Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi. Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

Je préfère remercier au début alors de gros kissou à lesaccrosdelamerceri, aurel8611, nono0109, PetitLutin22 et angelyoru pour vos commentaires !

Italique = fourchelangue


Chapitre 67

La semaine passa en un clin d'œil pour Harry. Le matin il aidait sur les chantiers et son après-midi il le passait avec Salazar. Pour le déjeuner, cela dépendait de son envie, mais il lui arrivait aussi bien de partager un repas avec les autres bénévoles que dans l'antichambre avec son lié.

Le jeudi après-midi, Maeglin et Helga avait passé deux bonnes heures avec eux. Harry appréciait le couple. Ils étaient des gens simple avec qui il se retrouvait à parler facilement de ces années d'études à Poudlard. La sorcière était toujours souriante, et elle dégageait une force qu'Harry n'aurait jamais envisagée pour ce petit bout de femme.

A un moment, sans savoir comment, Helga demanda à Salazar quand envisageait-il de faire se rencontrer son compagnon avec les deux autres fondateurs. Il en suivi une petite querelle entre Poufsouffle et Serpentard.

Harry se sentait mal à l'aise et voulait calmer le jeu, mais Maeglin rassura notre jeune héro avec un simple : « Ne t'inquiètes pas, tu t'y habitueras vite. ». Il eut même le droit à un clin d'œil de l'elfe sylvestre agrémenté d'un léger sourire.

Le calme revint aussi vite qu'il était disparut et la conversation bon enfant reprit calmement.

Le samedi arriva bien plus rapidement que ne l'aurait voulu le sorcier brun. Il était 8h quand il se réveilla dans le fauteuil métamorphosé en lit douillet de l'antichambre. En effet, les elfes de maison finissaient les peintures et derniers détails dans la remise au goût du jour des quartiers du fondateur. Et ils ne voulaient surtout pas qu'Harry voit le résultat final. Ils souhaitaient faire une surprise à leur petit Maître adoré !

Harry s'en était senti gêné, car il voulait aider, mais les elfes lui ont dit qu''il devait considérer cela comme un cadeau d'anniversaire de la part du château. Après tout le 31 juillet se rapprochait à grand pas pour le jeune homme. De toute façon avait bien compris qu'il n'avait pas le choix. Surtout quand bizarrement le passage secret de la bibliothèque ne fonctionnait plus, ni la porte des appartements du fondateur qui refusait de s'ouvrir, comme par magie. Logique, étant donné que c'est Poudlard lui-même qui s'amuse. Et puis tout s'est habits était dans une nouvelle penderie dans l'antichambre… Même Harry ne peut lutter contre la magie elle-même quand elle y met aussi. Pour rentrer dans la chambre des secrets, il prenait le toboggan secret et pour sortir, la consigne que les elfes de maison lui ont donnée était d'appeler un jeune elfe dénommé Orax. Ce dernier le transplannait de la chambre des secrets directement dans sa tente.

Le jeune brun se réveilla le sourire aux lèvres quand en ouvrant les yeux, il vit que ses homologues perles grises le fixaient, des rides plus prononcées aux niveaux des yeux, prouvant le sourire de leur propriétaire.

- La vue est-elle à votre goût Maître Serpentard ? Demanda malicieusement le plus jeune.

- Un véritable délice pour mes yeux, siffla le fondateur, ce qui fit rougir le gryffondor.

Ils avaient tous deux vite compris que prononcer avec amour, les paroles faisaient frissonner l'autre. Salazar étant un parlant naturelle, l'effet était plus puissant sur Harry qui en avait la chair de poule à chaque fois.

Le fondateur reprit la parole pendant que le jeune homme s'étirait en se redressant, redonnant à son lit sa forme originelle de fauteuil, tout cela sans baguette et en informulé.

- Bien reposé ?

- Très bien, merci. Et toi ?

- Parfaite pour moi aussi.

- Te verrais-je un jour dormir ?

- Comment cela mon cher ?

- Et bien à chaque fois, tu t'endors après moi, et tu es réveillé avant. C'est la même chose quand on se retrouve dans mon esprit.

