Bonsoir ! J'ai mis un peu de temps à écrire ce chapitre, mais j'essaie d'avancer quand même petit à petit. On est sur une transition, mais un tournant pour Lexa, et on arrive vers les intrigues plus grosses bientôt !
Enjooooy
Après avoir déposé le matelas sur le sommier, concluant notre session assemblage, je propose à Clarke de lui faire visiter toutes les pièces. Elle tombe littéralement amoureuse de l'appartement.
— C'est sûr que je vais y passer beaucoup de temps ! s'exclame-t-elle à la fin du tour lorsque nous revenons dans le salon. Et les meubles arrivent quand ?
— A part le lit, je n'ai encore rien commandé…
— Lexa !
— Quoi ! J'avais trop hâte de venir ici, il me fallait juste un lit pour le moment !
— Et comment tu comptes recevoir Alie et Charmaine ce week-end sans canapé ni table ni chaises ?!
— Ah, zut…
— Mets ton manteau, on file faire du shopping !
C'est tout juste si elle ne me pose pas elle-même mon manteau sur les épaules. Je lasse mes chaussures en quatrième vitesse et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous nous retrouvons dehors.
— Et on va où exactement Clarke ?
— Tu crois que je ne me suis pas renseignée sur le quartier ?!
Elle attrape ma main et me traîne à sa suite. Une fois l'euphorie passée, tout de même, ses doigts se nouent aux miens et nous évoluons normalement entre les hauts immeubles. Je découvre le quartier avec joie et envie. J'aime beaucoup le style des façades haussmanniennes qui s'alignent de rues en rues. Après une petite place très tranquille au centre de laquelle coule une petite fontaine qui ne paie pas de mine, nous quittons les belles avenues pour déboucher sur des rues un peu moins conviviales et au style plus moderne. Après une quinzaine de minutes de marche, nous arrivons devant un grand magasin de mobilier.
— Ah là, c'est sûr que je devrais trouver mon bonheur !
Clarke affiche une mine de conquérante et s'avance pour déclencher le mécanisme des portes automatiques. L'air respire le neuf et le cuir, une odeur entêtante, un peu écœurante. Nous regardons le plan avant toute chose pour repérer les différents secteurs qui nous intéressent. Salle à manger, cuisine et salon.
— Il te faut aussi des assiettes et des couverts ! Et des draps pour cette nuit ! Dire que tu n'y avais pas pensé…
— J'ai tellement voulu tout laisser derrière-moi que j'en ai oublié le nécessaire !
Nous commençons par le salon. Clarke et moi posons amoureusement nos petites fesses sur différents canapés afin de débusquer le plus confortable. J'ai l'impression que nous faisons des courses en prévision d'un emménagement commun. J'aime beaucoup l'idée. Mon choix s'arrête pour un canapé d'angle en cuir souple et brun. Cette fois, j'essaie de ne pas faire attention au prix et de simplement me faire plaisir. Il sera livré chez moi le lendemain, parfais donc pour recevoir nos amies.
Table à manger, chaises, ustensiles de cuisines, une parure de lit, lorsque nous sortons du magasin il est près de treize heures passées.
— Je meurs de faim ! se plaind Clarke, les bras chargés de sacs.
— L'occasion de tester un restaurant du quartier, tu ne crois pas ?
— Oh, tu ne veux pas inaugurer ta nouvelle vaisselle ?
— Tu as la patience de faire à manger ?
Son ventre qui gargouille juste à ce moment comme pour me répondre nous fait rire.
— On cuisinera ce soir ! Et puis tout le week-end, dis-je, ce midi, on se fait plaisir !
— D'accord, mais alors c'est moi qui invite !
— Oh, pour une fois que j'en ai les moyens…
— Oui mais tu m'invites chez toi, c'est la moindre des choses. Et puis ça me fait plaisir. Vite, rentrons déposer tout ça, et cherchons les restos intéressants !
Nous nous dirigeons vers un restaurant de spécialités thaïlandaises qui nous avait fait de l'œil et dont les commentaires étaient globalement dithyrambiques. La façade assez sobre, nous dévoile une salle toute en couleurs lorsque nous poussons la porte. Un serveur aux origines sûrement liées à la cuisine nous installe et nous apporte les menus. Le choix est grand et je n'y connais absolument rien. J'ai peine à l'avouer à Clarke qui se révèle être dans le même flou que moi.
