Katatsu-chan : Beyblade metal fight ne m'appartient pas !

Gingka : Je croyais que tu avais la flemme de faire le disclaimer ?

Katatsu-chan : j'ai trouvé la motivation de le faire.

Ryuga : Maintenant faut que tu la trouves pour continuer tes autres fics !

Katatsu-chan : -_-

Chapitre 2 :Visite(s) Surprise(s)

Armé d'une paire de jumelles et d'un écouteur, qui diffusait continuellement de la musique pour tromper son ennui ; le blanc s'était lancé dans une mission de surveillance.Il avait été chargé de surveiller et de fournir des informations sur le gang qui occupait les docks, causant pas mal de problèmes sur leur passage. Au départ une simple bande de voyous, le mouvement avait prit de l'ampleur. Tant et si bien que ce groupe avait finit par gêner la mafia portuaire ; qui occupait les lieux bien avant leur arrivée ; cette dernière s'inquiétait de leurs agissements, car ils commençaient à les gêner dans "leurs petites affaires".

La police également était au courant de l'existence de ce gang, car il gênait les personnes travaillant sur le port. Mais les forces de l'ordre n'étaient bien évidemment pas au courant de l'existence de la mafia portuaire, celle-ci agissant dans l'ombre pour s'enrichir peu à peu. Elle sévissait depuis des années et jamais personne ne s'était rendu compte de sa présence. Elle était devenue à présent extrêmement influente, faisant partie des groupes les plus puissants de la ville.

Mais pour l'instant, leur chef avait demandé à Ryuga de surveiller le gang ; non sans avoir accompagné sa requête d'une gracieuse somme d'argent ; ainsi que de récolter des informations sur eux.

Le blanc surveillait donc les allées et venues des membres du gang, qui entraient et sortaient d'un entrepôt. Ryuga était assis sur un conteneur tout juste débarqué, ses jambes pendant dans le vide ; une barquette pourtant le nom d'un restaurant de sushi à ses côtés, vide, car il avait mangé sur place et un sac à dos qui contenait des objets divers et variés ; notamment des armes (au cas où).

Il aurait pu aller en menacer un ou deux, histoire d'avoir ses infos plus rapidement, mais on lui avait demandé d'être discret. On lui avait aussi demandé de ne tuer personne, la mafia comptait peut-être marchander avec le gang, qui sait ?

Concernant le rouquin, Ryuga n'était pas allé l'embêter depuis plus d'une semaine. Il s'attendait à ce qu'Hagane parte en courant s'il le voyait. De plus, si le blanc y allait trop souvent, le rouquin finirait par le prendre pour un harceleur.

À cette idée, sourire sadique s'afficha sur le visage de Ryuga. Un harceleur oui, c'était bien le mot. Après tout, il était bizarre à apprécier ces courses poursuites ! Le blanc se mit à ricaner, perdu dans ses pensées.

-Tu as l'air de bien t'amuser.

Ryuga se figea. Il venait de reconnaître une voix familière, le blanc tourna la tête pour rencontrer le regard d'un certain roux qu'il connaissait, qui venait de l'interpeller d'un ton neutre.

"Tss". Pourquoi apparaissait-il au moment ou l'autre était occupé ? Et surtout, il n'y avait pas une once de peur sur son visage, après ce qui s'était passé il y'a une semaine.

-J'ai pas de temps à te consacrer Hagane. Fit-il à contrecoeur, alors qu'au fond de lui, il adorerait laisser sa mission en plan pour courir dans la ville, le rouquin à sa suite.

-Tant mieux, je ne suis pas venu pour toi. Lui rétorqua Gingka.

Le blanc haussa un sourcil interrogateur.

-Qu'est-ce que tu fous là alors ? Demanda-t-il sèchement.

-Je suis venu en reconnaissance.

Ryuga posa ses jumelles et le regarda fixement, l'incitant à continuer.

-Je suis venu enquêter sur le gang qui occupe le port. On manque d'informations pour les coincer. Expliqua Gingka. Mais toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ça te regarde peut-être !? Rétorqua l'autre, énervé de se faire déranger.

