Chapitre 22 - Aliénation
Ouais bon, je suis désolée pour mes états d'âme sur le Discord, mais quoi qu'il en soit, merci de m'avoir aidé à tirer plus au clair ce que je faisais et où j'en étais, ça m'a pas mal boostée. J'ai pas eu le temps d'écrire depuis quelques semaines entre mes vacances et le reste, quoi qu'il en soit, j'avais prévenu : ce chapitre va foutre la merde, c'est le début du bordel et j'espère que vous allez me suivre dans ce délire à la con. Merci pour vos reviews et à très vite. Bisous.
Snape ne supporta pas une image de plus.
Il se retira de la pensine et vomit son dîner dans le coin de la cellule.
Vert de honte, le potioniste fit disparaître les traces de son malaise d'un simple coup de baguette, renvoyant ces dernières dans le néant.
Severus se tourna difficilement alors que des gouttes de sueur glissaient entre la base de ses cheveux et ses tempes. Il rencontra le visage blême de Lucius pour qui les restrictions magiques n'étaient plus autant nécessaires.
L'homme était brisé, au bord de l'aliénation, mais avec une sérénité qui lui avait finalement toujours ressemblé. Malfoy n'était pas le genre d'homme à faire part de ses sentiments, depuis son adolescence, il avait pris l'habitude d'enfouir au plus profond ses véritables problèmes.
Seulement ici, même sans lire directement en lui, Severus nota la détresse émanant du regard d'acier.
Il essuya sa bouche d'un geste discret avant de tirer Kingsley de la pensine en lui secouant juste le bras.
Tout aussi effaré, le ministre blême resta dans un long moment de blanc sur ses jambes flageolantes.
Shacklebolt n'avait jamais été proche des Malfoy, ne pouvait pas comprendre comment Severus encaissait la chose par rapport à Draco. Ils se contemplèrent l'un l'autre avant que Snape ne s'approche de lui et lui glisse un mot silencieux à l'oreille.
-" Peux-tu me laisser un instant seul avec lui ?"
Sans réponse, le ministre opina juste du chef, tremblant, mais tentant tout de même de se rassembler. Il n'avait pas le droit de faire preuve de faiblesse devant ses aurors, devant le prisonnier.
-" Barnes, ramenez la vasque au département des mystères et mettez les souvenirs dans une fiole scellée. Yoshida, faîtes le guet devant la porte." Invita-t-il en rassemblant le dossier qu'il compléterait plus tard, peut-être après une bonne nuit de sommeil ?
Les trois sortirent d'un seul homme et Severus demeura seul avec Lucius.
Le potioniste tourna en rond avant de finalement trouver le chemin de la chaise. Il n'était pas franchement des plus à l'aise. Le visage de Malfoy tomba pour contempler le bureau et laisser échapper des larmes silencieuses.
-" Pourquoi n'as-tu rien dit ?" Souffla Snape avec une note de désespoir.
-" Le dire aurait signifié l'arrêt de mort de ma famille." Se contenta de répondre le blond pas plus haut qu'un murmure.
-" J'aurais pu faire quelque chose, j'aurais pu prendre soin de ton fils si tu avais ne serait-ce que ravalé ta fierté !" S'emporta l'homme en noir.
-" Il n'était pas question de fierté ! Je n'avais pas le choix, Severus !" Commença à monter Lucius sous pression. " Tu ne sais pas ce que c'est toi, tu n'as personne de qui te soucier. Tu n'étais pas à ma place !"
-" Tu penses réellement que je serais là si je n'avais personne de qui me soucier ? Pour moi, Draco a toujours représenté..."
-" Ce n'est pas ton fils !" Grogna Lucius en appuyant sur chaque syllabe alors que les mots sortaient d'entre ses dents.
On vit sur le visage de Snape une vague expression de crispation à l'évocation de ces mots. Il chassa rapidement ce sentiment d'inconfort.