— C'est l'occasion de tester !
— Si je puis me permettre…
Une voix nous fait relever les yeux de notre menu vers une table un peu derrière-nous.
— Ontari ! s'exclame Clarke.
— Bonjour, Clarke, Lexa. Je ne vous ai pas vu entrer, puis en relevant les yeux de mon menu je vous ai aperçues.
— Qu'est-ce que tu fais là ? demandé-je. C'est fou ce hasard !
Notre collègue quitte sa table pour nous rejoindre et se pencher entre nous.
— Haha, je n'habite pas très loin, je viens souvent ici ! Et vous ?!
— Eh bien, je viens d'emménager à dix minutes !
— Pas tant le hasard que cela, intervient Clarke.
— Mais donc ! s'exclame Ontari. Je peux vous conseiller ce plat… et celui-ci… ainsi que celui-là !
Ce faisant, elle nous pointe des plats sur la carte, sans les prononcer, comme si elle avait peur d'écorcher les noms.
— Oh et en entrée vous pouvez partager une salade de mangue acide, c'est pimenté, ça devrait vous plaire !
— Tout ça me donne l'eau à la bouche, répond Clarke, merci beaucoup !
La blonde se penche sur le côté pour regarder la table d'où est venue Ontari.
— Tu es seule ? On ne voudrait pas te déranger…
— Oh, oui, je suis seule… C'est-à-dire que… Je venais souvent avec ma mère ici et… Je ne sais pas si Lexa te l'a dit, ma mère est décédée il y a peu. J'avais envie d'un peu de nostalgie aujourd'hui.
Me reviens en mémoire notre échange dans la loge lorsqu'elle m'avait parlé de sa mère. Je retrouve aujourd'hui son air triste. Pourtant, elle tente de l'effacer.
— Alors joins-toi à nous ! lui proposé-je avec plaisir.
— Oh, je ne voudrais pas gâcher votre… repas en amoureuses ?
— Haha ! Grillées ! ricane Clarke. Mais non, viens avec nous, ça va être sympa !
— Alors…
La brune fait demi-tour pour aller chercher son plat déjà bien entamé et revient s'asseoir à côté de Clarke.
— Oh je vois que vous vous connaissez alors, nous dit leur serveur lorsqu'il vient prendre nos commandes. Je suppose que vous les avez conseillés ?
— Evidemment, c'est leur première fois ici, il faut qu'elles goûtent au meilleur !
— Ah oui, tu es une habituée à ce point !
— C'est que ce restaurant est vraiment délicieux ! me répond le serveur. Les saveurs de Thaïlande, les vraies !
Nous nous mettons à rire doucement tous les quatre. Ontari commande un dessert et nous lui indiquons qu'elle peut terminer son plat avant que les nôtres n'arrivent.
— Donc nous allons être voisines si je comprends bien maintenant !
— Il semblerait en effet ! J'habite juste à côté de la station de métro, et toi ?
— Ah oui ! Tu es bien placée ! Aphrodite gagne bien sa vie dis-moi haha !
— Disons que le dossier qui se monte sur Jaha a eu ses effets sur mon porte-monnaie…
— Moi je vis dans une chambre de bonne à deux portes du resto, c'est petit, mais les toilettes et la douche ne sont pas sur le palier, c'est déjà ça ! Et mes propriétaires, qui sont mes voisins du dessous, sont très gentils et attentionnés envers moi, ils m'invitent souvent à dîner, ici ou chez eux, alors c'est plutôt sympa. Ils sont un peu comme ma deuxième famille, ils m'ont beaucoup aidé après la mort de ma mère…
— Il savent ce que tu fais ? demande mon amante.
— Eh bien oui ! C'est étrange, mais je ne leur ai jamais caché. Ils m'ont demandé ma profession avant que j'emménage, je ne pouvais pas leur cacher, ils étaient vraiment adorables. Je crois qu'elle a été un peu choquée mais ça n'a jamais été un problème. Peut-être même que c'est mon travail qui fait qu'ils m'ont choisie comme leur locataire et qu'ils prennent autant soin de moi, allez savoir !
