Katatsu-chan : v'là la suite !

Ryuga : oui évidemment puisque tu a écrits cette fic il y a des mois, évidemment que t'es pas en retard !

Katatsu-chan : Tu me fais chier…

Chapitre 4 : Actes irréfléchis

Une semaine s'était à présent écoulée. Ryuto était reparti depuis quelques jours, partant une nouvelle fois à l'aventure et cherchant de nouveaux trésors. Il avait donc laissé son aîné seul, qui avait repris ses activités.

Gingka l'ayant prévenu qu'il n'avait pas le temps de le poursuivre, le blanc ne l'avait pas croisé ces derniers jours. Le pire dans tout ça : le blanc avait fortement envie d'aller le taquiner un peu. Mais il ne pouvait pas.

Il avait pourtant donné de précieux renseignements au rouquin, l'enquête devrait aller vite. Ryuga n'avait pas donné ces indices par gentillesse, loin de là, il voulait seulement "s'amuser" avec le rouquin, il avait donc donné toutes les informations qu'il avait sur Reiji, pour que l'enquête dure moins longtemps.

Ryuga n'avait pas menti en disant que Reiji était une des seules personnes qu'il pourrait tuer sans remords, car il le haïssait plus que tout ! Et maintenant, cet enfoiré se baladait quelque part en ville ! Si jamais il le croisait...

Flashback

-Cet ensemble te vas à ravir Ryuga !

-Ferme ta gueule Doji ! Rétorqua le blanc, alors qu'il détachait le bouton du col de sa chemise, qui le gênait atrocement.

Le premier partit d'un grand éclat de rire face à la réaction de son sous-fifre, qu'il avait obligé à revêtir un ensemble élégant et affreusement cher ! Et pour cause : Ryuga était habillé d'une chemise blanche et par dessus d'un veston noir sans manches, ainsi que d'un pantalon bien coupé qu'il avait rentré dans ses habituelles bottes de cuir.

Le blanc trouvait qu'ainsi, il avait l'air d'un pingouin manchot ; la comparaison avait alors encore plus augmenté l'hilarité de l'homme à ses côtés, qui était aussi son patron.

Ce dernier s'appelait Doji, et portait toujours un costume violet, fait sur mesure et coiffé impeccablement. Une paire de lunettes rectangulaires complétaient la panoplie vestimentaire de l'homme.

Cet homme, parfait au premier regard, cachait plutôt bien son jeu : ce dernier était en effet le chef d'une organisation qui avait depuis de nombreuses années, le monopole de la drogue dans toute la région. Doji disait souvent que la drogue était pire que la mort : si cette dernière vous prenait rapidement, la drogue, elle, vous détruisait lentement, à petit feu, vous faisant perdre de vue tout ce qu'il y avait d'important dans la vie.

Et pendant que la dépendance à la substance s'installait, il profitait de tout ces pauvres gens pour s'enrichir.

Vous l'aurez compris, Doji était un homme détestable, ne recherchant que le profits et méprisant le reste de l'humanité. Il était craint et respecté par tous les groupes criminels de la région, étant si puissant que même les forces de l'ordre ne pouvaient rien contre lui. L'organisation de Doji avait alors été "affectueusement" surnommée : "la Nébuleuse Noire".

L'homme avait de nombreux sous-fifres, qu'il envoyait faire le sale boulot. Doji n'en connaissait pas la moitié personnellement, et il s'en fichait éperdument. Il pouvait les remplacer quand il le voulait. De ce fait, il était impitoyable, supprimant ses serviteurs dès que l'un d'eux faisait une erreur.

Néanmoins, son préféré était Ryuga, qu'il avait ramassé dans la rue alors que ce dernier n'était âgé que de douze ans.

Quel intérêt à prendre sous son aile un gamin, vivant dans les rues, se débrouillant en volant çà et là pour nourrir son petit frère ? Doji répondrait alors que le gamin l'avait intéressé.

