Disclaimer : Les personnages de Chicago Med, et de ses spin-off ne m'appartiennent pas !

Hey,

J'avais demandé 2 reviews sur le chapitre 3 pour poster jeudi [demain], j'en ai eu 5, alors je vous poste avec un jour d'avance *-*

Ce chapitre va vous surprendre, je vous le garantis. Bonne lecture !


Quelques jours plus tard !

Will avait à peine terminé son service lorsqu'il reçut un message de Connor. Simple. Sans passer par quatre chemins.

[De Connor]

Je suis à la maison.

Il ne lui a pas fallu très longtemps pour quitter l'hôpital et rejoindre son amant, qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs jours. Il entra dans le luxueux appartement sans prendre la peine de frapper, possédant un double des clés.

« Connor ? »

Ce dernier apparut de la chambre, et les deux hommes se jetèrent sur l'autre, leurs bouches entrant en collision pour un baiser fougueux et affamé. Connor lui dévora la bouche jusqu'à l'essoufflement.

« Tu m'as manqué ! »

« Pareil, beau gosse ! »

« Enlève ça ! » grogna Connor, en lui ôtant sa veste qu'il laissa tomber par terre. « Et ça ! »

Il tira sur son pull. Débarrassé du vêtement, Will souleva Connor, qui s'enroula autour de sa taille et de son cou, leurs bouches de nouveau collées, et se dirigea vers la chambre.

Repus après un long moment à se perdre l'un dans l'autre, transpirant de sueur et de désir, le couple était allongé face à face. Ils n'avaient pas bougé du lit. Leurs jambes étaient emmêlées, leurs mains se touchaient comme pour s'assurer que l'autre était bien présent.

« T'es enfin rentré. » dit Will.

« Ouais ! » souffla Connor. « Il était temps. Tu me manquais trop et j'avais peur que Natalie tente encore de te mettre le grappin dessus. »

« Je te l'ai dit l'autre jour, elle sait que je sors avec toi. » dit Will. « Et elle sait surtout que c'est très sérieux. »

« Mouais, je vais avoir une conversation avec elle pour en être sûr. » dit Connor.

Will leva les yeux au ciel. Il ne savait pas Connor aussi jaloux, et il le lui en fit part.

« Il faudra t'y faire. » répondit Connor, qui poussa Will sur le dos pour grimper sur lui.

« Encore ? » s'écria Will, amusé et ébahit par l'endurance de son amant.

« Ouais ! » Le beau brun lui mordilla le cou. « Je ne te croirais pas si tu me disais que tu n'en as pas envie. »

Et pour appuyer sa certitude, il enroula ses doigts autour de l'érection de Will, qui finit par durcir pleinement à sa prise.

« D'accord, d'accord. T'as gagné j'en ai encore envie, mais on pourrait peut-être continuer sous la douche ? » suggéra Will. « On est… un peu crade. »

« Je ne t'ai pas vu, ni baisé pendant cinq jours. » lui fit remarquer Connor. « Tu ne croyais tout de même pas que j'allais me montrer tout gentil ? »

« Non, bien sûr que non ! » le taquina Will. « Bon, cette douche ? »

Connor marmonna un rabat-joie mais se leva tout de même du lit.

Plusieurs semaines plus tard !

Après avoir fait son ménage et sa lessive, Will avait pris son sac de sport et était allé dans la salle de gym où il se rendait chaque semaine durant son jour de repos. Il lui arrivait aussi d'y aller juste avant son service à l'hôpital. Dans ces moments-là, il se réveillait plus tôt pour faire son sport, et il se douchait sur place avant de rejoindre le Med. Mais ce jour-là, Will était de repos, mais il se doucha quand même dans les vestiaires de la salle de sport avant de s'arrêter dans un café sur le chemin du retour. Il rentrait à pied, son appartement et la salle ne se trouvant qu'à un quart d'heure de marches. Il commanda un jus de fruits bien tonic, et se remit dans la file d'attente sur le côté. Il sortit son téléphone, où il y avait un message de Connor.

[De Connor]

Dis-moi que t'es plein de sueur. T'es tellement sexy quand tu transpires.

Will lâcha un rictus.

[De Will]

Non, plus maintenant, espèce de pervers.

[De Connor]

T'adores ça. Faut que j'aille au bloc. Je t'aime.

Will répondit, et rangea son téléphone dans sa poche…

« QUE PERSONNE NE BOUGE ! »

Des cris. Des bruits de verres qui se cassent derrière le comptoir. La porte qui claque. Mais l'homme qui venait d'entrer la referma en poussant le verrou et en levant son arme devant lui.