— C'est tellement chouette ça ! Mes anciens voisins n'ont jamais su ce que je fais dans la vie, mais j'ai peur que les nouveaux l'apprennent, et dans ce quartier j'appréhende les possibles réactions…
— Je suppose que c'est un problème pour ce genre de métier, répond Clarke, mais pour le moment, essaye de te focaliser sur le positif. Et puis il faudrait déjà que tu les rencontres ces fameux voisins !
— Mais oui ! surenchérit Ontari. Chaque chose en son temps. De toute façon, c'est simple, soit ils ne trainent pas sur les sites de cul et donc ne devinerons jamais, soit ils te connaissent déjà mais seront forcés de fermer leurs bouches pour faire bonne figure face aux autres !
— Hahaha j'adore ce point de vue !
Nos plats qui arrivent stoppent le sujet. Ontari nous observe lorsque nous goûtons la mangue. Clarke la trouve excellente, j'aime aussi mais le côté piquant est un peu trop fort pour moi.
— Ça me fait plaisir de vous voir en tous cas ! s'exclame notre collègue. Maintenant que je ne vais plus tourner avec vous, ou presque, ça sera l'occasion de se voir !
— C'est vrai, lui réponds-je, que je me suis promis de tisser plus de liens amicaux avec les filles, c'est une occasion parfaite. Je t'inviterai à dîner un de ces jours. Pas tout de suite pardonne-moi, j'emménage à peine.
— Pour dire la vérité, me complète Clarke, on sort du magasin de meubles ! Ça sera sa première nuit, notre première nuit… ici !
— Drôle que vous ayez choisi mon restaurant pour le jour de ton déménagement !
Après le déjeuner, je propose à Ontari de venir poursuivre notre discussion à la maison si elle le souhaite, mais elle préfère nous laisser seules et profiter de son après-midi de libre pour aller faire un peu de shopping. Clarke et moi décidons d'aller faire quelques courses pour ce soir et demain, avec l'idée d'y retourner samedi pour acheter de quoi préparer le dîner pour Alie et Charmaine.
— C'est fou que tu aies emménagé juste à côté ! Tu crois qu'Alie le savait ?
— Elle a nos adresses mais je ne pense pas qu'elle y a fait attention. Mais peut-être que c'était un plan machiavélique pour m'aider à être plus sociale !
— Haha, c'est tout à fait son genre je suis sûre ! Mais évite de coucher avec elle s'il te plait !
— Clarke !
— Pardon, je plaisante, too soon ? J'ai confiance en toi.
— J'ai couché avec plein de nanas grâce aux tournages, alors ne t'en fais pas, je n'ai pas besoin de te tromper !
— Hahahaha mais écoutez-là celle-là ! Tiens, tu n'as jamais couché avec un homme ?
— Euh non, et non merci ! Je m'en passerai. Et ne me raconte pas ton expérience, cela ne m'intéresse pas !
Elle se marre de nouveau avant de s'excuser avec une courbette.
Nous finissons par rentrer à la maison, oui, à la maison, cette idée me semble encore étrange, avant, je n'avais jamais été « à la maison ». Nous nous avachissons sur le matelas nu afin d'être confortables pour chercher sur Internet du futur mobilier. Après avoir commandé quelques articles, je saute sur Clarke à la recherche de tendresse et d'affection…
Quelques minutes plus tard, nous sortons les draps neufs de leur emballage. Je m'inquiète du fait que nous allions dormir dedans sans les laver.
— Il fallait y penser avant ! me réprimande Clarke. Tu n'as pas encore de machine à laver, alors, pas le choix, et flemme de retourner chez moi en prendre.
— Bon, je suppose que pour quelques nuits, ça ne va pas nous tuer, ce sera juste…
— Un peu rêche ? me complète Clarke en glissant la matière du tissu entre ses doigts.
— Si on dort mal, on saura s'occuper…
Je lui lance un regard coquin qu'elle s'empresse de me renvoyer.
— Je comprends pourquoi tu arrives à faire ce métier depuis si longtemps Lexa, tu es insatiable !
