Bonjour ! Zut, j'ai perdu mon rythme de publication… Bon, puisque je ne suis plus en stage, je devrais pouvoir écrire, mais comme je suis en vacances, je n'ai pas forcément le temps… On va voir ! En tous cas, je sens que l'histoire se dirige vers sa fin. Je ne sais pas encore si j'aurais des idées pour un tome 3. A voir ! En attendant, profitez de la scène de sexe à la fin de ce chapitre… Enjoy !
Trois semaines après le meurtre de Jaha, la situation semble comme retournée à la normale. La Police a fini d'interroger toutes les filles et tous les techniciens. Clarke avait expliqué la situation aux dernières personnes connaissant l'existence de Costia et toutes avaient promis de ne rien dire à ce sujet. J'ai la vague impression d'être une encore plus grande criminelle en demandant à ce petit monde de mentir, mais d'un côté, ils sont bien tous contents que Jaha ne soit plus dans le paysage et que je reste, pour le moment, à la tête des Filles de Sappho. Aucun, à part Raven et Clarke, ne sont au courant de mon désir de quitter le rôle d'Aphrodite. Clarke et moi avons enchaîné les tournages sans grande envie. J'ai l'impression que notre désir sexuel s'épuise en tournage, mais c'est sûrement dû à cette situation. Entre l'assassinat horrible de Jaha et mon stress encore présent, comment avoir l'esprit léger en tournage ? Sans compter l'ambiance pesante qui a marqué les murs de LFS durant ces trois semaines.
Mais aujourd'hui, l'ambiance est redevenue ce qu'elle était à l'origine : conviviale et professionnelle. Une fois que la Police a eu terminé ses interrogatoires, Emori a été placée en détention provisoire. Et jusqu'au jour de son procès, aucun de nous ne sera sollicité, ni de près, ni de loin. Elle avait avoué son crime dans les détails, il n'y avait plus besoin de grand-chose. Maître Blake ne serait là que pour raccourcir au maximum sa peine de prison en invoquant des circonstances atténuantes. Et nous serions sûrement appelé à la barre pour témoigner. Mais la perspective du procès est si lointaine que tout le monde a préféré l'oublier et reprendre sa vie là où on l'avait laissée.
Et tant mieux ! Parce que je n'aurais pas supporter des jours et des jours de tension dans l'air. Au moins à présent, nous étions fixés et j'étais libre. C'est comme si un tout nouveau monde s'offrait à moi. Sans Jaha dans le paysage, avec la promesse du silence, et Clarke à mes côtés, je peux enfin évoluer à mon aise sans avoir peur de mes actes, sans craindre à la moindre seconde qu'une horreur puisse m'advenir. Je suis libre, enfin libre. Enfin.
— Libre…
Je me retourne vers Clarke qui dort paisiblement. Mon chuchotement intempestif ne l'a pas réveillé. En même temps, elle est du genre à s'endormir en cinq minutes et à ne plus se réveiller jusqu'au matin. Je pourrais lui crier dessus qu'elle ne moufterait pas. Moi en revanche, j'ai tendance à être insomniaque et à mettre beaucoup de temps pour m'endormir. D'où mes nombreuses réflexions nocturnes.
Demain, nous allons chez Alie et Charmaine pour fêter leurs fiançailles. Puisque le calme est revenu, nous pouvons maintenant fêter comme il se doit ce merveilleux événement. Je tâche de m'apaiser pour trouver le sommeil et être en forme.
Après l'amour le lendemain, nous nous préparons à la hâte pour retrouver nos amies. Lorsque nous arrivons, Charmaine est aux fourneaux. Alie nous accueille et nous prend dans ses bras, en signe de « fin de ce bordel », dit-elle.
— Bon, la prochaine fois on va au resto ! s'exclame Clarke. Ça suffit de cuisiner tout le temps !
Nous nous étonnons en riant devant sa remarque soudaine. Mais elle change vite d'idée en goûtant au fameux gratin dauphinois de Charmaine. Je vois ses yeux s'humidifier, subtile mélange entre la douleur due à la chaleur du plat et au plaisir de son goût.
— Alors, maintenant que ça va mieux : mes félicitations pour votre futur mariage !
