Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Disclaimer : dans le prologue

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

De de gros kissou à Angelyoru, lesaccrosdelamerceri, nono0109, PetitLutin22 et aurel8611 pour vos reviews !

Vraiment désolé pour le retard, quelques soucis dans la vie privée, à dans 2 semaines pour la suite !


Chapitre 81

Le déjeuner se passa tranquillement autour de discussion légère. Harry rit avec la grand-mère des derniers exploits de Teddy. Ce petit garçon était plein de vie et très curieux de tout, mais aussi de rien. Le parrain était content de le savoir si épanoui, malgré que comme lui il ne connaitrait jamais ses parents. Teddy était bien entouré et aimé par tous ses proches.

Quand ils finirent de déjeuner, les plateaux disparurent d'un tapotement d'Harry sur ces derniers. Tandis que Salazar renvoya le sien par cheminette. Ce fut Andromeda qui amorça le changement d'ambiance, qui passa de léger à plus tendu.

- Bien Harry, j'ai déjà pu échanger avec Salazar, mais j'aimerais que tu lises ceci s'il-te-plaît.

Elle lui tendit un parchemin roulé et fermé avec un sceau de cire avec le symbole de de Gringotts au jeune homme.

Harry le déroula et commença à le lire.

**« Moi, Andromeda Cedrella Dorea Tonks, née Black,

Saine d'esprit et de corps,

Par ce présent testament, je transmets mes dernières volontés afin qu'elles soient respectées.

Je transmets l'entière tutelle de mon petit-fils, Edward Ted Lupin, à son parrain, Harry James Potter, en toute confiance. Je lui permets par la présente à demander conseil à son âme-sœur pour l'éducation d'Edward et à ce qu'ils se rencontrent.

A Harry,

Mon seul souhait pour mon petit-fils est que tu lui apporte le bonheur, la santé et la famille que l'on t'a toujours refusée. J'espère que tu ne t'oublieras pas dans cette tâche et profites de la vie, elle est bien trop courte quand on est entouré de ceux qu'on aime.

Tu auras un droit de regard complet sur la voute de confiance de ton filleul et accès à celle-ci pour tout besoin qu'Edward Ted Lupin pourrait avoir (nourriture, vêtement, soins,…) Ma seule condition est que Teddy étudie à Poudlard si sa sécurité est assurée.

A toi mon précieux Teddy,

Tu as été un précieux cadeau dans ma vie et petit garçon adorable. Tes parents seraient si fiers de toi et t'aimaient tellement. J'espère que tu feras de grand-chose, comme être heureux tout simplement. Prends sin de toi et de ton parrain.

Héritage :

Une voute de confiance au nom de Edward Ted Lupin a été ouvert ce 22 juillet en présence du maître gobelin Garrick.

Etat du compte : 5 000 Galions, 1 203 Mornilles et 864 Noises.

Ce coffre sera utilisable par Edward Ted Lupin dès ses 11 ans jusqu'à sa majorité, sous la tutelle d'Harry James Potter.

Je transmets tout le reste de ma fortune, mes biens et ma demeure à mon seul héritier descendant, Edward Ted Lupin. Il pourra jouir complètement de cet héritage à sa majorité.

Je vous souhaite à tous deux pleins de bonheur et d'amour,

Andromeda Tonks,

Grand-mère et amie

$ Ce testament a été approuvé par la magie gobelin et sorcière. »**

Harry ne dit rien, mais il sentit ses yeux s'humidifier. Certes il était heureux qu'Andromeda acceptait complètement Salazar, et surtout qu'il puisse se faire aider par lui et même rencontrer son filleul, mais la date de l'ouverture du coffre le ramenait à la réalité. Ce testament lui rappelait que la vie d'Andromeda s'approchait de sa fin et cela le rendait triste. Mais il avait un mauvais pressentiment.

- Combien de temps te reste-il ? Demanda-t-il la gorge nouée, les yeux toujours fixé sur le parchemin.