— Si tu veux mon avis, c'est l'inverse ! C'est parce que je fais ce métier depuis des années que je suis insatiable…
Comme pour me consoler, elle s'approche afin de me tapoter le dos puis me prendre dans ses bras.
— Tu en as vraiment marre, mmh ?
— Il faut encore que je tienne un an… Après on verra ! Et puis… Il y a quelque chose que je ne t'ai pas dit, enfin, si tu es amie avec une fille d'avocat, tu y auras déjà peut-être pensé mais… Je risque d'être jugé pour meurtre… Parce que, c'est vrai après tout, c'est moi qui ai poussé Costia ce jour-là…
Un air de tristesse passe sur son visage pendant un instant.
— Evidemment, c'est logique… J'espère que tu t'en sortiras sans trop de problèmes, je ne sais pas si je supporterai d'être séparées de toi de la sorte…
— Moi non plus… Mais même si c'est le cas, on se retrouverait après, il faudra seulement apprendre à attendre !
— Je ne sais pas… Moi j'ai besoin de contact quasi quotidien, je ne suis pas sûre que je pourrais faire ça Lexa… Te soutenir jusqu'ici…
— Qu'est-ce que tu es en train de me dire Clarke ?
— Je serai là pour toi quoiqu'il arrive Lexa, mais… Je ne suis pas sûre de pouvoir te promettre de rester ton amante. Enfin, n'en parlons pas maintenant tu veux bien ? On n'en est pas encore là, s'il te plaît…
Elle a raison après tout, à quoi bon me prendre la tête là-dessus alors que l'avenir est vraiment incertain. Mais tout de même, son hésitation me fend le cœur. Avant que je ne puisse répondre, Clarke attrape mon visage pour me voler un baiser. Un baiser de réconfort. Je sens bien qu'elle tient à moi, et j'ai oublié mon corps nu glacé placardé dans sa chambre, cependant, le doute me serre le cœur l'espace d'un instant. Je chasse ce moment désagréable en me retirant de sa bouche, je veux penser à autre chose qu'à elle.
— Tu as des idées de plats pour dimanche midi ?
Nous partons dans un tour du monde imaginaire afin de débusquer un menu alliant facilité d'exécution et régales des papilles. Nous nous mettons d'accord sur un plat de lasagnes végétarien trouvé sur le net qui a l'air fort appétissant. Pas d'entrée, un gros apéro avec plein de petits amuses-bouches, et nous demanderons aux filles d'apporter le dessert.
La fin d'après-midi file et nous nous retrouvons à préparer un petit dîner léger. Clarke s'extasie presque lorsqu'elle met les couverts au lave-vaisselle et se réjouit ainsi de ne pas perdre de temps à mes côtés. De la sorte, nous nous retrouvons vites nues et transpirantes dans les nouveaux draps.
— Et tu as pensé à la façon dont tu vas meubler cet appartement ? me demande Clarke allongée contre mon épaule.
— Non, pas du tout, je pensais le faire une fois installée.
— Sors ton ordi ! On va faire du lèche vitrine virtuel.
— Tu aimes ça, hein ?
— J'adore ! Il y a un côté artistique dans la décoration d'intérieur, tu ne trouves pas ?
— Moui, sans doute…
Je lui obéis et me redresse pour aller ouvrir mon sac à dos. J'en sors mon ordinateur portable que je ramène sur le lit. En l'ouvrant, la photo de Costia et moi glisse sur mes cuisses. J'avais oublié que je l'avais mise ici… Mon amante l'attrape avant que je n'aie eu le temps de réagir et la regarde avec attention.
— Costia ?
— Oui…
— Elle était belle…
Je vais pour lui prendre la photo des mains mais elle adopte un geste de recule et se lève.
— Je ne veux pas que tu la planques Lexa. Tu ne peux pas rayer cette fille de ta vie. Elle a compté pour toi, peu importe ce qui est arrivé, peu importe l'accident.
Nue, elle quitte la pièce. Intriguée, je la suis, toute aussi nue. La scène me semble insensée. Je ne déambule jamais nue, sauf en tournage. Je la suis jusque dans le salon. Elle regarde la pièce qui ne contient que la table.
— Mmh, pour le salon ce sera quand il y aura des meubles et des cadres photos, alors en attendant…
Elle fait demi-tour pour se diriger vers la cuisine. Sur le frigo restent quatre petits aimants. Elle en soulève un et le replace dans un coin supérieur de la photo.
— Provisoirement, dit-elle en se retournant vers moi pour chercher mon approbation.
En espérant que la photo ne blesse ni Alie ni Charmaine, enfin bon, Clarke a sûrement raison, ça ne peut pas être une mauvaise idée.
Le samedi passe aussi paisiblement que la veille. Plus paisiblement devrais-je dire, car nous ne parlons ni de Bellamy, ni de Raven, ni de Costia, ni de Jaha. Tout est simple avec Clarke, la journée file comme si nous habitions ensemble depuis des années. Le canapé est livré et monté. Les courses sont presque une partie de plaisir parce qu'elles annoncent pour moi ce dîner tant attendu avec mes amis et mon amante. Nous nous étions déjà retrouvées toutes les quatre, mais la soirée s'était mal terminée, Clarke avait fui et le reste nous avions presque toutes fondues en larmes. Demain, la soirée serait mémorable, je le sais ! Et même si Alie nous parlerait tournage, rien ne viendrait ternir ma joie. Qui sait, ce serait peut-être un de mes derniers instants de libertés…
Dimanche matin nous nous levons presque aux aurores pour préparer les lasagnes et quelques délices pour l'apéritif. Alie et Charmaine sonnent à midi tapante. Elles ont entre les bras une énorme boîte en carton blanche sertie d'un ruban rose, et un énorme bouquet de fleurs.
— Ah, Lexa n'a pas encore de vase… se lamente Clarke.
— Tu iras en acheter un demain sans faut, m'ordonne Charmaine, elles devraient tenir une journée, j'espère…
Pendant que Clarke tente de mettre le bouquet dans un verre d'eau trop petit, je me charge de déposer le dessert au frigo. C'est à ce moment qu'Alie remarque la photo qui y est aimantée. Son index se pose sur le papier plastifié pour épouser la forme du visage de Costia.
— Je me souviens de ce jour…
— C'est vrai que c'est toi qui l'a prise Alie, j'avais presque oublié.
Charmaine et Clarke se tournent vers nous comme pour avoir l'histoire.
— C'était quelques temps après le début de LFS, commence ma patronne. On discutait toutes les trois de l'avenir du projet et la discussion a divagué, on a fini par sortir nos téléphones pour nous prendre en photo les unes les autres et celle-là est restée. Il me semble qu'on l'a mise un temps comme image de profil sur PornTub.
— Ah ! s'exclame soudainement Clarke. Mais c'est pour ça que cette photo me semblait familière ! Je l'avais déjà vu !
— Ah oui, tu es vraiment une fan de la première heure !
Charmaine et moi ne savons pas où nous mettre.
— Mais on l'a vite remplacée par le premier logo, continue Alie qui remarque notre gêne.
— Et moi je l'ai imprimé et gardée…
— Tu as bien fait de la mettre ici, me dit Charmaine, elle est bien.
Un petit silence nous laisse le temps de regarder le visage souriant de Costia. A cette époque, je ne savais pas encore à quel point l'idée d'Alie allait révolutionner ma vie.
Le bip du four nous sort de notre torpeur.
— Le plat est prêt ! s'extasie Clarke. On le laisse refroidir un peu, le temps de prendre l'apéro. Allez zou, tout le monde au salon !
Elle nous chasse de la cuisine d'un geste de main et tout le monde va prendre place autour de la table dressée. Charmaine débouchonne la bouteille de Reuilly blanc que nous avions acheté et nous trinquons en l'honneur de Costia.
— Excusez-moi de revenir aux Filles de Sappho, intervient Alie après avoir goûté au vin, mais autant le faire maintenant pour en être débarrassées. J'ai prévu les scénarios et les dates de tournages de la prochaine semaine d'Aphrodite et Vénus. Et l'invitée du trio sera Niyhla !
Prochain chapitre : nous revenons donc sur le sujet principal de cette fiction ! En espérant l'écrire vite… Courage à toutes !
