Ecris y a genre trois ans, voire quatre.

Viking AU - Polyamour - couple à quatre - Malia Stiles Lydia Derek


Mal. Il avait mal, mal partout. Son corps entier semblait hurler de douleur, comme passé sous un Drakkar, à un tel point qu'il n'arrivait à ouvrir promptement les yeux. Il pouvait sentir la chaleur du foyer et entendre ce dernier crépiter, la dureté du matelas de paille et la rugueur du poil de l'ours, ou encore l'odeur des herbes médicinales.

Ah. Bah au moins il n'était pas mort dans la forêt.

On avait dû le retrouver durant la cueillette, ou alors quelqu'un avait trouvé ça louche qu'il ne soit toujours pas rentré. Ouais, non, se dit-il, on ne sonne pas l'alerte pour seulement deux jours de chasse.

Ses yeux papillonnèrent un moment avant qu'il ne puisse vraiment les ouvrir, et ce seulement car son corps commençait à gérer les courbatures et la douleur des plaies ouvertes. Derek en sentait une le long de son bras droit, de l'épaule au coude, et une sur son pectoral droit.

Il était chanceux de ne pas s'être vidé de son sang.

Il entendit plus qu'il ne vit sa femme, douce et forte Lydia, sa cousine, joueuse et courageuse Malia, et son homme, charmant et franc Stiles, entrer dans la bâtisse qui leur servait de maison. Les deux femmes poussèrent un soupir de soulagement en le voyant réveillé, la brune osa même un sourire, mais Stiles... eu une réaction totalement autre.

Il s'approcha de son amant et concubin avant de lui donner un coup dans son épaule blessée. La tête de Derek partie en arrière à la vive douleur et il ne pu s'empêcher de siffler celle-ci entre les dents. On ne pouvait pas dire que l'autre homme était content de le retrouver dans cet état.

- Un ours, commença-t-il en prenant ses cheveux longs en mains, Il est partit me chercher un ours ce crétin du village ! Mais par Thor heureusement qu'on a pu te trouver !

Derek voulu dire quelque chose, pour défendre un peu son égo de chasseur blessé, mais Lydia lui en dissuada d'un signe de tête. « Qu'il finisse son monologue », mima-t-elle, sûrement pensait-elle que cela calmerait leur amant. Les trois adultes regardèrent donc le quatrième qui continuait sa tirade mécontente sur la façon dont son partenaire ne semblait n'avoir aucun sens du danger, et blablabla et blablabla.

Le Hale laissa tomber sa joue contre la cuisse de son épouse qui s'était déplacée pour ne pas prendre un coup de bras malencontreux de leur amour et la brune, assisse contre l'épaule de la rousse, riait sous cape de son propre époux qui continuait de gesticuler dans la ferme double qu'ils avaient montée comme si de rien n'était.

Le blessé embrassa les mains de ses deux femmes, en remerciement pour les soins qu'elles lui avaient procurés alors qu'enfin Stiles semblait s'arrêter, essoufflé. Il s'assit à même le sol, le dos contre le matelas de paille où se tenait son amant et ses femmes, regardant ces derniers qui souriaient plus ou moins amusés par son manège.

- Je vous déteste, souffla-t-il.

- Non, tu nous aimes, répondirent-ils en synchronisation parfaite.

Le sourire de ses trois amours le fit fondre et il embrassa chacun d'eux. Non sans une pichenette pour Derek.

- Plus jamais de chasse seul, clair ?

- Très clair.

Il eu un silence confortable alors que les quatre amants se câlinaient simplement, en faisant attention aux blessures du chasseur intrépide. Mais ce dernier le brisa par une question qui raviva les gloussements de ses femmes et les grognements de son homme.

- Et l'ours ?