Disclaimer : Les personnages de Chicago Med, et de ses spin-off ne m'appartiennent pas !
Bonjour bonjour,
Voici une mini-fiction de 7 chapitres sur un de mes couples M/M préférés. Elle est écrite depuis un bon moment mais je la gardais un peu au chaud. Cette fic a été écrite pour mon amie Elodie, qui l'a lu en avant-première et j'espère qu'elle vous plaira.
Le rating M est là pour une bonne raison, donc vous voilà prévenu.
Aussi, il y aura des personnages de Chicago Fire et P.D. en plus de ceux de Med !
Bonne lecture !
« Calme-toi, Will ! »
Il en avait de bien bonnes, tiens. Plaqué face contre la paroi de l'ascenseur, qui avait été arrêté en pleine ascension, Will y était coincé par le corps de Connor. Merde, depuis que ce chirurgien arrogant et diablement sexy avait surgit au Med, le jeune résident ne songeait qu'à une chose. Le gifler avant de l'embrasser fougueusement. Sa bisexualité n'était connue de personne en dehors de Jay, son frère, et de leur père. Il n'aimait pas s'étaler sur sa vie privée, ni même en parler. Pas qu'il en avait honte, mais il n'aimait pas en faire tout un plat. Si personne ne lui posait la question, il n'irait pas le dire lui-même. Avec l'arrivée de Connor dans sa vie, il ne semblait plus pouvoir penser ni désirer personne d'autre. Pas même Natalie, pour qui il avait un petit faible mais sans être allé jusqu'à lui demander de sortir avec lui. Elle était une jeune veuve qui élevait toute seule l'enfant de son défunt mari. Non, Will devait oublier cette option !
Et c'était le cas depuis que le Docteur Connor Rhodes avait débarqué. Will ignorait si Connor était porté sur les hommes ou pas. Il aimait les femmes, c'était certain. Sa liaison avec le Docteur Zanetti n'avait été un secret pour personne, mais depuis qu'elle avait quitté le Chicago Med pour l'hôpital John Hopkins, Connor était de nouveau célibataire. Les tensions des premiers jours avaient disparu, entre Connor et Will, mais là, c'était une tout autre tension qui se jouait dans l'ascenseur. Cela n'avait rien avoir avec deux caractères forts qui s'opposaient sur le meilleur traitement pour un patient, mais bien une tension sexuelle qui était très diffuse en cet instant. Si Will avait eu des doutes sur la sexualité de Connor, l'érection qu'il sentait contre son dos avait fini de répondre à ses interrogations. A moins que Connor ait autre chose en tête, comme empêcher Will de faire une grosse connerie qui pourrait ruiner sa carrière et lui coûter son droit d'exercer.
« C'est bon. » déglutit Will, qui sentait son propre sexe se raidir. « Je suis calme. »
« Je te préviens, si tu tentes de relancer cet ascenseur et ruiner ta carrière, je te mettrais K.O. »
Et il était sérieux, Will le comprit au ton de sa voix. Connor le relâcha, mais ne s'écarta pas, au grand étonnement du jeune rouquin. Il se retourna, sans tenter de se défaire de l'objet de ses fantasmes.
« Tu peux reculer, s'il te plaît ? »
« Sois plus convaincant. » dit Connor, qui se colla davantage contre Will.
« Connor, qu'est-ce que tu fais ? » souffla Will.
« Tu crois que je ne sais pas quand tu me regardes ? » La voix de Connor était basse, suave et rocailleuse. « Il m'a fallu du temps pour comprendre que je te plaisais. Si j'avais su que les hommes t'attiraient aussi, j'aurais largué Samantha dès le premier jour. »
« Connor, ne joue pas avec moi. » haleta Will.
« Je ne joue pas. » dit Connor. « Tu crois que je bande juste comme ça ? C'est toi qui me fais cet effet. Tu m'agaces la plupart du temps, mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir te… »
Will plaqua sa bouche sur la sienne pour le faire taire. A sa grande surprise, Connor ne le repoussa pas et alla même jusqu'à l'empoigner par les cheveux des deux mains et prendre le contrôle du baiser. Will glissa ses mains sous la doudoune de Connor tandis que leurs langues se mêlèrent, mais à peine eut-il touché la peau du chirurgien qu'il mit fin à tout ce qu'il se passait.
