Bonjour tout le monde ! Je ne pensais pas poster le chapitre 2 si vite mais le voilà bel et bien ! Au programme, une discussion avec Alie, que j'aime beaucoup dans cette histoire, et une fin de chapitre qui fait augmenter la température…

Enjoy !


— Donc Roan, demande Alie sur un ton très sérieux, tu confirmes que Jaha était sur le point de violer Clarke ?

— Oui, il n'y avait aucun doute sur la situation. Quand j'ai ouvert la porte, il était sur elle, menaçant, les mains sur sa peau nue. Rien n'aurait pu l'arrêter.

Je vois Clarke frémir à cette dernière information. Sans l'arrivée de Roan, Jaha serait-il allé jusqu'au bout ? L'idée me répugne et me révolte.

Alie éteint l'enregistreur et ferme son carnet. L'entretient avait été rondement mené, au fil de son récit, Clarke avait fini par prendre de l'assurance. Elle avait bien compris qu'elle ne craignait rien entourée de nous trois. Que Jaha ne pourrait franchir la porte pour lui faire du mal.

Roan, Clarke et moi nous levons pour sortir.

— Lexa, je peux te parler seule cinq minutes ?

— Je t'attends en bas, me dit Clarke en sortant à la suite de Roan pour me laisser avec Alie.

Au lieu de reprendre place sur mon siège, je force Alie à se lever en me dirigeant vers le mur de photos. Je passe le doigt sur le cadre de mon portrait.

— Avec les témoignages de Clarke et Roan je peux enfin finaliser le dossier et le transmettre à l'avocat.

— Tu vas lui envoyer par mail ?

— Non, je le rencontre lundi prochain pour lui remettre en main propre. Ce serait trop risqué avec Jaha qui a accès à mon ordinateur. Je garde toutes mes retranscriptions sur un disque dur que je ramène chez moi le soir.

— J'espère vraiment qu'il ne se doute de rien.

— Et au pire. Il engagera un avocat lui aussi. Je compte bien me battre.

— Merci Alie.

— C'est la moindre des choses.

Je délaisse mon portrait quand je sens les mains d'Alie se poser sur mes hanches. Son menton se cale sur mon épaule. Une main lâche mon flanc pour pointer la photo de Vénus.

— Clarke est une personne merveilleuse, tu es une personne merveilleuse. Je ne permettrai plus qu'on vous fasse du mal. J'investirai tout l'argent de la société pour mettre Jaha en prison s'il le faut.

Je ne sais quoi lui répondre. Oui, c'est son rôle en tant que notre protectrice et employeuse. Elle s'est juré de s'occuper de notre bien-être en montant Les Filles de Sappho. Elle avait manqué à son devoir à cause de mon silence, de notre silence.

— C'est pour m'enlacer que tu voulais me voir seule ? lui demandé-je finalement.

Un petit rire qui lui échappe me fait sentir son souffle chaud contrer ma nuque. Elle se décolle de moi et attrape mes épaules pour me forcer à lui faire face.

— Lorsque Jaha sera parti, j'aurais besoin d'un nouveau bras droit. Je vois comment tu t'occupes de chaque fille, comment tu as su les épauler pendant les entretiens, comment, aussi, tu es proche de certains membres de l'équipe. Tu n'as peut-être pas encore toutes les capacités requises pour ce poste, mais je te formerai. Je sais que le métier d'actrice ne te convient pas vraiment, alors…

— Mais, et Aphrodite et Vénus ?

— Tu n'es Aphrodite que jusqu'aux prochaines élections.

— Il y a de fortes chances que je gagne, tu le sais. Et Clarke aussi.

— La patronne de LFS peut très bien trafiquer les résultats, me répond-elle avec un clin d'œil. Plus sérieusement, j'aimerais éviter. Mais je peux aussi faire en sorte d'ériger Raven à ta place, en la mettant plus ou moins insidieusement en avant tout au long de cette année. On sait toi et moi que c'est ce qu'elle désire.

