Point de vue d'Hermione :

"Oh, par la culotte de Merlin !" jurais-je, comme j'avais renversé quelques gouttes d'encres sur mes devoirs d'arithmancie. Avec un soupire, je pris ma baguette de mon sac et tapai sur la trace d'encre. "Tergeo." murmurais-je, et la tâche disparue.

Prenant une pause pour étirer la raideur de mon cou, je levai les yeux de mon parchemin et vis Ginny et Harry pousser Ron vers moi. Je soupirai. J'étais presque prête à lui faire face maintenant.

"Hermione ?" dit Ron prudemment.

"Oui, Ronald ?" répondis-je sèchement, mes yeux n'ayant pas quitté une seule fois mon livre.

"Jesuisdésolédenepast'avoirrespectée. C'étaituneerreuretjesuisdésolés'ilteplaitnemefrappepas." Dit-il rapidement, couvrant son visage comme s'il attendait un impact.

"Ron.." dis-je en me levant. "Pourquoi te couvres tu ?"

"Tu ne vas pas me frapper ?" murmura-t-il.

"Non ! Oh nom de Merlin qu'est-ce qu'y t'a donné cette idée !" rigolai-je, épouvantée par cette pensée.

"Ginny m'a dit que tu étais assez furieuse et que je pourrais même recevoir un livre dans la figure." a-t-il dit et je rigolais de plus belle.

"Qu'es-tu en train de lire d'ailleurs ?" demanda-t-il.

"Oh rien." répondis-je en ramassant le livre d'arithmancie et le plaça dans le creux de mes bras. "Bref, continue avec tes excuses."

"Je ne devais pas te traiter comme ça, c'est juste que j'ai tellement envie de toi. Je veux être avec toi par tous les moyens. Je n'ai occasionnellement pas réalisé que c'était aussi ton choix." Ron fronçait les sourcils, il avait l'air tellement désolé.

"Je te pardonne." Je souriais et je m'emparai d'une de ses mains. "Je reviens dans un instant, je vais aller me mettre quelque chose de plus confortable."

Je lâchai sa main et le vis faire un signe de tête et me faire un joli sourire.

C'était le Ron que j'aimais. J'étais trop contente que mon copain soit de retour.

Je montai au dortoir des filles, me changeai rapidement en pyjama, me sentant intérieurement toute joyeuse.

"Hermione ?" Ron apparu soudain à côté de moi, et je laissais tomber mon livre que je tenais actuellement, avec surprise.

"Tu m'as fait peur !" répondis-je avec un petit rire. "Qu'est-ce qu'il y a ?"

Soudain, le visage de Ron changea en mal, et il me poussa grossièrement sur le lit.

Je pouffais, pensant qu'il jouait, avant qu'il ne planta ses lèvres sur les miennes. Je m'éloignais de ses bisous baveux avant qu'il ne colla ses lèvres sur les miennes une nouvelle fois. Il se plaça au-dessus de moi m'empêchant de me lever. Ça me tapait sur les nerfs et je m'agitais sous son étreinte. Il gémit et je virais au rouge. Mon intention n'était sûrement pas de me frotter à lui.

Ses lèvres se déplacèrent dans mon cou et je pus finalement enfin respirer. La chose suivante que je sus était qu'il avait enlevé mon haut de pyjama. Je me retrouvais en brassière blanche, je me sentais extrêmement mal à l'aise. Il avait de nouveau collé ses lèvres contre les miennes. J'étais bien trop choquée et embarrassée pour crier ou dire quoi que ce soit. Je voulais qu'il me lâche tout de suite. Il gémit à mes tortillements, clairement mal interprétés. Il fit courir sa main sous l'attache de mon soutien-gorge, tâtonnant pour le défaire.

"NON !" criai-je.

"Laisse juste les choses se faire." grogna-t-il. "Laisse moi te montrer combien je t'aime."

Il m'embrassa de nouveau avec colère et réussit à enlever mon soutien-gorge et il passa au bas de mon pyjama.

"Ron ce n'est pas comme ça que tu montres ton amour, pas de cette façon." protestai-je, et Ron me regarda comme s'il avait été giflé.

"Oui ça l'est." répliqua-t-il sur la défensive. "Je ne sais pas pourquoi tu ne veux juste pas que ça se produise, il est évident que tu me veux. Je sais que tu n'es pas sûre de toi et pudique, mais je pense que je peux changer ça."

Je le giflai pour de vrai cette fois, et je l'ai écarté de moi. J'ai retenu mes larmes en remettant rapidement mes vêtements, évitant de regarder ses yeux.

"Ron, je t'aime, s'il-te-plaît arrête avec ce comportement. Je ne suis juste pas prête ne peux tu pas comprendre ça ? Tu représentes le monde pour moi, pourquoi ne peux tu pas respecter ce que je veux ?" l'ai-je supplié. J'ai pressé mes mains sur son torse avec l'intensité de ma défense, le suppliant de me donner du temps. Je sentis une larme courir le long de ma joue.

"Non ! Je ne le comprends pas, si tu m'aimais tu ne te retiendrais pas ! Je ne peux plus continuer." répliqua Ron, levant les mains en l'air de façon dramatique.

"Ne plus continuer à faire quoi ?" sanglotai-je, savant exactement ce qu'il voulait dire, mais ayant besoin de l'entendre quand même.

"Je ne peux pas t'attendre plus longtemps ! Je pense que nous devons rompre." J'ai eu le souffle coupé et j'ai fait un pas en arrière, mes yeux débordant de larmes. "Ne me regardes pas comme ça, tout est de ta faute !" cracha Ron, me montrant du doigt. "J'ai besoin d'une vraie femme. Une qui m'aime vraiment et qui veut être avec moi de toutes les façons."

Je l'ai regardé avec la bouche ouverte, ma lèvre inférieure trembla, plus de larmes que jamais menacèrent de couler.

"Ronald Weasley ! Tu peux faire ce que tu veux ! Mais n'oublies pas : Je ne suis pas juste la stupide fille sur qui tu peux marcher. Je ne suis pas non plus l'imbécile malade d'amour que tu crois que je suis. Je sais dans mon coeur que tu m'aimes aussi, mais si tu mets trop de temps à retrouver tes esprits, les choses ne pourraient pas rester comme tu les as laissées. Je ne vais pas attendre pour toujours." Ron roula des yeux à ma déclaration.

"Pourquoi je voudrais retourner voir une sale pudique qui ne m'aime même pas ?" rétorqua-t-il avec colère. Sur ce, il est sorti de la pièce et j'ai fini par craquer. J'ai perdu mon petit ami, et plus important, mon meilleur ami. Qu'est-ce que j'ai fait ?

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