« Non, arrête ! »
Il réussit à s'écarter jusqu'à l'autre bout de l'ascenseur, essoufflé et complètement excité. Merde ! Il ferma les yeux et se prit le visage entre les mains, inspirant et expirant à plusieurs reprises pour tenter de retrouver son calme. D'autres mains – celles de Connor – prirent les siennes et les ôta délicatement de son visage.
« Regarde-moi ! » dit-il doucement. « C'est bien. Continue de respirer calmement. Will, je ne joue pas avec toi. On va aller chez moi. Tu finis à quelle heure ? »
« Je… je finis dans une heure. » réussit à dire Will.
« D'accord, moi j'ai terminé. » dit Connor. « Je vais rentrer chez moi, et je vais t'y attendre. Je suis sérieux, Will. Viens chez moi, s'il te plaît ! »
Connor n'était pas du genre à supplier, de quelque manière que ce soit. Will hocha la tête. Satisfait, le chirurgien l'embrassa mais avec moins de vigueur. Il fallait bien qu'ils sortent de l'ascenseur. Il appuya sur le bouton de remise en service de l'appareil une fois qu'il fut sûr qu'ils soient tous deux présentables, ne trahissant rien de ce qui venait de se passer dans la boîte métallique.
A la fin de son service, Will se rendit dans la salle de repos qui servaient aussi de vestiaires pour les médecins et résidents des urgences, et remballa ses affaires. La dernière heure qui venait de s'écouler avait été plutôt tranquille. Il n'avait pas eu de patients sérieux, soignant un bobo par-ci et un rhume par-là. Sortant son téléphone, puisqu'il devait se rendre chez Connor, il demanda :
[De Will]
Je peux utiliser ta salle de bain ?
« Salut, Will ! »
Il leva la tête pour voir Natalie entrer dans la pièce.
« Salut ! »
« Prêt à rentrer, on dirait. » dit-elle en constatant qu'il portait sa veste et son sac à dos.
« Ouais, la journée a été longue. » dit-il. « Comment va Owen ? »
« Il va bien. C'est un peu dur d'être loin de lui mais, je sais que je vais le retrouver à la fin de la journée. » sourit-elle.
« Il a de la chance, t'es une maman géniale. » dit-il, sans ressentir la moindre palpitation.
« T'es gentil ! » lui dit-elle.
Etrange, depuis ce baiser échangé avec Connor une heure plus tôt, l'attirance qu'il avait pu ressentir pour Natalie semblait s'être évaporé en un claquement de doigt. Son téléphone bipa, signe de l'arrivée d'un message.
[De Connor]
Oui, bien sûr. Dépêche-toi de me rejoindre.
Il avait ajouté son adresse dans un second message, ainsi que l'étage et le numéro de l'appartement.
« Bon, à demain. » dit Will à Natalie. « Bonne soirée ! »
« Oui, toi aussi. » dit Nat.
Une fois dans sa voiture, Will y resta quelques minutes sans mettre le contact. Était-ce une bonne idée d'aller chez Connor ? L'heure qui avait suivi l'interlude dans l'ascenseur, il avait pensé à Connor chaque fois qu'il en avait terminé avec un patient. Il pouvait encore sentir sa langue caresser la sienne. Rien qu'à ce souvenir, son corps s'éveilla. Et puis merde ! Il démarra et quitta le parking. Il mit un bon quart d'heure avant d'arriver devant l'immeuble de Connor. Attrapant son sac, il entra dans le bâtiment et, suivant les instructions que Connor lui avait envoyé par texto, il frappa à sa porte quelques secondes plus tard.
