Katatsu : I'm back in business guys !
Ryuga : arrête de parler en anglais, ça n'excusera pas ce retard de malade que tu as accumulé.
Gingka : bien dit !
Katatsu : Oui bon reprenons depuis le début alors : excusez moi pour mon retard, j'ai décidé de continuer un peu cette fic, puisque j'ai le syndrome de la page blanche sur RToF. j'ai repris l'écriture de mes fanfics, en parallèle de mes révisons, j'essaie d'écrire un peu chaque jour, histoire de pas accumuler de retard.
Gingka : traduction : elle postera pas le prochain chapitre avant six mois
Ryuga : mdrr ça sert à rien de rêver
Katatsu : mais arrêtez de me rabaisser bande de sous-fifres de merde !
Ryuga : Si j'ai bien entendu ce que j'ai entendu, tu peux officiellement creuser ta tombe !
Gingka : on est pas tes sous-fifres bordel !
Katatsu : ta gueule et fait le disclaimer !
…
Suite à des complications, le disclaimer sera fait par notre adorable Kenta :
Kenta : Hé Je suis où là !? Hein ? Faire le disclaimer? Oui je peux ! Beyblade Metal Fight n'appartient pas à katatsu-chan ! Et bonne lecture !
Chapitre 7 : Opération Serpent
Tous les agents avaient étés affrétés pour cette mission. Les habitants des environs avaient étés évacués tôt dans la matinée, les forces de l'ordre voulant éviter tout dommage collatéraux que pourrait causer Reiji. Tous les gendarmes avaient eu l'autorisation de tirer à vue dès qu'ils apercevaient l'assassin.
Les enquêteurs qui avait réussi à débusquer Reiji, Gingka et Kyoya avaient étés autorisés à participer à cette opération de grande ampleur. Ils avaient élus domicile sur les toits, et avaient pour mission de prévenir la brigade d'intervention dès qu'ils apercevaient le tueur, pour ensuite l'attirer jusqu'à un barrage constitué des tireurs d'élite de la gendarmerie locale et de fourgons de police. Les deux enquêteurs avaient décidé de se séparer, et de se planquer chacun de leur côté, afin d'étendre leur champs d'action. Bien sûr, ils n'étaient pas les seuls à patrouiller le périmètre, accompagné d'autres agents.
Après s'être séparé de son coéquipier, Gingka avait donc quadrillé le périmètre, avant de se mettre à camper derrière un mur après avoir vérifié que le chargeur de son arme était plein. Il n'aurait qu'une seule chance ; il devait attirer Reiji vers le barrage, afin d'appréhender ce dernier. En tant que policier, il n'avait pas le droit de se servir de son arme si la cible pouvait être arrêtée sans effusion de sang. Le pistolet ne servait donc qu'en cas d'extrême urgence ; si la cible décidait de s'en prendre à un civil, ou en cas de légitime défense.
Gingka releva soudainement la tête ; il avait entendu quelque chose, comme un tintement qui avait résonné dans le silence de la rue. Il tendit l'oreille, le tintement cristallin se faisait entendre continuellement, dans un rythme effréné.
Le bruit de rapprochait peu à peu. Sur ses gardes, Gingka retira la gâchette de sécurité de son arme de service. Arme de service dont il ne se servait absolument jamais ; okay il était plutôt bon lorsqu'il s'agissait de tirer, mais il n'était pas un génie non plus niveau précision. Aussi préférait-il la plupart du temps s'en passer la plupart du temps ; éviter de blesser des gens c'était pas mal quand même.
Caché derrière son mur, le rouquin entendait à présent très distinctement des bruits de coups, comme si deux barres métalliques s'entrechoquaient. Il se rapprochait petit à petit…
Et soudain deux silhouettes surgirent de derrière le mur. Gingka écarquilla les yeux. Les deux silhouettes bougeaient rapidement, mais entre deux échanges de coups, l'agent pu distinguer clairement deux personnes qu'il ne connaissait que trop bien : Reiji ; puisqu'il avait déjà vu ce dernier, et plus étonnant : Ryuga !?
