Disclaimer : Les personnages de Chicago Med, et de ses spin-off ne m'appartiennent pas !
Hello,
Oui je sais, j'ai été vache de vous laisser avec une incertitude sur le chapitre précédent, mais c'est comme ça. Voici donc la suite, et bonne lecture :)
A l'extérieur !
Le coup de feu retentit…
« Allez, emmenez-là, vite ! » ordonna Voight aux ambulancières.
Quand le coup de feu avait retenti, tel un coup de tonnerre, Jay et Erin s'étaient mis en position aux extrémités de l'entrée du café, arme à la main.
« Allez, on entre ! » ordonna Voight.
Jay ouvrit la porte et Erin entra la première, arme levée.
« POLICE, LES MAINS EN L'AIR ! »
Jay entra à sa suite, Voight et Olinski derrière lui. Là, il vit Will par terre, entouré d'une mare de sang.
« WILL ! »
Il rangea son arme et se rua sur son frère. La balle avait touché un poumon. Jay appuya le plus fort possible sur la blessure pour tenter de stopper l'hémorragie. Focalisé sur son frère, il n'entendit pas Voight appeler une ambulance.
« Hey, hey, William, reste avec moi. » Jay lui tapota la joue de l'autre main. « Regarde-moi, Will. »
Ses yeux papillonnèrent. Bien, il était en vie.
« Accroche-toi, frangin ! » dit Jay.
L'ambulance arriva. Jay fut soulagé de constater qu'il s'agissait de Gabriella Dawson et Sylvie Brett.
« La balle a traversé. Son poumon est touché, et sa respiration est saturé. » dit Gabby, en enlevant son stéthoscope. « Il faut vite l'emmener au Med. »
Une fois Will dans l'ambulance, Jay ne demanda pas la permission à Voight et monta à l'arrière du véhicule. Il savait que son patron ne lui en tiendrait pas rigueur. Il s'agissait de son frère aîné, merde ! Les portes se refermèrent derrière Sylvie.
« Garde ta main sur sa blessure, s'il te plaît ! » lui dit-elle.
Gabby conduisait, gyrophare à fond et le pied sur l'accélérateur.
« Tiens bon, Will ! » souffla Jay.
Quand ils arrivèrent au Med cinq minutes plus tard, Will avait légèrement pâlit suite à la perte de sang, et Jay en avait les mains couvertes. Le sang de son frère. La bile lui monta mais se retint.
Juste avant l'arrivée de l'ambulance !
Connor avait passé les deux dernières heures à travailler aux urgences en l'absence de Will, avec la boule au ventre. Juste après le dernier texto, il n'avait plus eu de nouvelles, et ce n'était pas faute d'avoir essayé de le joindre. Il tentait de se rassurer en se disant qu'il devait être rentré chez lui après son sport, et qu'il prenait quelques heures de sommeil. Son téléphone sans doute en mode Ne pas déranger. Oui, ça devait être ça. Et il faisait en sorte que personne ne se rende compte qu'il était inquiet. Il n'en voulait pas à Will de vouloir garder leur relation secrète, il le comprenait très bien même. Et puis c'était assez excitant de se voir en secret. De toute façon, Connor était suffisamment amoureux de son urgentiste pour patienter autant de temps qu'il faudrait. Jamais il n'avait ressenti ça pour qui que ce soit. Femme ou homme. La première fois qu'il avait posé les yeux sur lui, il avait été pris d'un désir fulgurant. Sortir avec Samantha devait être un moyen de se débarrasser de ce désir, étant donné qu'il pensait Will hétéro, mais ça n'avait pas marché et son désir pour Will n'avait fait que croître.
« Docteur Rhodes ! »
Il leva la tête de l'ordinateur de la salle de repos pour voir Maggie qui venait d'ouvrir la porte.
« Un trauma par balle arrive. »
Il se leva et mit des gants.
« Docteur Choi, avec le Docteur Rhodes en salle Bagdad. On a un blessé par balle qui arrive d'ici deux minutes. » annonça Maggie.
« Je veux des poches de O-Neg et qu'on prépare la radio portable. » ordonna Connor. « Maggie, il va me falloir un bloc. »
« Le bloc n°2 n'attend que vous, Docteur Rhodes ! »
L'ambulance arriva, et ses portes s'ouvrirent sur Sylvie et Jay.