— Merci Lexa, répond Charmaine toute fière d'elle.
Alie glisse sa main dans celle de sa fiancée et me remercie à son tour. Puis Clarke les félicite aussi. Je vois un anneau qui brille au doigt d'Alie, elle le remarque et commence à le triturer avec amour.
— Vous avez fixé une date ? demande Clarke.
— Pas encore, répond notre patronne, avec les récents événements, on n'a pas eu le temps de se poser pour y penser.
— J'aimerais bien qu'on se marie avant la fin de l'année.
— Je crois que c'est possible, répond Alie gênée.
— Bah alors Alie ! lancé-je sur un ton taquin. Toi qui es si sûre de toi d'habitude ! Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu fais ta timide !
— Mais Lexa ! Je ne me suis jamais mariée de ma vie, ça m'intimide… Et puis, je suis heureuse aussi… C'était si… inespéré qu'on se retrouve Charmaine et moi !
Charmaine, pour toute réponse, se penche vers sa future femme pour l'embrasser. Doucement, subtilement, un baiser doux qui reflète leur complicité et qui me réchauffe le cœur. Charmaine et Alie, ç'avait toujours été évident. La souffrance par laquelle Alie était passé après leur séparation était la preuve de leur lien puissant. Et heureusement ce n'est plus qu'un mauvais souvenir. C'est comme si ce baiser venait de tout balayer. Tout est oublié, tout est pardonné.
Alie est encore plus gênée après ce baiser. Alors, Clarke se tourne vers moi et passe une main sur ma joue pour m'attirer à elle. Elle m'embrasse doucement à son tour puis se détache et croise le regard d'Alie. Etrangement, ce geste a bien l'air de la détendre.
— Allez, trêve de mièvreries, s'exclame notre cuisinière du jour, on passe au dessert !
— Il va falloir que je dise à mes parents que je t'ai fait ma demande.
Nous sommes en train de déguster un fondant au chocolat préparé par Alie lorsque Charmaine remet le sujet sur la table.
— Ils savent que vous vous fréquentez de nouveau ? demandé-je.
— Non… Il s'est passé tellement de choses que je n'ai pas eu l'occasion de leur dire. Comme ils sont en province je ne les vois pas beaucoup et lorsqu'on s'appelle, une fois par semaine, ils parlent tellement que j'ai rarement le temps d'en placer une !
— Haha ! Ils n'ont pas changé ! On peut les inviter un week-end ici si tu veux.
— Tu es sûre que tu veux avoir mes parents chez toi Alie ? Tu as oublié le phénomène qu'ils sont ?!
— Hahaha ! Toujours une angoisse les beaux parents !
— Rassure-toi, dis-je à Clarke, avec moi tu es tranquille, tu n'en auras pas !
Ma phrase jette un froid alors que je la croyais drôle. Mais à bien y réfléchir elle met en avant que ma mère est morte et que mon père est fou.
— Allez, continué-je pour détendre l'atmosphère, je disais vraiment ça pour être drôle. Ma mère j'ai fait son deuil, et mon père est un abruti. Alors, tout va bien, mmh ?
— Mais alors du coup, enchaîne Alie pour m'aider, Lexa tu n'as jamais rencontré les parents de Clarke ?
— Non, pas encore, répond ma moitié. Ça me stress toujours ce genre de rencontre. Enfin, il est temps pour que je te présente je crois, Lexa. Finalement, ça ne fait même pas un an que nous nous sommes rencontrées, mais nous avons vécu tellement d'évènements que j'ai l'impression que cela fait des années ! Et c'est ça aussi qui me fait dire que tu es la bonne… Si quelques mois ont semblé des années sans jamais me lasser et si j'ai réussi à porter tes épreuves avec toi sans jamais t'aimer moins, je crois qu'il est temps que je te présente mes parents.
— Oh, Clarke… Merci. Je suis touchée. Tu as raison, j'ai l'impression qu'on a vécu dix ans de galère de couple haha ! Alors que ça fait huit mois que tu as débuté chez LFS !
— Huit mois ?! s'étonne Alie. J'ai fait de toi le visage numéro 1 ex-éco en si peu de temps ! Je dois être un peu folle !