Et puis pour commencer, pourquoi le rouquin parlait-il si ouvertement avec lui ? Depuis quand il s'était mis en tête de lui faire la conversation ? La situation n'avait strictement rien de normal. Alors que l'autre aurait dû être mort de trouille jusqu'à la fin de ses jours, voilà qu'il revenait comme si de rien n'était et qu'il se mettait à essayer de lui parler !

C'était le même cafouillage dans la cerveau du rouquin : pourquoi d'un coup, il se mettait à parler avec son pire ennemi ? Qu'est-ce qui lui avait pris ? Il ne le savait pas lui même, mais ce qu'il savait, c'était que la situation était parfaitement irréelle !

Mais si Gingka avait prit cette initiative, ce qui s'était passé deux jours plus tôt y était peut-être pour quelque chose :

"Flashback"

Quelques jours après le meurtre, Gingka avait enfin eu les résultats de l'autopsie de la victime. C'était Hyoma, un des amis du rouquin, qui l'avait appelé, pour lui faire un compte-rendu. Hyoma travaillait à la morgue ; métier assez bizarre pour un jeune homme ; mais il ne semblait pas s'en plaindre. Il avait toujours un sourire de glace, figé. Tant et si bien que des fois même Gingka ; qui le connaissait très bien, car Hyoma était son ami d'enfance ; avait du mal à déchiffrer ses insondables expressions. Il voyait des cadavres toute la journée, mais était pourtant très stable mentalement.

Mais nous ne sommes pas là pour parler de Hyoma, mais des résultats de l'autopsie. L'ami d'enfance de Gingka avait donc appelé ce dernier :

-Salut Hyoma ! Dit Gingka, après avoir décroché.

-Salut Gingka ! Désolé de ne pas avoir appelé plus tôt ! Je vais devoir faire vite car j'ai du travail !

-Désolé te de déranger Hyoma...

-Ce n'est rien Gingka. Le coupa-t-il. Alors donc...

Gingka entendit un bruissement de feuilles, puis finalement, Hyoma sembla trouver ce qu'il cherchait.

-Ha voilà. Fit-il. La victime, jeune fille de bonne famille... Blablabla. Morte par blessure par arme blanche, la carotide tranchée net... Elle est morte rapidement, elle n'a pas souffert.

-Okay merci Hyoma.

-Ça a l'air d'être le mode opératoire de ton Ryuga, ça coïncide avec plusieurs meurtres dont on a jamais trouvé le coupable.

"MON Ryuga ?" S'offusqua mentalement le rouquin.

-Tu est en bien sûr ? N'importe qui pourrait tuer de cette façon non ?-Non, pour être aussi précis, il savait ce qu'il faisait. Il faut savoir exactement où frapper, sinon la personne agonise pendant plusieurs minutes.

"Fin du flashback"

Cette conversation avait fait longuement réfléchir Gingka sur le comportement de son ennemi ; il ne tuait pas pour le plaisir, c'était maintenant évident, sinon il ne tuerait pas toutes ses cibles de la même manière, sans qu'elles aient le temps de souffrir. Et la détresse qu'il avait lu dans le regard de Ryuga lorsque celui-ci s'était enfui le confortait dans cette idée.

Le rouquin était maintenant persuadé que le blanc avait une part de gentillesse qu'il ne montrait jamais, cachée sous une carapace impénétrable. Mais quand même ! Ryuga restait quand même incroyablement insupportable ! Se dit Gingka en repensant à toutes les piques que l'autre lui lançait dans le seul but de l'énerver.

-Oh ! Tu comptes rester planté là longtemps !?

Cela brisa net le cours de pensées du rouquin, qui reporta son attention sur l'autre. Gingka réfléchit quelques secondes avant de répondre. La logique lui criait de partir aussi loin qu'il le pouvait ; si le rouquin tenait à sa vie.

Mais Gingka considéra être allé assez loin dans l'inconscience en adressant la parole au blanc, qu'il décida d'ignorer la petite voix dans sa tête qui lui disait de prendre ses jambes à son coup : il se hissa sur le conteneur et s'assit à côté de Ryuga, comme si de rien n'était.

Le rouquin tourna alors son visage vers celui du blanc. Ce dernier arborait une expression qu'il n'avait jamais vu auparavant : l'incompréhension la plus totale.

Et pour cause ! Le rouquin avait soit aucun instinct de survie, soit il était complètement malade !

