Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi. Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
De de gros kissou à Neko Kirei, nono0109, lesaccrosdelamerceri, PetitLutin22, Angelyoru, aurel8611 et snarryfanforever pour vos messages !
Italique = fourchelangue
Chapitre 70
Ils ne reparlèrent pas du sujet de son compagnon une fois après qu'Harry promit de leur présenter ce dernier à leur prochaine visite à Poudlard. Ils abordèrent plutôt le futur projet du jeune couple, car ils envisageaient sérieusement de vivre ensemble. Surtout qu'actuellement c'était presque le cas, puisque soit Hermione était au terrier, soit Ron était chez la famille Granger.
A peine quelques minutes après avoir enlevé la bulle de silence, ils décidèrent de rentrer dans la maison retrouver les autres. Ils entendirent d'abord les rire du garçonnet, avant d'entendre les réprimandes de sa grand-mère et de Molly lui demandant d'arrêter avant qu'il ne se fasse du mal.
En entrant dans la pièce, Harry comprit en voyant le petit s'amuser à lancer des cubes lévitant au-dessus de sa tête. Les trois jeunes s'installèrent aux côtés des adultes sur les canapés pour discuter avec eux tout en surveillant le petit garçon continuer son jeu dangereux.
Et ce qui devait arriver arriva. Un cube ne ralenti pas assez dans sa descente et percuta le front de sa petite victime. Cela eut l'effet immédiat de surprendre le petit qui n'était pas d'accord, et il le fit comprendre en se mettant à hurler et pleurer.
- Nous t'avions prévenu jeune homme, fit sèchement Molly en laçant un sort sur les cubes pour qu'ils cessent de léviter.
Andromeda se pencha pour vérifier le front du petit bonhomme pour s'assurer qu'il n'y avait pas grand mal. Une fois fait, elle le posa sur ses genoux face à elle et le regarda dans ses yeux débordants de larmes.
- Theodore Junior Lupin, vous devez écouter les adultes lorsqu'ils vous parlent. Nous t'avons à plusieurs reprises demandé d'arrêter.
- Il aura une jolie petite bosse bleu sur le front, ajouta Molly.
Le petit mécontent de se faire réprimander une nouvelle fois dans la même journée, et en plus avec une blessure maintenant, se débattit dans les bras de sa grand-mère. Il essaya de lui donner des petits coups de mains et de pieds, que cette dernière stoppa en lui attrapant ses petits bras.
- Cela suffit maintenant Theodore ! C'est irrespectueux et très méchant de vouloir frapper les autres !
Elle le prit et alla le poser dans son parc à jouer qui était fermé. A l'intérieur de ce dernier, il y avait plusieurs peluches et un tapis moelleux sur le sol.
Cette punition, car il s'agissait bien de cela, surtout pour le bambin, enlevait tout risque de blessures avec les doudous normalement, et les cubes étaient de l'autre côté de la barrière, et donc inaccessible.
Teddy se mit à piquer une colère, car il était d'autant plus de mauvaise humeur désormais. Il attrapa un doudou représentant un niffleur et le lança sur Andromeda.
- THEODORE ! Gronda la vieille femme. Très bien, tu ne veux plus ce doudou, je le garde, fit-elle en posant le niffleur sur ces genoux.
Cela déplut encore plus au petit, car il comprit qu'il ne pourrait plus non plus récupérer le doudou, alors il attrapa la peluche dragon et la lança de nouveau vers Molly cette fois-ci.
Harry décida d'intervenir, car Teddy dépassait une nouvelle fois les limites qui lui étaient imposé.
- TEDDY ! Dit-il en haussant le ton.
Le petit n'étant décidemment pas habitué à voir son parrain s'énerver, surtout contre lui, ne lança pas le doudou missile dans sa main, mais reporta son regard sur Harry. Voulant certainement tester ce dernier, il changea la cible du doudou prévu pour Andromeda vers Harry.
Harry attrapa la peluche au vol, ce qui fit rire le petit garçon qui frappa des mains, heureux de la prouesse de son parrain. Mais quand le garnement tandis les bras vers celui-ci et qu'il le vit croisé les bras sans l'intention de lui rendre le doudou, voulut attraper un autre projectile. Mais Teddy n'eut pas le temps de saisir la peluche qu'elle se mit à voler en direction d'Harry, suivit de tous les autres jouets à sa disposition.
- Teddy, nous t'avons demandé d'arrêter et tu ne l'as pas fait. Puisque tu ne veux pas des peluches, je les confisque, tu les récupéreras quand tu seras un gentil garçon.