-" Non, ce n'est pas mon fils, comme tu dis... Néanmoins, je me suis toujours soucié de ton gamin parce qu'il fallait bien que quelqu'un s'en occupe. Tu n'as jamais levé le petit doigt sauf pour tes intérêts personnels et quand il était question de la sécurité de Draco, ta femme, sa propre mère me voyait moi ! J'ai passé plus de temps avec ce gosse que tu ne pourras jamais. Regarde bien aujourd'hui ce qu'il est devenu à cause de ta couardise et tu as honte. Je sais que tu as honte... Un loup-garou..."
-" Ne redis jamais ce mot." Agressa le prisonnier en proie au dégoût.
-" Il reste ton sang, ta chair..." Laissa planer Snape.
Lucius demeura silencieux quelques instants, le nez et les yeux bas, n'osant rencontrer la fureur du regard de celui qui avait été son ami.
Snape prit ce silence avec mépris et profita de ce moment pour canaliser sa rage, il était démuni.
-" Je... Je ne suis pas prêt." Avoua Lucius d'une voix brisée, vaincu.
Le potioniste expira longuement et se frotta l'arrête nasale.
-" Prends tout ton temps. Je crois que de toute manière, Draco n'est plus à ça près en ce qui te concerne." Lâcha-t-il répugné par la situation.
La nuit du 3 avril à Oxford, Hermione était sagement en train de lire sur son canapé.
Ses deux colocataires étaient de sortie, comme presque tous les week-ends où Esther ne travaillait pas. Les deux jeunes filles avaient tendance à aller traîner dans des bars, des clubs, des boîtes de nuit, se faisant passer pour plus âgées, profitant de l'insouciance et de la toute-puissance de la jeunesse et surtout celle d'Esther qui savait maîtriser quelconque humain voulant faire du mal à elle ou sa sœur.
Faire ce genre de sortie n'était pas la tasse de thé d'Hermione. Ces derniers temps, de toutes façons, elle alternait entre le travail et restait prostrée dans son canapé-lit.
La sorcière avait ouvert une nouvelle noix de coco, posée sur la table basse. Depuis quelques jours, elle se sentait particulièrement faible. Les migraines devenaient presque banales et malgré sa fatigue, la journée elle peinait à s'endormir, si bien qu'elle déambulait comme un zombie dans l'appartement.
À force de fréquenter Hermione, Prudence avait de moins en moins allumé la télévision et reporté ses divertissements en sortant de vieux livres en braille qu'elle avait emporté avec elle. Les deux filles lisaient alors dans un silence confortable dans le calme de la nuit la plupart du temps où Hermione était disponible.
Dans un silence profond, brusquement, le chien tendit une oreille avant de se lever et de secouer sa tête de gauche à droite.
Hermione observa le manège du Berger puis jeta un vif coup d'œil à l'horloge accrochée au-dessus de la porte de la cuisine. Il n'était qu'une heure du matin et les filles avaient dit ne pas rentrer avant les premières lueurs du jour.
Un aboiement avorté entre les dents de l'animal réveilla les instincts d'Hermione. Lorsqu'il se leva de son panier avec circonspection et qu'il s'approcha de la porte avec un grognement, elle sortit sa baguette de sous un coussin.
La poignée de la porte se tourna discrètement, le canidé ne put retenir ses aboiements plus longtemps.
Hermione se leva furibonde, pointant sa baguette sur la porte, prise de panique. Cet état ne l'avait jamais quitté et elle sentait que quelque chose n'était pas normal, au même titre que le chien qui n'aboyait quasiment jamais lorsque Esther rentrait à la maison.
La sorcière tendit l'oreille et entendit distinctement un " Alohomorra" avant que le verrou ne se débloque.
Schwarzie renifla l'air et instinctivement, il se plaça derrière la jeune femme à la vitesse d'un battement de cils.
Retenant son souffle, Hermione attendit que la porte s'ouvre pour voir l'assaillant. Peut-être un cambrioleur qui allait passer un véritable sale quart d'heure.
