Disclaimer : Les personnages de Chicago Med, et de ses spin-off ne m'appartiennent pas !

Hello,

Comme promis, après 2 reviews, je poste un nouveau chapitre. Bon, le suivant sera pour ce dimanche.

Bonne lecture !


Chicago Med !

« Bonjour, Docteur Halstead ! »

« Bonjour, Maggie ! »

« T'as l'air en forme, ce matin. » fit remarquer l'infirmière en chef des urgences.

« J'ai bien dormi, et j'ai passé un peu de temps avec mon frère ce matin. » dit Will. « Rien de tel qu'un petit-déj avec son frangin pour remonter le moral. »

« Si tu le dis. » sourit Maggie.

Il entra dans la salle de repos / vestiaires, et son cœur manqua un battement en apercevant Connor. Son corps s'éveilla, mais le jeune homme le musela. Non, pas au travail. Maintenant que les choses étaient claires entre eux, ils resteraient simples collègues au boulot.

« Docteur Rhodes ! » le salua-t-il en le dépassant pour gagner son casier.

« Docteur Halstead ! » Connor regarda autour de lui. Bien, ils étaient tous seuls. « J'aurais dû t'empêcher de quitter mon lit ce matin. »

« Pas ici ! » siffla Will, mais en passant de nouveau près de lui une fois ses affaires rangées dans son casier et son stéthoscope autour du cou, il lui murmura : « Je me ferais pardonner. »

« Et, comment tu comptes faire ça ? » demanda Connor.

« Demain c'est mon jour de repos. Passe quand tu veux. » répondit Will. « Je sortirais la cravate. »

Connor arqua un sourcil, très intéressé par cette information. Hum, lui n'était pas tout à fait de repos le lendemain, mais l'idée d'aller retrouver Will chez lui pour jouer était très tentante.

Ce ne fut pas aussi difficile que l'avait cru Will de travailler avec Connor en feignant d'être de simples collègues. Un énorme trauma était arrivé, et les deux médecins avaient travaillé côte à côte, jusqu'à ce que Connor n'emmène son malheureux patient au bloc opératoire. Will se chargea par la suite d'un ado avec un bras cassé, en binôme avec Natalie.

« La prochaine fois que tu monteras sur ton skate, sois plus prudent. » lui dit Will avant de sortir une fois le plâtre en place.

Il se nettoya les mains de gel et alla finir de remplir le dossier du jeune patient derrière le bureau des infirmières avant de le rendre à Maggie.

« Si ça ne tenait qu'à moi, personne ne ferait du skateboard. » dit-il à l'infirmière.

« Tu n'en as jamais fait dans ta jeunesse ? » s'étonna Maggie.

« Non, avec Jay on passait notre temps-libre à faire du basket avec les enfants des voisins. » répondit Will. « C'était moins dangereux. »

La journée passa…

Et le coup de massue pour Will. Jennifer Baker quitta l'essai clinique dont le traitement ne changea rien à l'état de la patiente. Il s'isola sur le toit après la sortie de la femme, et fut rejoint par Connor, à sa grande surprise.

« J'ai appris que Jennifer Baker avait quitté l'hôpital. » dit-il en se plaçant à côté de lui.

« Ouais ! » souffla Will. « Ce n'est plus qu'une question de jour avant qu'elle ne… » Une boule se forma dans sa gorge. « J'aurais dû respecter sa volonté de mourir et ne pas la réanimer la première fois. »

« Tu t'es battu pour elle. » lui dit Connor. « Et tu lui as permis de passer un peu plus de temps avec sa fille et son mari. »

« Je n'ai fait qu'exacerber leurs souffrances. Et pourquoi ? » dit Will. « Parce que j'étais incapable d'accepter sa décision de baisser les bras. Ma mère est morte d'un cancer et je… je n'ai pas supporter de voir cette femme abandonner. »

« Elle n'a pas abandonné, Will. » dit Connor, qui posa une main réconfortante sur son épaule. « Elle a pris une décision parce que le traitement initial ne fonctionnait pas. Tu t'es laissé guider par tes émotions. Parfois ça paye, et parfois non. »

Il le tourna pour pouvoir le regarder, et prit son visage entre ses bras.