Il avait proposé à Ryuga de travailler pour lui, promettant que son petit frère vivrait convenablement. Le blanc avait accepté la proposition. Si Ryuga avait été un peu plus âgé et avait eu plus d'expérience dans la vie, il n'aurait probablement pas accepté, mais ce n'était pas le cas et il n'avait de toute façon pas beaucoup d'options. Le blanc ne se doutait alors pas qu'il venait de prendre la pire décision de toute son existence...

Doji avait tout appris à Ryuga. Du maniement de l'arme blanche jusqu'à celui de l'arme à feu, en passant par de nombreuses techniques de combat, hacking, sabotage, et j'en passe...
Un an après sa rencontre avec Doji, le blanc était devenu une véritable machine à tuer, exécutant le moindre ordre de son patron. Il n'avait de toute façon pas le choix, l'avenir de Ryuto en dépendait. Même s'il refusait d'obéir, il savait que Doji pouvait toujours utiliser son petit frère comme moyen de pression sur lui...

Voyant que l'adulte s'amusait bien, se fichant bien de lui, Ryuga lui demanda carrément de se la fermer.
Se faire insulter ne semblât pas déranger Doji le moins du monde : Ryuga pouvait l'insulter de tous les noms, il restait quand même son sous-fifre et devait lui obéir au doigt et à l'œil, vu que Doji était son patron.

Ryuga remonta les manches de sa chemise, voilà c'était déjà mieux. Plus décontracté à son goût. Mais il maudissait quand même Doji pour lui avoir fait porter cet ensemble inconfortable.

Un entretien avait été organisé entre la Nébuleuse Noire et un autre groupe mafieux, ce qui justifiait le fait que le blanc porte cette tenue, vu que la rencontre avait lieu dans un casino très chic de la ville. Bien entendu, les armes en tout genre y étaient interdites, ce qui n'empêcha pas pas Ryuga de placer un poignard dans chacune de ses bottes (vraiment très pratique les bottes), à défaut d'une arme à feu, qui aurait été trop voyante, quoique plus efficace si la situation dégénérait.

XxXxXxX

Une fois que Doji et Ryuga eurent passé les contrôles de sécurité du casino, il de dirigèrent vers leur point de rendez-vous.

Le casino était rempli d'hommes aux costumes fait sur mesures et de femmes dont un seul de leurs bijoux aurait pu servir à payer le salaire de toute une vie. La plupart était ici pour augmenter leur fortune aux jeux, les autres se retrouveraient ruinés à la fin de la soirée.

Ryuga haïssait ce genre d'endroit, où tout le monde faisait étalage de sa richesse, sans se soucier du reste du monde. C'était à celui qui gagnerait le plus d'argent. Ayant vécu dans la misère durant son enfance, voir toute la petite bourgeoisie jeter son argent par les fenêtres le révulsait au plus haut point.

Alors que Ryuga regardait tour à tour ces visages aux sourires simulés ; qu'il avait envie de leur arracher du visage sans plus de formalités, Doji et lui étaient parvenu à leur point de rendez-vous.

Celui que Doji devait rencontrer dans le but d'une possible collaboration était assis seul à une table de jeu, lui aussi habillé élégamment. Il les attendait, en sirotant un verre de whisky.

Doji et l'autre hommes se saluèrent poliment, bien que leurs paroles étaient empreintes d'une haine réciproque. Mais ils n'étaient pas venus pour parler de la pluie et du beau temps et entrèrent rapidement dans le vif de la conversation.

C'est là que Ryuga LE vit pour la première fois :

Il se tenait un peu en retrait, derrière l'homme qui discutait avec Doji. Il avait tout l'air d'être à son service. Il se tenait immobile les bras le long du corps, tant et si bien que le blanc n'avait pas remarqué sa présence. Ryuga détailla l'inconnu : une longue frange de cheveux roux avec une mèche jaune cachait le haut de son visage. Il avait des broches en forme d'œil de serpent de chaque côté de la tête et était tellement maigre qu'on aurait pu le croire anorexique.

C'est alors que l'inconnu se mit à sourire, un sourire malsain, pervers, d'une personne aimant détruire, briser en mille morceaux.

Ryuga résista à l'envie de dégainer son couteau pour aller découper le visage de l'autre. Ce type ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. L'aura malsaine de ce dernier ne lui disait rien de bon. S'il n'en laissa rien paraître, le blanc se tint prêt à sortir son couteau au moindre geste de l'inconnu, qui souriait toujours à la manière d'un serpent. Lorsque le ton de la conversation commença à monter, Ryuga n'y prêta même pas attention, cette dernière étant fixée sur l'inconnu.

Les deux patrons ne semblaient pas trouver d'arrangement, chacune de leurs paroles étaient méprisantes envers l'autre. Si Doji gardait un petit sourire triomphant, l'autre homme avait perdu toute sa splendeur et était à deux doigts de hurler sur Doji.

Comprenant que l'échange ne menait à rien depuis le début, l'homme hurla à son sous-fifre de se débarrasser d'eux. Toute l'attention des personnes présentes s'était alors tournée vers eux, un attroupement de gens assistaient à l'échange, qui avait échoué. Étrangers à la situation, ils tentaient de comprendre ce qu'il se passait.

L'homme commença à menacer les personnes présentes, se frayant un passage vers la sortie en bousculant tout le monde. Pas très discret.

-Pathétique... Souffla Doji avec mépris.

Quand l'homme se fit bloquer par les gardes de la sécurité, il lança :

-Reiji, tue les tous !

Ryuga réagit à peine : "il s'appelle donc Reiji..." pensa-t-il.

Reiji, entendant l'ordre de son patron, se décida enfin à réagir : tuer, c'était un ordre qu'il comprenait parfaitement, et il allait s'en donner à coeur joie.
Il se saisit d'un des nombreux lampadaires d'intérieur du casino, qu'il débarrassa de son abat-jour et s'élança vers le personnel de sécurité, un sourire de psychopathe sur le visage.

Le sang gicla. Le serpent avait frappé avait une puissance inouïe l'un des gardes, qui au vu de la puissance du coup, n'allait pas s'en sortir avec seulement un traumatisme crânien.

À peine le corp de l'homme atteignit le sol, que Reiji avait déjà sauté sur le garde suivant. Il lui asséna un grand coup dans les côtes qui lui fit cracher du sang et vomir son repas, puis fit tournoyer son arme improvisée pour lui fracasser la tête. Et un de plus à terre.

Le troisième, terrifié, brandit un revolver, dont il orienta la canon vers la tête de l'agresseur. Mais il n'eut pas le temps de tirer : Reiji lui abattit son lampadaire sur le bras, le brisant net. Alors que le pauvre type tenait son bras en gémissant, Reiji s'attaqua à sa jambe qui se cassa elle aussi sous le choc.

Un hurlement résonna dans le casino, ce qui eu pour effet de ramener les derniers curieux.

L'homme rampait à présent par terre pour échapper à son agresseur, gémissant et pleurant de douleur. Alors qu'il demandait de l'aide aux spectateurs de la scène, qui restaient figés d'horreur, le serpent abattit une dernière fois son arme.

Les curieux furent aspergés par une giclée de sang. Reiji continua de s'acharner sur le corp désormais sans vie du garde. Chaque coup faisait gicler le liquide rouge à l'extérieur du corp de son propriétaire, salissant le costume de Reiji, qui se fichait éperdument de salir un ensemble si coûteux.

-Charmant ! Commenta alors Doji avec un grand sourire.

Brisant le silence de mort qui régnait dans le hall, ces paroles eurent pour effet de déclencher la panique parmi les témoins. Tous couraient dans tous les sens, se bousculant et piétinant le malheureux qui étaient tombés à terre dans la marée humaine qui tentait à tout prix de sortir du bâtiment.

Seuls Ryuga et Doji étaient restés là où ils étaient, contemplant Reiji, qui s'attaquait à présent aux personnes qui étaient à l'origine venues pour profiter de leur soirée. L'entrevue avait virée au cauchemar ; le patron de Reiji s'était d'ailleurs volatilisé dans la panique.

-Tu veux que je m'occupe de lui ? Demanda le blanc à son boss, désignant le tueur qui continuait à faire des siennes.

-Eh bien... Tu as l'air d'en mourir d'envie depuis tout à l'heure... Répondit Doji, qui avait remarqué que son subordonné n'avait pas lâché Reiji du regard depuis le début de la discussion.

Ryuga prit ça pour un oui, il dégaina ses deux couteaux de ses bottes, puis s'élança vers le serpent...

Fin du flashback

Mais il avait malheureusement laissé s'échapper Reiji et ce dernier avait à présent une dents contre lui pour cela.
Ryuga avait recroisé le serpent une ou deux fois, il ne savait plus vraiment, mais chaque fois qu'il se voyaient, on pouvait être quasiment sûr que l'un des deux n'allait pas s'en sortir indemne.

Et à présent, il était de retour en ville et Hagane avait été chargé de l'enquête. Ryuga espérait seulement que le rouquin à ses trousses ne se fasse pas tuer en essayant d'arrêter cet assassin, puisque le policier était une de ses seules sources d'amusement.

XxXxXxX

Après une semaine, Ryuga avait maintenant rassemblé assez d'informations sur le gang des docks, pour pouvoir les fournir à son commanditaire. Il avait été déposer le tout dans la matinée, sous la forme d'une clé USB dans laquelle il avait rassemblé toutes les données.

Il en avait tout de même gardé une copie, qui se trouvait actuellement dans une autre clé, au fond de sa poche. C'était tout de même lui qui était aller chercher les informations quand même ! Et Ryuga aimait se tenir informés des différentes magouilles qui se tramaient dans la ville, pour sa propre sécurité.

Son commanditaire l'avait grassement payé, la preuve, Ryuga avait en main une enveloppe pleine à craquer de billets. Il en avait vérifié le contenu un peu plus tôt, admirant la liasse de billets qui était maintenant à lui. Et ce n'est pas peu dire qu'il était plutôt content de lui, pour le coup, il y avait là plusieurs millions de yens en liquide.

Ryuga allait devoir aller chercher des nouvelles demande de boulot, sous la fameuse poubelle qui servait de planque. Pour ne pas avoir à y aller plus tard, le blanc décida d'y aller avant de rentrer chez lui.

XxXxXxX

Dans un fast-food non loin du commissariat, Gingka et ses amis s'étaient réunis pour la pause déjeuner.

-N'empêche, j'arrive toujours pas à comprendre comment t'as fait pour trouver le meurtrier si rapidement Gingka ! Lança Kenta.

-Tu ne me croirais pas si je te le disais ! Lui répondit le rouquin qui dévorait son hamburger.

En effet, malgré le fait que l'enquête avait considérablement avancée en peu de temps, Gingka n'avait toujours pas dit à ses amis qui lui avait fourni ses informations.

Quand il l'avait annoncé à Kyoya, celui-ci n'avait pas posé de questions, mais il avait bien sentit que son collègue lui cachait quelque chose. Mais le vert considérait que ce n'était pas ses affaires et que Gingka pouvait bien lui cacher des trucs s'il le voulait.

-Comment as tu fais Gingka ? Demanda Madoka.

-Normalement c'est impossible de trouver si rapidement, à moins d'un énorme coup de chance ! Continua Tsubasa.

-Je prendrais bien un autre hamburger moi ! S'écria Gingka avec enthousiasme, dans le but d'éviter la question.

-Tu en as déjà pris cinq ! S'offusqua Hikaru.

Madoka regardait le rouquin avec un air suspicieux : elle connaissait Gingka depuis l'école primaire, elle sentait bien qu'il ne disait pas tout...

-Tu nous caches quelque chose Gingka !

-Moi ? Noooon !

-C'est ça ! Rétorqua la brunette.
Allez accouche ! Qui t'as filé ces informations !?

Toute l'attention des gens attablés était maintenait focalisée sur Gingka. Ce dernier jeta un coup d'œil à ses amis, il était pris au piège ! Tous le regardaient avec insistance, lui intimant de cracher le morceau.

-C'est Ryuga... Dit-il d'une voix presque inaudible.

-Pardon, on a pas bien entendu ! Demanda Madoka d'un ton sévère.

-C'est Ryuga !

Cette fois il avait presque hurlé, dérangeant toutes les personnes du restaurant, qui le dévisageaient étrangement. Mais leurs regards n'étaient pas aussi dérangeants que ceux de ses amis, qui s'étaient figés de stupeur.

Ce derniers mirent un certain temps à réagir, digérant l'information. Les clients du restaurants se penchaient de nouveaux sur leur assiette, la surprise passée.

À la table de nos amis, tous étaient trop choqués pour parler ; Ryuga était quand même un des principaux ennemis publics de la ville, et ils savait en plus que Gingka faisait ami-ami avec toutes les personnes qu'il croisait, cela commençait quand même à friser l'inconscience la plus totale.

Madoka se passa la main sur le visage, exaspérée par l'attitude de son ami. Elle se posait parfois la question si Gingka avait, ou non, un instinct de survie, vu qu'il se pliait toujours en quatre pour les autres ; même s'il ne les connaissait pas ; parfois au péril de sa propre vie.

-Gingka... Tu as conscience de ce que tu fais au moins ? Demanda Tsubasa, qui s'inquiétait lui aussi pour le rouquin.

-Je sais très bien ce que je fait ! Arrêtez de me prendre pour un gamin !

-Ça pourrait tout à fait être un piège ! Ryuga aurait très bien pu te donner de fausses informations ! Le réprimanda Hikaru.

-Non je ne pense pas... Ryuga n'est pas comme ça...

-Et qu'est ce que tu en sais ? Tu ne le connais pas Gingka ! Le réprimanda à son tour Madoka.

Mais le rouquin entendit à peine les remontrances de la brune, car perdu dans ses pensées. Ryuga n'était pas comme ça... Il n'en avait en réalité absolument aucune idée. C'était son instinct, qui lui disait que le blanc n'était pas du genre à manipuler les gens. Et Gingka se fiait à son instinct la plupart du temps. Après des dizaines et des dizaines de courses poursuites, il pouvait l'assurer. Sinon le blanc se serait débarrassé de lui depuis longtemps.

Il se plaisait à croire qu'il était important pour le blanc, cette idée l'amusait et l'effrayait en même temps. Il ne se voyait pas lui même passer ses journées sans poursuivre Ryuga, cela faisait partie de son quotidien et lui convenait parfaitement.

Ryuga était certes un meurtrier pas très fréquentable, mais le rouquin voulait en savoir plus à son sujet, depuis la fois où il avait assisté à l'assassinat. Cela pouvait paraître étrange et irrationnel, mais Gingka ; au delà de la peur qu'il avait ressenti, il avait bien vu que Ryuga n'était ce jour là pas dans son état normal.

Il préférait de loin l'enflure qui se moquait de lui et l'insultait, à ce Ryuga au regard vide, sans émotions. Le voir comme ça le mettait mal à l'aise.

Malgré le fait que le rouquin soit sociable et de nature à tendre la main aux autres, sa dernière tentative de rapprochement s'était avérée inefficace, Ryuga l'ayant envoyé balader.

De plus, il avait conscience que Ryuga ne lui avait pas donné les récents renseignements pour l'aider, ou par pitié.
Il se doutait bien que le blanc n'appréciait pas Reiji, il s'agissait donc peut-être d'une vengeance personnelle. Ou alors il espérait que l'enquête se termine le plus rapidement possible, afin que Gingka ne soit plus occupé par celle ci.

Il était peu probable que le blanc lui ai fourni ces données sans aucune raison, mais là, Gingka ne le connaissait pas assez pour en avoir la certitude. Il se rendit compte qu'il ne connaissait Ryuga seulement grâce à leurs courses-poursuites. Et en dehors de celles-ci, il ne savait rien du blanc. En même temps, qui voudrait devenir ami avec un assassin !? Pensa Gingka en se moquant intérieurement de des propres idées enfantines.

XxXxXxX

Une dizaine de minutes plus tard, le groupe d'amis sortit du fast-food, ayant fini leur repas. Madoka avait laissé tomber le fait d'essayer de raisonner Gingka, pour le convaincre de s'éloigner de Ryuga, car le rouquin ne l'écoutait même pas. De toute façon, s'il l'avait écoutée, il en aurait fait tout de même qu'à sa tête, tout simplement.

Des gouttes d'eau ne tardèrent pas à tomber du ciel couvert de nuages. Gingka et ses amis se mirent à courir pour se mettre à l'abri. Mais le rouquin s'arrêta soudainement, aussitôt imité par Madoka qui était derrière lui, tandis que le reste de la bande disparaissait au coin de la rue.

-Que se passe-t-il Gingka !?

Durant sa course, le rouquin était passé en trombe devant son ennemi juré. Pur hasard, une simple coïncidence que les deux se croisent. Mais Gingka avait mis quelques secondes avant de s'en rendre compte, il se stoppa quand l'information arriva à son cerveau. Il aurait pu ignorer Ryuga et continuer sa route, mais Gingka n'était pas ce genre de personne qui ignorait les gens, même s'il s'agissait de son pire ennemi.

Revenant sur ses pas, Gingka arriva finalement à la hauteur de Ryuga (sans oublier de laisser trois mètres entre eux comme distance de sécurité ). Le blanc le regardait nonchalamment, visiblement il ne s'attendait pas à croiser le policier aujourd'hui. Un bâton de sucette dépassait de sa bouche et le fait de se faire tremper par la pluie n'avait pas l'air de le déranger.

Quand à elle, Madoka avait avec horreur, vu Gingka se diriger vers l'autre. Les deux jeunes gens étaient à présent face à face, et la jeune fille sentait que cela pouvait déraper à tout moment...

Mais il n'en fut rien. Ils se dévisageaient sans dire un mot, pour la simple raison qu'aucun des deux ne savait comment débuter la conversation. Cela dura un bon moment, jusqu'à ce que Ryuga plonge la main dans sa poche. Pour en ressortir un objet qu'il lança vers Gingka ! Tout ce passa très rapidement : le rouquin ferma les yeux, persuadé que sa fin était venue, et tendis le bras devant lui dans une tentative désespérée de se protéger...

Mais au lieu d'un couteau, ses doigts rencontrèrent un petit objet. Par réflexe, Gingka l'attrapa. Il ouvrit un œil, étonné et regarda Ryuga avec incompréhension.

-Fais-en bon usage ! Déclara-t-il avant de faire volte face.

Une fois ce dernier partit, Madoka se précipita vers son ami, qui n'en revenait toujours pas d'être encore en vie.

-J'ai cru que tu allais mourir ! S'écria-t-elle.

-Oui... Moi aussi... Répondit Gingka à voix basse.

Clac !

Il ne l'avait pas vu venir celle-la. Vraiment pas. Madoka venait de lui mettre une bonne grosse gifle. Et elle y était pas allée doucement.

-P...Pourquoi tu m'as frappé ? Bégaya-t-il, portant la main à sa joue douloureuse.

Il baissa le regard vers son amie d'enfance, celle-ci pleurait à chaudes larmes.

-Je... J'ai cru que tu allais mourir... J'ai eu vraiment... peur tu sais ! Quand... cessera-tu d'être si... Si inconscient ?! Hoqueta la brune.

-Je... Je suis désolé Madoka. Répondit le jeune homme en la prenant dans ses bras.

-Tu... Tu as pensé une seule seconde à ce qu'on ferait si tu n'étais plus là... Crétin ?! Lui rétorqua la jeune fille qui tentait de retenir ses larmes.

Gingka ne répondit pas, il se sentait vraiment coupable de faire pleurer son amie. Il se maudissait lui même d'être si insouciant.

-Mais il y a plus important... Reprit-elle en s'essuyant les yeux. Qu'est-ce que Ryuga t'a donné ?

Se souvenant que le blanc lui avait lancé quelque chose, le rouquin fixa sa main et l'ouvrit. Il s'agissait d'un petit objet en plastique en métal. Gingka avait aucune idée de quoi il pouvait bien s'agir.

Madoka lui prit, le retournant dans ses mains, elle trouva rapidement un petit capuchon qu'elle enleva.

-C'est une clé USB ! S'exclama-t-elle.

-Hein ? Mais pourquoi il me donnerait une clé USB ?

-l'important n'est pas la clé, mais ce qu'elle contient Gingka ! L'informa la jeune fille. J'ai mon ordinateur sur moi... Mais allons d'abord nous mettre à l'abri... Proposa elle en avisant la pluie qui les trempait tout deux.

XxXxXxX

Une fois abrités sous l'auvent d'un café quelconque, la brunette sortir son ordinateur portable de son sac, puis l'alluma.

Quelques secondes plus tard, la clé USB était branchée et Madoka cliquait sur le seul dossier qu'elle contenait. Celui-ci s'ouvrit, affichant une liste de nom et d'informations.

Gingka écarquilla les yeux. Toutes les données sur le gang des docks ; affaire qu'il avait pour l'instant laissé en suspens ; étaient là. Madoka avait visiblement comprit elle aussi, étant au courant des enquêtes du rouquin.

Les deux amis restèrent sans voix pendant plusieurs minutes. Pourquoi Ryuga leur offrait-il ces informations sur un plateau d'or, sans même rien demander en échange ? Ils n'arrivaient pas à comprendre.

Encore sous le choc, Madoka éteignit finalement son portable, et enleva la clé de son port pour la tendre à Gingka.

-Ne la perd pas.

-Ha ça non ! Je ne vais pas la perdre tu peut me faire entièrement confiance sur ce point là ! Répondit-il en lui arrachant presque des mains.

Il avait conscience que ces données étaient incroyablement précieuses, peu importe si c'était Ryuga qui lui avait amené. Bien qu'il ne comprenne pas pourquoi le blanc les lui donnait à lui...

XxXxXxX

Le blanc marchait rapidement. Il avait agi sur un coup de tête. Vraiment. Pourquoi avait-il donné ses infos à Hagane ? Très bonne question. Le fait de ne pas comprendre lui même pourquoi il avait fait ça lui fit serrer les dents ; la sucette qu'il mangeait ne le supporta pas et se brisa net.

Faire ce genre de choses ne lui ressemblait pas : il n'aidait d'ordinaire personne, alors pourquoi !? Peut-être que les penchant sur l'amitié de Gingka commençait à déteindre sur lui. Après tout, personne à par le rouquin (et son frère évidemment) n'avait jamais échangé plus de trois phrases avec lui ces dernières années. Il ne faudrait pas qu'il commence à aimer ça quand même !

Ryuga se souvint alors qu'il avait donné l'autre clé USB aux mafieux. Merde. Il se rendit alors compte qu'il venait de donner au rouquin un adversaire de taille ! Le blanc esquissa un sourire amusé, son intérêt venait soudain de remonter : qui sortirait vainqueur ? La justice ou la mafia ?

Il avait quelques remords pour avoir mis le policier dans une situation pareille, mais de toute façon, Hagane n'avait visiblement pas besoin de son aide pour se fourrer dans des situations pas possibles.

Ce qui l'inquiétait plus en revanche, était la présence de Reiji en ville. Avant de faire ses prochains boulots, Ryuga allait devoir se mettre sérieusement à la recherche de cet enfoiré ; au risque de croiser la police ; et se débarrasser de lui une bonne fois pour toutes. Avant se le meurtrier ne fasse des siennes.

Et sans même le savoir, il allait s'avérer que ses inquiétudes étaient fondées…

Katatsu-chan : on commence à entrer dans le vif du sujet !

Ryuga : qu'est-ce qu'il fout là cet enfoiré de Reiji !?

Gingka : Une fois n'est pas coutume, mais je suis d'accord avec lui…

Katatsu-chan : C'est pour la suite de la fic, ça va être cool…

Gingka : Pourquoi tu me regardes avec un air machiavélique ?