Quoi qu'il en soit, le rouquin fixait Ryuga avec une expression des plus innocentes sur le visage, attendant que le blanc ait une quelconque réaction, où plutôt qu'il se remette du fait que le rouquin était à moins de trente centimètres de lui !

-Je peut savoir ce que tu fous ? Se décida enfin à parler Ryuga.

-Tu ne m'a toujours pas dit pourquoi tu était là. Redemanda Gingka, détournant la question. Question à laquelle il n'aurait pas su répondre de toute façon.

Ryuga, assez énervé, se détourna de Gingka, les actions de ce dernier étaient totalement imprévisibles et son innocence ; à moins que ce soit de l'inconscience ; commençait à l'agacer sérieusement. Il était en pleine mission bon sang ! Le blanc poussa un soupir, peut-être que s'il répondait et qu'ensuite il se contentait de l'ignorer, le rouquin lui ficherait la paix.

-Je suis ici pour les mêmes raisons que toi ! Finit-il par cracher.

Gingka se remémora alors la raison de sa venue, il n'était pas ici pour taper la discute avec son pire ennemi ! Il n'avait pas le temps de discuter... C'est alors qu'une idée aussi folle qu'improbable germa dans son esprit :

-On peut les surveiller ensemble alors !

Le blanc fit un arrêt sur image, puis sembla s'étouffer. Okay, soit il avait mal entendu, soit il venait de perdre définitivement toute chance de comprendre comment fonctionnait le cerveau du rouquin.

-PARDON !?

Gingka grimaça, il avait peut-être énoncé cette idée avec un peu trop d'enthousiasme. Mais il essaya quand même de se reprendre :

-Bâ oui ! On est venus tout les deux pour la même chose ! Alors autant s'allier ! Ça serait plus efficace et en plus...

-Hey t'emballes pas trop vite ! Le coupa Ryuga en levant une main en signe de refus. Tu m'a bien regardé !? Tu m'a pris pour une magical girl à m'allier avec toi ?

Gingka ne trouva pas quoi répondre ; c'est vrai que le blanc n'était pas très sociable. Ce qu'il l'étonnait en revanche, était le fait que Ryuga connaisse le terme de "magical girl" !

-Et de toute façon, je n'ai aucun intérêt à travailler avec toi ! Je travaille seul, je n'aimes pas être dérangé !

-...

-Bon maintenant dégage !

-Alors faisons un pacte !

Le blanc haussa un sourcil, qui était plus agacé qu'intrigué. Mais le rouquin continua son explication, avant de se faire rembarrer une nouvelle fois :

-On travaille ensemble sur ce coup là ! Et ensuite je ne te parle plus jamais, on fait comme si rien ne s'était passé. Et tout reviendra à la normale : tu cours je te poursuis !

Ryuga paru réfléchir quelques instants. Le fait que le rouquin essaie de se rapprocher de lui l'agaçait affreusement, c'était peu dire que le blanc préférait largement leur jeu du chat et de la souris.

-Putain fais ce que tu veux ! Répondit-il finalement.

Un sourire illumina le visage du rouquin. Un sourire tellement éblouissant, que Ryuga dû prendre sur lui pour ne pas coller à Gingka un poing dans la figure. Mais le rouquin se repris rapidement et reporta son attention sur les membres du gang, qui s'affairaient près du quai. Voyant que l'agent était redevenu sérieux, Ryuga repris sa paire de jumelles...

Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes, mais le rouquin, n'y tenant finalement plus, brisa le silence qui s'était installé :

-Et à quoi ça va te servir de les surveiller au juste ?

-Ça te regarde peut-être !? Siffla froidement l'autre.

Gingka se tut immédiatement. Il était conscient qu'il dérangeait le blanc, mais il s'ennuyait ! Vu qu'ils avaient décidé de faire une trêve, autant discuter un peu ! Non ?

-Tu pourrais être plus sociable quand même...

Ryuga reposa si violemment ses jumelles qu'il aurait pu les casser. Il se tourna vers le rouquin et...

-Écoute moi bien crétin ! J'ai déjà accepté le fait que tu restes ici, mais si tu me déranges dans mon boulot, je te garantis que ta vie va soudainement être raccourcie !

