Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Disclaimer : dans le prologue

Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

De de gros kissou à aurel8611, nono0109, TheMissTSD, Angelyoru et PetitLutin22 pour vos commentaires !

fourchelangue


Chapitre 82

Enfin.

C'est le premier mot qui vint à l'esprit de Salazar quand il vit Harry lâcher prise.

Enfin la magie de son lié s'apaisait. Enfin son lié ne semblait plus souffrir. Et surtout, il pouvait ENFIN le tenir dans ses bras.

Il ne savait pas qu'elles étaient les pensées qui avaient pu traverser l'esprit de son compagnon, au point de déclencher une telle crise magique. Mais nul doute qu'elles avaient un lien avec les nouvelles concernant Andromeda.

Le fondateur voulait découvrir de quoi il en retournait, afin d'éviter une nouvelle crise et de pouvoir aider le jeune homme à affronter ses craintes.

A l'aide de sa magie, il suréleva légèrement l'endormi avant de prendre place sur le canapé et de réinstallé doucement le jeune homme pour que la tête de celui-ci puisse reposer sur ses jambes. Il continua de psalmodier en fourchelangue l'incantation de Maeglin tout en passant sa main dans les cheveux indomptables du plus petit. Les souvenirs reprenaient petit à petit leurs places dans les étagères de la bibliothèque mentale. Il avisa la porte… plutôt les débris de celle-ci. D'un mouvement de sa main non occupée, il rassembla les morceaux ensemble, mais ne rebâti pas la porte, car c'était à son lié de le faire. Il pourrait toutefois lui proposé d'y joindre sa magie pour la renforcée et le seconder pour la remettre en état.

Quand il repensa à Maeglin, il fallait absolument qu'il le remercie. De même pour Godric et ses amies. Il aurait fait la plus grande erreur de sa vie sans eux, encore une fois.

Il avait perdu le contrôle sur lui lorsqu'il avait ressenti cette douleur dans sa poitrine. Il faudrait vraiment qu'il sache ce qui a traversé la tête du brun, car cela ressemblait à un rejet de lien. Pourtant, entre eux deux il se pensait le plus susceptible de se fermer au lien, et non pas Harry. Son compagnon l'avait pleinement accepté, ce qui il devait l'avouer l'inquiétait grandement.

En attendant que son lié se réveille de son inconscience salvatrice, Salazar en profita pour terminer de calmer son esprit à lui aussi. Ils se doutaient que Capby, aider des elfes de Poudlard, étaient déjà en train de remettre en état l'antichambre de l'époque d'Harry. Son petit sorcier n'avait pas besoin de voir les dégâts que sa magie a causé. De son côté, il soupçonnait ses amis de s'occuper de son antichambre, puisqu'il percevait toujours leurs magies autour de lui. Après plusieurs minutes, peut-être des heures, cela reste flou lorsqu'il se retrouve dans un état méditatif comme maintenant, il vit le froncement de sourcils d'Harry, signe que son réveille était proche.

En effet, les émeraudes finirent par apparaître, suivi d'un sourire à son attention.

- Hey, fit la voix encore ensommeillé d'Harry.

- Bon retour mon cher, sourit tendrement le fondateur.

- J'ai été absent longtemps ?

- Je ne saurais te dire. Si je devais déduire une durée, je dirais au moins 2 voire 3 heures.

- Oh…

- Comment te sens-tu? Demanda le fondateur.

- Si je te dis bien, tu ne me croiras pas n'est-ce pas ? Tenta le plus jeune.

- Pas le moins du monde mon cher.

- Et bien, je … je dirais que mon esprit est plus calme, ma magie aussi. Mais, pourtant je suis ici, et je ressens quand même mon corps, et pas dans le bon sens si tu vois ce que je veux dire.

- Oui et non, j'ai besoin de savoir où tu as mal exactement. Et s'il y a des douleurs plus fortes que d'autres pour pouvoir transmettre à Capby et qu'il te fournisse les soins et potions adéquates.

- Et bien, si je dis partout, je pense que cela ne te conviendra pas, même si c'est vraiment le cas. Mais je dirais que mon corps me tiraille de partout, comme si j'avais été soumis au doloris durant des heures, des courbatures pas très agréables en somme. Toutefois, si je fais abstraction de ces douleurs, je dirais que ce qui est le plus douloureux c'est cette douleur lancinante à la tête. Et mon dos aussi, comme si je mettais fais piétiner.