- En effet, mais contrairement à toi, je suis sujet depuis de trop nombreuses années à une insomnie chronique. Mon corps est désormais habitué à de courte nuit. Toutefois, il m'est possible de faire de micro-sieste ou bien mon énergie se rechargera dès que j'aurais une petite pause. D'ailleurs, tu sembles passé de meilleures nuits ses derniers temps ?

- Oui, cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas passé autant de nuit d'affilé a si bien dormir. Pas de cauchemar, ni de mauvais souvenirs. Le rêve !

- C'est le cas de le dire, rigolèrent ensemble les âmes-sœurs aux jeux de mots du plus jeune.

Ils petit-déjeunèrent ensemble et firent leur toilette chacun de leur côté avant de continuer leur discussion jusqu'à ce que l'heure du départ pour le parrain sonna.

- Mon cher, avec tout ça, il est déjà onze heure et quart. Tu devrais partir maintenant. Ainsi tu ne seras pas en retard et elle en sera grandement surprise.

- Tu veux déjà te débarrasser de moi ? répondit avec humour le Survivant.

- Grand dieu, non ! Tu m'es irremplaçable mon cher ! Mais saches que j'accorde une très grande importance à la ponctualité.

- Et bien je crois que maintenant que tu le dis, je n'ai jamais vu un seul Serpentard être en retard. J'aurai été l'exception qui confirme la règle si le choixpeau ne m'ait pas écouté !

- Et bien au moins une valeur qui ne s'est pas perdue… Même si ma maison l'a échappé de peu !

- C'est ça moques toi !

- Aller files mon cher, et fais honneur au Serpentard qui est en toi !

Harry se leva et avec un comportement très adulte, lui tira la langue avant d'appeler Orax pour retourner à sa tente.


Quand il arriva devant le petit cottage d'Andromeda Tonks en Angleterre, cette dernière fut surprise de le voir arrivé si tôt. Il n'était pas encore 11h30. Enfin pour Harry 11h25 c'était tout comme. Ils échangèrent une bise, avant qu'Andro n'accompagne Harry dans le salon où Teddy était assis dans son parc de jeu. Dès que le petit garçon repéra son parrain, il tendit ses bras vers ce dernier et émit des gazouillements tout contents de voir l'autre adulte qui était la seconde constante de sa vie.

Harry prit le petit bonhomme dans ses bras et s'installa sur le canapé tandis que la grand-mère du petit était partie cherché des rafraîchissements en cette belle journée d'été. Le soleil était à son paroxysme ce matin-là et la température montait en flèche. Heureusement grâce à la magie, malgré les volets et les fenêtres grandes ouvertes, l'air dans la maison était agréable.

Harry buvait la citronnade faite avec les citrons de la serre familiale tout en discutant avec la sorcière plus âgée. Le petit installé sur les genoux se régalait à réduire en miette le petit sablé que sa mamie avait fait dans la matinée. Ces dents commençant à pousser, avoir quelque chose à mastiquer soulageait ses pauvres gencives.

L'heure du repas arriva bien vite et Andromeda lui demanda d'installé Teddy dans sa chaise haute pour lui donner son repas, et qu'ils feraient de même.

Le déjeuner avait été un régal. Andromeda connaissait les deux desserts préférés d'Harry, la tarte à la mélasse et la mousse au chocolat. Sachant que Teddy avait hérité du goût prononcé pour le chocolat de son père, c'est son second dessert préféré qui fut servi, à plus grande joie du petit quand il vit la petite coupelle arrivé devant lui. Harry qui lui donnait la béqué n'eut pas le temps de plongé la petite cuillère dans le ramequin que le petit y avait plongé ses deux mains et les apportait à sa bouche pour les nettoyer du chocolat qu'il venait d'y tartiner. Harry rigola au visage barbouillé de son filleul.

- Non Teddy ! Ce ne sont pas des manières ! Réprimanda Andromeda accompagné d'une petite tape sur les mains coupables du désastre chocolaté.

La grand-mère lança un sortilège faisant disparaître le chocolat des mains du petit et éloigna le ramequin le temps de le débarbouiller, empêchant ce dernier d'y replonger les mains.

Le petit garçon voyant qu'il n'y avait plus le bon goût sur ces mains et voyant que son ramequin de mousse s'était éloigné, commença à faire une crise.

- Ah non jeune homme ! Si tu ne te tiens pas correctement se sera au lit directement !

