Chapitre 6 : en qui avoir confiance ?
Note de l'auteur : Alors je ne vais pas tenter de me justifier pour mon long très long silence. Je n'ai aucune excuse mis à part mon manque total d'inspiration. J'espère tout de même que s'il reste des lecteurs, ce chapitre leur plaira.
Et bien sûr : Dragon ball Z et compagnie appartiennent toujours à Toriyama…
Végéta-sei, quelque part sur la planète…
« Ça ne peut plus durer ! Non seulement nous ne sommes plus autorisés à purger des planètes, mais en plus on doit maintenant accueillir des « sangs- impures » sur la nôtre! »
- Ne t'inquiètes pas frère, nous nous occupons de son cas…
- Ce que je vois repris le premier c'est que la précédente tentative n'a guère été concluante, mais je ne devrai pas être surpris, après tout la prophétie….
…N'est qu'un ramassis de mièvreries tout juste bon à faire jacter les basses castes ! tonitrua un troisième. Ses compagnons se figèrent, les flammes des torches éclairant fugitivement leurs formes encapuchonnées et moroses.
Il y a pourtant des similitudes troublantes avec ce qu'a prédit Bardock intervint un troisième… puis voyant l'air furieux de son homologue… Je veux dire… après tout…. Ce ne serait pas la première fois qu'il se serait trompé dans une prédiction, mais jamais au point de tout inventer….
"Keuf" intervint le 3ème," je n'ai que faire des affabulations d'un basse caste, il n'est pas encore né le Saiyens qui prédira l'avenir ! De toute façon tel n'est pas l'objet de notre réunion, nous ne sommes pas là pour discuter du talent contestable de Bardock !"
Il se tourna alors vers les 2 formes prostrées à ses pieds.
« Mes frères » lança t-il aux personnes assemblées autours de lui, « pour ceux et celles qui ne sont pas encore au courant, nous sommes à l'aube d'un très grand danger ! »
« Ces soldats »! Et de désigner les 2 hommes à genoux, « sont des 4èmes classes qui souhaitaient rejoindre notre confrérie. Tout ce qu'ils avaient à faire étaient de régler un petit problème. Ils ont échoués ! »
….murmures …
« ET À CAUSE DE LEUR INCOMPETENCE UN SANG-IMPURE RESPIRE TOUJOURS ! »
…les murmures se firent plus forts….
« Ces 'basses castes' », poursuivit-il dédaigneusement, « ont eu l'impudence de se chercher des excuses et de réclamer grâce ! »
… des voix outrées se faisaient à présent entendre et des regards cinglant, fustigeaient les 2 pauvres êtres qui étaient désormais davantage recroquevillés sur eux même qu'agenouillés…
« … Mais l'échec, mes chers frères ne peut être toléré, tout simplement parce que cela reviendrait à faire montre de 'faiblesse' » (il cracha ce dernier mot avec mépris et fureur) « ET LES SAIYENS NE SONT PAS FAIBLES ! »
« Ces 'êtres' ont failli, ils ont fait montre de faiblesse, ce ne sont donc pas des Saiyens ! Et seul les Saiyens ont le droit de vivre » !
Les 2 personnes jusque là prostrées et silencieuses tentèrent alors de s'enfuir, mais en furent empêchés par les personnes présentes.
Ils furent rapidement maîtrisés et ramenés.
« Mes frères »continua 'leur juge' nous ne saurions accepter cet échec ! Nous ne pouvons laisser ternir notre réputation et entacher par la notre honneur de Saiyens. IL NOUS FAUT DONC PRENDRE DES MESURES EXEMPLAIRES !. Ils seront donc exécutés ! »
… Murmures approbateurs dans la foule…
« Mais ils ne sauraient mourir en tant que Saiyens»
Les 2 prisonniers relevèrent alors la tête vers leur 'bourreau 'leurs visages exprimant une horreur indicible.