— Ou c'est juste que ça devait être Clarke, répond Charmaine. Cela devait être Clarke, pour LFS et pour Lexa. Tu es entrée dans la vie de tout ce petit monde et en quelques jours tu as tout chamboulé. Bravo Clarke, c'est réussi !
— Merci, je suppose haha ! Je ne pensais pas qu'en moins d'une année il m'arriverait autant de choses. Même si ça fait des années que je connais le visage et le prénom de Lexa, c'était si inespéré qu'on se lie à ce point. Je pensais commettre l'erreur de ma vie en intégrant Les Filles de Sappho, et finalement c'est la meilleure décision que j'ai prise. Tu es libre le week-end prochain ?!
— Oh là là ! Hé ! Minute papillon ! Laisse-moi le temps de me préparer mentalement haha ! Mais dans l'idée, oui, si tes parents sont dispos… Ils sont au courant que tu vois quelqu'un ?
— Ils se doutent bien où je vais quand je sors le soir et que je ne rentre pas dormir. En revanche, je ne leur ai pas dit officiellement. Je crois que j'attendais ton accord, sauf qu'on n'a jamais eu le temps d'évoquer le sujet. Alors voilà, je l'évoque ! Je leur parle de toi en rentrant chez moi lundi soir, ça te va ? Et je leur demande pour le week-end.
— C'est d'accord. Et j'ai un peu hâte finalement…
— Alors, intervient Charmaine, je ne veux pas gâcher cet instant éminemment romantique, mais s'ils demandent comment vous vous êtes rencontrées et ce que tu fais dans la vie Lexa ?
— Aïe, aïe, aïe, c'est surement pour ça en réalité que je ne leur ai jamais parlé de toi, parce que je n'ai pas trouvé la réponse à cette question.
— Et si on leur disait la vérité ?
— Tu veux que j'avoue à mes parents que je tourne dans des films de cul ?!
— Ecoute, soit on invente un mensonge auquel il faudra se tenir toute notre vie, du moins si on reste ensemble aussi longtemps, soit on leur dit la vérité. Et j'en ai marre des mensonges. En tous cas, moi je veux leur dire qui je suis. Après, je ne peux pas te forcer à leur révéler que tu bosses aussi chez LFS entre tes cours. C'est toi qui décides Clarke.
Je prends un ton doux pour qu'elle comprenne que je ne veux pas la forcer, quand bien même j'ai très envie qu'elle choisisse la vérité.
— Tu me laisses la semaine pour y réfléchir Lexa ? J'ai besoin de ça.
— Oui, bien sûr.
— Dans tous les cas, je ne veux pas te forcer à mentir, donc oui, tu peux leur dire ton véritable métier.
— Merci.
J'échange un regard avec Alie. Elle semble à la fois fière et triste. Comme si elle regrettait de m'avoir fait débuter ce métier. Je sais que c'est ce qu'elle est susceptible de penser. Costia et moi avions été le levier pour démarrer son business, mais le but n'était pas de faire tourner des amies. Sa grande idée était d'engager des actrices, sans nouer de lien avec elles. Mais voilà, il y avait eu Costia et moi, et maintenant il y avait Clarke et moi.
— J'arrête Les Filles de Sappho à la fin de l'année.
Je viens de lancer cette phrase sans aucun préavis et sans lien apparent pour qui n'était pas dans mon esprit. Mais cette décision, posée avec une date, est tout à fait logique. Jaha n'est plus là, j'ai retrouvé mon salaire. Alie va avoir besoin de moi en tant que bras droit plus vite qu'elle ne l'avait imaginé.
— D'accord, répond ma patronne. Jusqu'aux prochaines élections, mmh ?
— C'est ça, et je ne m'y présenterais pas. Clarke, à toi de décider si tu veux rester ou non. Tu sais que je respecterai ta décision.
— La fin de l'année, ça me laisse un peu de temps pour décider. Je vais réfléchir sur ce point aussi Lexa.
— Il est vrai que maintenant que je n'ai plus d'assistant… Qu'est-ce que tu dirais de prendre son post dès lundi Lexa ? Avec le salaire qui va avec.
— Tu me paierais pour être Aphrodite et pour être ton second ?