Quand Connor ouvrit la porte, il prit sur lui pour ne pas se jeter sur Will. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il était tombé amoureux du beau résident, mais il le désirait. Il avait eu envie de lui depuis le premier jour, mais il ignorait s'il serait intéressé ou non. Ils avaient passé des semaines à se défier. La cravate qu'il lui avait offerte en guise de remerciement était une sorte de drapeau blanc, et les choses s'étaient tassé entre eux depuis ce jour. Une cravate que Connor fantasmait à enrouler autour des poignets de Will pour pouvoir jouer avec son corps à sa guise.
« Entre, je t'en prie ! »
Il s'écarta pour le laisser entrer.
« La salle de bain est par là. » Il l'y conduit. « Je t'ai sorti des serviettes et une brosse à dent, au cas où. »
« Merci ! » dit Will, un peu mal à l'aise. « Je ne veux pas trop en profiter mais… »
« Mais non, vas-y ! » le coupa Connor. « Mais ne t'attarde pas trop, le dîner est bientôt prêt. »
« Tu… tu as cuisiné ? » s'étonna Will.
« Oui, je n'allais pas te faire venir ici juste pour te mettre dans mon lit. » Connor se hissa légèrement sur la pointe des pieds et l'embrassa. « Je t'attends dans la cuisine. »
La porte de la salle de bain fermée, Will se laissa aller contre elle en soupirant. Il était dans une merde pas possible. S'il couchait avec Connor ce soir, et il y avait de grandes chances qu'il le laisse faire, où cela les mènerait-ils ? Will n'était pas le genre de type pour les coups d'un soir, et il ignorait si c'était le genre de Connor. Il serait incapable de prétendre redevenir ami, ou simple collègue de travail avec lui, pas avec les sentiments qu'il avait développés, malgré lui. Connor et Will étaient très différents, mais ils étaient aussi butés l'un que l'autre. Soufflant d'incertitude, Will se déshabilla et prit une douche. Oh la la, la pression de cette douche était dix fois supérieure à celle de son petit appartement. L'eau chaude délia ses muscles tendus, et il s'imagina dans cette douche fabuleuse avec le propriétaire des lieux. Il coupa l'eau en se sentant durcir. Non, il n'allait pas se masturber dans la douche du mec pour qui il craquait. En moins de cinq minutes, il s'était habillé d'un jogging et d'un t-shirt qu'il avait dans son sac de rechange, dans lequel il rangea sa blouse et son caleçon sale de la journée.
Dans la cuisine, Connor avait mis la table et versé dans deux assiettes un sauté de légumes accompagnant du blanc de poulet cuit à la poêle. L'estomac de Will gargouilla en sentant cette délicieuse odeur.
« J'ignorais que tu savais cuisiner. » dit-il.
Connor lui sourit, et lui tendit une bouteille de bière, que Will accepta. Il avala une longue rasade pour se donner du courage, ce qui fit rire son hôte.
« Je te rends nerveux ? » demanda Connor, en lui faisant signe de s'asseoir.
« La situation me rend nerveux. » répondit Will, en prenant place face à lui. « Je… je suis perdu, je croyais que tu me détestais. »
« C'est vrai qu'on s'est attrapé plusieurs fois, mais je ne t'ai jamais détesté. » dit Connor. « Je te l'ai dit dans l'ascenseur, si j'avais su que t'étais gay, j'aurais largué Zanetti dans la seconde. Merde, je ne l'aurais même pas calculé. »
« Je suis à moitié gay. » précisa Will. « L'autre moitié aime aussi les femmes. »
« A combien de pourcent ? » demanda Connor. « J'ai une nette préférence pour les mecs, en ce qui me concerne. »
« Cinquante / cinquante. » dit Will. « Pour le reste, c'est une question d'affinité, et faut que l'autre personne supporte mon caractère de merde. Tu as dû te rendre compte que je n'étais qu'un petit con buté. »
« Et carrément sexy quand tu te mets en colère. » admit Connor.
Will se sentit rougir. Il décida de ne plus rien dire, et s'attaqua à son dîner, sous le regard amusé du chirurgien. Mais Connor n'insista pas – pour l'instant – et entama son assiette. Pendant dix minutes, il ne régna que le bruit des couverts et de la mastication.