« Oui mes frères, ils ne sont pas Saiyens ! Leur queue ne saurait continuer à les désigner comme tel ! Je réclame donc le châtiment suprême ! Ils subiront l'amputation de leur queue avant d'être ramenés en cellule. Si 3 jours après ils sont toujours vivant, ils seront lapidés à mort.
La sentence sera exécutée demain à minuit.
Il se tourna alors vers 4 troisième classe qui se tenaient comme pour attendre ses ordres. Sur un signe de sa part, ces derniers empoignèrent les prisonniers qui depuis l'annonce de leur sentence se montraient nettement plus récalcitrants. Après quelques secondes de lutte, ils furent maîtrisés et traînés hors de la salle. Leurs hurlements firent place au silence.
Le 1er homme à avoir pris la parole, se tourna vers celui qui avait dirigé toute la procédure de mise en accusation. « TOÏK ? »
-Hmm ? S'enquit l'intéressé ?
-As-tu un plan concernant le 'petit problème qui nous restes à régler' ?
-N'ai crainte Anok, nous allons envoyer quelqu'un d'autre pour s'en occuper.
-Mais… ne crains tu pas une intervention de la famille royale ? ils risquent de ne pas voir d'un bon œil le fait que l'on massacre des gens au sein de leur palais fussent –ils non Saiyens. Nous autres Saiyens sommes très territoriaux et la famille royale plus encore.
-Le roi ne devrait pas poser de problème, depuis que sa femme est tombée malade il passe tout son temps avec elle.
-Et le prince ainé?
-C'est difficile à dire c'est un électron libre, il est trop imprévisible, mais il est contre tout signe de faiblesse et ne respecte que la force brute m'a-t-on dit. Ce sang- impure n'a aucune chance de s'attirer ses bonnes grâces. Peut-être finira t-il par faire le travail à notre place qui sait ?
Non mon frère, que se soit de par notre main ou celle du prince, le sang- impure mourra !
Bulma ouvrit les yeux….
Le souffle court, le front baigné de sueur et le cœur battant à tout rompre elle tenta de recouvrer ses esprits : l'ambiance glauque et oppressante, les figures vêtues de longues robes noires capuchonnées, la cruauté du sort réservée à ces hommes et l'indifférence voire l'approbation que cela avait suscité parmi la foule assemblée, les menaces proférées à l'encontre d'un certain ' Sang –Impure', tout cela n'était qu'un stupide cauchemar n'est-ce pas ?
Une chose cependant la turlupinait, elle avait déjà eu des rêves similaires auparavant et les avait attribués au stress de la vie en caserne. Qu'ils continuent maintenant pouvait être du aux circonstances de son arrivé ici. Mais songea t-elle ce qui est étrange c'est la teneur de ces rêves, c'est toujours le même scénario : un groupuscule raciste tentant d'établir un nouvel ordre dans lequel les « Saiyens » seraient les maîtres absolus.
La jeune femme, cartésienne au possible ne pouvait se résoudre à y voir autre chose qu'une simple coïncidence.
De plus qui se soucierait de cela alors qu'elle se trouvait sur une planète au nom et au peuple inconnu ?
Chassant son rêve de sa pensée, elle décida de se lever et d'explorer la pièce où elle se trouvait. Après tout il lui fallait entre autre se rafraîchir.
Végéta-sei: quelque part dans le palais.
Le prince était d'une humeur massacrante.
Après avoir passé la moitié de la nuit à tourner et se retourner dans son lit, il s'était finalement levé.
Il avait alors décidé, que faute de sommeil il pouvait toujours se remplir l'estomac et commencer l'entraînement plus tôt.
Qu'elle ne fut pas sa fureur lorsqu'il découvrit qu'apparemment un certain imbécile trop affamé pour rentrer manger chez lui après l'entraînement hier soir avait littéralement vidé tous les placards de la famille royale.
Le cuisinier complètement terrifié avait pu constater les dégâts en même temps que le prince, lorsque celui-ci l'avait fait tirer du lit à 4 heures du matin, ivre de rage et l'estomac gargouillant.
Craignant pour sa vie il avait alors volé plus que couru vers le communicateur afin de réclamer à corps et à cris une livraison de nourriture immédiate pour son altesse.