— Tout travail mérite salaire ! Pour ma compta ça ne change rien, pour toi, c'est de l'argent en plus à mettre de côté. Pour acheter une maison, un appart, pour un mariage, qui sait, mmh ?
Alie fait un clin d'œil à Clarke qui rougit.
— Ne sois pas effrayée, je vais te former avant. Je te ferais un contrat avec une période d'essai. Rien ne sera pris à la légère !
— Dès lundi ?
— Pourquoi pas !
— Il va me falloir une nouvelle secrétaire aussi…
Alors que l'évocation de Jaha ne nous faisait plus rien, celle d'Emori nous blesse. Je l'aimais beaucoup, je l'aime encore beaucoup d'ailleurs. Ne plus la voir lorsque je pousse la porte de LFS me fait un mal fou. Elle qui était si timide et souriante…
— Tu engages en CDI ? demande Clarke
— Pourquoi ? Tu serais intéressée ?
— Pourquoi pas ! J'ai pas mal de temps libre avec la fac et finalement les tournages ne nous prennent pas beaucoup de temps. Et moi aussi je veux mettre de l'argent de côté ! Mais bon, Emori était là tous les jours, moi je ne pourrai pas… Zut ! Laisse tomber !
— J'adore ta façon de réfléchir à toute vitesse à voix haute Clarke ! C'est gentil de t'être proposé en tous cas, mais oui en effet, j'ai besoin d'une personne à plein temps. Emori ne faisait pas qu'ouvrir la porte, elle gérait tout ce que Jaha n'avait pas le temps de gérer. C'est avec elle aussi que j'étais censée choisir les prochaines filles… On avait commencé à trier des profils d'ailleurs… Tu voudras bien m'aider pour ça Lexa ?
— Oui, bien sûr !
— Du coup, je vais passer une annonce. En attendant, je continue à gérer l'accueil.
Depuis l'arrestation d'Emori, en effet, c'est Alie qui ouvre la porte aux techniciens et aux filles qui franchissent le hall.
La perspective de date de fin en tant qu'actrice me fait un bien fou. C'est comme si la liberté allait devenir totale après cette date et même comme si j'allais au-delà de la liberté. Je pourrais vivre une vie normale et épanouie. Moi qui m'étais fait virer de chez moi puis recueillir, quelle belle revanche la vie était en train de m'offrir.
C'est d'ailleurs ce que je dis à Clarke une fois que nous sommes rentrées chez moi.
— C'est vrai, c'est une belle revanche Lexa. Et tu la mérites. Tu t'es battue pour l'avoir. Même si Jaha n'avait pas fini ainsi, je sais que tu te serais battue pour la justice et pour ta liberté. Emori a été un petit coup de pouce du destin, mais tout le reste mon amour, tu l'as fait toi-même. Je suis fière de la femme que tu es.
— On peut être fière d'une actrice de film X ?
— Allons Lexa ! Pas venant de toi ! Bien sûr qu'on peut être fière de toute personne peu importe son secteur d'activité. A mes yeux tu fais un travail respectable dans le sens où il est difficile et éprouvant. Encore plus de la façon dont tu l'as vécu personnellement. Et tu peux être fière de toi aussi ! Tu accèdes enfin à une tranquillité méritée, même si cela est due à un assassinat. La vie nous joue parfois de drôles de tours !
Je veux bien accepter ce qu'elle me dit, je n'ai pas envie d'argumenter, peut-être tout simplement parce que j'accepte de la croire. Au lieu de lui réponse, ou bien est-ce ma réponse comme preuve de ma gratitude face à ce qu'elle vient de me dire ? Je me jette sur sa bouche pour l'embrasser. Elle se laisse évidemment faire et je sens un sourire en coin naître contre mes lèvres. Il s'évanouit pour laisser place au bout de sa langue qui s'immisce entre mes muqueuses pour demander l'accès et rejoindre ma langue en demande. La sienne caresse doucement la mienne, d'abord comme pour la chercher et la trouver, puis pour la gâter subtilement et me faire comprendre que l'envie n'est pas loin de naître.