« Tu dois choisir tes batailles, Will, mais quand un patient exprime le vœu de ne pas être réanimé, tu dois l'accepter et le respecter. Tu as fait le serment de faire passer la santé de tes patients avant tout le reste, et respecter leurs choix fait partie de ce serment. »

« Je sais, et je te promets que je ne vais plus rien faire de stupide. » dit Will. « Du moins rien qui ne me coûtera mon droit d'exercer. »

« J'y veillerais ! » Il alla pour l'embrasser mais Will s'écarta. « Quoi ? »

« On est au travail. » lui rappela le jeune homme.

« On est sur le toit, et il n'y a personne d'autres que nous. » dit Connor. « Je vais t'embrasser, et tu ne vas pas m'en empêcher. »

Non, il ne l'en empêcha pas. Le baiser ne dura pas plus de quelques secondes, mais il suffit à apaiser Will.

Au moment de rentrer chez lui, il fut rattrapé par Natalie sur le parking.

« Hey, Will. On va se boire un verre au Molly's ? » lui proposa la jeune femme. « Owen est avec Helen ce soir. »

« Oh euh, pas ce soir. » refusa-t-il poliment. « La journée a été dure. »

« Raison de plus pour y aller, tu ne crois pas ? »

Si elle le lui avait proposé deux jours plus tôt, il aurait dit oui sans hésiter, mais Will ne voulait pas noyer son amertume et sa fatigue dans l'alcool avec Natalie. Il avait besoin de Connor, qui travaillait toute la nuit.

« Je te remercie de vouloir me changer les idées, Nat, mais je suis vraiment crevé. » lui dit-il. « Je vais rentrer et me coucher. »

« Comme tu veux. » dit-elle, légèrement vexée.

Il le vit dans ses yeux, mais il n'en avait rien à faire. Il avait beau avoir eu des sentiments pour elle auparavant, mais maintenant c'était du passé. Sa tête, son corps tout entier ne désirait que Connor. Est-ce que son cœur le désirait aussi ? Seul le temps le lui dirait. Il rentra chez lui, prit une douche et se mit directement au lit.

Le lendemain matin, il consacra son temps à son ménage et à sa lessive avant de se rendre au parc près de chez lui pour courir. Il y retrouvait parfois Jay, et ils couraient ensemble, entre frères. Mais pas ce matin-là. Jay devait sans doute travailler, de toute façon. Quand il se sentit au bout de ses limites, il se désaltéra à une fontaine publique et rentra chez lui. Il ne cacha pas sa surprise en voyant Connor l'attendre devant sa porte.

« Salut, qu'est-ce que tu fais-là ? » demanda Will en sortant les clés de chez lui de la poche de son jogging.

« Tu m'as clairement dit que c'était ton jour de repos, et je m'attendais à te trouver chez toi. » dit Connor. « Ça fait une demi-heure que je poireaute alors que je t'ai appelé et envoyé des messages. »

« Désolé, mon téléphone n'avait plus de batterie alors je l'ai laissé chez moi. » dit Will en ouvrant la porte. « Entre, je t'en prie. »

Il lança les clés dans une coupole dans l'entrée, et enleva son t-shirt trempé de sueur ainsi que ses chaussures.

« Je vais prendre une douche. Fais comme chez toi, en attendant. »

« Et si j'ai envie de te rejoindre sous la douche ? » tenta Connor, qui salivait en matant la chute de reins transpirante de Will.

« Ferme à clé, dans ce cas ! » répondit ce dernier, avant de disparaître dans un étroit couloir.