Ce dernier après avoir donné 2 heures au cuisinier, décida de mettre ce temps à profit pour passer ses nerfs sur le responsable. Chemin faisant il décida de faire un léger détour par l'infirmerie.
Compte tenu de l'heure matinale il s'était attendu à la trouver encore endormie. Quel ne fut pas sa surprise de la voir debout et alerte occupée à trifouiller dans quelque chose, puis il réalisa tout à coup ce qu'elle faisait.
Nom de… Femme, as-tu perdu l'esprit ? S'exclama t-il
Bulma sursauta violemment et s'éloigna de la machine qu'elle avait entièrement éventrée. D'aussi loin que portait le regard le prince pouvait voir des pièces éparpillées dans toutes les directions.
Il fit brusquement volte face vers elle, totalement livide de fureur, et avant qu'elle n'ai pu esquisser un geste, elle se retrouva suspendu par le col de son vêtement, les pieds battant l'air furieusement dans une tentative vaine de retrouver un appui et de soulager ainsi la pression exercée sur sa gorge.
« Dites moi que je rêve » cracha le prince resserrant encore davantage son étreinte, « j'ai eu la mansuétude de te laisser passer la nuit à l'infirmerie plutôt que dans une cellule sans même prendre la peine de me renseigner avant, je te faisait confiance, tu m'avais assuré de tes bonnes intentions et j'ai décidé de te croire ! Quel idiot j'ai pu faire ! Tu dois être contente femme ! Et bien répond ! »
« Je…croassa t-elle incapable d'articuler une seule syllabe de plus … » ce dernier continua perdu dans sa rage et sa rancoeur
« Je t'ai accueilli chez moi, toi ! Un être venu d'ailleurs ! »
« Par respect pour ton intimité je n'ai pas laissé de garde à l'intérieur de cette pièce et tu en as profité pour transformer mon infirmerie en cimetière technologique ! Qui va réparer tout ça ! QUI ! » Et de la secouer de plus belle…
La tête lui tournant et les poumons en feu à cause du manque d'air elle ne pu qu'agripper de ses mains celles de l'individu, enserrées autour de son col.
Elle baissa alors son visage qui virait à présent au rouge, vers celui de son meurtrier en devenir, les traits tirés en une muette supplique.
Les grands yeux bleus-lagons emplis de souffrance, de peur et de confusion eurent tôt fait d'avoir raison des yeux noirs remplis de fureur. Et tel le vent soufflant la flamme d'une bougie sa colère s'évanouie. Semblant recouvrir une partie de ses esprits il la re déposa avec précaution au sol avant que de relâcher son emprise. Il recula alors de quelques pas, l'air incrédule, comme surpris par son propre geste. Cela ne dura qu'un instant. Il croisa ensuite les bras sur sa poitrine et fronça les sourcils, cherchant par là à masquer son trouble en se donnant une contenance.
Ses jambes flageolantes se dérobèrent alors sous elle et elle se retrouva à genou par terre, avalant avec avidité un air qu'elle avait cru ne plus jamais respirer.
Une minute passa, puis 2 et seul sa respiration bruyante, troubla le silence installé dans la pièce.
'C'est fini !' pensa t-elle furieusement. Dès que je vais mieux je prends mes affaires et je me tire d'ici ! Je refuse de rester plus longtemps sur cette planète de barbares ! Et dire que je commençais à lui faire confiance ! Mais d'abord … puisque c'est apparemment ce qui le préoccupe…. ! Elle se leva alors avec difficulté et se mis en devoir de ramasser les pièces éparses.
20 minutes plus tard la machine était comme neuve.
Végéta avait passé tout ce temps à l'observer, -correction à la jauger- maugréa t-elle en silence.
Sa tâche accomplie, et sans même se retourner vers lui elle demanda « où sont mes affaires ? »
Le prince encore ébranlé par cette histoire et achevé par son indéniable habileté en ingénierie mécanique mis quelques secondes à répondre.
« Dans un laboratoire en cours d'analyse ».