Je ressens cette pression qui part de ma poitrine pour descendre jusqu'au croisement de mes cuisses. La sensation est douce mais s'accentue pour m'aider à me mouvoir et à augmenter les gestes d'affection. Nous sommes encore dans le salon, sur le canapé, mais je n'ai pas la patience de l'amener jusqu'à la chambre. J'exerce une pression de la nuque pour repousser son corps entier qui se laisse totalement faire. Elle bascule sur le divan et je m'allonge sur elle, mes jambes de part et d'autre de son bassin. Je la surplombe et me détache un instant du baiser pour l'admirer. Je vois le désir au fond de ses yeux.
— Tu es belle Clarke.
— Tu n'es pas mal non plus dans ton genre…
Elle passe sa langue sur sa lèvre inférieure puis la mord en signe de provocation. Un rire de joie m'échappe et je retrouve sa bouche pour, cette fois, y mettre immédiatement de la passion. L'ambiance chauffe très vite et je me retrouve à me débarrasser de mon haut pendant qu'elle déboutonne elle-même sa chemise. Pas de temps à perdre. Je retire aussi mon soutien-gorge, elle m'imite et je peux enfin toucher son buste bouillant. Son corps chaud avait toujours contrasté avec le mien et représente un réel plaisir à parcourir tant la différence de nos températures peut être parfois impressionnante. Je décide de faire une pause pour poser mon oreille sur sa poitrine. Elle me réchauffe et, entre deux halètements, j'entends son cœur battre. Clarke passe ses doigts dans mes cheveux pour me masser le crâne, en geste de tendresse.
— Il bat pour toi, dit-elle en comprenant ce que j'écoute. Je sais, c'est vachement cul-cul ! Mais c'est vrai… Tu me rends dingue !
Elle finit à peine sa phrase et elle agrippe mon menton pour me faire remonter contre elle. Nos seins se rencontrent dans un bruissement qui fait gronder mon estomac. Encore, la pieuvre au creux de mes entrailles se réveille. Elle veut me dévorer, elle veut s'assouvir. Je tente un baiser furtif et je descends immédiatement retrouver ses seins avec le bout de ma langue. Je les mords, je les suce et je les dorlote. La respiration de Clarke augmente et elle se met à gémir. Ses mains s'aventurent sur mes épaules pour m'encourager, puis un peu plus bas pour me caresser. Elle veut sentir mes courbes sous ses paumes. Je remonte l'embrasser pour lui laisser le loisir de toucher mes hanches puis, à son tour, ma poitrine. Mes seins tombent dans sa main comme s'ils y retrouvaient leur forme. Mais je ne peux la laisser prendre trop de plaisir à ce niveau et je lui mordille la lèvre avant de redescendre lécher ses tétons. Une de mes mains se libère pour, dans un premier temps caresser son second téton, dans un autre temps suivre les courbes de ses côtes et finir sur son pantalon que je m'empresse de déboutonner. Commence un nouvel épisode d'effeuillage individuel. En tournage nous prenons assez le temps comme cela pour nous déshabiller l'une l'autre, ici, l'étape n'est pas nécessaire. Nous avons déjà envie.
Nue devant moi, Clarke est à ma merci, et ma langue en veut toujours plus. J'embrasse son nombril sans plus penser à ses seins, et je continue une ligne de baisers jusqu'à trouver son aine. J'attrape une cuisse de ma main et la repousse pour l'écarter de l'autre. Je dépose un baiser sur son sexe et je ne réfléchis pas plus longtemps avant d'y glisser le plat de ma langue humide. Un cri de douce surprise lui échappe. Je sais qu'elle se lâche exprès pour m'encourager. Loin d'être de la simulation, c'est juste une façon d'exprimer son désir qui me montre que je fais bien les choses et qu'elle en veut plus. Ses cuisses s'écartent encore, dans un mouvement naturel qui m'encourage et m'excite aussi. J'essaie de m'appliquer, sa main retrouve sa place sur mon crâne et accompagne mes mouvements de haut vers le bas. Je tente des percer de langue à l'entrée de son vagin et je vais chercher son poing G. La manœuvre a son effet, mais ne peut durer plus car elle me tire sur le muscle. Je viens alors la pénétrer avec mes doigts pour coupler à l'effet du cunnilingus. Au moment de la pénétration, elle gémit plus fort et lâche un « oui » de bien-être. Des petits mots qu'elle s'interdit en tournage de peur d'être trop clichée pour Alie mais qu'elle laisse volontiers aller dans l'intimité. Une succession de « oui » arrive à mes oreilles jusqu'à ce que l'approche de l'orgasme la fasse taire. Le silence avant sa jouissance et puissant et me prend aux tripes. Je peux sentir dans la pesanteur de la pièce toute la moiteur de l'acte qui est en train de se produire entre nous. Bestial et sentimental. Une odeur de musque et de phéromones.