Les deux étaient passés devant le rouquin à toute vitesse, et ne semblaient ne l'avoir même pas remarqué, trop absorbés dans ce qu'ils faisaient.
Reiji était armé d'un pied de biche, et abattait ce dernier sur le blanc avec une force ahurissante, enfin du moins essayait, car l'autre esquivait la plupart de ses coups. Le serpent balançait son arme à tout va, de manière complète aléatoire, ce qui rendait son style de combat complètement imprévisible, d'autant plus qu'il esquivait les attaques de Ryuga en même temps. On aurait pu croire qu'il se battait n'importe comment, mais la technique avait son efficacité.
De son côté, Ryuga était armé de deux couteaux militaires qu'il tenait dans chaque main, parant les coups de Reiji avec une facilité déconcertante, se servant de la force des coups de ce dernier pour effectuer des feintes et tenter de le déséquilibrer. Son style de combat était lui, beaucoup plus élaboré que celui du serpent ; aucun coup n'était mis au hasard, il guettait la moindre ouverture dans la défense de l'autre, il frappait avec précision et se mouvait tellement vite que le rouquin peinait à le suivre des yeux.
Gingka n'arrivait même pas à les suivre du regard tellement ils étaient rapide, les attaques pleuvaient les unes après les autres. Le rouquin leva son arme, essaya de viser, mais peine perdue ; ils se déplaçaient bien trop vite pour qu'il arrive à placer un tir. Et puis, il n'avait pas envie de toucher Ryuga… Il rabaissa son revolver, jamais il n'oserait tirer, il avait trop peur de toucher le blanc ! Le rouquin serra rageusement la crosse de son arme, depuis quand la santé de Ryuga était devenue sa préoccupation !? Ce n'était qu'un assassin ! Il n'avait pas à se faire d'état d'âme, il fallait qu'il tire dans le tas !
Mais le policier ne put finalement se résoudre à tirer, et renonça. Pendant qu'il se débattait avec ses pensées, Reiji avait réussi à pousser le blanc à l'autre bout de la rue.
"Ils se dirigent vers le barrage !"
Gingka se mit à courir derrière les deux assassins, tandis que ces derniers disparaissaient à un coin de rue. Le rouquin franchit la ruelle à toute vitesse, tourna à gauche, pour finalement rattraper les deux. Il s'arrêta à une vingtaine de mètres, de toute façon, qu'est-ce qu'il pouvait faire contre deux assassins qui se battaient à mort ? Absolument rien ! Et ça l'enrageait, il ne pouvait rien faire pour aider le blanc. Car oui, il avait envie de l'aider.
L'agent avait parfaitement compris ce que signifiait la boule qui s'était formée dans son estomac : il ne voulait pas que Ryuga soit blessé.
Et cette constatation l'inquiéta.
Reiji balança à nouveau son pied de biche sur le blanc avec une force inouïe. Ce dernier l'esquiva tant bien que mal, glissant sur le côté. C'est à ce moment là qu'il aperçut Gingka. Ce dernier avait yeux écarquillés, essoufflé comme s'il venait de courir un marathon, fixait le combat avec une lueur d'inquiétude dans les yeux.
Ryuga équarquilla les yeux : "Qu'est-ce qu'il fout là ?" Il fallait qu'il dégage au plus vite, sinon il allait se faire tuer dès que Reiji l'aurait remarqué, et le blanc ne pourrait pas le protéger du serpent en se battant en même temps !
Cette seconde d'inattention coûta très cher à Ryuga : il avait baissé momentanément sa garde.
Reiji ne manqua pas cette occasion, il brandit son arme, et l'abattit sans la moindre pitié dans les côtes du blanc. Le coup envoya ce dernier valdinguer à plusieurs mètres. Il fit quelques roulés-boulés sur le sol, propulsé par la puissance du coup, avant de s'arrêter, allongé sur le sol.
-RYUGA ! Hurla le rouquin.