Elle renifla alors dédaigneusement « Je vois… tu parles d'une confiance…. »
« C'est la procédure standard » se défendit –il « quoique que ça fasse maintenant un moment que nous n'ayons plus de visiteurs extra- planétaire »
« Je me demande bien pourquoi » Ironisa t-elle
« Femme je… » Commença t-il
« Je veux récupérer mes affaires, maintenant »
« Je… »
« Je pars, nous n'avons plus rien à nous dire »
« Mais… »
« Ma décision est prise ! » Ajouta t-elle en portant la main à son cou où se dessinait à présent une vilaine ecchymose. Elle pris une profonde respiration et continua ; « vous voulez savoir exactement ce que je fais ici ? » Acquiescement de sa part.
« Comme déjà mentionné auparavant je l'ignore, les circonstances exactes de mon arrivé sont encore à déterminer, mais ajouta t-elle à la hâte, je n'ai aucune viles intentions vis-à-vis de votre peuple, au contraire ma mission initiale, bien que désignant une autre planète, était d'établir un premier contact, moi et les miens ne voulions rien d'autres que rencontrer une autre race douée d'intelligence, avec laquelle échanger, voire former une alliance le cas échéant ». Elle pris une autre respiration avant de continuer son explication mais fut coupée dans son élan.
« Alors pourquoi partir maintenant ! » s'exclama t-il.
« Mon rôle était d'établir un contact amical, apprendre de nos voisins interstellaires » elle s'interrompit, le temps d'appuyer légèrement sur son bleu et de grimacer. Elle le fixa alors droit dans les yeux : « Je crois que j'ai vu et appris tout ce que je devais savoir ».
Contemplant le dommage qu'il lui avait causé, il compris alors l'ampleur de la situation que son geste inconsidéré avait provoqué. La voyant fermement décidé à le quitter et ne pouvant se résoudre à cette idée, il tenta désespérément de trouver une échappatoire à l'issu de cette discussion ;
« Si tu es arrivé ici par hasard pourquoi prétendre avoir voulu faire notre connaissance ? »
« Parce que » répondit elle « S'il est vrai que les circonstances de mon arrivé sont indépendantes de ma volonté, mon objectif n'en demeurait pas moins inchangé ».
« Nous avions identifié une planète qui semblait habitable et c'est là que je me rendais ».
« Mais j'ai été attaqué en chemin et mon vaisseau étant sans armes, j'ai tenté de mettre en place le système d'invisibilité que je venais de finir de mettre au point. Malheureusement dans la panique et le chaos ambiant je me suis trompé de capsule et….j'ai atterris ici. »
« Capsule » ?
Devant son air interrogateur elle expliqua de mauvaise grâce : « un procédé technologique que j'ai mis au point et qui permet de réduire la taille des objets à des dimensions minuscules »
Suite à son air perplexe elle développa : « son principal intérêt et de permettre le transport et le stockage d'à peu près n'importe quoi. »
Semblant saisir le concept et intéressé, il lui demanda alors : « Est que c'est valable pour les denrées alimentaires » ?
« Oui seulement ça ne règle pas le problème de conservation c'est pourquoi il faut stocker tout ce qui est alimentaire dans un compartiment réfrigéré, alimenté par une batterie ou plus simplement, conserver les capsules dans de la glace ou une pièce très fraîche »
« Intéressant, très intéressant », il se frotta le menton semblant perdu dans ses pensées.
Considérant l'interrogatoire fini, Bulma se dirigea alors vers la sortie.
Végéta lui attrapa le bras.
« Lâchez-moi ! demanda t-elle sèchement »
Prenant garde à ne pas trop serrer son étreinte il lui demanda : « Où crois-tu te rendre ? »
« Au labo pour récupérer mes affaires »
« Il n'en est pas question ! Nous….nous voulons étudier ces 'capsules' »
« N'ayez aucune inquiétude rétorqua t-elle avec rancœur, je vous laisserez les plans et une ou deux capsules pour que vous puissiez tout analyser. Maintenant lâchez-moi ! »
L'approche rationnelle et scientifique ayant échouée, il tenta une autre manœuvre.