« A TERRE ! ALLEZ, TOUT LE MONDE A TERRE ! »

Les clients ainsi que le personnel toujours présent obtempérèrent. Will fut tenté l'espace d'une seconde de sortir son téléphone mais oublia cette idée. Il était calme. Certes il n'était pas policier, mais il y avait de très fortes chances que l'équipe des Renseignements débarquent sous peu. Jay serait là. Il fit comme les autres clients et s'asseya par terre. Il observa l'homme. Il ne devait pas avoir plus de vingt, vingt-deux ans. Il était typé mexicain et portait un jean et un sweat à capuche. L'arme qu'il avait à la main était un Glock. Il la reconnaissait car Jay avait la même. L'homme – ou plutôt le jeune homme – semblait nerveux, affolé, et complètement paumé. Peut-être que Will pourrait le tirer à son avantage. Il allait d'abord attendre que la police arrive sur les lieux.

A l'extérieur !

Le Sergent Hank Voight et son unité des Renseignements, arrivèrent dix minutes après que les secours furent appelés. Sur place, en uniforme de patrouille, Kim Burgess et Sean Roman étaient arrivés juste après un appel de soutien des deux officiers qui avaient pourchassé le preneur d'otage.

« Burgess, qu'est-ce qu'on a ? » demanda Voight.

« Rafael Espinoza, vingt-et-un an. Il est entré dans ce café et a pris toutes les personnes présentes en otages. Trois clients ont réussi à s'enfuir avant qu'il ne verrouille la porte d'entrée. » expliqua Burgess. « Les officiers… » Elle pointa les deux policiers de patrouille qui avaient été à la poursuite de Rafael. « … l'ont poursuivi depuis plusieurs pâtés de maison alors qu'il s'enfuyait de chez lui. D'après eux, la police a reçu un appel anonyme disant qu'il avait vu un homme de la description de Rafael se disputer puis tuer son propriétaire. La criminelle est sur les lieux. »

« Très bien. » dit Voight avant de se tourner vers son équipe. « Ruzek et Atwater, vous allez chez Espinoza et vous essayez de glaner toutes les infos que vous pouvez. Jay, appelle Mouse et dis-lui de trouver tout ce qu'il peut sur Espinoza. »

« Entendu, patron ! »

Voight regarda ensuite Erin Lindsay.

« Trouve-moi le numéro de téléphone de ce café. Je veux pouvoir établir le contact avec lui. »

Le lieutenant acquiesça.

« Vous savez combien il y a d'otages, là-dedans ? » demanda-t-il aux deux officiers de son district.

« Une dizaine, d'après les clients qui ont réussi à sortir. » répondit Roman. « Il se pourrait qu'il y ait une femme enceinte, mais ce n'est pas sûr. »

« Bien, appelez une ambulance mais dites-leur bien de ne pas activer la sirène. Je veux qu'on se prépare à toute éventualité. » dit Voight.

« J'ai appelé le numéro du café, pour faire un essai, mais je n'ai aucune tonalité. » dit Erin. « Il a dû débrancher le téléphone. »

« Bien, on va faire en sorte qu'il le rebranche. » dit Voight.

Dans le café !

Si les otages étaient fébriles et apeurés, Will, lui, demeurait calme.

« Rafael Espinoza, ici le Sergent Hank Voight. »

Dieu merci, se dit Will !

« Rebranchez le téléphone du café qu'on puisse parler, vous et moi. »

« Vous devriez faire ce qu'il dit. » dit Will.

« Ferme-là, toi ! » claqua Rafael.

« Si tu tiens à sortir d'ici en vie, je te conseille de faire ce que te dit Voight. » continua Will. « S'il n'a pas de réponse de ta part très vite, il va trouver un moyen d'entrer ici en force et tu seras mort avant d'avoir pu réagir. Je peux lui parler si tu veux. »

« Taisez-vous ! » grommela Rafael.

« Ecoutez Rafael… » Will se leva en gardant les mains levées devant lui, surtout que Espinoza pointa son arme vers lui. « Je ne suis pas une menace pour vous, je suis médecin, pas flic, au contraire des gens qui sont dehors et qui doivent déjà avoir bouclé toutes les sorties. Je peux t'aider. »

« Et comment ? » demanda Espinoza.

« Ce type, le Sergent Voight, c'est le patron de mon frère. » expliqua Will. « Tu ne veux pas leur parler ? D'accord, laisse-moi le faire à ta place. Je ferais le tampon entre vous deux. Ce sera le seul moyen pour toi d'assurer ta survie, et pour moi de m'assurer que tous ces otages ressortent d'ici sans casse. »

« Je… je ne veux faire de mal à personne. » dit Espinoza. « Mais la police me croit coupable et… »

« Coupable de quoi ? » demanda Will.

Plus il aurait d'information, plus il pourrait donner du contenu à Voight.

