Ryuga : Je suis pris d'un élan de bonne humeur et de générosité, alors j'ai décidé de faire le disclaimer : Katatsu-chan ne possède pas Beyblade metal fight !

(Gingka : J'vais chercher le thermomètre… )

(Katatsu-chan : À ce stade là, il va nous falloir un médecin plutôt)

Chapitre 5 : Sauvetage imprévu

Pourquoi tuait-il ? Car cela le fascinait, tout simplement. Aussi vif et fourbe qu'un serpent, il se souciait peu de sa proie, le principal but était de s'amuser, à la voir se tordre de douleur et supplier sous ses coups. Il aimait l'adrénaline que cela lui procurait. Frapper, frapper, frapper ; encore et encore, jusqu'à ce que son jouet se brise, rendant son dernier souffle.

C'était son péché mignon rien qu'à lui.

Le serpent arpentait les rues, cherchant un homme ou une femme isolé, qui serait rentré le soir en passant par une ruelle sombre ; où Reiji s'en donnerait à coeur joie. Ses yeux détaillaient les rares personnes affairées sur le trottoir, sous la pluie battante ; il avait envie de tuer.

Mais il savait pertinemment que ses larcins ne tombaient pas dans l'oreille d'un sourd : on l'avait informé que les forces de l'ordre enquêtaient actuellement sur lui.

Mais il s'en fichait royalement, il les tuerait les uns après les autres, comme les insectes qu'ils étaient. Ou alors il les menacerait. Oui, ça c'était une bonne idée : filer la frousse de sa vie à l'un de ces poulet fouineurs était une idée qui lui plaisait beaucoup.

À cette idée, l'assassin se passa la langue sur les lèvres, avant de ricaner sadiquement, faisant se retourner sur lui les rares passants qui s'étaient aventurés sous la pluie.

L'informateur, un homme peu fréquentable, lui avait demandé d'assassiner de manière la plus voyante possible. Ce boulot lui convenait parfaitement : tuer et encore tuer, sans se soucier de la méthode ou de nettoyer son carnage derrière lui, ça ne changeait pas trop de ses habitudes. En plus il était très bien payé pour cela.

Mais revenons à la police.
Reiji avait les noms et portraits de ceux qui étaient en charge de l'enquête ; son informateur lui avait envoyé toutes les informations. Le serpent sortit le papier qu'on lui avait envoyé de sa poche et détailla les portraits des deux enquêteurs.

Un mec blasé aux cheveux verts ; plutôt beau gosse d'ailleurs ; et un roux à l'air idiot. Reiji porta son choix sur ce dernier, qui avait l'air bien plus facile à briser.

Le seul problème était que Reiji était incapable de frapper sans finir par tuer, s'il voulait simplement les menacer, il allait devoir engager quelques voyous du coin... Rien qu'une grosse somme d'argent ne pouvait régler.

XxXxXxX

Il pleuvait. Comme la veille, et le jour d'avant, quand il avait donné sa clé USB à Hagane. "Belle" journée en somme. Étant déjà de mauvaise humeur dès le matin, le fait d'être complètement trempé lui donnait envie de frapper toutes les personnes qu'il croisait. Qui étaient peu à traîner dans les rues, du fait du temps de merde qu'il faisait.

Sous la pluie qui tombait encore à grosses gouttes et ruminant ses idées noires, il allait rentrer chez lui, avant de fracasser quelqu'un. Tout ce qu'il voulait était prendre une bonne douche brûlante et aller sous la couette.

Mais depuis le début de la matinée, un mauvais pressentiment lui tordait l'estomac. Quelque chose allait se passer. Il le sentait. Et il détestait cela, car en général ses intuitions se révélaient toujours être justes...

C'est pour cela qu'il préféra faire un détour pour rentrer chez lui, ce qui accentua son énervement.

-Haha ! On l'a bien défoncé hein !?

Ryuga tourna la tête vers les deux hommes qui venaient de passer à côté de lui en courant et qui s'éloignaient déjà. Des voyous, sûrement, leur style vestimentaire ne laissait aucun doute là-dessus.

Le blanc haussa les épaules ; ce n'était pas ses affaires ; et il continua sa route.

Il accéléra le pas et bifurqua dans une petite ruelle. Mais il n'avait pas prévu ce qui l'y attendait...

Ryuga resta figé de stupeur devant le spectacle qui s'offrait à lui : Hagane, baignant dans une marre de sang.

Le cerveau du blanc se déconnecta du temps. Les yeux écarquillés d'horreur, il ne voyait plus que le policier, inconscient sur le sol, en piteux état : ses vêtements étaient déchirés, ce qui laissait entrapercevoir de multiples blessures.

Le blanc fit littéralement un arrêt sur image, trop choqué pour réagir. Hagane, d'habitude si souriant et débordant d'énergie, poursuivant le blanc avec tant de détermination, était vautré là, baignant dans son propre sang.

Ryuga mit quelques longues minutes avant de pouvoir faire un mouvement. Il s'approcha du corps d'un pas hésitant, puis le tapota prudemment du bout du pied. Pas de réaction.

-Hé... Hagane... ?

Sa voix tremblait alors qu'il appelait son ennemi de toujours. Merde ! Tout mais pas ça ! La dernière chose qu'il voulait était de voir l'enquêteur mourir !

Ryuga s'agenouilla à côté du policier sans connaissance. La flaque de liquide rouge s'étalait toujours plus sur le sol.

-Oh... Lève-toi crétin... Supplia-t-il en secouant l'épaule du rouquin.

"Non, non, non, non, non ! C'est pas possible !"

-Aller... Lève-toi... et cours moi après comme t'en as l'habitude... S'il-te-plaît ! La voix du blanc se brisa quand il appela Gingka une nouvelle fois.

Ryuga remarqua alors qu'il avait les mains qui tremblaient. Il fallait qu'il se calme... Reprenant son sang froid, il ferma les yeux et respira lentement plusieurs fois, avant de reporter son attention sur son ennemi.

Il commença par prendre le poignet de ce dernier et chercha le pouls. Il y en avait un. Ouf ! Le rouquin était toujours vivant ! Ryuga poussa un soupir de soulagement. À cette constatation, le blanc sentit un poids s'enlever de sa poitrine. Mais Hagane n'allait pas tarder à passer l'arme à gauche s'il restait comme cela. Il avait besoin de soins, et vite !

"Il est hors de question que je te laisse clamser, imbécile !" Pensa le blanc, soudainement déterminé.

Sur ce, il chargea le rouquin sur son dos, et se dirigea vers son appartement...

XxXxXxX

Tout son corp le faisait souffrir. Une douleur lancinante, continue, qui lui déchirait le corps. Autour de lui, tout était noir, seule une mare rouge autour de lui tranchait dans l'obscurité. La couleur du sang. SON sang. Qui s'écoulait peu à peu hors de lui, faisant doucement s'élargir le cercle rouge autour de lui. Paniqué, il tentait vainement de boucher ses plaies avec ses mains, peine perdue. Le flot rouge coulait sans discontinuer. Chaque goutte perdue de ce précieux liquide le faisait se sentir de plus en plus faible. Il ne put bientôt plus tenir debout et tomba à genoux. Il contempla ses mains, pleines de sang elle aussi.

Il ne voulait pas finir comme cela ! Pas dans cet endroit horrible qui lui donnait la chair de poule. Il avait peur. Peur de mourir. Il ne voulait pas, il avait encore tellement de choses à accomplir !

Mais il eut beau s'accrocher de toutes ses forces, il se sentit sombrer peu à peu. Malgré ses efforts pour garder les yeux ouverts, il ne pût résister, et bientôt, il eu l'impression de tomber, tomber, tomber ... Tomber... Tomber...

Gingka se réveilla en sursaut. La première chose qui le frappa fut la douleur qui le traversait tout entier. Comme dans son rêve.

Il frissonna et tenta d'oublier les images dans son esprit, tout en tentant de ne pas penser à la douleur, pour se concentrer sur son environnement.

Il faisait nuit noire. Il avait vraisemblablement arrêté de pleuvoir, vu que la lumière de la lune perçait entre les nuages et inondait la pièce.

D'ailleurs, où était-il ? Il ne connaissait pas ce plafond. Étant déjà allé au domicile de tous ses amis, il l'aurait reconnu. Tout ce qu'il savait c'était qu'il était allongé sur un divan plutôt confortable.

Le rouquin essaya de se redresser. Il abandonna aussitôt. "Trop mal". Il se remémora la raison de ses blessures, son agression, pour ainsi dire. Deux voyous lui étaient tombés dessus par surprise, et l'avait roué de coups, accompagnés de quelques coups de couteaux. Mais il de souvenait d'un troisième visage. Celui du type qu'il recherchait : Reiji.

Ce dernier l'avait menacé de le tuer s'il n'abandonnait pas rapidement son enquête. Pff ! Quel cliché ! S'il croyait que Gingka allait abandonner rapidement, il se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Maintenant, le rouquin était d'autant plus remonté pour le traquer. Il allait faire regretter à cet assassin de l'avoir sous-estimé !

Mais Gingka était tout de même salement amoché. La personne qui l'avait trouvé avait soigné ses blessures ; son torse était recouvert de bandages.

Mais en attendant il ne savait pas où il se trouvait et il était dans l'incapacité de bouger. Le fait d'être au beau milieu de la nuit était aussi problématique : le propriétaire de l'appartement devait sûrement dormir à cette heure tardive. Gingka allait devoir attendre le matin. Et à cause de la douleur provoquée par ses blessures, il était absolument certain de ne pas se rendormir. Génial. Des anti-douleur auraient été les bienvenus à ce moment présent.

XxXxXxX

Gingka fut réveillé le lendemain matin par un placard qui claqua. Le propriétaire de l'appartement n'était pas très discret. Apparemment, en pleine nuit, il avait fini par sombrer dans l'inconscience à cause de la douleur.

Le rouquin ouvrit péniblement les yeux, il était bien reposé, mais il avait toujours aussi mal. Il grogna, essayant de changer de position. Sans succès, bien évidemment. Le bruit attira l'attention de l'autre personne présente dans la pièce.

-La belle au boit dormant se réveille ?

Gingka se figea et son expression se décomposa. Il aurait pu reconnaître cette voix entre mille ! Ce petit ton ironique qui se moquait si souvent de lui ! Le rouquin cru d'abord à une hallucination auditive ; Reiji lui avait dû lui mettre un sacré coup sur la tête pour en arriver là tout de même.

"Ouais, c'est vraiment pas possible" pensa le policier, se moquant intérieurement de lui même : Ryuga n'était pas le genre de type à sauver son pire ennemi dans la rue. Encore moins le ramener chez lui pour le soigner.

-Oh ! Je te parle abruti !

Ce soudain éclat de voix fit sursauter Gingka, le faisant brusquement revenir à la réalité. Cette fois, plus de doute possible. Cette voix appartenait bel et bien à Ryuga.

Ce dernier s'accroupit à côté du divan, à la hauteur du rouquin. Gingka tourna la tête vers lui, seul mouvement qu'il pouvait se permettre dans son état.

Le blanc venait visiblement de se lever vu qu'il portait un t-shirt large trop grand pour lui, ses cheveux étaient plus en bataille que d'ordinaire. Il avait à la main un paquet de céréales qu'il enfournait les unes après les autres. Le blanc regardait le rouquin avec un air blasé.

Gingka se mit à sourire niaisement : il n'avait pas l'habitude de voir Ryuga aussi négligé. Cela lui donnait un petit air enfantin, renforcée par son paquet de céréales.

D'ailleurs, quel âge avait Ryuga ? Le rouquin n'en savait strictement rien. Il avait toujours imaginé que le blanc devait être plus âgé que lui, mais il n'en était maintenant plus très sûr. Il faudrait qu'il lui demande. Le rouquin mit cette question dans un coin de sa tête, se promettant d'y répondre plus tard.

-heu... Hello ? Tenta de répondre le rouquin.

Comment commencer autrement une conversation avec son pire ennemi ?

Ryuga haussa un sourcil. À sa grande surprise Gingka ne l'avait pas envoyé balader, ce qu'aurait fait la plupart des gens face à un meurtrier comme lui. Décidément, le policier était comment dire... intéressant.

Le blanc n'allait pas demander à l'autre s'il allait bien, évidement que non, au vu de ses blessures. Ryuga ne savait pas du tout quoi répondre. Rhaaaa ! Décidément, les conversations normales n'étaient vraiment pas son point fort !

Il ne laissa rien paraître de son trouble, continuant de fixer le rouquin, qui le dévisageait lui aussi d'un œil curieux, se demandant pourquoi l'autre l'avait sauvé.

Ce silence encombrant fut bientôt brisé par le ventre de Gingka, qui gargouilla bruyamment. Le rouquin prit alors une teinte rouge tomate.

Mais Ryuga ne lui en tint pas rigueur et demanda :

-Tu veux manger quoi ? Demanda le blanc en se relevant.

-Tout ce que tu veux ! J'ai tellement faim que je pourrais manger n'importe quoi ! Répondit spontanément le policier, trop heureux de pouvoir se remplir l'estomac ,en se redressant brusquement sur le divan.

Mais il regretta instantanément son geste : le rouquin se plia en deux dans un gémissement de douleur. Merde. Il avait momentanément oublié ses blessures. La douleur était maintenant encore plus forte.

Ryuga sortit de la pièce, laissant Gingka qui gémissait. Il revint quelques secondes plus tard, un paquet de brioches dans la main. Il balança le tout sur le canapé, puis tendit au rouquin une petite boite.

-Tient, avale ça.

-C'est quoi ? Demanda l'autre en relevant la tête vers lui.

-Des anti-douleur.

Gingka arracha presque la boite des mains de Ryuga. La perspective de ne plus avoir mal l'intéressait beaucoup. Mais le blanc lui reprit aussi sec, le rouquin lui jeta alors un regard suppliant.

-Ého ! Calme toi un peu imbécile ! T'excites pas et prends pas tout en même temps !

Ceci dit, le blanc remis la boite à son ennemi et quitta la pièce.

Ryuga revint une trentaine de minutes plus tard dans le salon, après s'être lavé et habillé. Il jeta un coup d'œil à Gingka, qui à présent dormait comme un bienheureux.

"Tss" Le rouquin avait été sauvé par son pire ennemi, et il ne s'en inquiétait pas plus que ça. Il n'avait même pas été terrifié lorsqu'il avait vu Ryuga, comme si cette situation avait quelque chose de normal peut être ?

Mais bon, pour l'instant le blanc avait d'autres chats à fouetter. Et s'il allait tabasser les deux cons qui avaient mit le policier dans cette état ? Bonne idée. Un sourire sadique étira ses lèvres alors qu'il fermait la porte de son appartement.

Il en profiterait aussi pour chercher ce connard de Reiji et chercher ses nouvelles demandes de boulot s'il avait le temps.

Mais les deux cons passaient en priorité.

Sachant parfaitement où allaient se cacher les vandales de cette espèce dans la ville, il alla inspecter plusieurs de leurs planques. Il finit par trouver ceux qu'il cherchait dans un entrepôt désaffecté. Ils étaient en compagnie d'une bande de voyous, sûrement pour préparer un mauvais coup.

Comme il ne risquait pas grand chose, Ryuga pénétra nonchalamment dans l'entrepôt, sous le regard de la petite bande. Qui était ce fou aux cheveux blanc qui venait les défier directement sur leur territoire ? Le blanc détailla les personnes présentes chacune leur tour, pour finir par trouver les deux qu'il cherchait.

-Toi et toi. Commença-t-il en les pointant tour à tour du doigt, vous êtes les seuls qui m'intéressent.

La menace dans sa voix était claire, tout les voyous présents l'avaient compris.

Celui qui semblait être le chef se redressa, toisant Ryuga. Le leader ne savait visiblement pas à qui il s'attaquait.

-Si tu défies mes hommes, c'est moi que tu défies. Menaça-t-il.

-Toi, tu fermes ta grande gueule, je t'ai rien demandé ! Lui répondit sèchement Ryuga.

L'autre fronça les sourcils, l'intrus se croyait tout permis ? Eh bien il allait vite se mordre les doigts. Ou l'inverse.

-Débarrassez moi de ce fanfaron ! Ordonna-t-il à ses sous-fifres.

Ces derniers se rapprochèrent dangereusement du blanc, armés de battes de baseball, formant un cercle autour de lui.

Ryuga était déjà bien à cran suite à l'agression de Gingka, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Il avait bien besoin de se défouler. Il affichait à présent un sourire de psychopathe, il allait s'en donner à cœur joie.

Il se précipita à toute vitesse vers le plus proche et avant que ce dernier puisse esquisser le moindre mouvement, il lui balança son poing en pleine figure. Le voyou alla valser à quelques mètres, le visage en sang et sans connaissance.

Ryuga n'attendit même pas que l'autre touche le sol, qu'il avait déjà mit à terre deux autres voyous. Un quatrième s'approcha, levant sa batte, le blanc l'esquiva sans peine, saisit le poignet de l'autre et mis un coup dans le coude de l'agresseur. L'articulation se brisa net.

Un autre tenta de le frapper par derrière. Se baisant pour esquiver, Ryuga lui fit un croche-pied. Perdant l'équilibre, le voyou tomba sur un de ses compagnons. Ryuga les assomma vite fait d'un coup dans la nuque parfaitement placé.

Mais les deux agresseurs suivants arrivaient déjà, le prenant en tenaille. Le blanc se mit sur ses mains, et tournoyant, il leur balança simultanément un coup de pied dans la tronche.

Ce petit manège continua quelques minutes, jusqu'à ce que les voyous soient tous à terre, gémissant de douleur ou assommés.

-Bande de minables... Grogna le blanc.

Les seuls qu'il n'avait pas tabassés étaient les deux agresseurs de Gingka. Ceux là, il leur réservait un traitement spécial...

Ryuga s'avança vers eux. Les deux reculèrent, mettant de la distance entre celui qui avait mis à terre toute la bande en quelques minutes. Mais ils finirent par taper contre le mur de l'entrepôt. Ils restèrent figés sur place, attendant leur châtiment.

Le blanc les regardait avec un sourire sadique. Arrivé à leur hauteur, il donna un coup de poing dans le mur, juste à côté de la tête d'un des voyous, qui poussa un cri strident.

L'un des deux commença à pleurer lorsqu'il vit Ryuga sortir un couteau de sa poche. Le blanc plaqua sa main sur la gorge du voyou et lui mit son arme sous le menton.

Le pauvre type avait bien décelé la lueur meurtrière dans le regard de Ryuga. Il n'osait plus bouger. Le blanc exerça une pression sur son couteau. Une goutte de sang perla. C'en fut trop pour le voyou qui se pissa dessus en pleurant et appelant à l'aide.

Ryuga le lâcha alors, et lui mit un dernier coup pour l'assommer. Puis il se dirigea vers le second, qui avait commencé à tituber vers la sortie.

Le blanc le rattrapa en un rien de temps et le plaqua violemment au sol. Ryuga lui tordit le bras dans le dos, de manière à ce que sa victime ne puisse plus faire un geste.

-NON PITIÉ ! J'Y SUIS POUR RIEN !

Ryuga lui mit son arme sous la gorge, l'incitant à continuer.

-C'EST CE TYPE BIZARRE QUI NOUS AS PAYÉ !

-Quel type ?

-IL AVAIT UNE TÊTE DE SERPENT ET IL ÉTAIT FLIPPANT !

Sentant le métal froid sur sa pomme d'Adam, le voyou hurla de plus belle :

-JE CONNAIT PAS SON NOM JE SAIS PAS QUI C'EST ! PAR PITIÉ ME TUEZ PAS !

Ryuga relâcha alors sa victime, il en savait assez. Mais avant de quitter les lieux, il mit un dernier coup d'une puissance inouïe dans l'estomac du voyou, qui roula par terre, avant de rendre son petit déjeuner.

-Ça c'était pour Gingka, abruti !

XxXxXxX

Gingka fut réveillé par le bruit d'une serrure que l'on déverrouille.
Il se redressa dans le canapé, pour voir arriver Ryuga, les mains dans les poches.

Le rouquin ne manqua pas le petit sourire satisfait de son ennemi. "Qu'est-ce qu'il a encore fait ?" pensa Gingka.

-T'étais où ? Questionna-t-il.

-Très bonne question ! Répliqua Ryuga, alors que son sourire s'étendait.

Taper ces voyous lui avait fait le plus grand bien. Et en plus il avait un début de piste concernant Reiji. Cette matinée l'avait mit d'excellente humeur.

Ryuga était aussi allé chercher de nouvelles demandes de boulot. Il ne les avait pas lues tout de suite, il le ferait plus tard.

-Ryuga ?

-Quoi ? Questionna-t-il en se tournant vers le rouquin.

-Pourquoi tu m'as sauvé ?

Le blanc rougit, embarrassé et détourna le regard.

-Sais pas. Marmonna ce dernier.

Ce n'était pas vrai. Mais il n'allait pas dire au rouquin qu'il n'avait pas envie qu'il meure. Il ne voulait pas montrer à Gingka, qu'en fait, il tenait à lui bien plus qu'il l'aurait pensé lui même.

"Bordel mais qu'est-ce qui m'arrive ?" Ce n'était pourtant pas son genre de s'attacher comme ça aux gens. Surtout quand il s'agissait d'un membre des forces de l'ordre ! Il était assassin, c'était complètement débile, merde !

Il fut tiré de ses pensées par un miaulement plaintif. Son chat avait grimpé sur le canapé, et reniflait cet intrus sur son territoire. Gingka tendit la main vers la boule de poils, qui vint y loger sa tête en réclamant des caresses.

"Sale traitre" Pensa Ryuga.

-J'aurais jamais imaginé que tu avais un chat. Fit remarquer le rouquin.

-Ça te pose problème !? Répliqua sèchement Ryuga.

-T'es pas obligé d'être agressif non plus ! Lui rétorqua le policier.

-...

-T'avais qu'à pas me sauver, ça t'aurait évité de devoir discuter avec moi, puisque apparemment tu n'aimes pas ça. Continua Gingka.

Ryuga se crispa. Bordel, il aurait mieux fait de le laisser crever dans sa ruelle ! C'était pas sa faute s'il était asocial !

-Comment il s'appelle ? Demanda alors le rouquin.

Hein ? De quoi ? Ha, il parlait du chat.

Ryuga haussa les épaules en guise de réponse.

-Il a pas de nom ? S'étonna le policier.

-Nan.

Gingka sembla réfléchir pendant quelques secondes, puis un grand sourire s'afficha sur son visage lorsqu'il déclara :

-Il s'appelera Kyu !

-Kyu ? Répéta le blanc en haussant un sourcil.

-C'est mignon nan ?

Devant le visage souriant de Gingka, Ryuga ne sut que répliquer. Septique, il fixa tour à tour le chat, puis Gingka. Et soupira.

-Si tu le dis...

Sur ces mots, il sortit de la pièce, laissant le rouquin seul avec l'animal.

XxXxXxX

Gingka joua avec le nouvellement baptisé Kyu une bonne partie de la matinée. Il se demandait comment ce chat pouvait supporter un asocial comme Ryuga. Mais bon, c'était un chat, et on sait tous que les chats sont des créatures maléfiques.

Ce qui lui l'intéressait plus, en revanche, c'était la raison qui avait poussé l'assassin à le sauver. Il avait bien vu sa réaction quand il lui avait posé la question, il avait du mal à croire sa réponse si évasive.

Le fait de se retrouver chez son ennemi le perturbait. C'était comme s'il découvrait une facette de la vie de l'autre qu'il n'aurait pas dû connaître. Le blanc devait quand même être sacrément riche pour habiter un appartement aussi spacieux.

Gingka n'avait pas l'intention de se tourner les pouces pendant sa convalescence. Dès qu'il pourrait se déplacer, il irait fouiller dans le domicile de son ennemi. Certes, Ryuga l'avait sauvé, mais il restait quand même un assassin à arrêter. Ce n'était pas parce que le blanc lui avait donné des renseignements qu'il comptait le laisser filer.

XxXxXxX

Gingka dormit très mal cette nuit là. Les anti-douleur ne faisant plus effet, il de réveilla au beau milieu de la nuit, en sueur et ayant mal partout.

Même si bouger lui faisait atrocement mal, il se força à se redresser, et à attraper la boite d'anti-douleur qu'il avait précédemment posée sur la table basse.

Il prit une des pilules et l'avala sans se poser de questions. La douleur s'estompa peu à peu, à son grand soulagement. Il soupira. Décidément, il avait le chic pour se foutre dans la merde.

C'est alors qu'il remarqua Ryuga. Ce dernier était recroquevillé de l'autre côté du canapé.

Gingka se figea, mais la respiration régulière du blanc lui fit vite comprendre que ce dernier dormait profondément.

Le rouquin hésita un moment, puis se rapprocha à quatre pattes de son ennemi, faisant attention à ne pas le réveiller. Parvenu à sa hauteur, il contempla le visage endormi de l'autre.
Et Gingka dût reconnaître qu'il était plutôt mignon.

Roulé en boule sur ce canapé, sans défense, complètement vulnérable.

Le blanc avait toujours l'air d'en vouloir à la planète entière et avait toujours les sourcils froncés ou un air blasé. Cela contrastait totalement avec l'expression paisible qu'il offrait lorsqu'il dormait. Le visage aux traits à présents presque enfantins de Ryuga amena Gingka à se poser une nouvelle fois des questions sur l'âge réel du blanc. "Il est peut-être plus jeune que moi ?" Se dit le rouquin, qui n'était lui même pas tellement vieux, du haut de ses vingt-deux ans.

Avant même de s'en rendre compte, le rouquin avançait sa main vers lui. Main qui se retrouva à caresser gentiment les cheveux de Ryuga.

"Il a les cheveux tout pelucheux !" Pensa Gingka, qui avait des étoiles dans les yeux.

Puis sa main descendit sur son visage, traçant de son index l'arête du nez, pour s'arrêter sur ses lèvres.

Gingka sentait le souffle chaud de Ryuga sur ses doigts, régulier, passant entre les lèvres entrouvertes du blanc.

"J'ai envie de l'embrasser..." songea Gingka. Avant de se mettre une claque mentale et de tourner frénétiquement la tête de droite à gauche en rougissant ; ce n'était pas le moment de se mettre à désirer son ennemi ! Okay il était incroyablement beau, mais il restait un assassin, et un enfoiré de première classe !

Mais c'était ce même enfoiré qui l'avait sauvé.

Gingka se repencha sur le blanc, et tenta de le retoucher. Mais ce fut sans compter sur Ryuga, qui marmonna dans son sommeil et changea de position, faisant sursauter le policier.

Heureusement que le blanc était endormi. Il le tuerait sinon. Et le rouquin décida de ne pas prendre ce risque. Il retourna donc de son côté du canapé, rabati sa couverture sur lui, et essaya d'oublier la présence du blanc à ses côtés.

Ryuga :C'est moi où ça devient complètement guimauve là !?

Katatsu-chan : pas besoin de hurler comme ça, ça va pas durer longtemps !

Gingka : je préfère toujours ça aux meurtres perso...