« Je n'ai rien mangé d'aussi bon depuis longtemps. » dit Will une fois son assiette vide. « Du moins, rien qui ne soit fait maison. »
« Content que ça t'ait plu. » dit Connor.
Il vida le fond de sa bière, se leva de sa chaise et alla s'asseoir à califourchon sur Will, et avant que ce dernier ne proteste, il captura sa bouche.
« T'en as envie autant que moi, Halstead. » susurra Connor, qui cajola sa joue du bout des doigts. « Ne le nie pas, je ne te croirais pas. »
« Admettons ! » dit Will. « On couche ensemble ce soir, et ensuite quoi ? On redevient des collègues ? Connor, je ne suis peut-être pas doué pour les relations amoureuses, mais ce n'est pas pour autant que je suis un adepte des coups d'un soir. J'ai besoin de plus que ça, et je ne pense pas que tu sois… »
« Ah… » l'interrompit Connor, posant l'index sur sa bouche. « Ne prends pas de décision en pensant savoir ce que je veux. Will, je te veux depuis le jour où j'ai posé mes yeux sur toi. »
« Qu'est-ce que tu attends de moi, Connor ? » demanda Will.
« En dehors de te mettre dans mon lit ? » arqua Connor. « Je te veux, toi. Tu ne veux pas d'une relation superficielle qui ne dure qu'une nuit ? Parfait, ce n'est pas ce que je veux non plus. »
« Connor, personne ne sait que je suis bi en dehors de Jay, et de mon père. » souffla Will.
« Qui est Jay ? » demanda Connor, une pointe de jalousie dans la voix.
« C'est mon frère, idiot. Tu l'as déjà rencontré. A part lui, et mon père, je n'ai jamais dit à personne que j'aimais aussi les hommes. » répondit Will. « Je n'ai pas honte, mais ma vie privée ne regarde personne et… »
Will gémit de contentement quand Connor le fit taire d'un baiser.
« Ça me va parfaitement. » dit-il. « Tu veux qu'on garde notre liaison secrète ? » Will acquiesça. « Alors on ne dira rien, jusqu'à ce que tu sois prêt ? »
« Pourquoi seulement moi ? » demanda Will.
« Parce que je ne veux te forcer à rien, surtout si tu n'as pas fait ton coming-out au travail. » dit Connor. « Je peux très bien discuter et travailler aux côtés du Docteur Halstead, et retrouver Will chez moi après le boulot. Et toi, t'en es capable ? »
« Oui, même si je ne pourrais rien cacher à mon frère. » dit Will. « Il me connait mieux que personne, mais il ne fera aucun commentaire si je le lui demande. »
« Génial ! » Connor lui mordilla la lèvre inférieure, puis l'aspira entre les siennes. « Je vais débarrasser, et je t'emmène dans ma chambre. »
Ils s'embrassèrent longuement, passionnément tout en se caressant et se frottant l'un l'autre, quand un téléphone les interrompit.
« Merde, c'est le mien. » dit Will.
Connor se leva, et le laissa se lever à son tour. Il alla prendre son portable, qui se trouvait dans une des poches de sa veste, et décrocha tout en allant s'isoler dans une autre pièce pour répondre à son frère.
« Salut, Jay. Quoi de neuf ? »
« T'es où, mec ? Je croyais qu'on devait se retrouver au Molly's ? »
Merde, il avait complètement oublié.
« Je suis désolé, j'ai eu d'autres projets et j'ai complètement oublié de te prévenir. Euh, et si on se retrouvait pour le petit-déjeuner demain matin ? Même endroit que d'habitude ? Il faut que je te parle d'un truc. »
« Ouais, ok. On dit huit heures ? »
« Disons sept heures et demi, si t'es d'accord. Je commence ma garde à neuf heures. Et, Jay ? Viens sans Erin. Juste cette fois. »
« Oh oh, toi t'as rencontré quelqu'un et tu veux que personne ne le sache. »
Will maudit intérieurement son frère de pouvoir déchiffrer la moindre de ses paroles même quand ils se parlaient au téléphone.