N'ayant plus rien à sa portée à lancer ou jouer, le petit garçon se mit à hurler. Harry commençait à sentir sa volonté de ne pas venir tenir son filleul dans ses bras faiblir. Ce fut les mots de la grand-mère du petit qui l'aidèrent, car c'était les premiers depuis le début d'après-midi qu'elle échangeait vraiment avec lui.
- Merci Harry, tu as très bien agit et avec le bon ton.
- Merci Andromeda. Je ne sais pas comment vous faites pour le laisser pleurer ainsi. On dirait qu'il va se déchirer les cordes vocales.
- Question d'expérience et de patience. Il faut le laisser pleurer, il se fatiguera tout seul. Quand il sera calmé, tu iras le voir et tu prendras le temps de lui réexpliquer la situation. Je sais que c'est compliqué d'entendre son enfant pleuré, mais il faut qu'il comprenne que ce qu'il a fait est mal. Il est trop petit pour comprendre tout ce que nous disons, mais un « non » ferme ou quand on hausse le ton doit être assimilé à quelque chose de négatif.
- D'accord, je m'en souviendrais.
- Bien, mais saches que t'es premiers vrais pas en tant que tuteur et pas uniquement compagnon de jeu sont très concluants. Tu devras continuer sur cette lancée, sinon tu te retrouveras débordé. Teddy est débordant d'énergie et il rentre dans sa période où il teste toutes les limites possibles et imaginables.
Le jeune parrain hocha la tête aux paroles de la grand-mère. Les six adultes et jeunes adultes continuèrent de discuter, en faisant mine d'ignorer le petit garçon qui faisait une crise. Discrètement, tout le monde surveillait le petit, vérifiant qu'il ne se faisait pas mal. Un peu plus de cinq minutes après, les cris s'arrêtèrent et les pleurs d'espacèrent.
Le petit renifla et tendit ses petits bras en direction de son parrain. Harry regarda Andromeda en quête de son accord qu'elle lui accorda d'un hochement de tête. Le parrain se dirigea donc vers la par cet attrapa le petit garçon pour le serrer dans ses bras.
- Pa'don Pa'ain
- C'est bien petit loup, mais je ne suis pas le seul à qui tu dois dire pardon, dit Harry.
- Pa'don mamie, Pa'don tata Molly.
Il se dirigea vers Molly et la grand-mère Tonks, quand le petit fit comprendre qu'il voulait changer de bras pour ceux de la matriarche qui s'occupait de lui à plein temps. Quand Andromeda le récupéra sur ses genoux, elle le maintint face à elle avant de reprendre d'un ton calme mais sérieux.
- Nous t'avons demandé d'arrêter, tu n'as pas écouté et tu t'es fait mal. Puis quand nous t'avons puni, tu as été un vilain garçon et tu as été méchant envers nous.
- Pa'don mamie, fit le petit en se remettant à pleurer.
- Chut, c'est bon mon poussin. Si tu as compris, c'est très bien. Mais ce soir, tu n'auras pas le droit au dessert de Molly. Mais comme tata Molly est gentille, elle est d'accord pour que je ramène ta part de tarte à la maison. Donc si tu es sage ce soir et que tu ne fais pas la comédie pour manger tes légumes, tu pourras la manger demain, d'accord ?
- Ou-oui ma-mamie, fit le petit en se pelotonnant dans le cou de sa grand-mère.
Le reste de la soirée et le dîner se continua dans une ambiance calme et plus détendue qu'elle n'avait commencée. Teddy grimaça à ses légumes, mais les mangea tout de même. Il accepta même de manger une compote faite maison par Molly, alors que les adultes mangeait leur part de tarte. Mais on lui avait montré sa part pour lui qui était de côté, donc il savait qu'il y aurait droit le lendemain.
Quand vint l'heure du départ, Harry raccompagna son filleul et sa grand-mère chez eux. Teddy endormit dans les bras de son parrain tenait son doudou loup dans ses mains. Il le changea en pyjama avec quelques difficultés avant de le border dans son lit, Andromeda observant simplement et venant déposé un baiser sur son front.
Une fois la porte refermée et les sorts d'alertes mis en place, le veuve Tonks se tourna vers Harry et réclama son attention.
- Harry, peux-tu m'accorder un peu de ton temps avant de repartir pour Poudlard ?
- Bien sûr Andromeda.
- Allons dans la cuisine, une petite tasse de thé pour aider à la digestion du repas de Molly et nous préparer à la nuit ne nous fera pas de mal.
Arrivé à la cuisine et après avoir commencé à siroter son thé, la vieille sorcière prit la parole.