— Calife à la place du Calife, oui… Mais, je… Je pensais que tu ne voudrais jamais te séparer de moi. Après tout, je suis le visage de ta société depuis le début. LFS, c'est moi.

Je ne veux en aucun cas paraître prétentieuse en disant ces mots, mais je sais qu'Alie me comprend. Sans Costia, ni moi, Les Filles de Sappho n'auraient jamais vue le jour.

— Depuis le début, je prépare ton départ. Votre départ. En postant nos premières vidéos, je savais très bien qu'un jour Costia et toi partiriez. Je n'avais pas prévu que Costia… s'en irait de la sorte, et que tu porterais la gloire sur tes seules épaules. Il est temps que je te libère. Tu mérites mieux comme vie Lexa. Et je ne veux pas te mettre à la porte sans argent, alors je te propose de devenir mon associée. Tu resteras le visage des Filles de Sappho à jamais, à mes côtés.

— Tu produis des films pornographiques mais tu estimes qu'une femme mérite mieux que d'être actrice dans ce milieu ?

— Ce monde a ses torts et ses avantages. Je sais qu'aucune fille, pas même Raven, n'est ici à cent-pourcent de son plein gré. Il y a toujours un détail, énorme ou minuscule, qui a amené les actrices à pousser les portes de mon bureau pour signer leur premier contrat. Elles méritent toutes mieux. Avec mon entreprise, j'essaie de rendre leur période d'égarement plus agréable, fructueuse et rentable. Mon but n'est pas de les garder indéfiniment, mais qu'elles finissent par voler de leurs propres ailes.

— Tu es consciente qu'il peut être difficile pour une ancienne actrice du X de trouver un nouvel emploi ?

— C'est pour ça que j'accompagne toutes celles qui s'en vont. Mais tu nous éloignes du sujet Lexa. Qu'est-ce que tu en dis ? Peut-être que tu n'as pas envie de faire partie d'une société qui manipule l'image de la femme pour le plaisir des hommes, je le comprendrais. J'en fais parfois moi-même des insomnies épouvantables !

Sa manière de l'avouer me fait rire. Finalement, Alie est comme toutes les actrices, pas totalement ici de son plein gré. Elle aussi, quelque chose, une force au-delà de la Nature, qu'elle ne comprend pas elle-même, l'avait poussée vers ce milieu à moitié sordide d'exposition du corps de la femme. Pornographie féministe, hein ?

— Bien sûr que je prendrai la place de Jaha avec joie. Rien ne me ferait plus plaisir que de travailler aux côtés de ma meilleure amie.

Ma réponse et son titre la font sourire. Je peux de nouveau la considérer comme ma sauveuse, ma meilleure amie, celle qui avait tant fait pour moi depuis le début de ma majorité.

— Ce serait un honneur, me répond-elle émue.

— Mais d'abord, on se débarrasse de cette ordure !

— Oui !

Dans un mouvement qui me surprend, Alie fait pression sur mes épaules pour m'attirer à elle. Nos bustes se cognent avec violence, ses bras entourent mon dos avec douceur et chaleur. Je me surprends à passer mes mains dans son dos. Son odeur et sa chaleur m'ont manqué. Je ferme les yeux pour profiter de l'étreinte. Un souvenir que je n'aurais pas voulu voir à cet instant me revient en mémoire. Je mets un terme à l'échange pour prendre mes distances avant de lui poser la question. Elle ne s'offusque pas de mon geste de recul. Je jette un œil au portrait de Clarke et je me lance :

— Tu as dit à Charmaine qu'on avait couché plusieurs fois ensemble, toi et moi, après la disparition de Costia ?

La question plombe l'atmosphère en un quart de seconde. Le regard d'Alie s'assombrit. Elle retourne vers son bureau pour marquer encore plus la distance physique.