« C'est Will ! » dit le policier au chirurgien.
« Quoi ? » s'étrangla Connor, qui se rua sur le brancard. « Will ! »
Il écouta Sylvie et Gabby lui énoncer les symptômes et tout le tra-la-la tout en faisant rouler le brancard à l'intérieur des urgences jusqu'à la salle Bagdad. Merde, se dit Connor. Il ne pouvait pas opérer Will. Il pouvait, puisqu'ils n'avaient parlé de leur relation à personne, mais il savait qu'il ne réussirait pas à se concentrer à cent pour cent. Il n'y avait qu'une seule chose à faire, et tant pis si Will lui en veut pour ce qui allait suivre.
« Maggie, j'ai besoin que tu bipes le Docteur Latham et le Docteur Bekker ! » dit-il, avant d'aider à passer Will du brancard des ambulancières au lit de la salle Bagdad. « Maintenant ! »
Il ne resta pas inactif en attendant que son nouveau mentor et sa nouvelle collègue de cardio n'arrivent. Un culot de O-Neg fut injecté à Will en intraveineuse, et on le raccorda au monitoring cardiaque. Une radio fut rapidement faite avec la machine portable.
« Là, il a le poumon perforé. » dit Connor en montrant la blessure sur la radio.
« Il va s'en sortir ? » demanda Jay, devant la salle Bagdad.
« On va tout faire pour. » dit Ethan.
« Vous nous avez fait biper, Docteur Rhodes ? » demanda le Docteur Latham.
Qui arriva en salle Bagdad avec le Docteur Ava Bekker.
« April, la plaie recommence à saigner, fais pression dessus s'il te plaît ! »
L'infirmière monta à califourchon sur Will pour maintenir la main sur la blessure de son ami, et elle resterait ainsi jusqu'à ce qu'il soit conduit au bloc.
« Docteur Latham, j'ai besoin que vous et le Docteur Bekker preniez le relai et que vous opérez Will à ma place. » dit Connor.
« Docteur Rhodes, vous êtes parfaitement capable d'opérer ce genre de blessure. » dit le chirurgien, qui venait de voir le cliché de la radio toujours affiché sur l'écran.
« Docteur Latham, je vous en prie. Je ne peux pas l'opérer. » insista Connor.
« Connor… » intervint Ethan. « On perd du temps, tu peux le faire. »
« Je sais que je peux le faire mais je ne peux pas opérer mon petit ami. » répliqua Connor, sans avoir quitté son supérieur des yeux.
Will allait sans doute le tuer, mais il s'en fichait. Le plus important à l'instant, était de lui sauver la vie. Ava fut la première à bouger et, enfilant des gants, prit les choses en mains.
« On va au bloc ! » dit-elle en poussant le lit hors de la salle Bagdad après avoir remonté les barres sur le côté, imité par Ethan.
Mentor et élève ne se quittaient pas du regard.
« Docteur Latham… »
« Je vais m'occuper du Docteur Halstead ! » acquiesça le mentor.
« Merci ! » souffla Connor.
Il se retrouva seul dans la salle Bagdad, le cœur battant à mille à l'heure, et quand il baissa les yeux sur ses mains gantées, celles-ci tremblaient.
« Hey… » Jay s'était approché et l'obligea à le regarder.
« Je suis désolé Jay je, je pouvais pas… »
« Je sais. » le coupa Jay.
« C'est son sang ? » demanda-t-il, en désignant les mains du Lieutenant.
Jay sentit sa gorge se serrer, et hocha la tête.
« Viens ! »
Connor l'emmena dans la salle de repos, ayant enlevé et jeté ses gants sales au passage. Pendant que Jay se lavait les mains dans la petite salle de bain attenante, Connor alla s'asseoir sur le canapé et se prit la tête entre les mains. Il savait que quelque chose n'allait pas. Il l'avait senti.
« Connor… » Il leva la tête vers Jay. « Il faut que je prévienne mon père. »
« Qu'est-ce qui s'est passé, Jay ? » demanda le chirurgien, à la fois en colère et terrorisé.