À la volée et dans son fracas habituel, l'entrée fut ouverte et deux silhouettes apparurent. Une petite femme aux cheveux noirs rasés d'un côté, et une autre personne dont elle ne put distinguer le visage, caché derrière un capuchon et une longue cape.
L'animal derrière Hermione se mit à grogner plus férocement encore.
Lorsque la femme vit la sorcière pointer sur elle sa baguette, un petit cri de choc sortit des tréfonds de sa gorge et alors elle leva les mains en l'air, la stupeur dans ses yeux.
-" Qui êtes-vous ?" Hurla Hermione sans se soucier des voisins.
-" S'il-vous-plaît, ne faites rien, je m'appelle Jett, on est envoyés par le Ministère de la Magie." Dit-elle à toute vitesse.
Quelque chose clochait néanmoins, de cette personne, Hermione ne pouvait rien ressentir, pas même la panique pourtant affichée sur ses traits. Voyant que la jeune femme fut en train de l'étudier avec attention, Jett se justifia :
-" Je suis un vampire aussi, je ne vous veux aucun mal." Fit-elle avec calme.
D'un œil suspicieux le regard d'Hermione se concentra plus farouchement sur la grande masse cachée derrière le corps fluet puis elle cligna des paupières. Il y avait quelque chose d'étrangement familier là-dedans.
Lui était humain, il n'y avait aucun doute possible, Hermione pouvait ressentir absolument tout se découlant de sa présence, et même cette odeur qu'elle connaissait sur le bout des doigts. Juste avec un peu de concentration, elle avait levé le voile de ce mystère.
Elle ne dit rien et baissa sa garde sans pour autant cesser de scruter cette ombre qui n'avait pas osé passer le pas de la porte pour le moment.
Tant pis.
-" Qu'est-ce que vous voulez ?" Rugit Hermione alors qu'elle tenta de faire taire le chien avec un simple mouvement de main.
-" On voulait juste s'assurer de vous retrouver. Cela fait des mois que le Ministère vous cherche." Avoua Jett, un peu mal-à-l'aise quant à la présence du chien prêt à lui sauter à la gorge.
-" Maintenant, c'est chose faite, vous pouvez partir !" Lâcha Hermione avec un sourire malsain.
-" Ils veulent vous voir."
-" Vous pouvez leur transmettre le message suivant : allez vous faire foutre." Répondit la Gryffondor avec cynisme.
Elle entendit un rire étouffé sous la cape et alors elle plissa un regard mauvais.
-" Cela vous amuse ? Et pourquoi vous cacher d'ailleurs ?" Cracha-t-elle à bout de nerfs.
Un soupir et l'homme se révéla, Hermione n'eut pas la moindre surprise, cependant le chien se mit à gronder plus fort encore, prêt à s'avancer et bondir.
-" Jett, laisse-nous." Ordonna-t-il.
La vampire ne se fit pas prier davantage et disparut dans la cage d'escalier.
Le regard que les deux sorciers se portèrent fut bref mais intense. Hermione ne descendit pas en pression pour autant, trop déconcentrée à faire en sorte de Schwarzie se calme.
-" Miss Granger, un mot dehors... Je ne tiens pas à devoir neutraliser votre bête." Dit-il d'une voix traînante.
Hermione soupira, baguette en main et s'avança jusqu'à la porte où le chien la suivit avant de claquer cette dernière.
Lorsqu'elle se retourna, la stature de Snape la toisa et elle se retrouva toute petite tout à coup.
Quelque chose dans les yeux fatigués du potioniste la fit vriller instantanément. De la colère, de la tristesse et par-dessus tout, de l'inquiétude.
Elle ne sût expliquer pourquoi, mais à cet instant, elle se hissa jusqu'à lui et l'enlaça. Elle avait beau être en colère, elle avait beau ne pas vouloir être trouvée... Elle relégua ces pensées dans un coin de sa tête, juste profitant de l'instant présent et de cette espèce de joie étrange qu'elle avait à voir enfin sa tête après des mois de silence.