Le blanc tentait désespérément de retrouver son souffle, allongé sur le bitume. Reiji approchait rapidement, déjà persuadé de sa victoire, il fallait qu'il se relève et vite ! Ryuga roula sur le ventre, s'appuyant sur sa main droite pour se redresser, tandis que l'autre était crispée sur un de ses couteaux, il avait perdu le deuxième dans l'attaque de Reiji.
Alors que des points noirs dansaient encore devant ses yeux, l'assassin se redressa sur les coudes. Une violente douleur se manifesta dans ses côtes, et il cracha une gerbe de sang.
"Merde."
Reiji avait dû toucher un truc important apparemment. Et il devait probablement avoir des côtes cassées aussi. Génial.
Gingka vit avec horreur Ryuga cracher une mare de sang, qui s'étendit rapidement sur le sol. Le rouquin regarda, impuissant, Reiji s'approcher du blanc, qui complètement sonné, fixait la flaque écarlate d'un air absent. Le rouquin aurait voulu aider Ryuga, mais que pouvait il faire ? Il ne jouait clairement pas dans la même cour que ces deux combattants expérimentés !
Et de toute façon, qu'aurait-il bien pu faire ? Gingka était paralysé. Ses mains tremblaient, pendant qu'il se maudissait lui même pour son impuissance.
"Aller relèves-toi !" Pria-t-il de toutes ses forces.
L'enquêteur ne comprit pas tout ce qui se passa sous ses yeux, tellement la scène se déroula vite ; Reiji leva son pied de biche, l'abbatit de toutes ses forces sur le blanc…
Mais encore loin d'avoir dit son dernier mot, Ryuga para le coup avec le couteau qu'il avait encore, avant de faucher les jambes du serpent d'un coup de pied. Ce dernier perdit l'équilibre, et le blanc, qui pourtant était à terre et crachait ses poumons la seconde précédente, bondit à toute vitesse sur le serpent, lui plantant au passage son couteau restant dans la cuisse.
Reiji poussa un cri de rage et de douleur, tandis que le rouquin poussait un énorme soupir de soulagement. Apparemment, le blanc n'allait pas s'avouer vaincu comme cela.
Ce dernier était passé derrière Reiji, et sortit rapidement deux autres couteaux des poches de sa veste. Le serpent n'avait néanmoins pas dit son dernier mot lui non plus et bondit à nouveau sur le blanc. Ce dernier para le coup, et fit glisser au dernier moment le pied de biche sur son couteau, déséquilibrant Reiji et lui mettant un coup de genoux à l'estomac.
Mais malheureusement pour Ryuga, celui-ci avait ramassé le couteau qu'il avait laissé tombé précédemment, et enfonça l'arme dans l'épaule de son propre propriétaire.
Ryuga hurla de douleur, mais se ressaisit rapidement et donna un coup de pied magistral à Reiji pour le mettre à distance.
-Casse toi ! Lança le blanc à l'enquêteur.
Le rouquin sursauta, mais il n'eu pas le temps d'esquisser un geste que le Serpent avait déjà bondit sur Ryuga.
Le combat repris de plus belle avec plus d'intensité. Ils étaient tous les deux blessés à présent, c'était à celui qui flancherait le premier. C'était la loi du plus fort ; et pour cause, on aurait dit deux animaux blessés luttant pour leur survie et pour détruire l'autre.
Reiji ne semblait nullement intéressé par la présence du rouquin, continuant de faire pleuvoir les coups sur le blanc, qui parrait désormais avec difficulté.
Les deux pissaient littéralement le sang, mais ce n'était pas assez pour les arrêter, ce combat ne se terminerait qu'avec la mort de l'un des deux. Les assassins continuaient leur combat macabre, à chaque coup, ils perdaient un peu plus de sang, laissant des traînées pourpre sur le béton.
Mais aucun d'eux ne s'en souciait, et sans s'en rendre compte, ils se rapprochaient inlassablement du barrage dressé par les forces de l'ordre. Ça, Gingka le savait parfaitement, et il ne pouvait pas empêcher son cœur de battre furieusement dans sa poitrine, tout son être voulait que ce combat se termine le plus vite possible, Ryuga était déjà blessé, et le rouquin avait arrêté de compter les flaques de sang dans lesquelles il marchait en les suivant de loin.
