Disclaimer : Les personnages de Chicago Med, et de ses spin-off ne m'appartiennent pas !
Hello,
Plus qu'un chapitre *-* Bonne lecture !
Je vous retrouve dimanche !
[De Connor]
Il est réveillé !
Connor était sorti de la chambre pour laisser le Docteur Latham et une infirmière procéder à quelques examens de routine. Il en profita pour envoyer ce simple texto à Jay, qui pourrait prévenir Pat Halstead. Puis à Natalie, qui préviendrait le reste de l'équipe aux urgences. Rangeant son téléphone, Connor retourna dans la chambre après le départ de l'infirmière.
« Je vais vous faire passer un scanner dans une heure, je veux avoir une vue plus claire de votre poumon. » dit le Docteur Latham. « Mais tout semble aller dans la bonne direction. Si vous suivez bien les recommandations d'usages après une blessure comme la vôtre, vous devriez pouvoir revenir travailler d'ici deux mois. Cela vous permettra de vous remettre totalement et de laisser à votre poumon le temps de bien guérir. »
« Merci, Docteur Latham ! » dit Will, d'une voix toujours éraillée.
Une fois seul, le couple se regarda. Connor s'asseya sur le matelas après avoir baissé la barre du lit, et prit la main de Will, la gauche, dans la sienne et la porta une nouvelle fois à sa bouche.
« J'ai eu la peur de ma vie. » dit-il. « Ne me refais plus jamais ça. »
« Je ferais de mon mieux. » dit Will. « Jay… »
« Je l'ai prévenu, il va bientôt arriver avec ton père. » dit Connor. « Je veux que tu viennes vivre chez moi. »
Will crut que l'effet des médicaments lui jouait des tours. Ce n'était pas très drôle. Vivre avec Connor serait génial. Il passait déjà tout leur temps ensemble, hors de l'hôpital, que ce soit chez l'un ou chez l'autre. Pour être honnête, il adorait 'vivre' avec Connor. Les jours de repos qu'ils avaient en commun, ils les passaient tout le temps chez le chirurgien, et une certaine domesticité s'était installé. Les disputes étaient rares. Elles concernaient souvent le travail, quand ils n'étaient pas d'accord sur le traitement donné à un patient – comme au tout début – mais quand la tension se faisait sentir, ils faisaient chacun un pas en arrière et demandèrent l'avis d'une tierce personne. Puis, le soir lorsqu'ils se retrouvaient en tête-à-tête, une fois la pression retombée, ils s'excusaient auprès de l'autre, et ça se finissait au lit.
« T'es… » Will se racla la gorge. « Tu te fiches de moi ? »
Il toussa.
« Non, je suis très sérieux. » dit Connor, inquiet par cette toux.
Il écouta rapidement les voies respiratoires de Will, mais rien ne perturbait ses bronches.
« T'as soif ? » demanda-t-il.
Will acquiesça. Connor l'aida à boire quelques gorgées d'eaux. Will se sentit beaucoup mieux, et lorsqu'il reprit la parole, sa voix avait retrouvé sa normalité.
« Repose-moi la question quand je ne serai plus dans les vapes. » dit Will.
« D'accord ! » Connor se pencha et l'embrassa sur le front. « Dors, tu es fatigué. »
De toute façon, Will ne pouvait pas garder les yeux ouverts même s'il le voulait. Connor reposa sa main le long du matelas, et s'installa sur la chaise près du lit. La respiration de Will se fit plus lente, plus stable. Il s'était endormi, et il dormait encore lorsque Jay et Pat arrivèrent. Connor leur fit signe de parler doucement.
« Ce sont les médicaments qui le font dormir, et avec l'intervention lourde qu'il a eue, c'est tout à fait normal. » chuchota Connor. Son biper sonna. Il l'éteignit. « Il faut que j'y aille, mais restez autant que vous voulez. Le Docteur Latham va venir pour l'emmener faire un scanner. C'est un examen de routine. »
« D'accord, merci fils ! » dit Pat.
Will se réveilla juste au moment où le Docteur Latham vint le chercher pour passer le scanner.
« Ce ne sera pas long. » dit Latham.