— Je… Je ne te l'ai jamais dit, mais à l'époque déjà, Charmaine pensait que j'avais une liaison avec toi, ou Costia. Dans ses meilleurs jours elle m'accusait de coucher avec vous deux en même temps. Elle ne savait pas encore que je voulais vous filmer en train de faire l'amour qu'elle s'imaginait déjà des scènes obscènes… Je suppose que pendant toutes ces années sa jalousie ne s'est pas envolée comme par magie. Alors, je lui en parlerai, mais j'attends le bon moment. Et toi Lexa ? Clarke est au courant ?

— Non… Je… Je n'ai même jamais pensé à le lui dire. Personne ne sait. Pour moi, ce qui se passait à l'époque entre nous ne signifiait rien. On était perdu dans un schéma cyclique néfaste qui nous faisait faire n'importe quoi. La disparition de Costia, l'obligation de continuer à tourner, la perte de Charmaine, le vide, le manque. Il ne pouvait en résulter que des parties peu glorieuses de jambes en l'air.

— D'ailleurs, ce n'était que du sexe pour le sexe, pour atteindre l'orgasme et tout oublier.

— Un peu comme une drogue.

— Un peu comme une drogue, répète Alie avec un regain de joie. Alors on oublie ? Enfin, je veux dire. C'est du passé ?

— Oui. Erreur de période sombre. C'était bien le temps que ça a duré, mais ça ne se reproduira plus. Tu aimes Charmaine et…

— Tu aimes Clarke.

— Oui…

— Alors, il faudra un jour lui parler de ce passé que nous avons en commun.

— Je le ferai.

Alie me sourit et finit par se détendre totalement.

— Ça va mieux entre Clarke et toi, je me trompe ?

— Tu ne te trompes pas. On a enfin réussi à se parler. Je me suis pardonnée beaucoup de choses, je lui en ai pardonnée également. Tu sais Alie… Je crois que je pourrais l'aimer beaucoup plus que Costia, beaucoup plus…

— Tu le mérites, et elle aussi.

C'est la première fois que j'exprime cette pensé à voix haute. Je n'y avais d'ailleurs jamais vraiment réfléchi. Mais c'est une évidence, Clarke est en train de prendre une place dans ma vie que j'avais cru condamnée à tout jamais. La culpabilité sur la mort de Costia envolée, je suis de nouveau capable d'aimer sans condition. Et cet amour tombe sur cette blonde. Je suis gênée de m'être livré à Alie de la sorte. Meilleure amie oui, mais nous avons du temps à rattraper et je ne veux pas brûler les étapes.

— Je vais y aller Alie, ça fait beaucoup plus que cinq minutes. Clarke doit m'attendre, même si j'espère que ton cameraman lui tien compagnie.

— C'est un peu ton cameraman aussi.

— Bientôt.

Cette fois, c'est moi qui lui fais un clin d'œil. J'avance vers la porte mais Alie m'arrête avant que je ne l'ouvre.

— Prends soin de Clarke, elle va en avoir besoin. Mais prends aussi soin de toi, et de vous.

— Promis.

En bas, Roan et Clarke semblent avoir une discussion endiablée avec Emori. Toujours dans les escaliers, je les observe de loin. Le sourire de Clarke est radieux, il illumine son visage et contraste avec la peur que ces dernières heures avaient plaquée sur ses traits. Roan, toujours un peu timide, semble taquiner Emori d'un niveau encore plus élevé que le mien tant la jeune réceptionniste a le feu aux joues. Je finis ma descente et donne de ma présence. Mon raclement de gorge tire Emori d'un mauvais pas qui peut s'extirper des remarques du cameraman pour m'ouvrir le passage.

— Je ne pensais jamais dire ça un jour mais, Lexa, sauve-moi !

Sa demande désespérée confirme mes doutes.

— Allons Roan, dis-je en posant ma main sur l'épaule du gaillard, laisse les femmes tranquilles veux-tu ?

— Pardon capitaine. Toujours un plaisir de rire avec toi Emori !

Tout le monde pouffe et nous saluons la jeune femme avant de nous retrouver dehors.