Gingka tenta de répliquer, mais Ryuga ne lui en laissa pas le temps :

-Et puis c'est quoi ton putain de problème !? Y'a une semaine tu était mort de trouille parce que j'ai tué quelqu'un, et maintenant tu reviens comme si de rien n'était et tu essaie de sympathiser avec moi ! Je suis un meurtrier au cas où tu l'aurais oublié !

Le blanc ne lui apprenait rien : Gingka savait déjà qu'il était complètement inconscient. Il savait pertinemment que sa logique était complètement erronée, mais il avait envie de comprendre Ryuga ; les raisons qui poussaient ce dernier à agir ainsi et comment il en était arrivé là.

-Mais tu n'aimes pas tuer non !?

Le blanc se figea. Le rouquin continua :

-Si tu aimais ça, tu ferais souffrir tes victimes, or, ce n'est pas le cas, j'en ai eu la confirmation ! Et puis tu n'étais pas dans ton état normal ce jour là !

-MAIS QU'EST-CE QUE ÇA PEUT TE FAIRE DE TOUTE FAÇON !? TU EST UN POLICIER, JE SUIS UN ASSASSIN, ON N'A STRICTEMENT RIEN À FOUTRE ENSEMBLE !

ET PUIS DE QUEL DROIT TU TE MÊLES DE ÇA !

D'un geste rageur, celui aux cheveux bicolores ramassa son sac et le mis sur son dos. Il sauta ensuite du conteneur et partit en courant, faussant compagnie à Gingka.

Gingka se mordit la lèvre, il avait carrément fait sortir le blanc de ses gonds ! L'autre lui avait hurlé dessus. Mais il fallait avouer qu'il l'avait cherché. Le rouquin avait été trop loin. Ryuga avait raison, ils n'avaient rien à faire ensemble. Rien en commun, ils étaient au antipodes l'un de l'autre. Et ça ne changerais pas de sitôt !

Gingka voulu aussitôt aller retrouver le blanc pour s'excuser de s'être mêlé de ses affaires, mais sa mission passait en priorité. Il la mènerait à bien, avec ou sans Ryuga.

Le rouquin resta donc sur place une bonne partie de la journée. Mais au alentours de midi, l'appel de la faim fut plus fort que celui de son devoir, il décida donc de quitter les lieux. Il avait maintenant repéré quelques membres du gang et se souvenait de leur visages ; le rouquin regretta quand même de ne pas avoir emmené un appareil photo pour garder des preuves. Mais bon, ce n'était pas dramatique vu qu'il avait l'intention de revenir les surveiller, il ferait ça la prochaine fois.

Le roux prit la direction du quartier général de la police. En chemin, il passa au fast-food de Benkei, et acheta un hamburger qu'il mangea en chemin. Le soleil était haut dans le ciel lorsqu'il arriva en vue de la tour de verre qui accueillait les bureaux de la police.

Mais à l'intérieur régnait une agitation que Gingka n'avait encore jamais vue. Tout le monde était en effervescence, ça courait dans tous les sens. Le rouquin ouvrit des yeux ronds et entreprit de chercher quelqu'un pour lui expliquer ce qui ce passait.

Il trouva rapidement une tête bleue bien connue :

-Hikaru ! On peut savoir ce qui ce passe ?

-Ha Gingka te voilà ! Il y a Masamune qui prétends avoir capturé Ryuga !

-Pardon !?

-Enfin... On sait tout les deux que c'est pas possible hein ? Il t'a échappé tant de fois après tout... Songea la bleue.

-Et c'est pas un policier chargé de faire la circulation comme Masamune qui aurait pu le capturer ! Qu'est-ce qu'il a encore inventé pour se rendre intéressant celui-là !? Râla Gingka.

-Mais celui qu'il a attrapé correspond au signalement de Ryuga ! Même moi j'ai un doute, c'est pour ça qu'on te cherchais, vu que tu est presque le seul à l'avoir vu...

-Vous n'auriez pas pu demander à Tsubasa ?

-Il est allé voir Madoka pour préparer un procès. J'ai essayé de l'appeler mais il ne réponds pas !

-Bon alors je vais aller voir ça... Soupira le jeune homme.

XxXxXxX

-Mais puisque je me tue à vous répéter que c'est pas moi ! Je m'appelle Ryuto ! RY-U-TO ! C'est pas compliqué quand même !