Cette danse macabre continuait, inlassablement. Les deux combattants tentaient de faire tomber l'autre au sol. Celui qui f lancherai perdrait. Les coups de couteau de Ryuga pleuvaient, le soleil se reflétant sur ses lames, les faisant paraître comme deux faisceaux lumineux dansants dans le paysage.
Un autre coup de pied de biche s'abattit sur le blanc. Ce dernier para avec son couteau, mais épuisé par ses blessures, l'objet lui échappa des mains.
Gingka les suivait toujours, cherchant un moyen de les éloigner du barrage. Si Ryuga était capturé là, il s'en voudrait toute sa vie. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Tout ce qu'il savait, c'est que Ryuga n'était pas fait pour vivre en cage. Même si le rouquin s'acharnait à vouloir l'attraper, il avait repoussé cette constatation au fin fond de sa conscience.
L'enquêteur suivait le combat des yeux. Il remarqua que Ryuga avait ressorti un troisième couteau ; à se demander combien il en portait sur lui.
Mais l'échéance se rapprochait ; ils étaient de plus en plus proches du barrage dressé par la police, et allaient bientôt tomber sur des gendarmes armés jusqu'aux dents, et qui n'hésiteraient pas une seule seconde à ouvrir le feu sur les deux assassins.
Gingka comptait les secondes, des sueurs froides lui coulant dans la nuque. Sans s'en rendre compte, il s'était mis à ronger l'ongle de son pouce sous l'effet du stress. Il ne voulait pas que Ryuga soit blessé ! Même si Reiji l'avait déjà bien amoché…
Encore quelques centaines de mètres… Un dernier coin de rue…
Le rouquin ne tint pas une seule seconde de plus en place, sachant que le blanc allait se faire cribler de balles… À l'instant où les deux combattants entrèrent dans le champ de vision des forces de l'ordre, il se précipita, faisant rempart avec son propre corps, les bras écartés :
-NE TIREZ PAS !
L'enquêteur, les yeux fermés, s'attendait à être criblé de balles, mais celles-ci ne vinrent pas. Heureusement ses collègues l'avaient reconnu à temps et n'avaient pas ouvert le feu.
Mais Gingka savait que les conséquences de son acte n'allaient pas être anodines :
Les deux assassins avaient stoppé tout mouvement, faisant face au barrage qui leur faisait face. Ils se dévisagèrent avec haine ; éliminer l'autre était désormais secondaire : la priorité numéro un était désormais d'échapper aux policiers malgré leurs blessures. Ni une ni deux, Reiji prit ses jambes à son coup. Il sauta sur un toit, mais c'était sans compter sur le blanc, qui n'avait pas l'intention de laisser le Serpent s'en tirer à si bon compte :
-J'en ai pas fini avec toi !
Disant ces mots, il lança de toutes ses forces un de ses couteaux. Reiji tenta d'esquiver au dernier moment, mais la lame lui entailla profondément le bras qui tenait le pied de biche. Ravalant un cri de douleur, l'arme du serpent tomba sur le toit avec un tintement. Reiji renvoya un regard meurtrier à Ryuga.
Ce dernier s'était déjà fait encercler par les forces de l'ordre, qui le tenaient en joue. Ryuga aurait pu les éliminer pour s'échapper, mais dans l'état où il était déjà, la moindre résistance était complètement futile. Il poussa un soupir d'agacement, l'air passablement énervé, avant de laisser tomber à terre son dernier couteau et de lever les mains en signe de reddition.
Gingka observait la scène d'un air inquiet, espérant que ses collègues n'allaient pas tirer sur le blanc. Mais ces derniers n'en firent rien, bien qu'ils en aient très envie : on ne tirait pas sur un homme déjà capturé, c'était le règlement. Point barre.
Le cœur du rouquin se serra quand ils commencèrent à passer les menottes aux poignets de Ryuga ; c'était lui qui était censé le capturer !