— Je vous laisse, dit Roan en amorçant un départ.

— Merci, le hèle Clarke pour le retenir. D'avoir été là, aujourd'hui et…

— C'est normal, répond-il avant qu'elle ne finisse sa phrase.

Il s'en va sans rien ajouter de plus. Nous le regardons partir et je me rapproche de Clarke pour lui prouver ma présence. Je passe une main dans son dos, son air rieur s'efface pour revenir à la dure réalité. C'est même au-delà. Lorsque ma main remonte vers sa nuque, une larme s'échappe pour venir s'écraser sur le sol sec. La goutte forme une cercle irrégulier sur le bitume. Unique et seule larme. Je me mets face à elle et pose mon front sur le sien. Ses yeux se ferment, je la regarde toute proche.

— Tu as réussi Clarke.

— C-comment tu as fait toi ? Pour ne pas être aussi émue ?

— Après mon témoignage ? Parce que j'ai déjà trop pleuré sur mon sort. C'était enfin la libération que j'attendais depuis des années. Qu'Alie soit au courant de tout, c'était ce dont mon corps et mon esprit avaient besoin.

— Alors je suis faible.

— Pas du tout ! Je t'interdis de penser ça de toi.

— Ça aurait dû être mon exutoire aussi.

— Non, ce n'est pas la même situation. C'est normal que tu te sentes encore mal. Et si tu veux, on peut en parler. Mais quelque chose me dit que pour l'instant tu as besoin de penser à autre chose.

— Je crois oui…

— Tu aimerais aller au cinéma ?

— Je ne sais pas si je devrais, je dois encore réviser… Et demain j'ai cours tôt.

— Tu veux passer à la maison ? Promis, je ne te retiendrai pas trop tard.

— Oui, je pense que c'est une bonne idée. Cela fait trop longtemps qu'on ne s'est pas retrouvées seules.

Dans les transports, sur le chemin, sa main se glisse dans la mienne avec une simplicité qui me réchauffe le cœur. Son envie de nous afficher en publique fait taire pendant quelques instants la peur qui gronde au creux de mon estomac. La prochaine fois que nous ferions l'amour, serait-ce le même fiasco qu'à nos débuts ? Je n'avais aucune idée derrière la tête en l'invitant chez moi, mais la façon dont allait finir la soirée était évidente. Nous brûlons de désir l'une pour l'autre à chaque instant.

Il fait déjà nuit depuis longtemps lorsque nous passons le pas de ma porte. Clarke pose nos affaires au porte-manteau et trouve la direction de mon lit sur lequel elle s'allonge avec nonchalance. Je la rejoins simplement et pose ma tête contre sa clavicule pour me blottir dans ses bras. Sa main innocente pour le moment, caresse mes cheveux avec lenteur.

— Avec tout ça Lexa, tu as commencé à chercher un nouvel appart ?

— Alie m'a conseillé une ou deux agences, mais je n'ai pas encore regardé. J'ai l'impression qu'à tout moment Jaha peut encore venir voler mon argent. Même si Alie s'engage à couvrir mes frais jusqu'au fin mot de cette histoire.

— Fais-voir ton ordi.

— Clakre…

Elle se redresse en me poussant sur le côté et fait un signe de la main. Je souffle et me lève pour aller prendre mon ordinateur portable. Je l'allume et lui dépose sur les genoux. Nous nous adossons au mur et je suis bien forcée d'entrer le nom d'une des agences dans un moteur de recherche.

— Des envies concernant le quartier ?

— Mmh, j'aime bien celui-ci, ou alors peut-être pas trop loin de chez Alie !

Ma dévotion à ma patronne, et amie, la fait ricaner. Elle entre l'arrondissement dans le site et une multitude d'annonces s'offrent à nos yeux.

— Des exigences quant au loyer ?

— Je me disais… Si on gagne le procès et que Jaha doit me rembourser tout l'argent qu'il m'a extorqué, je pourrais peut-être avoir un apport pour acheter…

— Donc tu y as tout de même penser ! Acheter est une très bonne idée ! Et la taille ?