Les éclats de voix qui parvenaient à Gingka à travers la porte auraient pu rendre sourd n'importe qui. Lorsque le roux entra dans la pièce, toutes les personnes présentes se turent et tournèrent la tête vers le nouveau venu.

Dès que le rouquin eut refermé la porte, un jeune homme aux cheveux noir le pointa du doigt et prit la parole :

-Hé hé ! T'a vu ça Gingka, j'ai capturé Ryuga !

L'interpellé jeta rapidement un coup d'œil vers ledit Ryuga ; qui leva les yeux au ciel en signe d'exaspération.

-C'est pas lui.

Gingka avait prononcé cette phrase avec un air si blasé que Masamune cru qu'il se moquait de lui :

-Ouais ouais c'est ça ! T'as la rage parce que moi j'ai réussi et pas toi !

-C'est pas lui. Répéta le rouquin, se retenant de ne pas traiter Masamune de crétin.

Mais en effet, la ressemblance entre Ryuga et celui que le brun avait arrêté par erreur était frappante : ils étaient si semblables physiquement que même Gingka aurait pu se tromper s'il n'avait jamais vu Ryuga. Les mêmes yeux dorés, même peau bronzée. Ils avaient tous deux les cheveux blancs, à la seule différence que celui que Gingka avait à présent en face de lui arborait sa mèche rouge à droite, à l'inverse de Ryuga.

-Bon tu me libères maintenant !? Réclama le blanc d'un ton sec, en tendant ses mains menottées vers le brun.

Mais Masamune ne semblait toujours pas y croire et observait l'autre d'un œil suspicieux. Le rouquin lui arracha alors des mains la clé.

-Si je te dis que c'est pas lui, tu pourrais me croire quand même !

Puis il s'adressa au blanc, déverrouillant ses menottes.

-Excuse-le, c'est un crétin, il t'as pris pour quelqu'un d'autre.

-C'est qui que tu traites de crétin !? Répliqua Masamune.

Gingka ne daigna même pas répondre. Le blanc se massa les poignets et lança un regard dédaigneux au brun. Puis il reporta son attention sur son sauveur.

-Merci de m'avoir débarrassé de ce forcené, monsieur...

-Hagane, Gingka Hagane ! Se présenta le rouquin avec un grand sourire.

-Moi c'est Ryuto. Se présenta à son tour le blanc, saisissant la main que Gingka lui tendait, en signe d'amitié.

Gingka raccompagna Ryuto à la sortie du bâtiment, laissant le brun bougonner dans son coin.

-Encore désolé pour tout ça. On t'as fait perdre ton temps, ça ne se reproduira plus.

-C'est pas grave. Le rassura Ryuto. Je vais pas en mourir non plus. Et puis je n'étais pas pressé de toute façon.

Sur ce, les deux jeunes gens prirent congé, Gingka retournant dans l'immeuble, et Ryuto disparaissant dans les rues de la ville...

Mais cette rencontre laissa Gingka perplexe : comment était-ce possible que Ryuto ressemble autant à Ryuga ? Peut-être étaient-ils de la même famille, ou alors un admirateur secret. Gingka secoua la tête, la deuxième options était complètement débile. La première était en revanche plus réaliste. Il faudra qu'il demande à Ryuto, si un jour il le croisait...

Mais sa réflexion fut coupée par l'arrivée de Kenta :

-Gingka, faut que tu ailles voir le chef !

-Papa ? Qu'est-ce qu'il veut ?

-Je sais pas mais apparemment c'est urgent !

XxXxXxX

Le soir venu, Ryuga rentra chez lui en traînant les pieds. Au cause du rouquin, il avait aucune nouvelle information ; ses commanditaires n'attendraient pas éternellement. Il avait passé le reste de la journée à trainer à droite à gauche dans la ville. Autant dire qu'il avait perdu son temps.

Maudissant encore une fois le policier, Ryuga glissa sa clé dans la serrure. Mais celle-ci refusa de fonctionner. Le blanc fronça les sourcils, agacé. Si un quelconque voleur s'était introduit chez lui, il ne donnait pas cher de sa peau, le blanc se passerait les nerfs dessus sans aucune compassion.