Satisfait de la réponse, Connor ferma la porte et poussa les deux verrous – en haut et en bas de la porte – laissa son sac par terre et enleva sa veste. Il suivit la même direction que Will. La douche était plus petite que la sienne, mais assez grande pour deux hommes de leur carrure, et séparé par un rideau de douche tout ce qu'il y a de plus classique. Connor se déshabilla en quelques secondes, excité comme un jeune puceau qui avait sa première gaule, et se faufila derrière le rideau qui grinça en annonçant sa présence. De dos, Will était aussi sexy que de face. Sa chute de reins était tout aussi alléchante que ses abdos, dont il n'avait pas soupçonné l'existence jusqu'à leur première nuit ensemble.

« Tu vas continuer à mater mon cul ou bien tu vas me toucher ? »

« Le jury délibère. » répondit Connor, espiègle.

Il ne vit pas Will lever les yeux au ciel, mais il l'imagina sans mal. A la place de ses reins et de son cul d'enfer, il fut face à l'érection de Will lorsque ce dernier se retourna pour lui faire face.

« Tu vas rester planter là, ou venir m'embrasser ? »

« Je n'ai pas le droit d'admirer la vue ? » demanda Connor, en levant les yeux vers lui, cette fois.

Ouh la, qu'est-ce qu'il était sexy, tout ruisselant d'eau !

« Tu auras tout le temps de me reluquer quand je serai attaché à mon lit avec la fameuse cravate. »

Il n'en fallut pas plus pour faire réagir Connor. Il plaqua sa bouche à la sienne, se hissant sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur et dévora sa bouche. Will posa ses mains sur lui, le tourna vers le jet d'eau pour qu'il se retrouve bien trempé lui aussi. Ce n'était pas la première fois qu'ils se retrouvaient ainsi. Ils s'étaient échangé des caresses lubriques dans la douche de Connor deux soirs plus tôt, après leur toute première fois, mais ils n'avaient pas le même espace, cette fois, aussi se contentaient-ils de baisers langoureux et de caresses impatientes.

Enroulé d'une serviette – à quoi bon s'habiller ? – Will récupéra sa commande au livreur à qui il ouvrit la porte. Le livreur était un étudiant, semblait-il, et il ne se priva pas pour mater Will ouvertement.

« Y a rien à voir, je suis déjà pris. » claqua Will avant de lui claquer la porte au nez.

« Tu devrais éviter d'ouvrir la porte à moitié nu, la prochaine fois. » lui dit Connor, aussi peu vêtu que lui. « Sauf si c'est moi. »

« Evidement ! » ricana Will, en posant le sac sur la table de sa cuisine.

« Et si on allait directement au lit ? » geignit Connor, alors que son compagnon sortait plusieurs plats du sac. « J'ai envie de toi. »

« Et moi, j'ai faim alors on va manger et prendre des calories avant d'aller les brûler au lit. » répliqua Will. « Je croyais que c'était moi, le plus immature de nous deux. »

A contrecœur, Connor s'attabla et prit un plat. Ils mangèrent, et Will demanda à Connor de lui conter ce qu'il avait raté après son départ à l'hôpital.

« Pas grand-chose. » répondit Connor.

Will rangea les restes au frigo, et jeta les emballages vides, et s'empara d'une bière qu'il tendit à Connor. Ce dernier ne lui laissa pas le temps d'en prendre une deuxième et le tira par le bras jusqu'à la chambre.

« Hey, moi aussi je veux une bière. » protesta Will.

« Oh mais, tu vas en avoir. » assura Connor.

Il posa la sienne sur la table de nuit, et en ouvrit le tiroir. Il sourit. Il y avait tout ce dont il avait besoin. Du lubrifiant et des capotes, qu'il sortit et posa sur la table de nuit. A portée de mains.

« La cravate ? » demanda-t-il à Will.

Ce dernier alla ouvrir un tiroir de sa commode et en sortit la fameuse cravate bleue que lui avait offerte Connor. Il la lui tendit. Il la posa sur la table de nuit. Là, il ôta la serviette de chacun, et poussa Will sur le lit.