Le blanc jeta un regard en biais vers le rouquin. Ils se dévisagèrent pendant quelques secondes, Gingka d'un air inquiet, Ryuga d'un regard indéchiffrable, puis ce dernier détourna le regard, balayant les alentours.
C'est là que le blanc le remarqua : perché sur un toit, le serpent avait contourné le barrage. Il avait un pistolet à la main, et visait… GINGKA !
Le sang du blanc ne fit qu'un tour ; il se débarrassa d'un croche-pied bien placé du policier qui n'avait eu le temps de lui accrocher qu'une seule menotte et couru vers le rouquin.
-DÉGAGE DE LÀ !
Il poussa l'enquêteur de côté, entendit un coup de feu, puis sentit la douleur exploser dans son épaule. Le blanc serra les dents, se retenant de hurler de douleur, puis se saisit de l'arme de service du rouquin que celui-ci avait rangé dans son holster. Avant même que Gingka n'ait eu le temps de réagir, Reiji avait déjà une balle logée dans le torse.
Ce dernier hurla, puis déséquilibré, il tomba du toit et s'écrasa par terre dans un bruit sourd, évanoui.
Ryuga balaya l'assemblée d'un sourire narquois, avant de déclarer :
-Tenez, je vous offre deux assassins pour le prix d'un !
Mais le blanc, incapable de rester debout à cause de des blessures, s'écroula après sa petite tirade. Heureusement pour ce dernier, Gingka le rattrapa avant que son corp ne percute le sol.
Mais l'assassin n'était même plus conscient de ce qui l'entourait, il n'entendit donc pas le rouquin qui lui criait de tenir bon. Une nouvelle vague de douleur le submergea, et tout devint noir…
XxXxXxXxX
-Bon et maintenant on en fait quoi ?
Tout le monde se tourna vers Kyoya. L'opération ne s'était absolument pas déroulée comme prévu, ils se retrouvaient avec deux assassins à caser. Deux assassins en piteux état d'ailleurs ; Ryuga et Reiji étaient inconscients depuis une semaine dans les lits de l'infirmerie de la gendarmerie. Heureusement que le QG des forces de l'ordre disposait du matériel médical nécessaire pour ce genre d'occasions.
Et vu que les deux étaient actuellement bien amochés, pas le droit de les mettre en prison, cela aurait été contraire à l'éthique et au règlement de la police. Bien que les trois quarts des policiers et gendarmes considéraient que les deux assassins méritaient leur sort, ils étaient tenus de respecter la loi. Et qui dit loi, dit procès, avec des procédures aussi longues que les queues d'attente pour entrer à Disneyland. Maudite paperasse administrative.
-On ne peut de toute façon rien en faire ni les interroger tant qu'ils sont inconscients. Ajouta Tsubasa.
-À condition qu'ils veulent bien collaborer… Déclara Ryo.
-Hem… Si je peux me permettre… Déclara alors Gingka.
Toutes les têtes se tournèrent vers le rouquin, qui commençait presque à regretter d'avoir prit la parole. Mais le rouquin prit son courage à deux mains et exposa son idée :
-Vous savez l'affaire sur laquelle j'étais avec celle de Reiji…
-Le repérage des membres du gang des docks ?
-Oui celle là. J'ai laissé cette affaire en suspens, donc j'ai pas eu le temps de faire mon rapport et de déposer ça…
Disant ces mots, le rouquin sortit une clé USB de sa poche, et la posa sur la table, sous le regard intrigué de ses collègues.
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Tsubasa.
-Une clé USB. Répondit Kyoya d'un ton moqueur. Ça se voit quand même !
-On se serait bien passé de ton intervention Kyoya. Rétorqua le rouquin.
-L'important n'est pas la clé, mais ce qu'elle contient. Déclara Kenta en passant la clé à Ryo.
Ce dernier la brancha sans tarder sur son ordinateur, puis cliqua sur le seul dossier que l'objet contenait. Tous sauf Gingka, se serrèrent derrière Ryo et fixerent l'écran comme si leur vie en dépendait. Une liste de portraits et de noms, annotés d'informations supplémentaires par ci par là défila alors sur l'écran.
Tous ouvrirent des yeux grand comme des soucoupes.