— Oh, pas plus de cinquante mètres carrés, je n'ai pas besoin d'un grand espace pour vivre.

Clarke change les critères et lance une nouvelle recherche. Nous passons en revue les différentes annonces en faisant des commentaires plus ou moins désobligeant sur certains appartements. Les prix me font chavirer le cœur, peut-être qu'il serait préférable que j'aille vivre en banlieue finalement. Je n'avais aucune idée du salaire de Jaha et de celui qu'Alie voudrait me donner lorsque je prendrai sa place.

— Clarke ?

— Oui ?

Elle se retourne pour me dépose un léger baiser au coin de la bouche.

— Alie m'a proposé de prendre le poste de Jaha, si je ne me fais pas réélire Aphrodite dans un an.

— Oh ! Mais c'est super !

— Ça ne te dérange pas ?

— Pourquoi ? Ça devrait ?

— Si je ne suis pas élue Aphrodite mais que tu es élue Vénus…

— J'ai le droit de rompre mon contrat quand bon me semble, tu sais, c'est dans les closes. Peut-être que je continuerais à être Vénus un temps, peut-être que je ne serais pas élue. D'ici un an, je suis sûre qu'Alie saura trouver une solution pour se retourner si nous partons toutes les deux. Je ne compte pas être actrice toute ma vie, j'espère bien avoir mon diplôme et me consacrer à la peinture figure-toi ! Et regarde, mes tableaux de ton corps seront très bien mis en valeur sur ce mur blanc !

Son doigt va cogner contre l'écran de l'ordinateur, sur la photo d'un grand salon illuminé par une baie vitrée.

— Tu cherches un appart pour nous Clarke ?

— Je crois que c'est encore trop tôt pour ces choses-là, du moins pas tant que je n'aurais pas mon diplôme. Mais tu penses bien que je vais squatter un maximum chez toi Lexa ! Sauf si tu veux me faire l'amour dans ma chambre d'adolescente, avec mes parents à côté…

Son regard coquin se tourne vers moi. Mon cœur explose, longtemps que je ne m'étais pas imaginé emménager avec une fille. Elle baisse l'écran de l'ordinateur et le dépose sur le sol avant de retourner contre moi. Sa main trouve ma joue pour l'effleurer avec tendresse. Ses yeux plongent dans les miens et c'est bientôt sa bouche qui trouve sa place entre mes lèvres affamées.

D'abord, nous nous embrassons comme deux adolescentes séparées depuis des semaines et qui se retrouvent enfin dans l'intimité d'une chambre, entre coups de langue et caresses sur les hanches, les retrouvailles s'annoncent douces et intimes, puis, Clarke saute le pas en se hissant sur mon corps, le geste lui laisse le loisir de glisser sa main sous mon haut. Sa paume chaude entre en contact avec mon ventre déjà bouillant, la fusion parfaite pourrait produire de la lave incandescente. Il lui faut peu de temps pour atteindre ma poitrine.

— Tu n'as pas de soutien-gorge… chuchote Clarke dont les doigts viennent de tomber sur un téton.

— Je n'en mets pas toujours…

L'idée semble lui plaire et elle s'empresse de caresser un peu plus mes seins. Le désir montant, mes doigts s'amusent à venir caresser ses hanches et à glisser sous son pantalon pour trouver ses fesses frissonnantes.