En colère parce que quelqu'un avait tiré sur son homme, et terrorisé de le perdre alors qu'il était enfin heureux. Vraiment heureux. Il ne pouvait pas s'imaginer vivre sans lui. Plus maintenant. Jay lui fit un résumé des événements.
« Il faut que j'appelle mon père pour lui dire ce qu'il s'est passé, et ensuite que j'appelle Voight. Je suis monté dans l'ambulance sans même regarder derrière moi. »
« Je vais aller attendre près du bloc où il est opéré. » dit Connor en se levant. « Il va me tuer quand il va savoir que je nous ai sorti du placard. »
« Non, rassure-toi, il ne t'en voudra pas. » dit Jay. « Il est prêt à ce que ça se sache, Connor. Il t'aime, plus que tu ne le crois. Et il t'a présenté à notre père, ce qui n'est pas rien. T'es le bon, Rhodes ! »
Jay quitta la salle de repos et sortir de l'hôpital pour appeler son père, puis Voight. Connor esquissa un sourire. T'es le bon, Rhodes. Oui, et c'était la même chose pour lui. Il n'y aurait personne d'autre pour lui que William Halstead.
« Maggie… » dit-il en retournant aux urgences. « Je ne serai pas opérationnel tant que Will ne sera pas sorti du bloc. »
« Ne t'en fais pas, avec Ethan on se charge de tout. » dit Natalie. « Va auprès de lui ! »
« Merci, Nat ! »
Quand il était revenu d'Hawaii, il avait eu une longue conversation avec Natalie, qui s'était longuement excusé pour son comportement et pour avoir draguée Will. Elle était sincère, raison pour laquelle Connor lui avait pardonné. Il pouvait comprendre qu'elle ait été attirée par lui.
Au lieu de rester dans la salle d'attente, il observa l'opération depuis l'autre côté de la vitre depuis la pièce attenante. Il resta stoïque, et ne demanda pas où les chirurgiens en étaient. Le Docteur Latham était un chirurgien d'exception, et le Docteur Bekker, si on dépassait son côté antipathique et garce, était aussi un très bon médecin. Will était entre de bonnes mains.
« T'as intérêt à survivre, Will. Je ne peux pas vivre sans toi ! »
L'opération dura des heures. Will avait perdu beaucoup de sang, et il fit même un arrêt cardiaque qui faillit tuer Connor. Quand l'opération prit fin, le Docteur Latham se tourna vers la vitre qui séparait les deux pièces. Ils échangèrent un hochement de tête. Connor retourna dans le couloir, où l'attendait Sharon Goodwin. En la voyant, il sut qu'elle n'était pas venue uniquement pour prendre des nouvelles de Will.
« Vous êtes au courant ! » dit-il.
« Votre histoire avec le Docteur Halstead ne me regarde pas, mais nous en reparlerons plus tard. » lui dit-elle. « Comment va-t-il ? »
« L'opération a été compliqué, mais il va s'en sortir. » dit Connor.
« En effet ! » dit le Docteur Latham, qui les rejoignit. « Le Docteur Halstead a eu de la chance, la balle n'a touché aucune artère, bien qu'il ait perdu beaucoup de sang. Nous n'avons cessé de lui en transfuser durant l'intervention. La blessure étant importante, je l'ai placé sous respirateur et plongé dans le coma pour que son corps puisse reprendre des forces, et qu'il ne souffre pas. »
« Combien de temps allez-vous le laisser dans le coma ? » demanda Connor.
« Nous attendrons 48 heures, afin d'observer les changements et améliorations. » répondit le chirurgien. « Vous connaissez la procédure, Docteur Rhodes. »
« Oui, je la connais ! » soupira Connor. « Il aura des séquelles ? »
« Il devrait pouvoir retrouver la totalité de ses fonctions motrices de son épaule, mais la guérison de son poumon prendra du temps. » dit Latham.
« Je veillerais à ce qu'il fasse attention. » affirma Connor, avant de tendre sa main à son mentor. « Merci, Docteur Latham ! »
Bien qu'il n'aimât pas les contacts physiques, le Docteur Latham lui serra la main.
« Je vous en prie, Docteur Rhodes ! »
Soins Intensifs !