- Ceci est une copie de mon testament pour toi. L'original est en sécurité à Gringotts et une copie a été envoyé aux langues de plomb pour enregistrement, ainsi ton secret est préservé. Tu pourras la montrer à Teddy quand il sera en âge de comprendre.

- Combien de temps ? Redemanda-t-il un peu plus fort toujours sans lever le regard.

- A ses onze ans, Teddy recevra une lettre de ma part, pour le rassurer sur sa future rentrée à Poudlard.

- Réponds-moi par Merlin ! S'écria Harry en relevant le regard pour le plonger dans les yeux gris foncé typique des Blacks.

- Trop peu de temps.

- Ça ne rép/

- Les médicomages ne peuvent le dire Harry, quelques heures, quelques jours. Mais aucun ne me voit passer l'été complet.

Harry sentit la main de la vieille sorcière sur ces joues et il ne put lui offrir qu'un pauvre sourire.

- C'est moi qui devrais te réconforter, pas toi.

- Chut Harry. J'ai eu le temps de m'y préparer et Molly était là pour m'épauler.

Harry prit la femme dans ses bras et laissa quelques larmes lui échapper.

Après lui avoir laissé le temps de se ressaisir, la grand-mère lui expliqua les dispositions qu'elle avait déjà prises. Elle lui apprit qu'elle n'avait pas précisé la famille Weasley dans son testament, mais qu'il ne devait surtout pas hésiter à leur demander toute l'aide dont il pourrait avoir besoin. Sa venue sur le camp avec Molly qui l'aidait désormais avec Teddy. Elle lui demanda s'il pouvait prévoir un peu plus de temps avec elle et Teddy, afin qu'il apprenne davantage à s'occuper du petit bonhomme. Elle lui précisa aussi qu'il devrait profiter de son temps avec la matriarche Weasley pour s'arranger au vue de sa future rentrée. Elle finit par lui montrer le portoloin d'urgence de Sainte Mangouste qu'elle possédait autour de son cou et qui la transporterait directement à l'hôpital si elle l'activait.

Harry avait bien vu qu'elle avait voulu ajouter autre chose en touchant le portoloin, pour finalement garder le silence.

Ce fut plusieurs heures plus tard, qu'elle s'excusa et prit congés, raccompagné à sa tante par Kapie. Avant de partir, elle lui demanda s'il serait d'accord pour dîner avec eux, ce qu'il ne put refuser. Il était donc attendu aux alentours de 19h dans leur tente.

Quand il se retrouva seul, enfin pas vraiment, il restait Salazar qui n'avait pas dit grand-chose, surtout observé et écouté, il laissa tomber sa tête dans ses mains.

Il ressentait tellement triste pour Andromeda. Il savait que son temps lui était compté, mais cela lui semblait bien plus réel maintenant.

En pensant à Teddy, il se mit facilement à la place du petit et se sentit dévasté pour lui. Il allait perde sa dernière famille restante.

Cela ne fit que l'inquiéter davantage pour le futur.

Serait-il un bon parrain ?

Saurait-il protéger et aimer Teddy comme il le méritait ?

Serait-il à la hauteur ?

Il n'avait jamais eu de figure parentale, alors pourrait-il vraiment convenir à ce rôle ?

Et sa rentrée prochaine à Poudlard, était-ce encore une bonne idée ?

Non, cela lui semblait bien trop compliqué. Même s'il savait que Molly serait complètement gaga de pouponner Teddy pendant se dernière année, il ne se voyait pas de dépendre entièrement d'elle.

C'était de sa responsabilité.

Teddy serait sous sa responsabilité désormais.

Son filleul devenait sa première priorité. Il n'avait pas d'autre choix.

Peut-être que finalement, il ferait comme d'autres et prendrait les cours à distance, cela lui semblait le plus optimal dans son cas désormais.

Non.

Non, Non, Non, Non, Non,

Définitivement Non.

Harry releva la tête et plongea ses émeraudes dans les yeux gris avant de parler tout bas.

- Je n'peux pas…

- De quoi mon cher ?