Après un long moment, nos langues à présent maladroites, sont forcées de se dessouder pour nous permettre de nous mettre à nue. Mon sweat est le premier à partir, je ne laisse pas le temps à Clarke de tenter à baiser sur mon ventre, je lui retire son pull et aussitôt son soutien-gorge, je veux voir sa poitrine opulente. J'arrive à voler une léchouille sur un mamelon avant qu'elle ne me repousse d'une main ferme contre le matelas pour venir déboutonner mon jean et le faire glisser, la culotte venant avec, le long de mes cuisses. Elle se débarrasse elle-même du sien et de son ultime sous-vêtement, sous mon œil gourmand. Son sexe s'offre à mon regard comme une évidence. Là, sous la lumière orangée de mon appartement, il montre beaucoup plus de chaleur que sous celles blafardes du studio. Elle reste en suspend un moment, le temps pour moi de caresser l'intérieur d'une cuisse avec le dos de ma main. Je remonte jusqu'à son entre-jambe mais elle me coupe en se rabattant sur mon corps. Ses seins s'emmêlent aux miens, ma main trouve le creux de ses reins, sa langue cherche la mienne, ses doigts atterrissent sur mon téton déjà pointé. Je n'ai pas le temps de penser à la toucher que son clitoris chaud entre en fusion avec ma cuisse. La sienne se baisse pour venir caresser mon sexe déjà humide. J'aurais voulu profiter de chaque parcelle de sa peau pour nos retrouvailles, j'aurais voulu que cela dure des heures, mais en même temps, mon désir pour elle est si puissant que je n'ai plus envie d'attendre. Son corps collé au mien me rend dingue et les ondulations de son bassin réveillent les grondements au fond de mes entrailles. Je me mets à gémir, mes soupirs se cognent aux siens entre nos dents. C'est au tour de mes hanches de se cambrer pour qu'une danse endiablée anime nos êtres tout entier. Je glisse contre Clarke à la même vitesse qu'elle se frotte contre moi. Une main sur le creux de ses reins, l'autre agrippée à une omoplate, je la presse pour l'avoir au plus près. Ses bras reposent sur le matelas, je devine une de ses mains qui s'appuie contre le mur pour contrôler son désir. Je sais déjà qu'elle va tenter de s'y agripper lorsque l'orgasme poindra.

Je lèche et suce sa langue comme si ma vie en dépendait, nos mentons sont souillés de nos salives abondantes qui ne savent plus où se mettre. La cadence augmente, le rythme provoque la symphonie de nos gémissements, je quitte sa bouche pour enfouir mon souffle au creux de son cou, entre ses mèches blondes. Mes ongles pénètrent la chair au niveau du dos, les siens grattent le mur de ma chambre. Ses râles s'engouffrent dans mon oreille. Aidée de ma main qui a glissé sur sa fesse, Clarke jouit la première. Un orgasme violent qui l'oblige à crier dans un raclement de gorge animal et rauque. Son orgasme m'attrape le sexe et provoque le mien quelques secondes plus tard. Je lâche ses fesses pour attraper sa nuque et la presser tout contre moi. Je veux jouir et léchant sa nuque, en croquant sa clavicule. Je me laisse complètement aller à la chaleur qui dévore chacun de mes membres. Le plaisir explose et je me laisse aller aux mêmes impuretés qu'elle.

Mon amante se détache de moi pour me laisser respirer. Elle vient s'allonger à mes côtés et couvre mon épaule de baisers. Il me faut peu de temps pour retrouver mes esprits et retourner à sa bouche encore tremblante. L'échange est passionné et doux. Je profite de sa langue humide et grumeleuse, je la mangerais. A mon plus grand regret, elle délaisse ma bouche pour venir croquer un de mes lobes d'oreille. Je sens ensuite ses lèvres chatouiller l'entrer du pavillon.

— Je t'aime Lexa…

Mon cœur se serre, jusqu'à m'en faire mal. Les papillons dans mon estomac s'envolent. Tous mes doutes sont effacés, nos blocages un mauvais souvenir. J'attrape ses joues pour retrouver notre baiser. Et entre deux morsures, je lui retourne les sentiments. Oh oui, Clarke, moi aussi, je suis tellement amoureuse de toi, si tu pouvais te le figurer…


Il fallait bien que je commence ce tome 2 avec ce qui fait la marque de fabrique de cette histoire n'est-ce pas ?

En espérant pouvoir vous livrer la suite bientôt !