« Allonge-toi au milieu ! » ordonna Connor.

Il attendit, puis grimpa à son tour sur le lit et chevaucha Will. Il prit la cravate, et sans qu'il ne lui demande, Will joignit les poignets devant lui et une minute plus tard, il se retrouva attaché à la tête de lit.

« Putain, je n'ai jamais rien vu d'aussi sexy et bandant ! » dit Connor.

« J'espère que je ne vais pas être celui qui écarte toujours les jambes. » dit Will, non sans une pointe d'excitation non feinte.

« Oh j'ai bien l'intention de prendre mon pied aussi. » affirma Connor. « Peut-être un peu plus tard. »

Il se pencha et l'embrassa, caressant son torse en même temps. Le beau brun s'insérant entre les cuisses de Will, s'agenouillant et leurs sexes palpitèrent quand ils se frôlèrent. Tendant le bras vers la table de nuit, Connor s'empara de la bière, la décapsula et but une gorgée. Il en prit une autre mais ne l'avala pas. Il reposa la bouteille, se pencha vers la bouche de Will qui comprit sans mal ce qu'il avait l'intention de faire. Il ne le repoussa pas, bien au contraire, et ouvrit les lèvres. Le liquide alcoolisé et épais se versa dans sa gorge, puis la bouche de Connor prit possession de la sienne. Il n'avait pas joué avec un homme de cette façon depuis trop longtemps. Connor aimait quand son partenaire était ouvert à cela. Jouer au lit, il n'y avait rien de plus excitant pour le beau brun, et que Will se laisse attacher dans son propre lit comme ça à la merci de son amant qu'il ne connaissait que depuis quoi ? Deux mois ? Non, Connor n'allait pas laisser Will Halstead lui filer entre les doigts. Se redressant après un baiser passionné, Connor posa ses mains sur les poignets attachés de Will, et le caressa, glissant jusqu'à son torse. Il effleura ses tétons du bout des doigts, suivant la fine ligne de poils roux sur son torse, puis sous son nombril jusqu'à son pelvis. Il remplaça ses doigts par sa bouche, d'abord dans son cou qu'il cajola et suça plus que de raison.

« Ne me laisse pas de marque. » le prévint Will, s'arquant sous son corps.

Sa turgescence cogna celle de Connor.

« Reste tranquille. » ordonna calmement son amant.

Il le mordit assez fort pour laisser une marque.

« Putain, Connor ! » claqua Will.

« Tu n'auras qu'à dire que t'as eu un coup d'un soir assez sauvage. » ricana Connor.

Il consola Will d'un long baiser.

« Ne fais pas cette tête, beau gosse. » Il frotta son nez contre le sien. « Tu pourras toujours la masquer. »

« Parce que tu crois que je suis genre à avoir du fond de teint à disposition ? » railla Will.

« Bon, t'as fini de te plaindre ? » demanda Connor.

« Ça dépend. » dit Will. « T'as prévu quoi pour te faire pardonner ? »

« Et si j'te suçais ? » proposa Connor.

« Oh oui, très bonne idée ! » approuva Will.

Après un énième baiser, Connor prit le tube de lubrifiant et en versa sur les doigts de sa main gauche.

« Ecarte un peu plus les jambes. Super ! » dit-il quand Will obtempéra.