- Je…

Harry commençait à avoir du mal à respirer.

Il sentait sa magie lui échapper.

Il avait mal.

Une douleur pulsante à la poitrine.

Il perdait le contrôle.

Il arrivait à discerner la forme de Salazar de l'autre côté du miroir. Ce dernier avait dut se lever car ses mains étaient contre la fenêtre, mais les larmes dans ses yeux, la peur dans son cœur l'empêchait de comprendre ce que ses lèvres tant aimés articulaient.

Il se sentit tomber et finit allongé sur le dos au sol devant le miroir.

Son dos lui faisait mal, sa tête le lançait.

Sa magie irradiait dans son corps à la recherche du danger.

Elle pourrait chercher longtemps, car c'était lui le danger.

Il était un monstre.

Son oncle avait raison finalement.

Le monde sorcier avait eu raison.

Quand il a sérieusement envisagé de prendre les cours à correspondance, il lui ait apparut que cela signifiait qu'il ne pourrait plus voir Salazar autant qu'aujourd'hui. Pour une période courte, il pourrait s'y accoutumer, mais là, il n'avait aucune idée du temps qu'il faudrait avant de se revoir.

Alors il a envisagé de laisser la garde de Teddy à Molly pour pouvoir être avec Salazar à Poudlard.

Quel monstre de parrain est-il en pensant à son foutu bonheur avec de celui de son filleul.

Quel horrible âme-sœur est-il en souhaitant faire de Teddy sa priorité numéro une.

Cela ne devait-il pas rester à jamais et pour toujours la place de Salazar ?!

Il ne savait plus, il était perdu.

Il avait besoin de Sal'.

Maintenant.

Salazar, Salazar, Salazar, se répétait-il comme un mantra dans sa tête, espérant ainsi en diminuer la pression et le bourdonnement incessant qui résonnait dans ses oreilles.


*Changement de POV*

Salazar vit Harry se perdre dans ses pensées après le départ d'Andromeda, la tête soutenu par ses mains. Il préféra lui laisser encore un peu de temps pour qu'il reprenne ses esprits avant d'en discuter ensemble.

Malheureusement, le fondateur comprit rapidement que quelque chose allait mal se passer quand il sentit une brusque douleur dans sa poitrine. Il avisa son lié, et vit que la magie semblait l'entourer. Non, à bien observer, c'était la magie de son lié qui s'échappait de lui.

Il faisait une crise magique, mais pourquoi ?

Leur rencontre spirituel devrait suffire à leur lien d'âme pour encore plusieurs années, même quelques décennies selon Maeglin, même incomplet. Alors pourquoi ?

- Mon cher, tout va bien ?

La seule réponse qu'il reçut fut les mains d'Harry qui semblèrent resserrer leur emprise sur sa tête. Cela ne fit qu'augmenter sa propre inquiétude, surtout qu'il sentait toujours cette pression dans sa cage thoracique. Ce n'était pas bon signe.

- Harry, regardes-moi, s'il-te-plaît !

Toujours aucun signe qu'Harry l'entendait.

Il se leva donc et s'approcha du miroir, et décida d'appeler son lié plus fort. Quand les lèvres de son lié bougèrent, il crut que ce dernier l'avait finalement entendu. Malheureusement ce n'était pas le cas.

- Je n'peux pas…, murmura le plus jeune.

- De quoi mon cher ?

- Je…

Mais brusquement, comme au ralenti pour Salazar, il vit Harry se redresser brusquement. La magie du jeune sorcier sembla exploser de son corps. Ses muscles semblaient tendus et il ne put que subir le hurlement de son lié. Avant que celui ne s'effondre au sol, allongé sur dos et arcbouter au possible.

- HARRY !

Salazar essayait de penser à ce qu'il pouvait faire, alors il envoya son patronus cherché l'elfe sylvestre, puis essaya d'appeler les elfes de maison de Poudlard, avec les noms des trois qu'ils connaissaient. Il avait besoin de renfort rapidement.