- Je n'ai pas encore décidé si ton histoire avec ce … cet homme n'est pas un problème pour Teddy.
- Ça n'en sera pas un !
- Pour toi, mais pour moi, c'en est un ! Ecoutes Harry, tu aurais été dans une relation avec une moldue ou une sorcière, peu m'importe son statut, je n'aurais rien dit. Elle aurait été à Serpentard, j'aurais tiqué, mais si elle était en mesure de me prouver ces bonnes intentions envers toi et d'accepter Teddy, je m'y serais faite. Mais là, il y a bien trop de choses pour que je l'accepte comme ça, sans poser mes conditions.
- Mais /
- Harry écoutes-moi d'abord et ensuite, j'écouterais tes arguments. Ensuite je prendrais le temps d'y penser et te donnerais mes prérogatives. Est-ce compris ?
- Bien madame, fit Harry déçu et désemparé.
- Bien. Saches que quand je ne serais plus là, je ne pourrais pas m'opposer que tu récupères la garde de Teddy. En tant que parrain, tu seras la dernière famille qu'il lui reste, à part ma sœur Narcissa ou son fils Draco, mais ce n'est pour moi pas une solution envisageable et ce n'est pas mon intention comme je te l'ai dit plus tôt cet après-midi. Je sais à quel point tu tiens à lui et la réciproque est vrai. Mais ce, cet être ! Tant que je n'ai pas pu me faire une idée sur lui, je peux te soumettre à un serment inviolable t'empêchant que Teddy ne soit jamais en contact avec lui. Saches que si je le souhaitais vraiment, je pourrais même te forcer à un serment t'interdisant de présenter Teddy ou de vivre avec Teddy sous le même toi que ton compagnon s'il est du même sexe que toi. Je serais complètement dans mon droit en tant que dernier parent vivant à ce jour. Mais ce serait te privé de quelque chose, qui même si pour moi c'est contre-nature, ne serait pas juste après tous les sacrifices que tu as fait pour obtenir le droit d'être libre. Présentes moi ce …, enfin tu auras compris, présentes-le moi rapidement que je puisse m'assurer moi-même que tu ne te fais pas manipuler et qu'il est si digne de confiance que tu sembles le dire.
- Merci Andromeda, merci beaucoup, fit Harry un brin soulagé. Il ne s'était pas du tout attendu à ce que la grand-mère réfléchisse aussi vite et envisages d'accepter sa relation avec Salazar.
- Ne te réjouis pas trop vite. Saches que j'ai déjà fait rectifier mon testament, si avant mon départ pour la dernière grande aventure comme le dirait si bien Albus, je n'approuve pas cet homme, il ne pourra jamais rencontrer Teddy, ni même intervenir dans la moindre des décisions que tu pourrais prendre à son encontre. Il sera moins qu'un fantôme pour mon petit-fils, et il ne devra jamais connaître son existence, est-ce bien compris ?
- Oui.
- Bien. Je n'ai pas fait mention de son nom, mais la magie sait de qui je faisais allusion. Je n'ai pas mis la notion d'un autre homme, puisque comme tu l'as dit, il serait ton âme-sœur. Si je confirme que c'est bien le cas, il serait très malvenu de ma part de m'interposer entre ton compagnon et toi. Réfléchis à quand tu veux me présenter à lui, mais ne tarde pas trop si tu veux que j'ai le temps de modifier mes conditions testamentaire.
- Bien Andromeda.
- Donc tu n'en as parlé à personne d'autres à part ce sorcier dont tu étais très proche et le centaure ?
- Vous êtes la troisième personne à être au courant, mais j'en ai parlé plus tôt à Ron et Hermione.
- Vraiment ?
Hocha simplement de la tête.
- Ils ne semblaient pas vous en vouloir ou éprouver des ressentiments envers toi, d'autant plus étonnant venant de Ronald.
- Oui, ils l'ont plutôt bien prit, surprit comme vous, mais ils l'ont plus facilement accepté. Ils souhaitent aussi le rencontrer, mais ils ont toute confiance en mon jugement.
- Si tu le dis. Si tu prévois une rencontre, ne l'a fait pas avec nous trois présents en même temps. Je préfère m'entretenir seul avec ce… lui.
- Bien, je lui en parle ce soir et reviens vers vous très vite. Si c'est un après-midi de cette semaine ça vous conviendrait ?
- Oui, très bien, sauf mercredi, j'ai promis à Teddy de l'emmener au zoo moldu de Londres.
- D'accord, j'en prends note.
- Bien, dans ce cas, as-tu d'autres questions ? Sinon tu peux prendre congés.