« Hier encore on se tutoyait » fit –il remarquer.
« Hier encore, j'avais confiance » répondit-elle simplement.
Il la lâcha brusquement comme blessé par ses propos.
« Je n'ai jamais voulu te blesser, femme. »
« Bulma ! » Lança- t-elle exaspérée, « mon nom est Bulma ! je pensais que c'était claire ! »
« D'accord, Bulma mais alors on se tutoie »
« J'ai déjà expliquée que… »
« C'est donnant- donnant »
« De toute façon, je m'en fiche, je récupère mes affaires et je quitte cette planète ! »
« Non » !
« Pardon ! »
« Je… euh…je veux dire tu ne peux pas, tu n'as plus de vaisseau » 'c'est brillant là elle est obligée de rester' se réjouit-il.
« J'ai un vaisseau de réserve » répondit –elle.
'Nom de….' « Mais …mais tu ne sais même pas où tu te trouves, ni où se situe ta planète. Je n'ai même jamais entendu parler de la Terre ! »
« Je consulterai vos bases de données, je ferai des recherches, je finirai par trouver » s'entêta t-elle »
« Consulter les données royales ne se fait pas comme cela » s'entendit t-elle répondre. « Seul le roi, la reine ou le prince ainé peuvent donner leur autorisation »
« Très bien j'irai voir le roi ou la reine… »
« Aucun n'est actuellement disponible »
Elle haussa les épaules. « Il reste le prince… où pourrai-je le trouver ? Il faut que je lui parle le plus rapidement possible. Je ne veux pas m'éterniser ici ! »
Végéta esquissa alors un sourire sardonique : « En fait 'Bulma' » susurra t-il, « je ne crois pas que cela soit très dure considérant que c'est moi le prince » ! Puis devant son air stupéfait « surprise ? »
D'abord prise de cours, elle se repris rapidement : « Plutôt affligée ! Nos standards concernant la royauté diffèrent grandement. Chez nous, un prince est supposé être bien élevé, poli, et calme entre autre chose, oh et bien sure étrangler les femmes ne fait pas partie de ses occupations ! »
« J'ai déjà dit que me m'excusais » ! Cria t-il excédé « Que veux-tu de plus ! »
« Ce que je veux de plus ? » articula t-elle incrédule.
« Mais dans quel monde vivez-vous pour croire qu'une simple excuse, insincère de surcroît, suffit à justifier un tel acte ! Est-ce qu'être le prince vous donnes tous les droits ? Est-ce que je dois m'attendre à subir d'autres mauvais traitements au grés de votre humeur ? Est-ce que tous les hommes sur cette planète peuvent traiter les femmes de cette manière, ou est-ce un privilège royal ?»
« Non ! Je refuse ! Je n'ai pas fait tous ce chemin pour servir de punching ball ! J'ai trop souffert durant toutes ces années, afin de gagner le respect de mes congénères masculin, pour me laisser malmener de la sorte par une bande de barbares, qui considèrent qu'on peut tout régler par la violence, et qu'être le plus fort, donne tous les droits. Je ne me soumettrai jamais ! Envers aucun de vous ! Et si je dois mourir ce sera maintenant, la tête haute et libre ! »
Le prince l'avait écouté sans mot dire, littéralement subjugué par la fierté et la fougue dont elle faisait preuve.
Elle savait qu'il était le plus fort, elle savait qu'en tant que prince il pouvait à peu près tout faire, elle savait qu'elle pouvait mourir, elle savait tout ça ; et pourtant, elle demeurait là, le défiant du regard, sans frémir ni reculer, farouche et magnifique.