Les cris continuaient, et une tâche rouge sang commençait à s'étendre au niveau de la tête de son lié. A cette vue, le fondateur perdit le contrôle totale de ses émotions.

Il ne vit pas quand l'elfe de maison en chef Capby était arrivé accompagnée de Kapie, ni le feu vert qui s'alluma dans la cheminée derrière lui. Il voulait juste aider son lié et éloigner la douleur de ce dernier, et posa ses mains sur le miroir tout en commençant à dire la phrase d'activation de retour pour le rejoindre en fourchelangue :

- Les temps s'affolent et s'effacent pour ramener/

- ARRÊTES SALAZAR ! CELA VOUS TUERA TOUS LES DEUX ! s'écria Maeglin qui était le premier à avoir franchi les flammes et courut vers l'interpelé.

Les trois autres fondateurs arrivèrent dans la foulée. Ils étaient en pleine partie de cartes dans la grande salle, lorsque le magnifique renard de Salazar avait fait irruption avec pour seul message : « Danger Harry ». Ils s'étaient précipité aussi vite que possible.

D'un geste vif, l'elfe sylvestre attrapa Salazar par les épaules pour qu'il cesse de regarder son lié de l'autre côté.

- Reprends-toi Salazar, invectiva l'elfe sylvestre en serrant plus fort sur les bras de l'autre homme, et tant pis pour les marques qu'il laisserait.

Salazar reporta son regard sur la fenêtre et vit l'état de souffrance dans lequel se trouvait son compagnon.

- Il a besoin de moi, s'il-te-plaît, il faut que je le rejoigne.

Maeglin fut heureux que Godric comprenne qu'il avait besoin d'aide à maintenir Salazar et le tint serré dans ses bras par derrière.

- Salazar, regardes-moi, fit doucement l'elfe, regardes-moi Salazar Serpentard !

Salazar décrocha ses yeux de la vision horrifique de son lié vers son ami. Il espérait tellement de simplement enjamber cette fenêtre pour rejoindre l'autre côté en cet instant. Mais il savait que s'il cédait à son envie d'étreindre son lié pour le soulager de cette douleur, il ne pourrait même pas l'effleurer qu'il disparaîtrait dans un tas de poussière, entraînant la mort de son lié dans le même temps. Alors il choisit de remettre sa confiance dans le sage et taciturne Maeglin.

- Bien, maintenant respires calmement, reprends le contrôle sur ta magie, et seulement après on pourra aider les elfes de maison avec Harry, d'accord ?

Le sorcier chauve reporta ses yeux sur la scène de l'autre côté du miroir et vit en effet une dizaine d'elfes de maison qui semblait contenir la magie d'Harry. Elle était toujours sauvage, mais elle ne s'en prenait plus à lui. Les cris avaient enfin cessé, et quand il vit le corps reposé à plat sur le sol et la poitrine du jeune homme se relever à intervalle régulier, il fut rassurer qu'il respirait encore.

Il finit par hocher de la tête dans un état un peu second avant d'assimiler les mots de son beau-frère de cœur.

- Le contrôle sur quoi ? Interrogea-t-il.

Mais il n'attendait pas vraiment de réponse, car un simple regard dans la pièce, lui suffit. Il allait avoir pas mal de rangement à faire.

Il ferma les yeux, entra en un stage léger de méditation.

- Bien, répètes après moi maintenant : Leviora impera Spiritu, Leniret ad Magia, dit l'elfe, les mains sur les tempes du sorcier face à lui.

- Leviora impera Spiritu, Leniret ad Magia.

- Parfait, je vais continuer de psalmodier ses mots, et je veux que toi aussi tu le fasses. Une fois que tu te sentiras vraiment bien et en possession de tes moyens, il faudra que tu entres en contact avec l'esprit d'Harry. Je sais que forcer un esprit peut être violent, mais il te faudra redire ces mêmes enchantements pour aider le jeune Harry. Comprends-tu l'importance de ne pas t'arrêter trop tôt, car si tu n'es pas en état, tu feras plus de mal que de bien à vous deux. M'as-tu bien compris ?