Sans un bruit, Ryuga entra dans l'appartement et en referma la porte d'entrée. Il plongea la main dans sa poche pour se saisir d'un de ses couteaux et avança vers la pièce principale.

Le son de la télévision allumée lui parvint. Quel voleur serait assez bête pour squatter chez les gens en regardant la télé ? Sa prise sur le couteau se raffermi.

Mais allongé sur le canapé se trouvait une tête blanche que Ryuga connaissait bien :

-Ryuto ? Qu'est-ce que tu fous là ?

L'interpellé tourna la tête vers le propriétaire de l'appartement. C'était un jeune garçon ressemblant étrangement à Ryuga.

-Salut grand frère ! Répondit-il en levant la main.

Le plus jeune était apparemment là depuis un bon bout de temps, puisqu'il avait l'air de grandement s'intéresser à une émission. Ryuga soupira et rangea son arme.

-Tu pourrais prévenir quand tu viens...

-Bâ tu sais, moi et la technologie ça fait deux !

-C'est pas compliqué de passer un coup de fil quand même ! T'as réussi à allumer la télé, en quoi un téléphone c'est plus difficile !?

Le cadet eut une moue boudeuse et coupa la télé.

-Et puis d'abord ! Comment t'es entré ? Demanda soudain Ryuga, se rappelant que son petit frère n'avait pas de clé.

-J'ai crocheté la serrure... Répondit Ryuto en faisant un sourire des plus innocents.

Ryuga regarda fixement l'autre pendant quelques secondes, puis leva les yeux au ciel ; il avait décidément très mauvaise influence sur son petit frère.

Le plus jeune se leva et éteignit la télévision, pendant que Ryuga enlevait sa veste et le mettait sur le dossier d'une chaise, dans la salle à manger.

-Je peut savoir pourquoi tu viens ici ? Demanda L'aîné.

-J'ai besoin d'une raison pour venir te voir peut-être ? On se voit presque jamais après tout ! Si je ne travaillait pas, on pourrait se voir plus souvent.

En effet, le cadet Atsuka travaillait à l'extérieur de la ville. Enfin travaillait, c'était un beau mot mais Ryuto exerçait une profession qui n'était aucunement reconnue : il était chercheur de trésors. Il dénichait nombre de trésors antiques inestimables, avec seulement quelques indices à sa disposition. C'est pour cela qu'il était très souvent à l'étranger. Il revendait ensuite ses trouvailles à prix d'or, mais en gardait jalousement quelques-unes pour lui, tel un dragon veillant sur son or.

Ryuto se faisait donc de l'argent de cette manière. Mais la raison pour laquelle il avait ce genre d'activités était pourtant toute simple : il aimait l'aventure, déchiffrer les pistes, tel Indiana Jones. La seule chose avec laquelle il n'était pas très doué était les objets modernes et connectés.

L'aîné ne se faisait donc pas de soucis pour son petit frère, il savait se débrouiller tous seul après tout. Il le laissait voler de ses propres ailes et découvrir le monde. Ryuto venait le voir de temps en temps, quand il avait du temps libre. Le plus jeune adorait son frère et aurait voulu le voir plus souvent. C'était réciproque pour Ryuga, même si ce dernier n'était pas forcément très doué avec les marques d'affections.

Les deux frère étaient vraiment très proches. Ils savaient qu'ils pouvaient se reposer sur l'un l'autre lorsqu'ils avaient des problèmes. Le cadet était la seule personne à qui Ryuga se confiait, il savait ce que son grand frère avait vécu et continuait à vivre, et il soutenait ce dernier comme il pouvait.

-Hé Ryuga, faut que je te raconte : je me suis fait arrêter par la police aujourd'hui !

-QUOI !? S'étrangla l'aîné, s'imaginant les pires scénarios possibles.

-Ha ha ! C'est rien t'inquiète pas ; c'est un type pas très fute-fute qui m'as pris pour toi ! Mais un roux avec une écharpe m'as sorti de là ! Tu le connais ?

"Un roux avec une écharpe ?" Il ne pouvait s'agir que de ce cher Hagane !

-J'le connais vaguement... Il essaye de me foutre derrière les barreaux depuis quelques mois...

-Il réussira jamais. Déclara Ryuto avec un air sérieux.