-Et bin Gingka ! T'as été vachement rapide sur ce coup là ! Fit Kenta, les yeux pleins d'admiration envers son senpai.
-C'est pas moi qui ait récupéré ces informations.
-Et c'est qui ? Demanda Tsubasa en haussant un sourcil.
-Ryuga.
…
Il y eu un moment de flottement dans la salle, avant que Ryo n'exprime à voix haute l'incrédulité générale :
-PARDOOOOON !?
-Mais bon sang, tu es complètement inconscient Gingka ! On peut savoir ce que tu as dans la tête !?
-Hé j'ai rien fait moi ! Je lui ai dit que j'enquêtais dessus, et il m'a donné spontanément les infos ! Se défendit le rouquin.
-Mais à quel moment tu vas dire ça à un assassin ? Tu discutes avec lui autour d'un thé ou ça se passe comment ? Renchérit Hikaru.
-C'est pas très prudent de faire ça… continua Kenta.
-Ça suffit !
Tous se retournèrent vers Kyoya. Gingka lui sourit, le remerciant de son intervention.
-C'est bon, on a comprit ! C'est un assassin, blablabla… Gingka n'est plus un bébé, il sait gérer ses problèmes tout seul ! S'il fait comme ça, vous n'avez pas votre mot à dire. En revanche, continua-t-il, s'il lui arrive quelque-chose, il assumera sa merde tout seul !
-Ravi de savoir que je pourrai compter sur toi si j'ai un problème Kyoya… Lui rétorqua le rouquin.
-Mouais… Fit Tsubasa, pas convaincu le moins du monde par la tirade du vert.
-Donc avant que vous vous énerviez encore plus, laissez moi vous expliquer. commença Gingka. Avant de me mettre à courir après Ryuga, j'ai enquêté sur lui d'abord, histoire de savoir à quoi m'attendre…
-Tiens donc ? Je croyais que tu faisais que lui courrir après !? Fit Kyoya d'un air moqueur.
-Ta gueule Kyoya. Bon je reprends, voilà tout ce que je sais sur Ryuga : d'après mes sources, origine japonaise, non répertorié sur l'état civil - jusque là, rien d'anormal - nombreux meurtres à son actif…
En revanche, en recoupant les informations, je me suis aperçu qu'il tuait parfois des personnes provenant de gangs rivaux, voire qui n'avaient rien en commun.
- Et donc ? Il tue des gens point barre, ce n'est qu'un salaud d'assassin !
- Arrêtez de m'interrompre, j'y viens ! Râla le rouquin avant de poursuivre : Vu qu'il tue à droite à gauche, j'en ai conclu qu'il ne travaillait pour personne, pas même pour son compte. Etant donné que les personnes qu'il a tuées jusque là faisaient parfois partie de bandes, partis politiques, et gangs rivaux qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres, je pense que Ryuga travaille un peu pour tout le monde.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
-Ce que je veux dire, c'est que comme il travaille pour tout le monde, il doit en connaître un rayon sur toutes les magouilles qui se passent dans la ville et qui nous passent sous le nez…
-Il n'a pas vraiment tord sur ce coup là. concéda Kyoya.
-il serait donc judicieux de nous le garder sous le coude… Pensa tout haut Kenta.
-Trop dangereux. Décréta immédiatement Ryo en repoussant l'idée.
-Il serait mieux à croupir en prison. Déclara Tsubasa d'un air sombre.
-Ha ! J'ai oublié de dire un truc ! Se souvint alors Gingka. J'ai dit que Ryuga travaillais pour un peu tout le monde, mais d'après ce que j'ai compris, ça n'inclut pas forcément des assassinats, c'est parfois des missions de surveillance.
-Comment tu peux en être aussi sûr ? Demanda Hikaru ?
-Baaaa vu que c'est lui qui m'a filé l'entièreté des renseignements sur le gang des docs...
-Et comment être sûr que ce ne sont pas des fausses informations ? Lui rétorqua Kyoya.
-Parce que ça coincide avec mes propres infos. J'ai bossé sur cette affaire quand même ! