Hello !
Publication de mon tout premier TwoShot (enfin c'est pas le premier mais c'est le premier qui est fini…) !
Un énormissime et infini merci à SilverButterfly209 grâce à qui vous allez pouvoir lire toutes ces lignes car sans elle cette fic' n'aurait jamais vu le jour. Je la remercie de me soutenir depuis qu'on s'est rencontrée au travers de reviews sur ce site, elle m'a aidé et m'aide encore énormément. Smouack !
Et à nouveau, merci à elle pour ses corrections et surtout pour cette superbe couverture car elle en est l'auteur !
Disclaimer : Rien ne m'appartient blabla...
N'oubliez pas que ce récit est une fiction (complètement barge d'ailleurs XD).
Bonne lecture !
Ultime connaissance
Partie 1
| Le valet de chambre s'était retiré dans ses quartiers. Ne restait plus que Monsieur installé à son bureau, rédigeant quelques missives. Il ne savait guère que j'avais entendu leur conversation sur ma personne, chose qui fut fort distrayante. J'admirai encore quelques instants sa stature, ses épaules carrées engoncées dans un uniforme noir, sa légère barbe de quelques jours remontant du haut de son cou à ses fines joues, ses pommettes saillantes au-dessus desquelles se tenaient des yeux vifs. Il avait levé la tête, se sentant épié.
« Ah Madame Garcin ! Que faites-vous donc là ! » s'exclama-t-il avec un sourire en se levant, rangeant son travail sans me quitter du regard.
Refermant la porte, j'approchai, de ma démarche que je connaissais assez suggestive pour plaire à un homme, et me plantai face à lui.
« Monsieur n'est-il pas content de me voir aujourd'hui ? »
« Toujours Madame, toujours ! Ne vous l'ai-je pas assez prouvé ? »
« Il me semble que non. Vous êtes tant accaparé par vos activités que nos échanges s'en tarissent. » dis-je presque piteusement, m'amusant du désarroi de ce bel homme.
Oh qu'il me tardait qu'on agisse plus qu'on ne parlotte. |
-« Le sirop d'Hellébore est donc à utiliser avec parcimonie dans ce breuvage. L'élixir suivant… »
| Il s'avança, se mit au garde à vous d'un salut militaire et m'annonça d'un ton repentant :
« Je suis tout à vous ma mignonne, faites donc comme il vous plaira. »
Le beau blond ne bougea plus, à la merci de mon esprit dévoyé. Mes mains accaparèrent son veston, le déboutonnant sous son regard appréciatif. Son intelligence me plaisait tant, il lisait en moi comme dans un livre. Posant le vêtement sur le sofa, ma bouche s'élança ensuite vers la sienne. Il méritait que je le console. Lorsque je le quittai, Monsieur s'anima étrangement. Sur sa personne robuste, je reconnu les signes de l'exaltation amoureuse. Il s'embrasait... le désir flambait dans ses prunelles alors qu'il empoignait ma nuque pour ravir mes lèvres. |
Ses joues rougirent alors que ses yeux continuaient de parcourir avidement les lignes du bouquin qu'elle tenait caché sous sa table, sa main droite gribouillant sur son parchemin de façon presque robotique, conservant les apparences.
| Encouragée par ce petit succès, je promenai mes mains sur son corps, enlevant sa chemise, pétrissant ce torse chaud qui s'élevait et s'abaissait en un rythme désordonné. Homme de guerre, il préférait continuer l'assaut. Je demeurai donc aussi docile qu'il put le vouloir, ses caresses ne faisant naître que le plaisir, d'autant plus agressif et plus pénétrant que je l'avais ignoré jusqu'alors. Nous avions tant attendu. Ses éloges cajoleurs dont il m'assaisonnait contribuèrent à me gagner. Un feu subtil se glissa dans mon sang et me calcina pour ainsi dire jusqu'à l'âme. Ma gorge parfumée, irritant de plus en plus sa convoitise, l'amusa un moment. |
-« Et cette potion, à laquelle on ajoutera la mandragore cuite liquéfiée, devra être conservée… »
| « Ah ! s'écriait-il en me tenant serrée contre lui, qui sera le mortel assez heureux pour vous garder !… Dieu !… Si désirable... », il interrompait ces expressions par des baisers les plus libidineux que j'aie reçus de ma vie, parcourant mes côtes et ma poitrine de ses mains enhardies… J'étais si emportée, mes sens étaient tellement confondus, que je souhaitai qu'il ne calme qu'avec vivacité le feu dont j'étais dévorée. L'impudique que j'étais recula contre son bureau, glissant mon jupon vers le haut pour qu'il puisse se délecter de mes cuisses que j'avais laissées à nu. |
SLAAAP !
Son cœur rata plusieurs battements tandis qu'elle releva vivement la tête, le regard surpris et apeuré.
L'enseignant observa son élève un instant, une lueur triomphante dans ses iris sombres, avant de jeter un coup d'œil sur la page du livre qu'il venait de lui subtiliser. Ses lèvres s'agitèrent subrepticement avant qu'il ne corne discrètement la page tout en annonçant :
-« Dois-je vous rappelez que nous sommes en cours de potions, Miss Granger ? 30 points en moins pour Gryffondor et une retenue ce soir, 20h. »
Il s'avança vers son bureau, y déposant l'objet de l'infraction, avant de se retourner pour lui jeter un dernier regard mi-colérique mi… amusé ?
Hermione, rouge coquelicot, n'en menait pas large. Actuellement, elle priait toutes les divinités et puissances moldues et sorcières, espérant… espérant elle ne savait même plus quoi ? Espérant que Snape se soit trompé de page ? Espérant qu'il ne se gausse pas auprès de ses pairs d'avoir découvert la Miss-Je-Sais-Tout en train de lire secrètement, en plein cours théorique, un roman des plus… tendancieux ? Espérant qu'il ne se moque pas d'elle devant la classe et toute l'école ? Espérant qu'il ne ficherait pas en l'air toute sa scolarité et sa future carrière ?
La préfète avait beaucoup d'espoirs finalement mais peu de chances de les voir se concrétiser. Il était déjà trop tard. Elle regretta amèrement de ne pas avoir pu patienter sagement pour connaître la suite de la merveilleuse idylle entre Madame Garcin et Monsieur Charmot.
Alors que l'homme en noir reprit son cours comme si aucun événement ne l'avait ébranlé, la jeune femme essaya de respirer plus normalement, tentant de réprimer des bouffées de chaleur. Quelle idiote, s'admonesta-t-elle. Pourquoi n'avait-elle pas attendu la fin de l'heure pour lire ce fichu bouquin ? Mais elle avait la réponse à sa question, comme d'habitude.
Depuis que sa cousine lui avait offert « Des penchants pour la nature », un ouvrage érotique faisant partie d'une longue série écrite par Amanda Seksia, la Gryffondor n'avait pu se détacher de toutes ces histoires. Dévorant tome après tome, elle avait terminé en moins d'une semaine toute la collection et avait finalement dû élargir ses lectures vers d'autres auteurs du même genre. Le sujet était passionnant. Exaltant même.
Hermione était devenue presque addict à ces récentes sensations qui montaient dans son bas-ventre lorsqu'elle était absorbée par des passages torrides entre les protagonistes. Elle aimait cet échauffement parfois presque douloureux qui l'enserrait au point d'en tremper ses sous-vêtements alors même qu'elle ne faisait que lire. La jeune femme ne pouvait donc plus quitter des yeux ces lignes dont elle s'abreuvait, sans avoir terminé l'intégralité du livre. Elle avait découvert un domaine encore plus captivant que les vieux grimoires truffés de formules magiques méconnues.
L'heure passa lentement, comme une longue agonie. Un supplice que la brune éprouva la tête baissée sur son parchemin, continuant de noter scrupuleusement chaque syllabe prononcée par le professeur. Elle n'osait plus croiser le regard de quiconque et se carapata hors de la salle, à la vitesse de l'éclair, lorsque la cloche sonna.
HGSSHGSS
La journée se déroula dans une atmosphère des plus étranges pour Hermione. Passant son temps enfouie dans les ouvrages depuis la rentrée, elle put redécouvrir ce qui se passait autour d'elle. Profitant finalement de cette pause forcée, l'élève scruta les alentours pour essayer de déceler si une quelconque information sur l'évènement en cours de potions avait fuitée. Mais non, Snape n'avait apparemment rien communiqué sur sa mésaventure, seule l'annonce de son heure de colle et des points en moins avait alimenté les conversations. Rien d'autre.
Un peu plus rassurée, la jeune femme participa aux cours de l'après-midi, ses pensées tournant sans cesse sur sa retenue de ce soir. Qu'allait-il bien pouvoir se passer ? Snape allait-il en profiter pour l'humilier ? Et comment allait-elle récupérer son livre ?
HGSSHGSS
Le cœur battant la chamade, la Gryffondor tapa à la porte avec appréhension.
-« Entrez. »
Son regard se porta sur le pupitre placé devant le bureau de Snape alors qu'elle pénétrait dans la pièce, presque à reculons. Il était là. Son livre. Hermione releva les yeux sur le professeur qui l'examinait, impassible.
-« Installez-vous. »
Déglutissant avec difficulté, elle s'exécuta, le rouge lui montant aux joues lorsqu'elle baissa sa tête sur le titre. De la dévastation des corps.
-« Lisez-moi la page 97. »
Son souffle se bloqua dans ses poumons. Il allait lui faire lire son roman, farcis de chapitres aux trois-quarts érotiques ? Tel le diabolique Serpentard qu'il était, il avait trouvé l'humiliation parfaite. Elle remercia tout de même Merlin de ne pas avoir à faire cela devant témoins...
Prenant son courage à deux mains, la brune parcourut les pages, les mains moites, et débuta d'une voix légèrement tremblante :
-« Il se faisait tard. Le valet de chambre s'était retiré dans ses quartiers. Ne restait plus que Monsieur installé à son bureau, rédigeant quelques missives. »
Elle s'arrêta un instant, c'était le même chapitre enfiévré qu'elle avait lu partiellement ce matin, celui où elle avait été coupée par Snape. Allait-elle vraiment devoir le lire... tout entier ?!
Un raclement de gorge la fit reprendre.
-« Il ne savait guère que j'avais entendu leur conversation sur ma personne, chose qui fut fort distrayante. »
Le Maître des potions se leva et s'approcha d'elle d'un pas lent, ponctuant les phrases par le bruit de ses bottes. Des frissons lui remontèrent jusque dans la nuque tandis qu'elle se forçait à continuer sa lecture. Hermione s'attendait ou du moins priait pour qu'il l'arrête alors qu'elle en arrivait aux moments les plus vertigineux. Mais rien.
-« Au travers de ces baisers, je m'étais donnée, avec cet emportement qui ne ménage rien, cette fièvre dure et brisante, qui dompte, cloue les mâles les plus forts et leur fait demander grâce... Portant la main sur mes globes à découvert, ce jeune étalon s'appliqua à des tendres succions, des plus délicieuses sensations. Ses doigts s'exerçaient à redessiner mes courbes, toutes, charmant des zones qui décuplèrent ma fièvre. »
Sa bouche s'asséchait.
-« Mais, non contente de ces préludes, il tenta de me dévêtir pour s'attaquer au point principal, insinuant par gradations ses doigts jusqu'à ma toison brune. Je crus que je m'y perdrais tout entière. Cependant, après s'être bien démenée, son ardeur se ralentit. « Ciel ! Quelle blancheur ! Quelle chair ferme et délicate ! … Oh ! Ce duvet si charmant !… De grâce, c'en est trop… je n'en puis plus… Il faut, il faut… ». Ici il se saisit de mes hanches, ses doigts se firent plus inquisiteurs, avides. Et il les porta à l'endroit que l'on sait, profondément, avant de sortir son… son instrument. »
Hermione releva son regard, comprenant ce qu'elle allait devoir exprimer à voix haute, devant lui. Il était complètement imperméable, seuls ses orbes noirs brillant de satisfaction se délectaient de son inconfort.
-« Continuez. », ordonna-t-il d'une voix grave.
Avalant sa salive presque de travers, la préfète reprit le cours de sa lecture, les joues écarlates. Les minutes passèrent lentement alors que Snape faisait des allers-retours dans son dos.
Malgré la situation, Hermione ne pouvait endiguer le flux de sensations qui lui échauffait le corps, principalement dans ses parties intimes. Elle avait chaud. Les images mentales de Monsieur Charmot et Madame Garcin entrain de batifoler s'inséraient avec force dans son esprit, à croire que ce bouquin était ensorcelé. Son souffle s'accéléra, la scène était décrite avec tant de détails qu'elle voulait s'arrêter de lire, du moins vocalement. Snape avait choisi le pire chapitre, le plus excitant.
Il se positionna derrière elle tandis qu'elle terminait malaisément sa lecture, serrant les jambes et priant d'en avoir terminé pour ce soir. Elle allait exploser sous le trop plein d'émotions qu'elle barricadait au plus profond de son corps.
-« Êtes-vous rassasiée par votre lecture Miss Granger ? » Susurra-t-il dans son oreille, son souffle chatouillant son cou.
-« Je euh... non… »
-« Non évidemment et savez-vous pourquoi ? Parce que ce ne sont que de mièvres romans d'adolescentes. » Continua-t-il en se relevant, « La vraie vie n'est pas dans les livres, combien de fois faudra-t-il vous le répéter ? »
Il prit le tome entre ses doigts et l'envoya, d'un mouvement sec et maîtrisé, se vautrer dans le feu de la cheminée avant de se retourner vers elle, le regard dur.
-« Seule l'expérience permet de comprendre tous les concepts d'un sujet et je pense que je vais encore être votre professeur ce soir. »
Estomaquée par le fait qu'il ose détruire un livre sans ménagement, Hermione l'observa tandis qu'il se rapprochait d'elle d'un air prédateur.
-« Et j'espère vous faire définitivement passer l'envie de rester scotchée à vos grimoires. »
xxx
Voulez-vous rapidement la suite ? ;)