- Je me doutais d'un mal de crâne au vue du bruit qu'à fait cette dernière en touchant le sol. Ressens-tu des douleurs internes ?

Salazar vit Harry fermer les yeux et se concentrer pour écouter son corps.

- Là, dit-il en pointant sa poitrine, au même endroit que Salazar avait ressenti le pique de douleur. C'est dut à notre lien d'âme n'est-ce pas ?

- En effet. Te sens-tu apte à te redresser pour qu'on discute ensemble de ce qu'il vient de se passer ?

- Je … Tu vas me trouver complètement idiot.

- Jamais Harry. Tu as été perturbé par les nouvelles, et comme souvent dans ces moment-là, la raison n'a plus vraiment sa place dans nos pensées. Et pardonnes-moi de te dire cela, mais cela est encore plus vrai pour les gryffondors qui sautent toujours aux conclusions bien trop rapidement sans réfléchir.

- Si tu le dis.

- Peut-être préfères-tu te réveiller pour en parler avec Maeglin aussi ? Il sera de bons conseils. Je pourrais demander à mes amis de nous laisser tous les trois pour discuter.

- Ils sont là ?

- Oui, je les ai appelé lorsque ta crise à commencer. Ils m'ont empêché de te rejoindre.

- SAL ! TU ES FOU ! S'exclama Harry en se redressant brusquement.

Trop vite au vue de sa tête qui lui tourna, mais heureusement Salazar le vit et manœuvra son lié pour que sa tête finisse contre son épaule. Puis il massa l'arrière de son crâne doucement.

- Fou de toi oui, chuchota-t-il à son oreille.

- Imbécile ! Et après ce sont les gryffondors qui foncent tête baissée.

- Peut-être que tu déteins sur moi, répondit-il avec humour.

- Qui dois-je remercié pour avoir eu plus de jugeote que toi en t'empêchant de mourir de manière complètement nulle ?

- A ton avis ?

- Maeglin ?

- Oui, et ce foutu Godric aussi.

- Ils s'y sont mis à deux ?

- Je ne pensais qu'à te rejoindre pour te soulager.

Quelques instants de silence calme et serein ne s'étendit avant qu'Harry ne quémande un baiser à son lié qui lui fut rapidement accordé. Ce baiser était léger, chaste, mais calmait son cœur.

- Je t'aime tellement Harry.

- Je t'aime aussi Sal', fit le susnommé un grand sourire aux lèvres.

Ce n'était pas la première fois que Salazar lui disait ses mots, mais habituellement ils venaient en réponse aux siens. Sa crise avait vraiment dut être impressionnante et effrayante pour son compagnon.

Harry ne se souvenait que de la peur et de la douleur qu'il avait éprouvé. Il sait qu'il a perdu le contrôle sur sa magie, mais il n'a pas vu les dégâts causés par cette dernière. La pièce devait être dans un état déplorable. Il se sentait tellement mal auprès des elfes qu'ils l'avaient juste retapé.

- Alors ? Dit le fondateur souhaitant ramener Harry au sujet principal.

- Mmh ? Pardon, tu disais ?

- Tu n'as pas répondu, tu veux qu'on parle ensemble de ce qu'il vient de se passer avant de rejoindre mes amis ? Ou voir avec Maeglin ? Les autres fondateurs comprendront et respecterons ton souhait.

- Euh. Je ne sais pas trop.

Harry reçu un baiser sur le front, ainsi qu'un effleurement de ses lèvres d'un tendre baiser très agréables.

- Harry, mon cher, j'ai besoin de comprendre ce qui a amené cette crise. Je ne suis pas télépathe, seulement un très bon Legilimens. Mais je sais que cela a à voir avec notre lien d'âme-sœur, puisque j'ai aussi ressenti un tiraillement comme toi durant ta crise, et ai aussi perdu le contrôle de ma magie.