Les pleures s'intensifièrent et Harry se dit que c'est dans ces moment-là qu'il ne saurait quoi faire s'il était tout seul.

- Ce n'est rien Andro, on est en famille, dit Harry souhaitant venir en secours au petit garçon en larmes qui se tortillait dans tous les sens dans la chaise haute.

- Non Harry. Il faut qu'il apprenne les règles de bases. Et ce ne sont pas même pas celles des familles distingués que je te parle, mais celle de politesse. Il faut donner un cadre aux enfants en bas-âge. Sinon, si tu leur laisse tout passer, il pense que tout leur est dut.

En entendant ses mots, Harry revit son cousin et comprit ce que voulait lui expliquer la mère de Nymphadora.

- Manges ta mousse. Il faut parfois les laisser pleurer. Cela lui laissera le temps de se calmer. Et je n'ai pas rangé sa mousse, car si ce jeune homme se calme et accepte de manger avec sa petite cuillère, alors il pourra la finir, fit la vieille dame en regardant le petit garçon qui continuait d'hurler à leur côté.

Harry se sentait mal à l'aise de pouvoir manger sa mousse, tandis que son filleul ne pouvait que regarder. Andromeda mangeait tranquillement, en lui posant des questions sur l'avancée des travaux à Poudlard. Comme si les pleurs du bambin ne la dérangeaient nullement.

Après plusieurs minutes dans les hurlements, qui ralentirent pour devenir des pleurs, puis de simples reniflements, la Lady ayant terminé sa mousse se tourna vers le petit aux joues rouges d'avoir pleuré.

- Maintenant que notre jeune ami ici présent s'est calmé, peut-être se montrera-t-il plus propre.

Elle prit le ramequin, qu'elle prit soin de garder à distance, et la petite cuillère et la tendit vers le petit. Ce dernier refusa d'ouvrir la bouche à la cuillère mais tendait ses petites mains potelées vers le ramequin.

- Non Teddy, tu manges à la cuillère, comme tout humain civilisé, fit d'un ton calme la sorcière, le regard planté dans celui du petit garçon.

Celui-ci gémit en voyant qu'il n'arrivait pas à atteindre le ramequin, alors il voulut attraper le chocolat dans la cuillère avec ses mains, mais la grand-mère ayant vu le jeu du petit releva la cuillère.

- Theodore Lupin ! Réprimanda-t-elle une nouvelle fois. Harry veux-tu bien essayer, notre jeune ami semble vouloir faire le difficile.

- Pas de souci, je vais essayer.

Harry prit la petite cuillère que lui tendait Andromeda et l'approcha de la bouche du petit.

- Aller Teddy ! On ouvre grand la bouche !

Mais le petit essaya la encore de l'attrapé avec sa main. Harry eut le bon réflexe et l'éloigna du petit.

- Tant pis jeune homme, pas de dessert pour toi, fit la grand-mère.

Elle passa derrière Teddy et l'attrapa pour le sortir de la chaise haute. Quand elle s'éloigna et que le petit comprit que la mousse ne le suivait pas il se mit à hurler de toute ses forces.

- Theodore ! Cela suffit maintenant ! Fit la grand-mère en déposant le petit dans son parc.

Le petit prit un jouet et le balança dans la direction de sa grand-mère. Harry surprit par le geste du petit réagit rapidement.

-THEODORE ! STOP !

Le petit se retourna vers son parrain. Le monsieur aux cheveux noir n'avait encore jamais haussé le ton sur lui. Et il ne lui souriait plus non plus. Il comprit qu'il avait fait une bêtise, et recommença à pleurer.

- Désolé, je n'aurais pas/

- Harry, tu as bien fait. Fit la sorcière en se rapprochant de lui.

Elle prit Harry dans ses bras dans un petit câlin sous les yeux larmoyant du petit garçon.

- Tu lui montres que tu es une figure d'autorité et une personne sur qui il peut se reposer, pas uniquement un compagnon de jeu. Regarde, il ne pleure pas et il se calme. Il est un peu bougon ces derniers temps. Ses dents le travaillent énormément, mais ce n'est pas une raison pour tout lui passer.

Harry hocha la tête comprenant la situation.

- Vas le prendre dans tes bras et ramène le à table. Peut-être qu'il acceptera enfin la petite cuillère.

- Je ne sais pas si/

- Harry, tu y arriveras, tu es son parrain et tu l'adores. C'est pour ça que tu l'as grondé, car son geste envers moi t'as déplut. Et j'espère bien que tu continueras à veiller à ce qu'il continue de respecter les autres et à ne pas être méchant avec les autres enfants.

Le jeune parrain hocha la tête avant de se diriger vers le parc, il n'eut pas à tendre les bras que le petit le fit déjà et passa ses petits bras autour du cou de son parrain. Ce dernier retourna dans la salle-à-manger, où le ramequin avec la petite cuillère attendait. Il reposa le petit garçon et lui tendit la cuillère, quand il vit la main se rapprocher de nouveau, Harry intervint en éloignant la cuillère.

- Non Teddy.

Le petit baissa la main, alors Harry décida d'essayer une autre technique.

- Aller on ouvre grand la bouche pour la cuillère magique !

Harry faisait zigzaguer la cuillère devant le petit qui finit par ouvrir la bouche et avala sa première petite cuillère de mousse. Les autres suivirent le même mouvement, jusqu'à ce que le ramequin soit finit.

- Tu vois Harry que tu peux le faire. Tu n'as eu besoin de l'aide de personne, fit la grand-mère. Je peux te laisser aller le coucher ? C'est l'heure de sa sieste, et après sa petite cirse de larmes, il devrait accepter de retrouver son lit sans nouvelles crises.

Harry, tout de même un peu inquiet, essuya la bouche du petit avant de le porter jusqu'à sa chambre au premier étage. Il le coucha, mais Andromeda avait vu juste que le petit geignit un peu avant qu'Harry ne lui mettre une petite peluche de loup à côté de lui et qu'il ferma les yeux pour tomber rapidement dans les bras de Morphée. Il lança un sortilège d'alerte en cas de problème ou de réveil du petit, même s'il savait qu'il y en avait déjà d'appliquer en permanence sur le berceau par sa grand-mère.

Quand il redescendit dans le salon, il retrouva la grand-mère sur le canapé, une tasse fumante en main, ainsi qu'une autre qui l'attendait sur la table basse.

- Tu avais raison, il s'est endormi très vite, dit-il en s'installant sur le fauteuil à côté de la vieille femme.

- C'est mon petit-fils et je m'en occupe depuis sa naissance. Il a le même caractère que ma Dora à son âge. Mais contrairement à elle, il se calme plus rapidement, certainement le tempérament de Remus qui aide.

- Il est un mélange parfait des deux.

Après quelques gorgées, Harry posa la question qu'il se posait depuis la réception de la lettre.

- Andromeda, tu souhaitais me voir assez rapidement, c'est à quel sujet ?

La vieille femme reposa sa tasse et posa une de ses mains sur le genou d'Harry.

- Je suis malade Harry.

- Je… c'est grave n'est-ce pas ?

- Oui.

- C'est pour ça que tu veux que je m'investisse plus avec Teddy ?

- En effet, il aura besoin de toi sous peu. C'est pourquoi je voulais échanger avec toi, avant d'échanger avec Molly.

- Si vite ! Je… Je n'sais pas si j'en serais capable.

- Tu le seras. Tu me l'as prouvé aujourd'hui, même si je ne pensais pas que Teddy nous ferait une de ses plus belles crises ! Mais j'aimerais savoir avant que souhaites-tu faire pour l'année prochaine ? Tu retournes à Poudlard ou les cours à distance ?

- J'aimerais rester à Poudlard pour finir mes études. Mais si je dois garder Teddy, il vaudrait mieux/

- Non Harry. Je pense aussi que tu devrais finir tes études sur les bancs de l'école. Mais après tu souhaites toujours devenir Auror ?

- Non, non. Ça ne m'intéresse plus. Je pense que j'ai assez donné. Pour le moment je ne sais pas trop encore.

- Bien, prend le temps de réfléchir. Si tu es d'accord, j'aimerais qu'on échange cet après-midi avec Molly et Arthur. Ils pourraient t'aider quand je ne serais plus là. Ils seront de bons conseils et t'épauleront avec plaisir.

- Andro, tu parles comme si tu allais nous quitter dans quelques jours. Il te reste encore quelques années, quelques mois à vivre encore, non ?