Il inséra ses doigts en lui, obtenant immédiatement la réaction qu'il souhaitait. Will s'arqua, s'offrant ainsi plus en profondeur aux caresses de son compagnon. Traçant une ligne de baisers sur sa peau, Connor lécha le contour de ses abdos. La passion de Will pour le chocolat n'était un secret pour personne. Connor se demandait comment il pouvait en avaler des tonnes et garder ce physique qui l'avait excité dès le premier jour. Il n'était pas maigrelet non plus, mais il n'avait aucune trace de graisse. S'il ne faisait que du jogging quelques jours par semaine avec leur emploi du temps de folie, ceci pourrait expliquer cela, mais Connor n'y croyait pas. Hum, il lui poserait la question plus tard. Arrivée à l'objet de sa convoitise, il le lécha de la base au bout de son sexe, qu'il embrassa dans le sens inverse. Tout se faisant, il fit bouger ses doigts en lui. De son autre main, il empoigna le sexe de son amant et le caressa d'abord lentement, puis plus fort lorsqu'il le lui demanda. Connor se fit une nouvelle note mentale : demander à Will s'il était porté sur le sexe un peu brutal. Si la réponse était oui, alors Connor serait foutu. Il serait foutu dans le sens où jamais, mais vraiment jamais, il ne laisserait partir l'autre homme. Il resserra donc sa poigne autour de sa verge tout en continuant de le baiser de ses doigts. Assoiffé de sa saveur, il le reprit en bouche et le suça, s'accompagnant de sa main qu'il n'avait pas ôté de son membre.

Will n'avait rien contre le fait d'être celui qui recevait plutôt que celui qu'il donnait, lorsqu'il couchait avec un homme. Même s'il avait bien l'intention de rendre la pareille à Connor, il se laissa complètement aller entre ses mains expertes. Il aimait aussi quand le sexe était un peu plus brut. Il aimait quand son partenaire lui donnait un peu plus de vigueur. C'est pour ça qu'il n'avait pas rechigné à se laisser attacher. Connor n'en avait pas profité pour prendre l'ascendant sur lui, une chose que Will n'aurait jamais accepté, cependant. Mais avec Connor, ça avait un côté érotique vachement excitant. Peut-être était-ce un côté de leur liaison qu'ils devraient explorer.

« Connor… Connor je vais jouir ! » lui dit-il.

Aussitôt, le chirurgien ôta ses doigts de son anus et libéra son sexe de sa bouche. Enroulant un préservatif autour de son sexe massif qui avait durcit tout au long de ses préliminaires, Connor le pénétra d'un seul coup, touchant sa prostate, mais il ne bougea pas. Il voulait empêcher Will de jouir trop vite. Attendant que son plaisir retombe, il joignit leurs bouches, caressa sa langue.

« C'est bon ? » lui demanda-t-il.

« Oui, tu peux y aller. » dit Will.

Avant, Connor releva les jambes de Will un peu plus, les enroulant autour de lui puis glissa ses avant-bras dans le dos de Will. Sa première pénétration fut comme un choc électrique. Will le sentit jusque dans chaque terminaison nerveuse de son corps. Il n'a jamais été rempli de cette façon. Il n'eut pas besoin de davantage pour savoir qu'il allait le sentir en lui pendant des heures après ça. Une sensation qu'il n'avait pas eue depuis longtemps. Acceptant ces coups de butoirs avec une certaine soumission, Will rejeta la tête en arrière. Ce geste rendit Connor frénétique, et accéléra. Les picotements dans le creux de ses reins l'informèrent qu'il n'allait pas tarder à jouir.

« Will… »

« Moi aussi ! » s'étrangla ce dernier.

Connor se déversa dans le préservatif, et Will explosa entre leur corps. Le souffle haletant, Connor détacha les poignets de Will et les prit entre ses mains pour les masser. Il se retira, s'adossa contre la tête de lit et attira son compagnon contre lui. Tous deux se moquèrent de transpirer et d'être collant de la semence de Will.

« C'est un peu prématuré de l'affirmer, mais je ne vais jamais te laisser partir. » dit Connor, en prenant sa bière et d'en avaler une gorgée.

Il donna la bouteille à Will, qui l'accepta avec plaisir.

« T'es sûr de toi ? » demanda-t-il, un sourire en coin. « Je suis difficile à vivre. »

« Je suis au courant. » répondit Connor. « Mais je n'ai pas ressenti ça avec un mec depuis la fac. Elle te vient d'où cette soumission, au pieu ? »

« Aucune idée. » dit Will en haussant les épaules.