- Oh déso/

- Non ! Je ne t'en tiens nullement pour cause. Mais j'ai, enfin nous avons besoin de comprendre, toi et moi, mais aussi Maeglin. Il s'y connait bien plus en lien d'âme. Après tout, c'est lui qui nous a proposé ces échanges spirituels, et ils nous sont bénéfiques. Alors il aura peut-être d'autres pistes, d'autres idées pour nous. Si tu veux on peut en parler d'abord brièvement ensemble et ensuite nous analyserons plus en profondeur avec Maeglin. Qu'en dis-tu ?

- Je… D'accord. Mais … et bien…

- Harry, demande-moi ce que tu veux, nous avons tout notre temps. Maeglin ne nous en voudras pas de le faire attendre. Il doit se douter que tu as besoin de temps.

Le brun acquiesça avant de se pincer la lèvre du bas. Il essaya de soulever sa jambe pour se mettre dans sa position favorite, malheureusement même dans son esprit, il avait ses muscles lourds et qui ne lui répondait pas comme il le voulait. Heureusement pour le jeune sorcier, son compagnon comprit, et de nouveau l'aida à se mouvoir et l'installa lui-même à califourchon sur ses jambes avant de l'embrasser brièvement.

- Etais-ce cela que tu voulais mon cher ?

Harry hocha de la tête, avant de la poser sur l'épaule de son vis-à-vis, le nez dans son cou et respirant cette odeur rassurante, les bras enroulé autour de son cou. Le plus âgé passait l'un de ses mains dans son dos en caresses apaisantes et la seconde sur sa nuque le tenant en place.

- Je suis là mon cher, nous nous en sortirons ensemble, siffla le plus vieux fourchelangue faisant frissonner son lié.

Quelques minutes passèrent de nouveau dans ce calme reposant et nécessaire à Harry.

- Veux-tu que je t'aide à reconstruire ta porte ?

- De quoi ? Demanda Harry qui avait été sorti de ses pensées.

- La porte de ta bibliothèque que tu as littéralement fait exploser ?

- Oh euh, oui, bonne idée. Fit Harry en tournant sa tête vers la porte.

Il se redressa légèrement et sentit les mains de son lié se poser sur ses hanches. Tandis qu'il levait la main, son lié prit la sienne, le surprenant par ce geste.

- Je ne pouvais pas le faire seul, mais je peux t'aider avec ma magie.

Sur cela, Harry sentit la magie de son lié passé de sa main vers la sienne, puis se reprit et se concentra pour remettre les débris en place. Sans trop qu'il ne comprenne comment, il suivi les indications de Salazar pour y ajouter des runes de protections, alors que ce dernier n'avait pas dit un mot. C'était magique, instinctif, il suivait la magie de Sal' et reproduisait après son compagnon, fortifiant ainsi davantage son esprit.

- Parfait mon cher. Et cela aura l'avantage si quelque chose de ce genre devait se reproduire de ma facilité la tâche, car j'ai pu intégrer un peu de ma magie à tes barrières. Cela me permettra de te rejoindre plus facilement, si tu le souhaites, bien entendu.

- Merci Sal'.

- C'est normal mon cher, tu ferais la même chose pour moi, Harry hocha de la tête. Alors as-tu une idée de ce que tu veux faire ?

- Peu-t-on rejoindre Maeglin ? Je préfère éviter de me répéter, j'ai peur de refaire une crise dans ce cas. Mais cela ne dérangera pas tes amis de nous laisser ? Ils ne voudront pas savoir ?

- Oh certainement que si, mais je pense que ce n'est pas ce dont tu as besoin. Tu n'as pas le même lien avec eux qu'avec Maeglin. Accepterais-tu que je leur en touche quelques mots plus tard, quand je serais seul avec eux ?

- Je… oui, si ça ne te déranges pas.

- Bien dans ce cas, tu es prêt à te réveiller ?

- Je crois.

- Ne t'en fais pas, nous commencerons par te soigner. Surtout quand tu te réveilleras, penses à rester allonger, le temps que Capby ou un autre elfe de maison t'apporte tes potions et te surveille. D'ailleurs, je préfèrerais qu'un elfe de Poudlard reste auprès de toi pendant notre discussion. Es-tu d'accord avec cela ?

- Ouais, pas de souci. Je pense aussi que ça vaudrait mieux. Je me sens faible ici, alors je n'imagine pas quand je serais vraiment réveillé.