-Non jamais. Confirma l'autre. Tu ne lui as pas dit que tu était mon frère quand même !?

-Mais non...

Ryuto n'était pas idiot, il savait pertinemment que son grand frère gagnait sa vie de façon illégale. Il n'allait pas avoir l'inconscience d'avouer à la police qu'il était le frère d'un des types les plus recherchés de la ville !

Un moment de silence s'ensuivit. Les deux frère n'avaient pas grand-chose à se dire et il y avait des sujets à ne pas aborder...

-Et toi, tu vas bien ? Questionna Ryuto en regardant son aîné dans les yeux.

Ce dernier détourna le regard.

-Je vais très bien ! Répondit-il, légèrement agacé par la façon dont son cadet le fixait.

-Menteur... L'accusa le plus jeune.

Il ne pouvait décidément rien cacher à son petit frère. Ce dernier se leva du canapé où il était toujours installé depuis que Ryuga était arrivé, et se dirigea vers la chambre de celui-ci et en ouvrit la porte en trombe.

Ryuto contempla le bazar sans nom qui recouvrait chaque mètre carré de la pièce, puis jeta un regard lourd de sens à son frère, qui eu un peu honte de l'état de sa chambre.

-Il y a des choses qui ne s'arrangent pas... Soupira le plus jeune en se penchant, commençant à entasser dans ses bras les différents vêtements qui traînaient.

-C'est pas à toi de faire ça Ryuto ! Déclara l'aîné, ordonnant au plus jeune d'arrêter de ranger.

-Si c'est la seule chose que je peut faire pour t'aider, c'est avec plaisir que je le fait ! Répliqua le cadet.

Ryuga resta silencieux, les bras ballants, contemplant son frère qui continuait à ranger.

-C'est de ma faute après tout... Si ce type t'as fait subir tout ça... Déclara Ryuto d'un ton presque inaudible.

-C'était MA décision. Ce n'est pas ta faute Ryuto... Répondit Ryuga, en mettant une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule de son frère.

-Tu as fait ça pour me protéger ! Ça revient au même ! S'écria le plus jeune, au bords des larmes.

-Parce que j'ai décidé de le faire ! Ça ne sert à rien de ressasser toute cette histoire, c'est fini maintenant !

C'était fini, oui. Ils ne reverrait plus jamais cet homme.

Le souvenir de ce dernier se forma dans l'esprit de Ryuga. Ses poings se serrèrent. Rien que de penser à cet enfoiré et son immonde costume violet lui donnait envie de vomir ! À l'époque, il avait eu envie de lui mettre son poing dans la figure, de lui arracher les yeux cachés derrière ses lunettes pour les écraser sous son pied, tels de vulgaires insectes !

En repensant à toutes les atrocités qu'il aurait voulu faire subir à ce type, le visage de Ryuga se fendit d'un sourire sadique, reflétant toutes les envies de meurtres que le souvenir de l'inconnu avait fait resurgir.

Ryuto, remarquant la lueur destructrice dans le regard de son aîné et le sourire de psychopathe qu'il arborait à présent, lui tapota l'épaule pour le faire revenir à la réalité.

-Hé ! Ryuga ! L'appela-t-il.

-Ha ! Heu... Désolé... S'excusa l'autre.

Les deux frère restèrent accroupis l'un à côté de l'autre, essayant de ne plus penser à ces souvenir douloureux. Ryuga brisa finalement le silence qui s'était installé :

-Je vais t'aider à ranger...

Ryuto fixa son frère, qui s'était décidé à ramasser lui aussi les différents objets qui recouvraient le sol, puis il se mit lui aussi au travail.

Voilà pour le chapitre 2 ! Pour le prochain, les choses vont se corser ! D'autres personnages vont apparaître (mais pas de spoil, je ne dit rien)

Vous l'aurez compris, Ryuga à un passé assez compliqué et il essaye de préserver son petit frère ! Si c'est pas mignon ça !

Je suis contente d'avoir intégré Ryuto dans cet fanfic, car c'est un personnage que j'adore, bien qu'il soit très peu présent dans l'anime (dans le manga aussi d'ailleurs, même si sa relation avec Ryuga y est plus développée). Je sais pas s'il apparaîtra dans les prochains chapitre, mais c'est pas prévu pour l'instant.