Salazar inspira et expira lentement avant de plonger dans les yeux lavande de l'elfe sylvestre en assentiment de ses paroles avant qu'ils ne répètent une dizaine de fois l'enchantement.

Salazar sentit son esprit se calmer, sa magie aussi et elle commençait à se régénérer. Il faisait tout son possible pour faire abstraction à l'état de son lié, qui était si proche et si loin. Une simple fenêtre les séparaient, mais une fenêtre de plusieurs siècles tout de même.

- Maeglin, penses-tu que je peux l'essayer en fourchelangue ?

- Alors essaie maintenant, et si tu ressens un effet sur toi, cela veut dire qu'elle fonctionnera sur Harry. Et au vue de ton patrimoine, elle sera même peut-être même plus effective.

Salazar hocha la tête et essaya :

- Soulager l'Esprit, Calmer la Magie, siffla-t-il.

Et à son plus grand bonheur il ressentit les effets bénéfiques sur son corps.

- Bien, mais pour Harry, je te conseille de commencer en douceur et répètes-là d'abord en latin avant de passer au fourchelangue pour l'aider petit à petit.

- Je pense en effet que ce sera plus sûr.

Godric qui avait relâché Salazar, mais ne s'était pas éloigner, fit venir à lui le fauteuil de son ami et le répara pour que celui-ci puisse s'y installer.

- Préfères-tu que nous partions ? Interrogea Helga.

- Comme vous le souhaitez, cela m'importe peu pour le moment.

- Dans ce cas, je reste, dit sobrement Maeglin en se transfigurant une chaise.

Salazar ramena son regard vers Harry, et souffla un grand coup. Il ferma les yeux avant de pénétrer l'esprit de son lié, en espérant que la confiance de ce dernier lui permettrait d'entrer, même sans son accord.

Le vieux sorcier eut beaucoup de mal à avancer dans l'esprit encombrer de pensées parasites de son lié. Il n'était pas dans la bibliothèque mentale, mais dans le labyrinthe de la première fois. A la différence, que des livres flottaient par-ci par-là.

C'était un véritable capharnaüm.

Il ne savait par où commencer pour trouver son compagnon.

Devait-il chercher la bibliothèque ?

Y était-il seulement ?

Devait-il l'appeler ?

Lui répondrait-il ?

Après ce qu'il lui sembla des heures à courir, déambuler et crier après Harry dans son labyrinthe, Salazar s'arrêta un instant pour réfléchir calmement. Ce fut lorsqu'il s'aperçut qu'un livre semblait briller par moment, qu'il se rappela l'avoir déjà croisé à plusieurs reprises dans son périple. Un livre noir, qui semblait irradier de mauvais souvenir, avec pourtant un dessin d'enfant sur la couverture.

Il décida de s'en approcher et de le prendre en main. Quand rien ne se passa, il l'ouvrit afin de lire son contenu. Il n'en eut pas le temps, qu'une voix d'homme, puis plusieurs se mirent à hurler des « Monstre » à tue-tête.

Il referma aussi sec le livre, mais se sentait mal après avoir entendu cet infâme insulte qu'il savait adresser à son lié.

Puisqu'il ne trouvait pas Harry, mais qu'il était dans son esprit, il se dit qu'il devait tout de même essayer l'enchantement de Maeglin et commença donc à répéter en boucle et en latin :Leviora impera Spiritu, Leniret ad Magia, tout en continuant à se déplacer dans le labyrinthe mentale. Après plusieurs minutes, il vit avec soulagement que le labyrinthe gagnait petit à petit en luminosité. Toutefois, ce qui le convainquit de ne pas arrêter, fut les livres qui semblaient s'élever au-dessus du labyrinthe, et se diriger tous dans la même direction, que finit par prendre Salazar. A un certain point, il alterna entre le latin et le fourchelangue et vit les effets combinés de manière positifs.