- As-tu une préférence ? L'un des trois elfes que je connais, ou peu importe ?

- Et bien je préférerais en effet Capby, Arkyl ou Kapie, mais s'ils ne sont pas disponibles, alors j'accepterais l'elfe que l'on me proposera.

- J'en discuterais avec Capby le temps que tu te réveilles dans ce cas. Cela devrait prendre plus de temps qu'habituellement.

- D'accord, alors je te dis à tout de suite ?

- Oui, mon cher. Prends ton temps, et souviens-toi de ne pas essayer de te redresser.

- Bien chef !

Salazar sourit avant d'embrasser une dernière fois Harry un peu plus langoureusement que précédemment, avant de le déplacer sur le canapé.

- Je t'attends, finit-il avant de disparaître.

Harry expira longuement l'air de ses poumons avant de se concentrer pour se réveiller.

Pendant ce temps, Salazar revint à la réalité. Quand il se redressa dans son fauteuil et regarda autour de lui, il vit qu'en effet ses amis s'étaient occupés de tout remettre en ordre. Toutefois, il fut surprit de constater qu'il ne restait plus que Maeglin. D'ailleurs celui-ci lui tendit une tasse fumante qu'il prit avec plaisir. Après une gorgée, il reconnut un thé à la camomille, parfait pour un esprit perturbé. En regardant par le miroir, il vit que les elfes avaient eux aussi terminé de tout réparer. Capby s'était installé dans un fauteuil à sa taille juste au côté d'Harry, un plateau de thé flottant devant lui, une tasse fumante attendant l'endormi, et une autre dans les mains de l'elfe de maison.

- Avons-nous été absents longtemps ? Questionna le fondateur.

- 6 heures et 25 minutes, répondit l'elfe en chef Capby. Il est actuellement 23h54.

- Je savais qu'il y avait eu plusieurs heures, mais je ne pensais pas autant. Les autres sont parties il y a longtemps, demanda Serpentard en se tournant vers l'elfe sylvestre.

- Je leur ai demandé de nous laisser discuter entre nous i peu près 2 heures.

- Oh, merci Maeglin.

- Ce n'est rien. Comment va-t-il ? Continua l'elfe.

- Ça peut aller. Son esprit est calmé. Capby, je ne sais pas si vous avez un peu de temps à nous accorder, ou bien alors Arkyl ou Kapie ? Sinon un autre elfe de Poudlard de confiance pourrait nous rejoindre ?

- De quoi avez-vous besoin ?

- J'en ai discuté avec Harry, et nous préfèrerions qu'un elfe reste près de lui pour le moment. Il se sent très faible et même dans son esprit, il avait du mal à déplacer son corps spirituel.

- Je vois, fit l'elfe en reprenant une gorgée. Ses nerfs ont dut subir quelques surtensions magiques. J'ai fait préparer un thé à base de passiflore, cela devrait soulager quelques peut ses derniers. J'ai confié les commandes à Arkyl, peut-être qu'un elfe ou deux pourrait passer en coup de vent pour me transmettre des informations importantes, mais je resterais au côté du petit maître. Sa santé nous ai primordial et passe en priorité pour l'instant.

- Merci, mais/

- Ne vous en faites pas, je dirais à notre jeune ami que la vie au château est assez calme et ne requiert pas ma présence dans l'immédiat. Je connais le tempérament de ce jeune sorcier depuis sa rentrée à Poudlard à ses onze ans, alors je pense qu'omettre certaines vérités ne serait pas de refus.

- Merci Capby.

- Ce n'est rien Salazar. Que pouvez-vous nous dire sur cette crise magique ?

Salazar prit donc le temps d'expliquer les raisons de la venue d'Andromeda, son testament, et ce qu'il pensait avoir déduit des paroles de son lié, ainsi que de ces connaissances le concernant. Il parla aussi de ses ressentis, car il savait que leur lien avait été mis à mal pendant cette crise et de ses déductions.

Quand finalement Harry se réveilla, il essaya directement de se redresser en grognant, mais Capby l'arrêta rapidement d'un claquement de doigt qui le fit se rallonger.

- Doucement mon cher, je t'ai dit de prendre ton temps et de rester allonger.