Ils se partagèrent la bouteille de bière chacun leur tour.

« Quand je couche avec un mec, j'aime bien quand mon partenaire prend les choses en main comme tu le fais. Ça ne m'est pas arrivé souvent, et personne ne t'arrive à la cheville. »

« Ouais, je suis doué ! » se vanta Connor.

« Sur ce coup-là, je ne peux pas te contredire. » sourit Will.

Ils furent interrompus par la sonnerie d'un portable. Celui de Will.

« Tu peux regarder qui c'est, s'il te plaît ? »

Posant la bouteille de bière vide sur la table de nuit, Connor s'empara du portable de Will qui était en train de charger, et qui sonnait toujours.

« C'est Natalie ! » dit-il, sentant une pointe de jalousie l'envahir.

« Laisse sonner. » souffla Will, qui bâilla.

Il quitta tout de même les bras confortables de Connor et quitta le lit. Connor le rejoignit très vite quand il entendit la douche couler.

Après avoir enlevé les draps couverts de sueurs et de sécrétions sexuelles, le couple se glissa dans la fraîcheur de ceux qu'il venait de remplacer. Face à face, Will soupira quand son téléphone émit un bip. Il s'en empara. Un message de Natalie.

Je voulais simplement m'assurer que tu allais bien. Je sais que la journée d'hier n'a pas été facile pour toi, mais sache que si tu as besoin de parler, ou pas, tu peux compter sur moi et venir me voir. Bises, Natalie !

Il ne répondit pas, et reposa son téléphone avant de se rallonger face à Connor, qui avait enroulé un bras autour de sa taille, qu'il caressait distraitement.

« Je ne savais pas qu'elle était intéressée par toi. » dit Connor.

« Moi non plus. » dit Will. « Elle m'a proposé d'aller boire un verre avec elle, hier soir. J'ai refusé, et elle l'a mal pris, même si elle n'en a rien dit. Je l'ai vu dans ses yeux. »

« Je sais qu'elle te plaît, et que t'as été là pour elle quand elle était enceinte. » dit Connor. « Qu'est-ce qui a changé ? »

« Toi ! » dit Will. « T'as déboulé dans ma vie comme un boulet de canon. Même avant que ça commence toi et moi, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à toi malgré qu'on se soit engueulé chaque fois qu'on en avait l'occasion. »

« Je ne te l'ai pas encore dit mais, chaque fois qu'on se prenait la tête pour un patient, j'avais envie de te plaquer contre un mur et de te baiser sans préambule. » lui apprit Connor.

« Pareil pour moi, sauf que je te giflais d'abord. » admit Will. « On est sûrement masochiste. »

« Tu trouves ? » pouffa Connor.

« Bref, pour en revenir à Natalie, mon attirance pour elle n'avait rien de bon. » reprit Will. « Elle était enceinte et veuve quand je l'ai rencontré. Je n'aurais jamais dû me laisser aller à la désirer. »

« Tu sais qu'elle va devoir me passer sur le corps si elle veut tenter sa chance avec toi ? » lui dit Connor. Son partenaire sourit. « Je suis sérieux, Will. Quand je t'ai dit que je n'aurais pas calculé Zanetti une seule seconde si j'avais su que t'aimais les mecs, je ne te mentais pas. »

« Je sais ! » Will l'embrassa. « Tu devrais dormir. T'as travaillé toute la nuit. »

« Tu ne vas pas me jeter dehors, hein ? » marmonna Connor, très vite rattrapé par la fatigue.

« Je suis mesquin mais pas à ce point ! »

Will s'allongea sur le dos, et Connor se colla contre son épaule, passant un bras par-dessus lui.


Je vous réserve des tas de surprises pour la suite. J'espère que les scènes de sexes ne vous dérangent pas, parce que depuis que j'écris du M/M je me lâche de plus en plus *-*

A dimanche !

Bises, Aurélie !