre baiser.

- Pas faux, mais comme on dit, plus on est de fou, plus on rit !

- J'aime beaucoup cette expression. Je pense que je la réutiliserai quand Rowena me traitera de dégénéré avec mes expériences.

Les deux compères rigolèrent quelques instants des bêtises des plus vieux. Mais cela avait allégé l'ambiance et surtout l'humeur d'Harry qui se sentait mieux et moins tendu.

- J'ai découvert un monde magique et j'ai ouvert les yeux sur le monde sorcier et toutes ses merveilles. J'étais complètement émerveillé. Et puis j'ai pris le Poudlard Express, face à l'expression du fondateur, Harry matérialisa dans son esprit le train et le fit se déplacer autour d'eux sous le regard scrutateur du plus âgé, c'est un train.

Harry expliqua brièvement au fondateur ce qu'était ce moyen de transport avant de continuer son récit.

- J'y ai rencontré mon premier ami, Ronald Weasley. Je t'en ai déjà parlé. Et puis nous sommes arrivés au château et là. Wouhaou ! Je crois que je n'ai pas d'autres mots. Pour les premières années, Hagrid nous fait monter dans des barques et on traverse le lac de nuit. C'est mon plus beau souvenir à ce jour, quand le château se dévoile à nous petit à petit. C'était magique !

Un livre sortit de la bibliothèque et se dirigea vers Harry, ce dernier le prit et l'ouvrit. Sa vision de l'époque de sa traversé du lac et du château se matérialisa. Ils purent admirer ensemble ce moment avec toujours la même joie pour les deux hommes. Salazar, car c'est la création à lui et ses amis, Poudlard est leur bébé aux quatre fondateurs. Harry, car c'est là que sa vie a pris un tournant radical et qu'il considère Poudlard comme sa maison depuis ce jour.

Après quelques minutes de silence, Salazar repose son front contre son cher âme-sœur et rapprocha leur visage. Ils étaient si proches qu'ils auraient pu s'embrasser.

- Merci Harry de m'avoir dévoilé de ton passé et de tes souvenirs.

Le jeune home hocha juste la tête, avant que ses lèvres ne soient capturées.

- Je t'aime mon cher et magnifique Harry, siffla le fourchelangue de naissance, faisant frissonner son futur amant.

- Je t'aime aussi Sal'.

Ils profitèrent du reste de la soirée pour se bécoter sur le canapé en de nombreux baisers, certains plus chastes, d'autres bien plus langoureux, des mains tantôt cajoleuse, tantôt caressantes. Mais toujours dans la retenue et dans la découverte de l'autre. Ils étaient ensemble dans leur petit cocon et ils avaient encore beaucoup à découvrir sur l'autre.


Désolé pour le retard, j'ai été pas mal occupée ces derniers temps et pour ne rien arranger, j'ai été clouée au lit pendant plus d'une semaine.

A bientôt,

Voili Voilou

Kissou

Pouika