- Oui, c'est vrai pardon.

- Ce n'est rien, c'est surtout pour toi, dit Capby qui d'un claquement de doigt fit léviter légèrement Harry, qui fut reposer en position semi assise-allongée avec des oreillers dans son dos pour le redresser. Voici, jusqu'à la dernière goutte, continua-t-il en lui tendant différentes fioles dans un ordre précis : Une antidouleur forte, une seconde pour détendre les muscles, une autre pour les migraines et une dernière pour la régénération du noyau magique.

Une fois toutes les potions but sous des grimaces de dégoût, mais sans commentaire, l'elfe lui tendit la tasse de thé. Harry soupira de soulagement au goût bien plus agréable de la boisson chaude. Déjà, son mal de crâne passait en sourdine, et même si ces jambes refusaient de lui obéir complètement pour le moment, il se sentait un peu moins lourd.

- Quelle heure est-il ? Demanda le jeune brun.

- Minuit passé mon cher, lui répondit son compagnon après un simple tempus.

- Oh non, le dîner ! S'affola Harry voulant de nouveau se relever, mais qui fut de nouveau intercepté, non pas par magie elfique, mais par la main de l'elfe qui se posa sur son torse et le faisant se réinstaller contre les oreillers.

- Kapie m'en ayant informé, je leur ai fait transmettre un message par cette dernière selon lequel tu avais besoin d'un peu de temps pour te remettre de tes émotions et que tu demandais à décaler le dîner à demain soir. Voici leur réponse.

L'elfe en chef lui tendit un petit bout de parchemin avec deux écritures qu'il reconnut facilement.

« Pas de souci mon chéri, merci de nous avoir prévenu. Nous t'attendons sans faute demain soir !

Molly

Si tu as besoin de parler de certaines choses entre nous trois, n'hésites pas. Je conçois que tu ais besoin d'un peu de temps et que la compagnie de deux vieilles femmes n'est pas celle dont tu as le plus besoin. Je te dis donc à demain.

Andromeda »

Harry comprit les sous-entendus de la grand-mère concernant Salazar sans rien dévoiler et le rassura, car les deux matriarches acceptait simplement cet état de fait.

- Saches que j'ai aussi fait parvenir un message au maître gobelin Kips concernant ton indisposition pour les prochains jours, informa Capby. Il t'a fait excusé pour cette semaine et attend de tes nouvelles concernant la réunion de vendredi, comme pour la semaine qui suivante.

- Oh, euh merci, j'y penserais. Mais tu lui as donné qui comme excuse ?

- Que c'était d'ordre privé, mais qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter.

- Je devrais trouver une excuse dans ce cas. Mais personne n'a senti l'explosion magique ?

- A par les elfes de maisons, les fantômes et Katell qui était dans le château à ce moment-là, non je ne pense pas.

- Est-ce pour cela que tu es là ?

- Me concernant, oui. Poudlard m'a fait comprendre que j'étais nécessaire ici, avant que vous ne m'appeliez maître Serpentard. Pour Arkyl et Kapie, ils ont répondu à l'appel de Salazar après avoir ressenti la magie qui s'échappait de toi Harry, voyant la mine surprise du jeune homme, il ajouta, Poudlard t'apprécie beaucoup Harry Potter.

- Harry, désolé de vous interrompre, mais j'ai besoin de comprendre ce qui a déclenché cette crise magique, intervint l'elfe sylvestre. Salazar nous a expliqué ce qu'il savait. Tu me vois navré pour la santé de ton amie Andromeda.

- Merci Maeglin. Vous allez trouver ça complètement idiot. Maintenant que j'y repense, je ne comprends pas comment j'ai pu me laisser autant submerger pour rien.

- Harry, mon cher, peu importe tes pensées, je ne pense pas que ce n'était rien, alors parle sans crainte. Nous ne te jugerons pas, mais souhaitons éclaircir certains points et te soulager de ta peine, dit gentiment le fondateur.