Alors il su, il su qu'il ne pourrait jamais la tuer, jamais éteindre le feu ardent de la rébellion qui brûlait dans ses yeux. Il savait aussi que jamais, au grand jamais, il ne lèverait à nouveau la main sur elle, que jamais plus il ne voulait voir ses grands yeux bleus emplis d'une peur et d'une souffrance dont il était le responsable ; et au diable s'il devait passer ses nerfs sur la moitié de son peuple afin d'arriver de bonne humeur pour la voir. Il savait également qu'en sa présence il ne pourrait laisser désormais sa violence naturelle, sa nature sauvage, sa 'bête' prendre le dessus, qu'afin d'être un 'meilleur homme ', il devrait renoncer à une partie intégrante de lui-même.
Et plus que tout, il savait qu'il devait à tout prix regagner la confiance qu'elle avait commencé à placer en lui hier soir, faute de quoi elle le quitterait. Et honnêtement cette seule pensée le hantait.
Il ne savait pas pourquoi, ça allait contre tous les principes que ses précepteurs lui avaient inculqués dès son plus jeune âge.
Se soucier de quelqu'un, rechercher sa compagnie et son respect plutôt que sa crainte, le désir de protéger plutôt que de blesser. Il savait qu'il devait s'excuser, réellement s'excuser, et qu'il devait lui jurer de ne jamais plus lui faire de mal. C'était essentiel, il n'y avait pas à tergiverser. Et c'est sans doute ce qui le mettait le plus mal à l'aise. Aussi loin qu'il se souvienne il avait toujours agit à sa guise, sans jamais se soucier du mal qu'il pouvait faire autour de lui. Il avait toujours fait passer sa personne avant, les autres ne comptaient pas ; Mais aujourd'hui ce n'était plus le cas. Quelqu'un comptait désormais. Il ne savait pas pourquoi ou comment mais en l'espace d'une journée, toutes ses priorités avaient changés. Il devait maintenant reconnaître qu'il avait mal agi et envoyer sa fierté au diable s'il voulait avoir une chance avec elle.
C'était à ce prix qu'il aurait une chance d'avoir ce qu'il avait attendu inconsciemment toute sa vie, un égal, quelqu'un avec qui il pourrait discuter et échanger des points de vue, qu'il pourrait écouter, à qui il pourrait faire confiance sans crainte d'être trahis, et sur qui il pourrait compter. Un ami, et non pas un simple compagnon d'armes, un subalterne qui obéissait simplement aux ordres par obligation, mais quelqu'un qui était là à ses côtés de son plein grés .
Est-ce que le sacrifice de sa fierté, d'une part de sa Saiyenneté, en valait la chandelle ? Pouvait-il juste une fois et seulement pour elle, faire montre de 'faiblesse' en lui montrant qu'il tenait à elle ?
Il leva les yeux vers les siens et une fois encore, elle eut raison de lui.
« Bulma » commença t-il hésitant… il s'humecta les lèvres… « Je sais que tu as toutes les raisons pour cela mais… ne me haïe pas. »
Celle-ci haussa les sourcils, surprise. Il était resté ces dernières minutes sans parler, apparemment perdu dans ses pensées. Elle s'était attendue à ce qu'il justifie son geste ou plus simplement qu'il la tue pour ne pas avoir à se justifier. Mais ça ! C'était pour le moins inattendu.
« Je ne te hais pas, dit elle après quelques instants de réflexion ». Avait-elle rêvé ou les traits du prince s'étaient sensiblement relaxés suite à ses mots ?
Elle continua : « Non je ne te hais pas, je ne te connais pas assez pour ça ».
Il analysa ce qu'elle venait de dire puis hocha la tête en signe de compréhension.
« Je vois… pourtant je n'ai pas eu plus de temps pour t'apprécier ». A ces mots il se senti rougir. Il détourna la tête embarrassé, espérant que ce n'était qu'une impression.
Bulma tout à sa réflexion ne remarqua rien de son embarras.
« Peut-être » objecta t-elle « est-ce parce que je ne vous ai pas donnée de raison de douter de mes intentions »
« Ecoute »dit-il, se saisissant doucement de ses mains. Il s'émerveilla un instant de leurs petites tailles et de leurs apparentes fragilités.
« Je ne peux changer le passé. Je regrette vraiment de t'avoir blessé », il traça du bout d'un doigt et avec précaution, le contour de son hématome.