Assis sur une chaise près du lit, Connor veillait sur son compagnon. Le rythme cardiaque de Will était normal. Aussi normal que possible après une blessure et une intervention chirurgicale pareille. Le voir branché à ces machines était une vraie torture pour Connor. Tout allait si bien ce matin. Il avait dormi chez Will, et il avait réveillé le jeune homme en enroulant sa main autour de son érection matinale, le réveillant au passage. Ce qui les avait entraînés dans une longue étreinte où Connor avait pris les commandes de leurs ébats matinaux. Comment avaient-ils pu passer d'un moment aussi beau et passionné, à une prise d'otage qui avait envoyé Will aux soins intensifs ? Connor espérait que ce ne soit qu'un rêve.
« Connor ? »
Il leva la tête vers l'entrée de la chambre, et vit Jay et Pat Halstead. Connor avait rencontré le patriarche de la famille deux semaines après son retour d'Hawaii, et après un petit interrogatoire en bon et due forme qui l'avait rire et qui avait embarrassé Will, il avait été accueilli à bras ouverts par son désormais beau-père. Connor se leva et sortit de la chambre. Il serra la main de Pat, avant de leur expliquer à Jay et lui ce qu'il s'était passé durant l'intervention. Le père et le fils devinrent blanc lorsque Connor parla de l'arrêt cardiaque.
« Il va s'en sortir, et sans la moindre séquelle, d'après le Docteur Latham. » dit-il. « Sa convalescence va être longue, mais il pourra reprendre le travail dans quelques mois quand il sera rétabli. En espérant qu'il ne va pas trop forcer. »
« Je lui botterais le cul s'il essaye d'aller trop vite. » dit Pat. « Tu ne l'as pas opéré. »
Ce n'était ni une question et encore moins un reproche. Simplement une constatation.
« Je n'ai pas le droit d'opérer une personne de ma famille. » dit Connor. « Même si j'aurais pu le faire, vu que personne n'était au courant, mais je n'étais pas dans le bon état d'esprit. »
« Tu as pris la bonne décision, fils ! » lui dit Pat.
Connor déglutit. C'était bizarre d'entendre le père de son petit-ami l'appeler fils. Pat l'avait accueilli comme il ne l'avait jamais été par qui que ce soit. Pas même par son propre père, avec qui il ne parlait quasiment jamais. Les seules fois où cela arrivait, ça partait en dispute et en confrontation. Pat Halstead se moquait royalement que son fils aîné aime les hommes, et soit dans une relation sérieuse avec l'un d'eux. Avec lui.
« Tu devrais souffler un peu. » lui dit Jay.
« Il a raison, Connor. » dit Pat. « Je vais rester avec lui. Combien de temps suis-je autorisé à rester ? »
« Euh, jusqu'à la fin des heures de visites. » dit Connor. « Une infirmière vous préviendra. »
Salle de repos des urgences !
Connor avait demandé à Maggie de lui accorder cinq petites minutes avant de lui tendre le dossier d'un patient qui attendait dans un des box, et s'isola dans la salle de repos. Il tira le rideau pour avoir de l'intimité, et s'asseya sur le canapé. Là, il se prit le visage entre les mains et pleura. Toutes sortes d'émotions y passèrent. La terreur d'avoir failli perdre Will. La joie de le savoir en vie. La tristesse de le voir branché à des machines. La peur qu'il ne se réveille pas. Non, ça c'est impossible. Il n'est pas en mort cérébral. L'inquiétude que ses collègues ne leur en veulent d'avoir gardé secrète leur histoire. Sans parler de ce que pensait réellement Sharon. La directrice de l'hôpital avait beau dire que ça ne la regardait pas, elle était quand même tenue de gérer la paperasse pour les ressources humaines. La place à côté de lui s'affaissa, et un bras l'entoura. Connor se laissa aller contre cette personne sans cesser de pleurer.
« Ça va aller. » Il reconnut la voix de Natalie. « C'est un battant, et il ne t'abandonnera pas sans se battre. »
« Ouais, il a intérêt. » dit-il en s'écartant, puis il s'essuya les yeux. « Merci Nat ! »
« Tu as le droit de souffler, tu sais ? Prends quelques jours pour rester auprès de lui. » lui dit-elle.