« Mon proprio s'est fait buter et on veut me faire porter le chapeau. »

« D'accord, si tu n'as rien fait, je peux te garantir que Voight trouvera le vrai coupable. » dit Will. « Si tu ne veux pas rebrancher le téléphone, laisse-moi sortir mon portable et appeler mon frère. Je mettrais le haut-parleur et tu pourras tout entendre. Tu sauras que je n'essaie pas de te rouler. »

Rafael hésita longuement.

« Rafael, je veux simplement m'assurer que les otages vont bien. » refit la voix de Voight.

Le jeune homme armé finit par hocher la tête en direction de Will. Ce dernier porta lentement la main à la poche de sa veste et en sortit son téléphone. Là, il chercha le numéro de Jay dans ses contacts, l'appela et mit le haut-parleur. Il posa le téléphone sur la table entre lui et Rafaël.

« Will, ce n'est pas le moment, là ! »

« Jay, je suis dans le café. Je fais partie des otages. »

Jay cru que son cœur allait cesser de battre.

« Quoi ? Comment ça tu fais partie des otages ? »

« Passe-moi Voight ! »

Complètement abasourdi, Jay passa son téléphone à Voight, qui posa le mégaphone sur le toit d'une voiture de police.

« Ici Voight ! »

« Voight, c'est Will. Je suis à l'intérieur du café… »

Le Sergent jeta un œil à son Lieutenant, dont le visage était peigné d'inquiétude.

« Je t'écoute, Will ! »

« Les otages vont bien. Un peu secoué, mais ils vont bien. »

« On m'a dit qu'il y avait une femme enceinte, parmi vous. »

« Oui, je vais garder un œil sur elle. Ecoutez Voight, Espinoza dit qu'il est innocent. »

Il y eut une conversation étouffée à l'autre bout du téléphone, avant que Will ne reprenne.

« Il ne veut faire de mal à personne, il veut seulement qu'on le croit. Les otages vont bien, et il n'a pas tiré un seul coup de feu. »

« Très bien, on va mener l'enquête. Rafael, tu m'entends ? »

Après un bref silence…

« Oui, je vous entends ! »

« Je suis prêt à t'écouter. » Il mit le haut-parleur sur le portable, et fit signe à Erin et Al de s'approcher. « Explique-moi pourquoi tu t'es enfui. »

Rafael raconta la même chose qu'il avait dit à Will.

« Je n'ai jamais eu de problème avec mon proprio. C'est un coup monté. »

« Dis m'en plus. Qui aurait tout intérêt à te voir derrière les barreaux ? »

« Je ne sais pas moi. Je n'emmerde personne. J'ai un travail honnête et je m'occupe de mes affaires. »

« Très bien, Rafaël. Si tu me promets de ne pas faire de mal aux otages, je vais faire ce que je peux pour trouver ce qui s'est passé. »

« C'est… c'est tout ce que je demande. »

« Les otages… »

« Il ne leur arrivera rien. »

Voight raccrocha après avoir échangé quelques paroles avec Will. Il rendit son téléphone à Jay, qui était sorti de sa torpeur.

« Garde-le près de toi. » lui dit Voight. « Rappelle Mouse et vois ce qu'il a pu trouver sur notre gars. »

Son propre téléphone sonna.

« Je t'écoute, Adam ! »

« L'appartement du proprio a été mis à sac mais pas comme une bagarre. Le médecin légiste dit qu'il n'y a eu aucune résistance. Il a été pris par surprise, apparemment. Mais tout l'appart a été mis sens dessus dessous pour faire croire à une altercation. »

« L'arme du crime ? »

« Un couteau de cuisine. Le labo l'a déjà emballé et on devrait avoir les empreintes d'ici une heure ou deux. La mort du proprio remonte à cette nuit vers deux heures du matin. »

« Creuse dans la vie du proprio, essaie de savoir s'il avait des ennemis. »

Il raccrocha.

« Mouse n'a rien trouvé de louche dans la vie d'Espinoza. » raconte Jay. « Il a deux boulots. Il bosse comme peintre pour une boîte privé et il a un boulot de barman dans un club dans les beaux quartiers où il bosse le soir et une partie de la nuit. »

« Al, appelle le Procureur pour un mandat. Je veux les vidéos de surveillance de ce club et savoir si Espinoza bossait au moment du meurtre. Adam dit que le proprio est mort vers deux heures du matin. Prends Burgess et Roman avec toi. »

Le Lieutenant et les deux officiers s'éloignèrent.

« Jay… »

« Je ne vais nulle part, patron. » le contra Jay. « Mon frère est là-dedans, et il n'est pas question que je m'en aille. »

« D'accord, mais tu restes calme. » lui dit Voight.

« Je ne te promets rien. » dit Jay

C'est tout ce que Voight eut comme 'promesse'.

« Rafael, tu me permets d'aller voir cette femme, là-bas ? » Will lui montra une femme enceinte, assise par terre et qui avait les deux mains posées sur son ventre.