- Si j'en ai une, qu'est-ce qui vous a fait réfléchir si vite sur ma situation ? Vous ne sembliez pas du tout apprécier plus tôt ?
- Tu connais Molly, cette sorcière est très perspicace. Quand vous êtes sorti tous les trois dehors, elle a dit qu'elle était heureuse pour toi. Quand je lui ai demandé pourquoi elle disait cela, elle a simplement répondu, que ton regard était bien plus brillant et plein d'amour. Difficile à croire, mais elle est capable de respecter les petits jardins secrets et de s'immiscer dans la vie privée de ses enfants que quand ils lui ont déjà fait part d'une envie ou d'un désir au moins une fois. Et pour elle, tu es un de ses fils, cela se voit.
- Je ne sais pas quoi dire.
- Il n'y a rien à dire. Tu n'es pas seul, la famille Weasley sera là pour toi quand je ne serais plus là et qu'il te faudra prendre Teddy en charge. D'ailleurs, j'ai échangé avec Minerva et Molly, la directrice nous ayant averti de ton désir de finir tes études au château. Molly sera prête à t'aider pour garder Teddy, et Minerva est en train de prévoir des aménagements pour les huitièmes années.
- Oui, je sais que ce sera compliqué, mais Poudlard a toujours été comme ma maison, et maintenant avec Salazar, c'est encore plus concret.
- Oui je comprends, même si je me refuse à l'accepter.
- Vous comprendrez quand vous le rencontrerez. Kalevi aussi craignait pour ma sécurité, mais il l'accepte, car Sal' fait mon bonheur. Et l'amour sans concession, sans arrière-pensées, n'est-ce pas ce que tout le monde pourrait rêve ?
- Bien sûr, Harry.
- Si comme vous le dites j'aurai été avec quelqu'un qui sait qui je suis, ce que je représente pour le monde sorcier, mon héritage, mes titres et tout le reste ! Cela aurait pu attirer beaucoup de personnes justes intéressées par le profit et la renommée. Salazar ne connaît pas notre monde, ne me connaît pas. Pour lui, je suis juste Harry, un jeune homme qui en a vu beaucoup, mais ça s'arrête là. Entre nous deux, c'est lui le plus extraordinaire.
- Tu ne lui a rien dit sur la dernière guerre et ton rôle ?
- Pas encore, pas complètement. Il se doute, mais il accepte que je n'en dévoile que petit à petit. Il l'accepte. Il m'accepte comme je suis.
- Bien. J'attends de le rencontrer avant de prendre d'autres décisions pour Teddy. Cependant, si j'estime qu'il est dangereux, alors je me devrais de prendre des mesures drastiques à son encontre.
- Vous n'aurez pas à le faire Andromeda, je m'en porte garant.
- Bien, à bientôt Harry, j'attends de tes nouvelles.
- Je vous envoie une proposition de date rapidement, bonne nuit Andromeda.
Harry se leva et quitta la demeure des Tonks. Une fois au-delà des barrières anti-transplanage, il atterrit devant les grilles de Poudlard. Il rentra dans l'enceinte du château et se dirigea vers le seul endroit qu'il avait besoin à l'heure actuelle. Il était déjà 1h du matin passé, il espérait qu'il pourrait voir son lié avant de se couché. Il avait besoin d'être rassuré et d'être avec son lié.
Il traversa le château et passa par les toilettes du second étage. Arrivé enfin devant le tableau, Harry fut triste de voir que de l'autre côté, tout était sombre. Son lié devait être parti se reposé. Harry métamorphosa son fauteuil en lit et s'y allongea. Il éteignit la lumière, mais celle-ci se ralluma juste après.
Mais quand il se redressa, il vit que ce n'était pas sa bougie qui s'était rallumé, mais celle de l'autre côté du miroir. Car il y avait désormais un Salazar qui semblait endormi de l'autre côté, un regard inquiet posé sur lui.
- Bonsoir mon cher, tout va bien ?
- Bonsoir Sal', fit Harry en restant allongé sur le côté, le visage tourné vers le miroir.
- Tu n'as pas répondu à ma question. Dois-je en déduire que t'as journée ne s'est pas très bien passé ?
- J'ai besoin de toi Sal'.
- Oh Harry. Fermes les yeux et détends-toi. Je te rejoins dès que je serais un peu plus éveillé. Je serais toujours là pour toi mon cher et merveilleux Harry.
Harry ferma les yeux et senti à ce moment-là, que ces paupières étaient humides. Quelques larmes traitresses avaient dut lui échapper. Mais bientôt, très bientôt, Salazar serait là, avec lui. Et personne pourra l'en empêcher. Personne, pas même la magie.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