« Je le ferais quand il pourra sortir. » dit Connor en se levant. « Je sais qu'il va bien maintenant, je peux me remettre à bosser. Et il n'est pas tout seul. Son père et Jay sont avec lui. »
« D'accord, mais si t'as besoin de souffler même une minute pour aller le voir, tu n'hésites pas. » lui dit-elle.
La porte s'ouvrit sur Ethan, April et Maggie.
« Je ne suis pas vraiment d'humeur à vous entendre me dire qu'on n'aurait pas dû vous cacher qu'on se voyait. » les prévint Connor.
« On n'allait pas le faire. » le rassura Ethan. « On veut juste savoir comment s'était passé l'intervention. »
Connor leur en fit un résumé, et retourna bosser. Il avait besoin de se changer les idées quelques heures.
Après sa garde vers vingt heures, il se changea contre une tenue plus décontractée et monta aux soins intensifs. Pat était parti une heure plus tôt, les heures de visites étant terminées pour les gens extérieurs à l'hôpital, même pour les membres de la famille. Connor aurait fait en sorte que Pat et Jay aient droit à un traitement de faveur, mais Connor leur avait promis, avant de redescendre aux urgences, qu'il resterait toute la nuit auprès de Will, et qu'il les préviendrait s'il y avait le moindre changement.
Trois jours plus tard !
« Docteur Rhodes ! »
Sharon Goodwin vint le trouver après qu'il ait passer plus de quatre heures au bloc opératoire à assister le Docteur Latham.
« Aucun changement, avec le Docteur Halstead ? » demanda-t-elle.
« Il y a de l'amélioration. » dit Connor. « On lui a retiré le respirateur, et il respire par lui-même. Ça n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne se réveille. »
« Bien, c'est une bonne nouvelle. » dit-elle.
« Madame Goodwin, je sais ce que vous avez dit mais, je veux que vous sachiez que Will et moi, on ne se cachait pas. Pas vraiment. En dehors de sa famille, personne n'était au courant qu'il était bi et, il préférait garder sa vie privée en dehors du travail. »
« Je le comprends tout à fait, et je n'en veux à aucun de vous deux de n'en avoir parlé à personne. » le rassura-t-elle. « Mais je dois quand même vous poser cette question, Docteur Rhodes. Est-ce que c'est sérieux, entre vous et le Docteur Halstead ? »
« Oui, c'est très sérieux. » dit Connor.
« Bien, je vais faire en sorte que les papiers soient prêts afin d'en informer les Ressources Humaines. » lui dit-elle.
« Je vais parler à la famille du patient du Docteur Latham ! »
Après avoir parlé à la famille, Connor monta aux soins intensifs et resta auprès de Will jusqu'à ce qu'on le bipe. Il respirait tout seul, désormais, et c'était un grand soulagement. Son poumon guérissait doucement, mais d'après les examens quotidiens qui étaient effectués, c'était en bonne voie. Assis à gauche de Will, Connor prit sa main dans la sienne, et la porta à ses lèvres. Distraitement, il caressa son annulaire, et il s'imagina y glisser un anneau doré. Oui, il pensait au mariage, mais c'était un peu prématuré. Bien que cette idée ne lui déplaise pas. De toute façon, il ne s'imaginait pas vivre avec qui que ce soit d'autre.
« Si c'est ta façon de me faire ta demande… »
Connor releva aussitôt la tête vers Will, qui avait les yeux grands ouverts et braqués sur lui.
« … je te le dis tout de suite, c'est non. »
Le chirurgien ne dit rien, trop content. Et abasourdi. Depuis quand était-il réveillé ? Merde, il le lui demanderait plus tard. Il se leva, se pencha et l'embrassa. Sur la bouche.
« Je te demande pardon, je nous ai outé ! » dit-il contre sa bouche qui lui avait tant manqué.
« Je sais, et je m'en fou. » dit Will de sa voix éraillée. « Reviens-là ! »
Et Connor posa de nouveau sa bouche contre la sienne.
Il ne reste plus que 2 chapitres. Si vous voulez que je poste le prochain dans le courant de la semaine, vous savez ce que vous devez faire. *-*
A très vite !
Aurélie !