Harry ferma les yeux et laissa tomber sa tête en arrière contre les oreillers duveteux en expirant longuement. Il leur expliqua donc ce qui lui était venu à l'esprit. Le futur décès d'Andromeda, dernier parent par le sang de Teddy. Son futur rôle de tuteur-parrain, alors que lui-même ne sait pas ce que signifie être un parent. Saurait-il s'occuper d'un si petit bonhomme ? Et avec la future rentrée pour faire sa huitième année, qui sera pour lui sa septième, que fera-t-il de son filleul ? Oui, Molly est là et pourra l'aider, mais Teddy sera bientôt sa responsabilité, alors qu'il n'est lui-même pas encore considéré comme pleinement adulte par le monde moldu, et même sorcier tant que ces aspics ne sont pas validés. Alors il a pensé faire comme Malefoy et des études à domiciles, ainsi il peut veiller sur Teddy qui sera complètement dépendant de lui, mais cela signifie ne plus voir Salazar, et c'est à ce moment-là que tout s'embrouille dans son esprit et qu'il se souvient juste de mauvais souvenirs qui ont refaits surfaces.

Les trois autres individus cernèrent mieux ce qui troublait le jeune homme. Maeglin et Salazar rassurèrent le jeune homme qu'il n'abandonnerait pas Teddy, et qu'il trouvait une solution qui ravirait tout le monde. Capby ajouta que fut un temps, quand un professeur avait une compagne ou compagnon avec des enfants en bas âges, il avait des quartiers en conséquence. Il pensa a une jeune sorcière encore étudiante qui était tombée enceinte lors de sa dernière année. Elle avait eu des quartiers privés pour y accueillir le bébé. Une nourrice s'occupait du nouveau-né lorsqu'elle était en cours. L'elfe en chef se proposa d'en parler à la directrice pour lui, et Harry trouva que c'était peut-être une bonne piste. Ainsi, il continuerait Poudlard, proche de Salazar et sans abandonner Teddy. Il n'avait pas pensé que cela était possible, n'ayant jamais vu d'enfants de moins de 11 ans dans l'enceinte du château, sauf Gabrielle durant le tournoi des trois sorciers. Il accepta la proposition de l'elfe après en avoir encore échangé avec les deux autres hommes derrière la fenêtre qui approuvèrent, mais demanda à être présent.

- Bien, je pense que nous devrions nous arrêtez là pour ce soir. Ou plutôt devrais-je dire ce matin, conclut Salazar en voyant Harry de nouveau bailler à s'en décrocher la mâchoire et ses yeux papillonnants de plus en plus.

- Vous avez tout à fait raison maître Serpentard. Le petit maître a grand besoin de se reposer. J'installe le lit ici, ou dormiras-tu dans ton lit dans les quartiers de Serpentard ? Demanda l'elfe en chef.

- Euh, ici si c'est possible ?

- Bien sûr, répondit Capby.

- Dans ce cas, je vais vous laisser. Bonne nuit à tous. Salazar n'hésites pas à faire appel à moi si nécessaire, dit l'elfe sylvestre en les saluant avant de partir.

- Et bien je pense que je vais aussi partager votre chambre pour la nuit. Enfin façon de parler, dit le Serpentard.

Salazar métamorphosa sans fauteuil en lit à baldaquin et changea ses vêtements avant de s'y installer pour la nuit. Capby aida Harry a se réinstallé dans le lit et lui tendit une fiole de potion de sommeil sans rêves, afin que le jeune sorcier est vraiment un sommeil réparateur.

- Bonne nuit mon cher.

- Bonne nuit Sal', finit-il en baillant.

Quand ce dernier vit l'elfe de maison transformer son fauteuil en lit pour lui-même, il voulut parler, mais les derniers évènements et la potion eurent raison de lui.

- Ce n'est paaAAAs…, bâillement, la peine de… de me veiller…..Cap…

- Bien et de un dans les bras de Morphée. Avez-vous besoin d'une berceuse ? Demanda l'elfe en se tournant vers le fondateur un sourire moqueur aux lèvres.

- Ce ne sera pas nécessaire. Merci de votre aide. Bonne nuit Capby.

- Bonne nuit aussi, Maître Salazar, répondit l'elfe qui claqua des doigts et à la surprise du Serpentard, en plus des bougies de l'autre côté, les bougies qu'il n'avait pas encore éteintes n'éclairait plus, les plongeants dans l'obscurité de la nuit.


Voili Voilou

Kissou

Pouika