« Y a des jours où je te déteste. »
« Donc, j'ai raison. Ok, je viendrais sans Erin. »
« Merci ! »
Il raccrocha. Oups, il s'était isolé dans la chambre de Connor sans s'en rendre compte. Le lit était si attirant. Si tentant. D'ailleurs, il s'assit dessus et retint un juron tant cela n'avait rien à voir avec son propre lit, très peu confortable. Mettant son réveil à cinq heures du matin sur ton téléphone, Will le posa sur la table de nuit et se prit la tête entre les mains. Bon, comment allait-il arborer sa nouvelle liaison – qui n'en était pas encore une – avec son frère ? Jay l'avait toujours soutenu. Quand il avait avoué à son frère et à son père qu'il était bi, il s'était attendu à des éclats de colère venant de son père, mais non. Il ne s'entendait peut-être pas très bien avec son père, mais Patrick Halstead n'avait fait aucun méchant commentaire. Quant à Jay, il s'était contenté de dire à son frère Je le savais déjà mais, merci de me l'avoir dit. Will sentit le lit s'affaisser à côté de lui.
« Tout va bien ? » demanda Connor.
« Oui, c'était seulement Jay. » dit Will. « Rien d'important. »
Il s'était à peine redressé que la bouche de Connor s'empara de la sienne. Il oublia aussitôt le trac qu'il ressentait sur sa rencontre avec son frère le lendemain. Il se laissa aller au baiser, et se retrouva poussé en arrière par Connor.
« Tu veux qu'on en parle, ou est-ce qu'on peut passer directement à la partie où je te déshabille ? » demanda-t-il, sans cacher son envie de lui.
« Si t'es sûr de vouloir t'enticher d'un crétin comme moi… » dit Will.
« Tu n'es pas un crétin. » Connor fit courir sa langue sur sa bouche. « Enfin, pas tout le temps. »
Will le frappa sur le torse, ce qui fit rire le chirurgien.
« Faut que je te prévienne que je n'ai pas couché avec un homme depuis plusieurs mois. » lui dit Will, en se redressant.
« Et moi… » Connor se leva, se mit devant lui et enleva son débardeur. « Ça doit remonter à la fac de médecine. Ce n'est pas en Arabie Saoudite que je pouvais être qui je suis vraiment. »
Il tira sur le t-shirt de Will, qui leva les bras pour qu'il le lui ôte.
« Je suis clean. Et toi ? »
« Pareil ! » répondit Will. « Mais on peut se refaire tester tous les deux, si tu veux ? »
« Si ça peut te rassurer. » Connor le poussa sur le lit, et grimpa sur lui. « J'ai toujours mis des capotes avec Samantha. »
« D'accord j'te crois, mais on pourrait éviter de parler d'elle pour que je ne pense pas au fait que t'aies baisé avec elle dans le lit sur lequel je suis allongé ? » souleva Will.
« Jaloux ? » s'amusa Connor.
« Et je suis à deux doigts de rentrer chez moi. » répliqua Will.
« Oh non, non, non. T'as interdiction de quitter mon appart. » Connor l'embrassa. « J'ai trop envie de toi pour te laisser filer. »
« Alors arrête de parler de ton ex. »
Will glissa une main entre leur corps et l'empoigna vigoureusement à travers le pantalon en lin que Connor portait.
« Assez parlé ! » gronda ce dernier.