Ça ne dura pas plus de dix minutes avant que Will ne retrouve sa chambre en soins intensifs. Il serait transféré dans une chambre hors du service le lendemain, si tout allait bien.
« Le scanner n'a montré que ce que je pensais. » dit Latham.
Jay et Pat étaient toujours là, et écoutèrent le chirurgien avec attention.
« La guérison est sur la bonne voie. » poursuivit le chirurgien. « Je pense que vous pourrez sortir d'ici deux ou trois jours, le temps que les effets de l'anesthésie soient entièrement effacés, mais je ne veux pas que vous restiez seul. Du moins, la première semaine de votre convalescence. »
« Il ne sera pas seul, Docteur ! » dit Jay. « On veillera sur lui. »
« Merci, Docteur ! » lui dit Pat.
Latham repartit après un hochement de tête.
« Oh fils ! » soupira Pat, en tirant la chaise où s'était assis Connor précédemment, pour s'y assoir. « Tu m'as donné plus de cheveux blancs en l'espace de quelques heures, que ton frère après tout ce temps dans la police. Sans compter ses années chez les Rangers. »
« Je suis désolé. » dit Will. « Mais vous n'aurez pas besoin de veiller sur moi quand je sortirais d'ici, et il n'est pas question que je revienne vivre avec toi, p'pa ! »
« Ne serait-ce que le temps de ta convalescence. » dit Jay. « Si tu ne veux pas retourner vivre chez papa, viens à mon appart. Erin ne sera pas contre, et on a une chambre d'amie. »
« Non pas que je n'apprécie pas ton offre, mais ça ira, je vous assure. » dit Will. « Connor m'a demandé d'emménager. Définitivement. »
« Et t'as accepté ? » demanda Jay.
« Je lui ai dit de me le redemander quand je ne serai plus dans les vapes, mais je vais dire oui. » répondit Will. « De toute façon, la moitié de mes affaires sont déjà là-bas, vu le temps que je passe chez lui. Peut-être que c'est trop tôt, mais je m'en fou. »
« Tant que tu es certain de ta décision. » dit son père.
« Je le suis ! » dit Will, qui gémit de fatigue. « Désolé, je suis fatigué. »
« Ne t'excuse pas, William ! » Pat se leva et posa sa large main dans les cheveux de son aîné. « Repose-toi, et je te préviens mon fils, si tu me refais un coup pareil, c'est moi qui te tue. »
Will rit, et heureusement qu'il était toujours sous morphine.
Quand il rouvrit les yeux, il ne sut combien de temps il avait dormi.
« Connor ? » marmonna-t-il en se frottant les yeux de la main gauche.
« Il est au bloc. » Will reconnaissait cette voix. Il regarda vers sa droite. « Comment vous vous sentez, Docteur Halstead ? »
« Comme si je m'étais pris une droite en pleine mâchoire. » dit-il.
« C'est un peu ça, en effet. »
« Vous m'avez opéré, avec le Docteur Latham ? » demanda-t-il à la chirurgienne qui travaillait aux côtés de Connor, avec le cardio chirurgien.
« Oui ! » dit Ava. « Bien, vos constantes sont bonnes. Une infirmière va venir changer votre pansement d'ici une heure. »
« April ! » voulut Will.
« Je le lui dirais ! » dit Ava. « On va vous apporter quelque chose à manger. »
« Non merci, je n'ai pas très faim. » dit Will.
« D'accord, mais vous connaissez la chanson Docteur Halstead, il va bien falloir que vous avaliez quelque chose tôt ou tard. » lui rappela Ava.
« Je sais ! Merci, Docteur Bekker ! »
« Je vous en prie ! »
Une heure plus tard, Will était amplement réveillé. La morphine se dissipait petit à petit, mais c'était supportable. April arriva pour lui changer le pansement. Elle ferma les rideaux pour les isoler, et se mit à l'ouvrage.
« Merci d'être venu. » lui dit-il.
« Je t'en prie. » lui sourit-elle. « Alors comme ça, tu sors avec le beau Docteur Rhodes ! T'es un vrai p'tit cachotier. »
« Tu m'en veux de te l'avoir caché ? » demanda Will.