- Leviora impera Spiritu, Leniret ad Magia. Soulager l'Esprit, Calmer la Magie…

Quand finalement il arriva au bout du labyrinthe, les livres passaient au travers d'une porte qui semblait renforcée au fondateur, mais surtout infranchissable sans l'accord du propriétaire des lieux.

Il commença par toquer simplement dessus, puis il réitéra de plus en plus fort. Puis sa voix vint en renfort pour appeler le jeune homme, qu'il espérait trouver de l'autre côté.

- HARRY ! Ecoutes ma voix et ouvres-moi s'il-te-plaît ! Harry !


*Changement de POV*

Sa tête bourdonnait, mais la douleur commençait à refluer. Il sentit à un certain moment comme un élancement dans sa tête, mais ne s'y attarda pas.

Elle était si lourde.

Et son corps semblait peser une tonne.

Soudainement, il eut l'impression de sentir une présence étrangère dans sa tête. Son premier réflexe fut de la bloquer dans son labyrinthe mental. Puis lui vint à l'esprit qu'il pouvait s'agir de son lié. Mais il était trop faible pour se lever du canapé et aller le retrouver. Alors il essaya de modifier le labyrinthe pour laisser l'autre homme venir à lui. Mais son esprit trop embrouillé ne lui permettait rien de cet acabit.

Et tous ces mauvais souvenirs, qu'il détestait au plus haut point, mais qui faisait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Ces livres qui ne voulait pas lui obéir aujourd'hui et lui répétait en boucle ses mauvais souvenirs du passé et ses craintes. Les livres ! Harry se concentra pendant ce qui lui parut de très nombreuses minutes mais il réussit à envoyer certains livres dans son labyrinthe. Il ne pouvait pas les contrôler, mais peut-être que Salazar les verrait et arriverait à remonter jusqu'à lui.

Quand après un certain temps, le bourdonnement dans sa tête cessa, et son corps physique, lui semblait moins tendu, il laissa un soupir lui échapper. Enfin le plus gros de la crise semblait être passée. Il fut d'autant plus surpris quand ses livres repassaient sa porte pour aller ENFIN se ranger dans leurs étagères. Le calme revenant petit à petit dans la bibliothèque.

Puis il l'entendit. Salazar. Son Sal' l'avait trouvé.

- HARRY ! Ecoutes ma voix et ouvres-moi s'il-te-plaît ! Harry !

Bientôt il pourrait le voir, s'excuser et le serrer contre lui. Alors il réussit à émettre un premier son encourageant.

- Sal', gémit-il pour la première fois depuis longtemps.

Il recommença l'appel pour son âme-sœur. Il était si proche, seulement de l'autre côté de cette maudite porte. Mais seul Harry pouvait l'ouvrir, mais il était trop faible pour cela.

Il n'arrivait pas à la déverrouiller.

Que pouvait-il faire ?

Il avait besoin de son lié maintenant.

Sa décision pris, Harry concentra le plus de sa magie possible dans cette fichue porte et la fit tout bonnement implosé.

Cela prendra des jours, voire des semaines à la re-fortifiée, mais il savait que Salazar l'aiderait le moment venu. La tête tournée vers la porte, le bras tendu vers cette dernière, il vit une forme se rapprocher à toute allure de lui.

Il n'était pas inquiet, il reconnaissait complètement cette magie. C'était son compagnon.

- Sal', dit-il faiblement, alors qu'il sentit vaguement une main prendre la sienne et la serrer.

- Je suis là Harry. Je serais toujours là pour toi, mon cher. Tout ira bien. Je m'occupe de toi, reposes-toi.

Aucune réponse ne viendra, car Harry s'endormit sentant la seconde main de son lié lui caresser le visage avec tendresse et dévotion. Il était en sécurité dans son palais mentale ébrécher, car Salazar était là et y veillerait.


Encore désolé pour le retard, mais du coup je ne considère pas les 3 semaines, mais seulement 2 pour la suite !

Voili Voilou

Kissou

Pouika