- Malheureusement non Harry.

- Mais tu ne m'as pas l'air si …

- Mal ? Il y a la magie Harry et les glamours aident beaucoup à cacher la dure vérité. Surtout pour Teddy, je veux qu'il garde une belle image de sa grand-mère. Même si cette dernière ne représente pas la réalité.

- Je… C'est… Je suis désolé, bafouilla le brun à lunettes.

- Pourquoi t'excuses-tu ? Tu n'es en rien responsable. C'est comme ça, un point c'est tout. Je veux juste profiter de ma famille, Teddy et toi.

- Les médecins te donnent combien de temps ?

- Selon les médicomages, je ne passerais pas la rentrée de septembre à Poudlard. Pour d'autres je devrais déjà avoir rejoint mon mari, ma fille et mon gendre. Mais tous s'entendent pour dire que je ne serais plus là pour la fin de l'année.

- Si tôt ! Mais je n'aurais pas fini les études ! Et je n'aurais pas de lieu habitable sain pour Teddy !

- Harry, calmes-toi ! Tu ne seras pas seul, la famille Weasley t'aidera avec plaisir j'en suis sûr et si je me souviens bien, il y a les Makenïr aussi. Tu es bien entouré, d'accord ?

- Oui, c'est vrai, mais c'est si soudain. Comment ?

- Comment quoi ?

- Pourquoi je n'ai rien remarqué ? Et comment une maladie peut aller aussi vite !

- Harry, rappelles-toi que tu n'es coupable en rien, d'accord ?

- Pourquoi tu insistes autant Andro, dis-moi, s'il-te-plaît ?

- Ecoutes, lors de la dernière bataille, j'ai reçu un sortilège. Sur le coup, n'ayant ressenti aucun effet, je me suis dit que le mangemort m'avait raté. Mais finalement j'avais tort. Ce maléfice est un sortilège visant à détruire à petit peu le noyau magique d'un sorcier. Pour un jeune sorcier en pleine forme, il deviendrait simplement cracmol. Mais pour une vieille femme telle que moi, la destruction de mon noyau engendre des dysfonctionnements cardiaque et neurologique. Je commence à voir des souvenirs se balader dans la maison lorsque je suis fatiguée, des pertes de mémoires et le cœur qui s'emballe rapidement. Mais saches que j'ai eu une très belle vie, remplit d'amour grâce à mon époux, Ted, ma petite Nymphadora, si pleine de vie, et elle se terminera en beauté grâce à mon petit-fils aussi débordant d'énergie que le fut sa mère. Je ne regrette aucune de mes décisions, gardes cela en mémoire. Je suis la grand-mère de Teddy, mais je suis une maman avant tout, et je sais qu'entre tes mains, Teddy sera en sécurité, choyé et aimé. Ai confiance en toi, autant que je l'ai en toi, tu veux bien ? C'est la seule chose que je te demanderai. Prends soin de Teddy, mais surtout ne t'oublie pas en chemin. Car si tu ne le fais pas, ce ne sera pas uniquement toi qui seras malheureux, mais Teddy aussi en pâtira.

- Je… Je ferai de mon mieux Andro.

- Bien, je suis sûr que tes parents, Sirius et Remus seraient fier de toi, n'en doutes jamais, car je suis moi-même fier de toi. Tu es un jeune homme avec un grand cœur et qui ne manque pas de courage. Je suis sûr que tu t'en sortiras à merveille. Tu feras un parrain parfait, tu l'es déjà et tu seras le meilleur des pères pour Teddy.

- J'essaierai de me montrer digne de ta confiance.

- Tu le seras Harry. Et sinon, n'en veux pas à la curiosité d'une vieille femme comme moi, mais comment se fait-il que l'éternel retardataire que tu es soit arrivé en avance aujourd'hui ?

Harry rougit en repensant aux dernières paroles échangées avec Salazar.

- Si tu sais garder un secret, peut-être que je pourrais t'en dévoiler une partie.

- Je le garderai jusqu'à ma mort !

Harry sourit légèrement face au grand sourire d'Andromeda. Peut-être qu'il pouvait dévoiler un peu de son secret à la veille dame, avec son expérience, elle saura certainement le conseiller.

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Voili Voilou

Kissou

Pouika