« Oui, je suis furieuse. » Mais elle souriait, et le ton de sa voix était taquin. « T'as le droit de garder ta vie privée, privé. »
Elle termina le pansement au moment où la porte coulissante s'ouvrit et que Connor apparut derrière les rideaux. Aussitôt, le sourire de Will s'agrandit, et son regard pétilla. April sourit. Elle voyait bien qu'ils étaient fous amoureux l'un de l'autre.
« A plus tard, les amoureux ! » leur dit-elle.
Remballant le matériel, elle jeta ce qui allait à la poubelle, et sortit de la chambre en laissant les rideaux tirés pour leur laisser un peu d'intimité. Connor alla s'asseoir sur le lit, et embrassa Will furtivement.
« Je dois avoir une haleine de chacal. » grommela Will, en détournant la tête.
« Mais non ! » sourit Connor, qui lui caressa ses courtes boucles rousses. « Je t'aime ! »
« Moi aussi, je t'aime. » Il le regarda de nouveau. « Ma réponse est oui, Connor. »
Le sourire de Connor fut si grand et sincère que Will en fut tout émoustillé.
« Je demanderais à Jay d'apporter toutes mes affaires dans la semaine. » dit Will. « Et je n'ai pas besoin des meubles ni du reste. »
« On pourrait les vendre, ou en faire don à des associations ? » suggéra Connor.
« Ouais, c'est une bonne idée. » concéda Will. « Mais il n'est pas question que je sorte d'ici en fauteuil roulant. »
Connor éclata de rire.
« D'accord, comme tu voudras. » dit-il. « Tu vas rester encore en soins intensifs jusqu'à demain, et on te bougera ensuite dans une chambre. »
« Ok ! » Il se racla la gorge. « Tu crois que tu pourrais m'apporter un truc qui ne vienne pas de la cafétéria ? Pas tout de suite, je n'ai pas faim. »
« Pas même… » Connor fouilla dans la poche de sa tenue et en sortit une barre chocolatée du distributeur. « … si je te donne ça ? »
« Tu sais que je ne dois pas manger n'importe quoi après une opération. » lui rappela Will, qui salivait tout de même devant la barre.
« Très bien, je vais la manger dans ce cas. » dit Connor en déchirant le papier.
Il porta la barre chocolatée à sa bouche mais Will la lui arracha de sa main valide, ce qui fit rire son compagnon.
« Je te déteste ! » marmonna Will, la bouche pleine.
Connor se pencha à son oreille et glissa sa main gauche sous la couverture et l'agrippa.
« Je me ferais pardonner. » susurra-t-il.
« T'as intérêt ! » le prévint Will.
Le biper du chirurgien les interrompit.
« Et merde ! » souffla-t-il. « Je reviens vite ! »
Il l'embrassa pleinement. Il avait le goût du chocolat. Avant de partir, il lui déposa un verre plein d'eau sur la petite table à côté du lit.
Quatre jours plus tard !
Will était resté un jour de plus que prévu à l'hôpital. Par précaution. Connor avait insisté afin qu'il soit entièrement sûr qu'il ne développait pas une infection post-opératoire. Will avait abdiqué, bien qu'il s'inquiétât pour les factures d'hôpital. Chose dont il avait discuté avec Madame Goodwin lorsqu'elle était venue lui apporter les papiers à signer pour les Ressources Humaines.
« Ne vous en faites pas pour ça, Docteur Halstead. » lui a-t-elle dit. « Le Docteur Rhodes s'en est chargé. »
Il avait caché sa surprise. Il n'en avait pas parlé à Connor, il préférait attendre qu'ils soient chez eux pour avoir cette discussion. Ces trois derniers jours, il avait coordonné son déménagement depuis sa chambre d'hôpital. Jay avait enrôlé ses camarades des Renseignements, et l'appartement avait été vidé. Les affaires que Will gardait étaient désormais dans des cartons dans le grand appartement de Connor. Quant aux restes, c'était parti à des associations pour la plupart. Jay avait réussi à trouver preneur pour quelques meubles, et à les vendre pour son frère.
« T'es prêt ? » lui demanda Connor, en entrant dans la chambre.
« Ouais, sors-moi d'ici ! » dit Will, qui avait le bras droit en écharpe.
Il portait un jogging, un sweat à capuche et des baskets. Connor prit le sac de Will, et entrelaça leurs doigts de l'autre.
« On va prendre tes médicaments, et on rentre. » dit Connor.
En passant par les urgences, Will fut immédiatement assailli par Natalie, April et Maggie, qui firent attention à ne pas lui faire mal.
« On est contente de te voir debout. » lui dit l'infirmière en chef.
« Et moi dont, Maggie ! » dit Will. « Et moi dont ! »
Il échangea une poignée de main avec Ethan.
« Remets-toi vite, mon vieux. » lui dit ce dernier.
« Ouais, vos disputes commencent déjà à me manquer. » plaisanta Maggie, en désignant Connor et Will.
Appartement de Connor. Et de Will, à présent !
« Tu as payé ma facture d'hôpital ! »
Il était assis dans le lit, torse nu, et Connor nettoyait sa blessure avant de changer le pansement.
« N'essaie même pas de nier, Goodwin me l'a dit. »
« Je n'allais pas nier. » dit Connor.
Il se leva, rangea le matériel et alla jeter le pansement sale etc., à la poubelle de la cuisine. Il fit un détour par la salle de bain pour se laver les mains avant de retourner dans la chambre.
« Pourquoi t'as fait ça ? » demanda Will, sans la moindre trace de reproche dans sa voix.
« Je sais que tu as ta fierté, et que tu préfères te démerder tout seul. » répondit Connor, en grimpant sur les jambes de Will. « Ça fait partie des raisons pour lesquels je t'aime, mais tu as encore ton prêt étudiant à rembourser, je ne voulais pas que tu aies à penser aux frais d'hôpitaux en plus. »
« Je suis étonné que tu ne m'aies pas proposé de payer ce que je dois pour mon prêt étudiant. » ironisa Will.
« J'y ai pensé, mais je sais que tu m'aurais envoyé bouler bien comme il faut. » Connor prit son visage en coupe et frotta son nez contre le sien. « C'est seulement pour t'aider, que j'ai fait ça. Je te demande pardon de ne t'avoir rien dit avant. »
« Oh ça va, je m'en remettrais, mais ne me cache plus jamais rien. » dit Will.
Connor l'embrassa.
« Promis ! » Il l'embrassa encore une fois. « Allez, tu dois te reposer. »
« Je n'ai pas sommeil. » dit Will. « Je n'ai fait que me reposer à l'hôpital, et je vais m'ennuyer à mort quand tu retourneras au boulot dans une semaine alors, on ne pourrait pas plutôt se caler devant la télé ? »
« Tout ce que tu voudras. » Connor lui mordilla la lèvre. « Tu as faim ? »
« Pas vraiment, et avec mon bras en écharpe… » dit-il sans finir sa phrase.
« OK ! » Connor quitta le lit et donna la télécommande à Will. « Choisis le film ou la série que tu veux, je vais nous prendre à boire. »
Il revint après cinq minutes avec deux bouteilles d'eaux et un saladier de popcorn. Il posa le saladier au milieu du lit, donna une bouteille à Will et alla tirer les rideaux pour les plonger dans l'obscurité. C'était le début de l'après-midi et le ciel était dégagé. Une séance de cinéma, même à domicile, devait se faire dans le noir, ou une semi-obscurité. Will était en train de faire défiler les titres de film sur Netflix, ne sachant pas lequel choisir.
« Mets celui que tu veux. » dit Connor, en s'asseyant à sa gauche. « Peu importe celui que tu choisiras, je suis certain de ne jamais l'avoir vu. »
« Toi et ton absence totale de culture cinéma. » soupira Will. « Ok, je choisis et t'as intérêt à rester éveiller tout du long. »
« Oui, Chef ! » Connor déposa un baiser au coin de sa bouche. « T'es sexy quand t'es autoritaire. »
« Ne flirte pas avec moi, pas quand je ne peux rien faire pendant plusieurs semaines. » dit Will.
« D'accord, je serai sage ! » promis Connor. « Même si tu es torse nu et que j'ai trop envie de te chevaucher. »
« Connor ! » claqua Will.