« O… oui allez-y ! »

Will s'approcha de la femme enceinte et s'agenouilla près d'elle.

« Comment vous vous appelez ? » demanda-t-il en prenant son poignet dans sa main pour prendre son pouls.

« Deborah ! »

« Bonjour Deborah, je m'appelle Will. Je travaille au Chicago Med. » dit-il. « Respirez plus lentement, ça va aller. A combien êtes-vous ? »

« Huit mois ! » répondit-elle. « J'ai peur ! »

« Ça va aller ! » la rassura-t-il. « Vous avez des contractions ? »

« Je… je ne sais pas. Je ne crois pas. »

Will se leva et alla derrière le comptoir. Il prit une bouteille d'eau et alla la donner à Deborah.

« Buvez lentement, comme ça. »

« Merci ! » souffla-t-elle.

Il retourna voir Rafael.

« Il faut que tu la laisses sortir. Elle est enceinte de huit mois, et elle a très peur. » lui dit-il. « A ce stade de la grossesse, le travail peut commencer et elle a vraiment besoin de voir un médecin. »

« Je… je ne sais pas je… »

« Hey, Rafael ! » fit Will sans le quitter des yeux, et parla d'une voix calme et rassurante. « Le travail peut se déclencher n'importe quand, et dans ces conditions c'est très dangereux pour la mère et le bébé, et pour éviter qu'il leur arrive quelque chose il faut les conduire à l'hôpital. En la relâchant, tu prouves à Voight que tu coopères et que tu ne cherches pas à blesser qui que ce soit. Laisse-la partir. »

Rafael était perdu. Il était apeuré, et ça Will le vit bien, mais il garda collé au visage un sourire confiant et rassurant.

« D'accord, mais juste elle. Pour le bébé ! » dit-il.

« Juste elle ! » acquiesça Will.

Il prit son téléphone et rappela Jay, qui lui passa Voight.

« Rafael accepte de libérer la femme enceinte, mais seulement elle. » dit-il après avoir mis le haut-parleur.

« Ok, ça me va ! »

« Où… où en est l'enquête ? Vous avez trouvé le vrai coupable ? » demanda le jeune homme armé.

« On y travaille. Dis-moi, où étais-tu à deux heures du matin ? »

« J'ai bossé jusqu'à quatre heures, je n'ai pas pu le tuer. Vous pouvez vérifier, je travaille au club RedBlue cinq soirs par semaine. »

« Bien, on va vérifier tout ça. Will, il y a deux ambulancières qui vont attendre avec Jay devant la porte. »

« Ok, je fais sortir la femme. »

Will raccrocha.

« C'est qui ce Jay ? » demanda Rafael.

« C'est mon frère, tu te rappelles ? » répondit Will. « Il ne va pas entrer, il accompagne les ambulancières par précaution. »

Il alla voir Deborah, et l'aida à se relever.

« Doucement, voilà ! »

Ils avaient fait à peine quelques pas que la poche des eaux se rompit et éclaboussa le sol.

« Oh non, non, non, non ! » geignit Deborah. « C'est trop tôt non ! »

« Ça va aller ! » Wil la fit marcher jusqu'à la porte. « On va vous conduire à l'hôpital et les médecins s'occuperont de vous. »

« Je ne peux pas accoucher maintenant. » sanglota-t-elle, alors que Will déverrouilla la porte.

Les ambulancières n'étaient pas de la caserne 51.

« Deborah, regardez-moi ! » Will posa ses mains sur ses épaules et attendit qu'elle la regarde dans les yeux. « Tout ira parfaitement bien. Oui vous avez perdu les eaux à un mois du terme, mais ça ne veut pas dire que votre bébé est en danger, alors respirez. Voilà ! » dit-il après qu'elle ait pris une profonde inspiration. « Tout ira bien. »

Il ouvrit la porte, et les ambulancières prirent aussitôt la future maman en charge. Une fois qu'elle fut sur le brancard, le groupe s'éloigna, y compris Jay qui échangea un regard de connivence avec Will. Ce dernier était peut-être l'aîné, mais ça n'empêchait pas son petit frère de se faire du souci pour lui. Après tout, Will s'était tourné vers la médecine. La situation dans laquelle il se trouvait était plus du ressort de Jay, militaire de formation et Lieutenant de Police depuis quelques années. Il avait l'habitude des prises d'otages, des situations stressantes etc… Pas Will.

Will referma la porte du restaurant et retourna vers le comptoir quand tout à coup, il vit un des otages se jeter sur Rafael pour lui prendre son arme.

« NON, NE FAITES PAS ÇA ! » cria-t-il.

Les deux hommes se battaient, quand le coup parti…


Et un petit cliffhanger, un *-* La suite, au prochain épisode, dimanche !

Bisous !

Aurélie !