« Que…Que faudrait-il que je fasse pour regagner ta confiance ?
Demande- moi n'importe quoi et tu l'auras ! Je suis le prince je peux tout te donner » !
« Mais, je ne veux rien », s'exclama t-elle, "que tu sois prince ou simple manant n'a aucune importance, aucune incidence sur la façon dont je te perçoit. Ce n'est pas le titre ou la richesse d'une personne qui importe mais son comportement vis-à-vis des autres. » Elle pris une profonde inspiration avant de continuer :
« Ce que je veux vraiment, c'est comprendre. »
« Comprendre ? Quoi ? » Demanda- t-il perplexe.
« Pas quoi mais pourquoi, comment peux tu être l'espace d'un instant calme, respectueux, et civil, et l'instant d'après changer si radicalement.
Quand j'aurai compris, peut-être ne te craindrai-je plus, et à défaut d'excuser, je saurai pourquoi. »
Il s'était attendu à beaucoup de choses, bien que d'après ses derniers propos elle avait clairement marquée son désintérêt envers les choses matérielles, il s'était attendu à beaucoup de choses mais pas à ça.
Hormis Carot, qui était un ' simple d'esprit ', jamais personne ne s'était intéressé à ce qu'il était en tant que personne. Ils s'étaient toujours attachés à satisfaire les désirs du prince, mais ne s'étaient jamais intéressés à l'homme derrière la position honorifique. C'était étrange… il s'autorisa un léger sourire…oui vraiment bizarre la façon dont il appréhendait les choses différemment depuis qu'il la connaissait… En sa compagnie il n'était désormais plus simplement satisfait… mais heureux.
Interrompant ses pensées afin de lui répondre il commença :
« Ta demande bien que surprenante est pourtant on ne peut plus légitime. Seulement…comment expliquer ce que je ne comprend pas moi-même ? Je suppose que cela doit être attribué à ma race. Nous les Saiyens sommes très territoriaux, impétueux et… » il se figea brusquement alarmé par son apparente pâleur. « Quelque chose ne va pas ? » s'enquit-il.
C'était une question purement pour la forme. Il était on ne peut plus claire que la jeune femme n'allait pas bien, pas bien du tout. Il se demanda s'il en était de quelque façon responsable…
Bulma ne savait plus du tout où elle en était. Toutes ces années elle avait cru avoir affaire à un simple rêve récurent, mais il y avait désormais trop de faits troublants et de coïncidences.
Ce qui voulait dire que ce peuple était encore plus dangereux que ce qu'elle avait pensé de prime abord. Et puis les propos tenus sur le prince, comme quoi il serait 'sans cœur et prompte à « purger en lui » toute inclinaison de faiblesse…'
En fait, plus elle y pensait et plus elle croyait être ce fameux sang- impur. Le prince n'avait –il pas mentionné que cela faisait longtemps qu'aucun étranger n'avait posé le pied sur leur planète ? Elle ne pouvait certainement pas reprocher aux touristes de se faire rare, ce groupe raciste lui faisait furieusement penser à la propagande hitlérienne.
Dans ces conditions comment réellement croire aux belles paroles du prince ? Il pouvait tout à fait se jouer d'elle, obtenir sa confiance et puis la poignarder dans le dos tel un félin qui joue avec sa proie avant de l'achever une fois l'ennui survenu.
'Que ce soit de notre main ou de celle du prince, le sang- impur mourra !' telle une douche glacée ces paroles lui revinrent à l'esprit, la glaçant d'effroi. Elle frissonna et mue par un désir brusque de conservation elle s'arracha à l'étreinte du prince, balbutia un « je dois y aller » et quitta la pièce au plus vite, ses pas rapides se muant en foulée précipitées sitôt hors de vue.
Si pressée était-elle de se retrouver seule, qu'elle n'entendit pas le prince lui hurler de ne surtout pas aller dans le secteur nord…
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Je vous remercie et vous dit à très bientôt.
Prenez soin de vous en ces temps difficiles.
-CcFleursdelys-