Il plaqua sa bouche à celle de Will, y glissa sa langue instantanément tout en se frottant contre sa main, toujours sur son érection grossissante. Il se débarrassa de son pantalon quand il mit fin au baiser pour respirer, et en profita pour débarrasser Will du sien. Incapable de se retenir, il s'agenouilla entre les jambes de ce dernier et lécha sa longueur jusqu'au bout de son sexe, arrachant un gémissement à Will. Il ne s'arrêta pas en si bon chemin et le prit dans sa main, le caressant de haut en bas avant d'y ajouter sa bouche. Connor comprima ses mouvements, l'avalant sans se formaliser de la main du beau rouquin qui s'était perdu dans ses cheveux noirs. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait laissé son attirance pour les hommes ressurgir ainsi. Ses années d'internat et de résidence au Moyen-Orient ne lui avaient pas permis de s'épanouir sur le plan physique, mais il y était allé pour s'éloigner de son père. Depuis que Will avait croisé sa route, il n'avait rêvé que de le plaquer au sol, contre un mur – sur n'importe quelle surface – pour le posséder. Si seulement il avait su plus tôt… Il fut arraché au sexe de Will, et ce dernier chercha sa bouche avant de se laisser glisser au sol une fois que Connor se fut relevé. A son tour, Will le prit dans sa bouche. Connor n'était pas sûr de pouvoir durer longtemps. Les picotements dans le creux de ses reins en était la preuve.
« Will, arrête ! » Il le libéra. « Allonge-toi, et écarte les jambes ! »
L'excitation les gagnait. Le désir, l'anticipation ainsi qu'une petite dose de nervosité pour Will. Allongé sur le lit le plus fabuleux qui soit, il ne quitta pas Connor des yeux. Celui-ci sortit un tube de lubrifiant du tiroir de la table de nuit.
« Tu prévoyais de me mettre dans ton lit depuis longtemps ? » le taquina-t-il.
« Et si je te disais… » Connor mit du lubrifiant sur ses doigts. « …que je m'amusais tout seul… » Will se cambra lorsqu'il sentit un doigt titiller son anus, puis, Connor se pencha pour lui susurrer à l'oreille : « …en pensant à toi ? T'as bien compris. Je me baisais avec mes doigts en pensant à toi. Je ne désirais qu'une seule chose : que ce soit ta queue à la place de mes doigts. »
Il inséra un doigt en lui, puis un deuxième. Il fut surpris de le sentir aussi réceptif.
« Dites-moi, Docteur Halstead, m'auriez-vous menti ? » Connor lui mordit la mâchoire. « Tu es plus que prêt à me recevoir. Qui t'a baisé, récemment ? »
« P… personne ! » geignit Will. « Tout… tout seul, comme… comme toi. »
« Et, tu pensais à moi en te baisant avec tes doigts ? » Il inséra un troisième doigt sans mal. « J'espère que oui. »
« Oui, seulement toi. »
Will réussit à l'attirer pour quémander un baiser, que Connor se ravi à lui donner.
« T'es prêt pour moi, beau gosse. » Il prit un préservatif et le posa sur la bouche délicieuse de Will. « Mets-le moi ! »
Sans ôter ses doigts, il observa avec un ravissement non feint, Will déchirer l'emballage du préservatif et le dérouler fébrilement sur le sexe de Connor.
« Mets les mains au-dessus de la tête. Voilà, comme ça ! »
Connor retira ses doigts et les remplaça par le bout de sa turgescence. Soulevant les jambes de Will, qu'il plaça sur ses épaules, il eut un bien meilleur accès et commença à entrer en lui. C'était une sensation divine qu'il n'avait plus eue depuis des années. Il avait eu quelques amantes, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il ressentait en s'insérant davantage dans l'étroitesse de Will. Il ne perdit pas un instant et le pilonna d'abord avec prudence, puis avec plus de force lorsque Will le lui demanda. Il ne s'en priva pas et laissa retomber ses jambes toujours sur ses épaules pour se mouler à lui et l'embrasser.
Les mains de Connor se nouèrent aux siennes, posées au-dessus de sa tête. Gardant les jambes bien relevées pour faciliter et donner plus d'ampleurs aux pénétrations, Will ouvrit la bouche et sa langue fut prise d'assaut par celle de Connor. Il le laissa prendre le contrôle, ayant rêvé de ce moment depuis le premier jour. Les coups de reins se firent plus denses, allant frapper sa prostate à chaque fois. Will n'eut aucun besoin de se masturber pour accélérer la jouissance. Il se sentit jouir, éjaculant sur son ventre, quand Connor aspira sa langue entre ses lèvres. Ça, combiné à ses vas et viens, il éclata. Connor ne tarda pas, donnant deux-trois pénétrations supplémentaires plus féroces avant de jouir dans le préservatif. Will aurait voulu le sentir jouir en lui sans la moindre barrière. Une autre fois…
Seul le bruit de leur respiration haletante se faisait entendre. Leur corps toujours emmêlé à l'autre, Connor dénoua ses mains de celles de Will pour en porter une à son visage, puis dans ses boucles rousses. Leur bouche toujours collée l'une à l'autre, Connor l'embrassa avant d'enfouir son visage dans son cou. Il ne voulait plus jamais bouger. Merde, il voudrait pouvoir passer toute sa vie enfouie en lui. Il était toujours enfoui en lui jusqu'à la garde, mais n'avait pas encore trouvé la force de se retirer.
« Tu es… c'était… c'était fabuleux. » lui dit Will, qui avait retrouvé un semblant de souffle.
« Oh bon sang ! » Connor sortit sa tête de sa cachette. « Je crois que je n'ai plus une seule goutte en moi. »
Will pouffa. Qu'est-ce qu'il pouvait être con !
« Mais je ne plaisante pas. » dit Connor.
« Tu couchais avec Sam y a genre un mois de ça. » lui rappela Will.
« Mais je t'ai aussi dit que j'avais une nette préférence pour les mecs, et même si Sam était douée au pieu, elle n'était pas toi. » Il lui mordilla la lèvre. « Tu sais sur quoi je fantasme ? »
« Non mais je sens que tu vas me le dire. » dit Will.
« Sur la cravate que je t'ai offerte. Je rêve de t'attacher avec et d'abuser copieusement de ton corps. » Connor esquissa un sourire. « Tu me laisserais faire ? »
« Peut-être. »
…
Will dormit très peu cette nuit-là, malgré les courbatures de sa nuit torride avec Connor. Quand la sonnerie de son réveil retentit à cinq heures, il quitta le lit sans mal. S'il avait pu rester dans les bras de Connor – qui protesta en le sentant se lever – il l'aurait fait, mais retarder sa conversation avec Jay ne ferait que lui compliquer l'existence. Jay saurait garder le secret de sa liaison avec Will.
« Qu'est-ce que tu fais ? » protesta Connor.
« Je dois rentrer chez moi me changer, et je vais voir Jay avant le début de ma garde. » Il se rhabilla, avant de poser un genou sur le matelas. « A tout à l'heure, Docteur Rhodes ! »
Il eut un grognement pour toute réponse.
Will rentra chez lui, prit une douche et s'habilla directement de la tenue réglementaire des urgences, à savoir une blouse bordeaux. Il mit son linge de la veille dans la panière près de la machine à laver. Il s'en occuperait demain, pendant son jour de repos. Avisant l'heure, il ressortit de son appartement, enfilant sa veste pour palier au froid de l'hiver et parti rejoindre Jay à leur endroit habituel. Il laissa son sac dans la voiture quand il arriva à destination. Il s'assit à une table et commanda un café ainsi qu'un petit-déjeuner. Il était en avance de dix minutes, et il avait faim. Son café lui fut apporté, et la caféine lui fit un bien fou. Pendant qu'il attendait son frère, Will repensa à la nuit qu'il venait de passer. Il n'avait couché avec personne depuis des mois, et une simple nuit avec Connor avait suffi à le rassasier. Il était courbaturé, mais il était surtout très détendu.
« Désolé du retard ! »
Il fut ramené à la réalité par Jay, qui s'installa sur la banquette en face de lui, et une assiette de pancakes aux pépites de chocolat fut posée devant lui.
« Je vais prendre la même chose, s'il vous plaît, mais nature avec du sirop d'érable, s'il vous plaît. » commanda Jay à son tour. « Et un café bien noir, merci. »
« Je vous apporte ça ! » dit la serveuse, avant de s'éloigner.
Les deux frères se saluèrent d'un signe de tête, et Will entama son petit-déjeuner, affamé.
« Bon, à qui est-ce que je dois aller dire de bien se comporter avec toi sous peine de finir de l'autre côté de mon flingue ? » demanda Jay.
Will ne sut si son frère était sérieux ou non. Il partit du principe qu'il l'était.
« Je ne t'ai pas demandé de venir ici pour aller menacer mon copain. » lui dit-il.
« Donc, c'est un il. » releva Jay. « Ça faisait longtemps que tu n'étais pas sorti avec un mec. Merci ! » dit-il à la serveuse qui lui apporta café, pancakes et une bouteille de sirop d'érable.
« Si tu regardes bien, je n'ai pas non plus été très chanceux avec les femmes. » dit Will.
Jay lui concéda ce point.
« Tu sais que je n'aie jamais fait mon coming-out en dehors de papa et toi, et que j'estime que ça ne regarde personne si je sors avec un mec ou une fille. » dit le médecin.
« Will, viens-en au fait ! » dit Jay.
« Tu te souviens de Connor ? » demanda Will, qui engloutit un morceau de pancakes.
« Connor ? Connor Rhodes ? Le nouveau chirurgien avec qui tu travailles ? » demanda Jay. Will hocha la tête tout en mâchant. « Non, c'est pour t'envoyer en l'air avec lui que tu m'as posé un lapin, hier soir ? »
« Je dois te rappeler le nombre de fois où tu m'as lâché pour rejoindre Erin ? »
« Sans commentaire. » répliqua Jay. « Je t'en prie, continue. Rhodes et toi, sans entrer dans les détails non plus. »
Will entreprit de raconter à son frère l'énorme connerie qu'il avait été sur le point de faire qui aurait pu lui coûter son boulot jusqu'à ce que Connor n'entre en scène et ne l'en empêche.
« Une minute ! » l'arrêta Jay. « J'ai rêvé ou bien tu viens de dire que tu as failli foutre ta carrière en l'air en interrompant un essai clinique ? »
Quand il vit son frère grimacer, l'air coupable, le Lieutenant prit sur lui pour ne pas sauter à travers la table et le frapper.
« Bordel de merde, Will, qu'est-ce que t'as dans la cervelle ? » claqua Jay, en maîtrisant sa voix. « Est-ce que je dois te rappeler que c'est toi qui as insisté pour que Jennifer Baker accepte cet essai clinique ? Qu'elle reçoive le vrai produit ou un placebo n'est pas de ton ressort. »
« Je sais, je suis une tête brûlée et je mérite que tu me foutes une claque. » dit Will.
« Tu mériterais mon pied au cul. » rectifia Jay. « Je sais que tu ferais tout pour tes patients, mais il faut que tu apprennes à faire moins de zèle. »
« Merci pour la leçon. » railla Will. « Je ne referais pas la même erreur, Connor me botterait le cul. Il m'a menacé de me mettre K.O si je persistais. »
« Il l'aurait fait ? » demanda Jay.
« Sans sourciller. » répondit Will.
« Bien ! » sourit Jay. « Bon, qu'est-ce qui se passe entre vous ? Est-ce que c'est sérieux ou bien est-ce que c'est juste une histoire de sexe ? Parce que si c'est juste une histoire de cul, dois-je te rappeler que t'as déjà essayé et que ça ne finit jamais bien pour toi ? »
« Non, et je l'ai dit à Connor. On va rester discret parce que personne ne sait à l'hôpital que je suis bi. » dit Will. « On va séparer vie professionnelle et personnelle, du moins le plus longtemps possible. Et si on me pose la question… »
« Je te fais confiance. » dit Jay. « Tu sais très bien mentir et faire l'indifférent, sauf avec papa et moi. »
Alors, je posterais la suite le week-end prochain... à moins que vous me laissiez une trace de votre passage en laissant un commentaire pour me donner votre avis. Je posterais alors le chapitre 2 au cours de la semaine. Si vous préférez que la fiction soit complète pour laisser une review, dites-le-moi, et je comprendrais sans problème. Autrement, un petit mot pour me dire ce que vous avez pensé de ce premier chapitre serait sympa !
A bientôt !
Bises, et prenez soins de vous !
Aurélie !