À sa grande surprise, il lui retourna son étreinte avec plus de force encore que la sienne, se retrouvant coincée entre son corps et le mur du palier. Le nez du potioniste se perdit dans sa longue chevelure, réveillant en elle des sensations dont elle avait dû se sevrer après sa fuite du château. Elle fut aveuglée par ses cheveux noirs lui tombant sur le visage et elle s'empressa d'humer sa crinière pour réaliser définitivement qu'il était là et qu'elle ne rêvait pas.
Il semblait avoir besoin de ça.
Severus était faible, Hermione pouvait le sentir ainsi que tous les tourments intérieurs qui le déchiraient en petits lambeaux.
Elle ne lâcha cependant pas sa prise et prit son visage entre ses doigts juste avant d'appuyer avec ferveur ses lèvres contre les siennes.
Le sombre maître de potions n'avait pas la force ni l'envie de lutter. À bout d'épuisement, il rendit un baiser désespéré à son ancienne élève et l'attira plus franchement contre lui.
Hermione prit ce retour intense qui savait lui réinsuffler un peu de vie dans son corps presque mort. L'humanité revint en un fougueux galop et Merlin cette chaleur. Cette douce étreinte de leurs langues ardentes l'une glissant sur l'autre sans même se soucier de tout ce qui pouvait les entourer.
Elle avait besoin de ça.
Lorsqu'il se retira de cette hargne, il vit dans les yeux de la Gryffondor des larmes qu'elle voulait cacher.
-" Vous savez que vous avez donné pas mal de fil à retordre à tous vos proches à Poudlard ? La directrice est morte d'inquiétude !" Rugit-il mécontent de la situation et comme à son habitude, il fit porter le chapeau de ses tribulations aux absents.
-" Je n'avais pas le choix ! Je ne pouvais pas affronter les regards… La peur… La colère !" Se défendit-elle sur le même ton.
Il la darda durement tandis que le chien griffait la porte d'entrée.
-" C'est donc cela votre courage Gryffondorien ? Je faisais fausse route en vous pensant intelligente. Qu'est-ce que cela pouvait bien faire ? Vous étiez en sécurité là-bas ! Ne vous inquiétez pas de ce que les gens pensent... Ils ne réfléchissent pas souvent."
-" Je le suis ici aussi."
-" Pas le moins du monde. Vous vous doutez bien que les gens ont parlé et que la nouvelle s'est répandue. Je mettrais ma main à couper que vous êtes traquée et regardez la facilité avec laquelle nous avons pu vous trouver, vous n'avez pas même pris la peine d'user de sortilèges de protection !" Dit-il avec colère, les poings serrés.
Hermione sembla défaillir tout à coup. Severus n'était pas un homme de nature inquiète et à cet instant précis, on pouvait dire qu'il frôlait la panique même si ajustée à son propre caractère.
-" Cela fait longtemps que vous m'avez trouvée, n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas vous être manifesté il y a deux semaines si je suis tant en danger que ça ?" Demanda-t-elle avec un regard inquisiteur.
-" De quoi parlez-vous ?" Demanda le potioniste avec un sourcil relevé.
-" Je parle de la note que vous avez glissé par l'ouverture dans la porte !" S'impatienta la jeune femme.
Le regard de Snape cligna et il réfléchit à toute vitesse.
-" Miss Granger... Je ne suis jamais venu ici et encore moins laissé une note." Dit-il d'une voix traînante.
-" Oh que si ! Vous disiez ' Hermione, je suis désolé' signé S." Se justifia la sorcière, singeant la voix du potioniste.
Snape se raidit en se redressant. Hermione avait l'air tellement convaincue de ce qu'elle avançait qu'une terreur sournoise ne s'insinuait en lui.
-" Je n'ai pas formulé cette lettre et pour votre gouverne n'importe qui aurait pu..." Puis il s'arrêta au beau milieu de sa phrase avant se mettre manifestement à calculer quelque chose silencieusement.
Décontenancé, il reporta son regard sur la porte juste à côté de lui, là où le clébard s'en donnait à cœur joie.
De sa manche, il ôta sa baguette et la prit en main avec fermeté. Sa cape vola sous son pas décidé alors que son visage semblait plus féroce que dans ses pires journées.
-" Severus, que faîtes-vous ? Attendez, Severus !" Appela la jeune femme en lui tirant le bras, mais il n'y prêta plus la moindre attention.
Il ouvrit la porte avec fracas et le chien qui semblait si courageux derrière la barrière se terra en grognant quelques mètres plus loin.
Le regard furieux de Snape se porta sur celui de l'animal. Il savait qu'il ne fallait sous aucun prétexte dévisager un chien en colère directement dans les yeux et pourtant, il sembla le défier.
Sur ses quatre pattes, l'animal s'avança à tâtons, toutes dents dehors, observant sa nouvelle proie.
-" Schwarzie !" Gronda Hermione pour le faire taire, mais sans succès.
Severus pointa alors sa baguette en la direction du cabot qui prit peur et tenta de se planquer derrière le canapé.
-" Severus ! Non !" Cria la jeune femme en lui tirant le bras plus férocement.
-" Finite Incantatem."
En vain, le sortilège toucha la queue de l'animal et alors on entendit un fracas sur le parquet.
Hermione se tourna vers Snape l'air furibond.
-" Pourquoi avez-vous fait ça ?" Questionna-t-elle avec rage, ses crocs hors de ses lèvres.
Il passa une seconde qui parut être une éternité à observer les canines pointues se révéler à lui avec plus de prestance que lorsqu'elle l'avait quitté. Deux petits mois d'absence et Hermione avait déjà muté en une nouvelle version d'elle-même, plus lisse, moins humaine. Ses traits semblaient figés et la pâleur de sa peau faisait ressortir tout le contraste de ses lèvres rosées dont les commissures tournaient au framboise.
L'écho d'un homme en souffrance leur parvint aux oreilles. Severus sortit de sa rêverie, ne prenant même pas la peine de répondre, les yeux sagement rivés sur le sofa. Hermione se retourna une fois encore, effarée par ce qu'elle venait d'entendre.
Des grognements humains.
Elle s'avança avec hésitation alors qu'à son tour Snape lui tint le bras qu'elle ôta immédiatement.
Elle découvrit deux jambes étalées au sol, dans un pantalon déchiré.
À mesure qu'elle s'approchait, l'angle lui révéla de plus en plus de détails troublants. Elle sentit son cœur pulser furieusement, bondir hors de sa poitrine.
Tremblante comme jamais, elle avait de nouveau pris conscience de sa baguette qu'elle releva par instinct.
Elle vit un dos nu, couvert de marques et de tatouages puis une longue chevelure brune bouclée.
Elle cligna des paupières et se baissa ignorant les avertissements que Severus s'évertuait à grogner, restant planté au milieu du salon comme une statue de sel.
La sorcière mit une main sur l'épaule de ce qui semblait être un animagus. Elle ne pouvait pas croire à ça. Elle ne pouvait pas croire que depuis tout ce temps ce chien n'était pas un chien.
Elle le fit se retourner avec douceur et alors de la gorge de l'homme sortit une plainte rauque.
Puis elle vit son torse, les motifs sur son torse pâle, légèrement sculpté derrière une évidente malnutrition.
Elle se glaça osant à peine remonter ses yeux contemplatifs sur son visage alors qu'il était figé dans une grimace douloureuse et s'accrochait vainement au parquet.
Hermione vit ses yeux s'ouvrir, des yeux bleus perdus et elle ne put plus s'en détacher.
Devant le mutisme de la jeune femme, restée interdite dans sa contemplation, Snape s'avança, baguette en main et lorsqu'il découvrit la sorcière choquée, il reporta ses observations sur l'homme sous elle qui se tortillait de souffrance.
Il ouvrit deux yeux ronds comme des soucoupes, avant de se durcir aussi sec et amer.
-" Black !" Pesta-t-il entre ses dents.