Clarke exulte dans un gémissement profond qui m'excite encore plus. Je recule ma langue et je retire mes doigts pour la laisser redescendre. Mais je la lèche encore subtilement pour l'accompagner en douceur vers le retour à la réalité.
Je remonte contre son corps, le mien est bouillant à présent et je ne sens plus la différence. Elle m'accompagne dans ma monté et sort de sa transe. Elle m'embrasse à pleine bouche comme pour reprendre contenance et sa main glisse tout de suite sur ma poitrine. Mais je suis pressée. Sans lui demander, je continue mon ascension jusqu'à présenter moi-même mon sexe à sa bouche. Elle ne semble y voir aucun inconvénient et attrape tout de suite mon sexe avec sa bouche. Nous entrons en fusion. Assez vite, sa langue s'aventure en moi, bien plus loin que ce que j'avais essayé de faire quelques minutes auparavant. C'est plus simple ainsi. Je me laisse aller à des mouvements du bassin qui m'aident à gérer mon plaisir et à trouver l'angle exacte pour tout ressentir au mieux.
— Retire-toi…
Je chuchote assez fort pour qu'elle m'entende et sa langue s'en va pour gâter mes lèvres et l'entrée de mon vagin. Je plaque une main sur son crâne, de l'autre j'agrippe le haut du canapé pour ne pas tomber en avant, et je me mets à faire moi-même les mouvements sur sa langue, si bien que Clarke ne bouge presque plus. Avant elle, je n'aurai jamais pu me lâcher de la sorte. Pas dans l'intimité, pour LFS, bien sûr, c'était différent. Là, je ne pense qu'à mon plaisir, mon plaisir avec elle, et je m'en donne à cœur joie. J'aimerais faire durer ce moment encore longtemps mais l'orgasme me gagne en commençant par attraper l'intérieur de mon buste et à faire de nouveau vibrer cette fameuse pieuvre. J'écoute ces deux sensations et je laisse le plaisir enrober mon être. Je sens un picotement au bout de mes pieds et je comprends que c'est le moment. Il y a comme un feu incandescent qui explose en moi et je gémis sans plus de retenue que Clarke tout à l'heure. Aussitôt, une sorte de gêne me gagne, alors je m'empresse de descendre. Je m'allonge contre mon amante pour oublier ma pudeur et me repaitre de sa respiration encore saccadée. J'écoute à nouveau son cœur. Elle retrouve mon menton pour le soulever et demander un baiser. Je me redresse pour le lui donner. Il dure longtemps. J'y reconnais mon goût, que j'ai appris à identifier depuis toutes ces années de pornographie, et même à apprécier dans la bouche d'une autre. Je sais qu'elle doit aussi y reconnaitre le sien que j'avais encore en moi.
Nous nous lâchons pour reprendre correctement nos souffles et un moment de silence bercé par nos respirations m'endort presque.
— On devrait aller dans le lit avant de sombrer ici, me dit Clarke en embrassant le haut de mon front.
— Oui, tu as raison, je commence déjà à avoir froid en plus…
Je me redresse sous son regard posé sur mon corps.
— Tu es belle toi aussi Lexa.
Je me mets à rougir sans aucun contrôle. Elle rit de bon cœur et nous nous dirigeons, en laissant nos vêtements éparpillés dans le salon, pour courir sous la couette revigorante. Je me blottie contre elle et ne tarde pas à m'endormir. Je sens les années d'insomnies s'en aller avec tous mes problèmes.
Eh bien, eh bien, il semble que tout s'arrange ! Chapitre suivant : la rencontre des parents de Clarke !