Le chirurgien ravala un fou rire et se blottit contre Will. Ce dernier lança Forrest Gump, et posa la télécommande entre eux sur le matelas. Il ouvrit difficilement sa bouteille d'eau – avec un bras en écharpe ce n'était pas évident - et but une gorgée.
« J'aurais pu te le faire. » dit Connor.
« Tais-toi et regarde le film. » dit Will.
Il n'avait pas besoin de se retourner vers lui pour savoir que son conjoint souriait. Le film dura plus de deux heures. Will adorait ce film. Il faisait partie de ceux qu'il regardait quand il vivait encore chez son père. Même si Pat Halstead était un vrai fan de sport, tout comme ses fils, les soirées cinémas avaient lieu tous les vendredis soir. Ça avait été initié par sa femme lorsque Will et son frère étaient jeunes, et leur père avait décidé de continuer cette tradition après son décès afin d'honorer sa mémoire. Même lorsque Will était entré à Northwestern pour ses études, il passait le vendredi devant la télé avec son père. Cette tradition se poursuivait même aujourd'hui. Quand le père et les fils ne pouvaient pas se retrouver tous les trois, celui qui n'avait pas pu être présent regardait le même film dans les jours qui suivaient et en discutait avec les deux autres plus tard.
« A quoi tu penses ? » demanda Connor, le sortant de ses souvenirs.
« Je te dirais après le film. » répondit Will.
Un baiser sur son épaule nu le fit sourire. Quand le générique de fin apparut à l'écran, Will laissa échapper un bâillement. Connor alla mettre le saladier vide dans la cuisine, et Will alla à la salle de bain. Il réussit tant bien que mal à uriner, et se lava les mains,
« Enlève-moi cette chose, s'il te plaît ! » grommela-t-il en retournant dans la chambre.
Il tenta de détacher l'écharpe qui retenait son bras et son épaule. Connor l'aida à s'en défaire, précautionneusement,
« Je t'attache avec si jamais tu ne fais pas attention à ton bras. » le prévint Connor. « Va t'allonger, maintenant ! »
« Qui est autoritaire, cette fois ? » s'esclaffa Will.
Il s'allongea, sans prendre le moindre appuie sur son bras droit. Les prochaines semaines allaient être une vraie torture. Il sentit Connor s'allonger à côté de lui. Le chirurgien remonta la couverture sur eux.
« Quand j'avais dix ans, et Jay huit, notre mère a commencé à instaurer des soirées cinémas tous les vendredis soir. Parfois on restait à la maison, d'autres fois on allait au cinéma tous les quatre. Quand elle est morte, elle a fait promettre à mon père de continuer ces moments, alors on a continué. Quand je suis rentré à la fac, je rentrais chez moi le week-end et on passait le vendredi soir devant un film. Ça n'a été plus que nous deux lorsque Jay a rejoint les Marines. Je faisais une liste de tous les films qu'il loupait, et il les rattrapait chaque fois qu'il avait une permission. »
Il tourna la tête vers Connor, qui le regardait en souriant tendrement.
« Ça fait un moment qu'on n'a pas fait ça, tous les trois. » dit Will.
« Rien de vous empêche de reprendre. » dit Connor. « Quand tu iras mieux, tu pourras même les faire ici. Je pourrais réaménager le salon, et acheter une télé, enfin, tu vois ce que je veux dire. »
« Tu devras participer à ces soirées, au même titre qu'Erin. » lui dit Will. « Et elle a vu plus de films que toi. Quand je vais dire à Jay et mon père que tu n'avais jamais vu Forrest Gump avant ce soir, tu vas te faire lyncher. »
Connor leva les yeux au ciel.
« Viens m'embrasser avant que je m'endorme ! »
*Aparté sur la prise d'otage est l'enquête : Rafael, le preneur d'otage a été innocenté mais a écopé de sursis, tout comme l'homme qui a tenté de le neutraliser et à cause de qui Will a été blessé, avec des heures de travaux d'intérêts générales à faire. Quant à la femme enceinte, elle a donné naissance à un petit garçon, qu'elle a tenu à appeler William après avoir rendu visite au médecin à l'hôpital.
Voilà, à dimanche pour le dernier chapitre !
Bises ! Aurélie !
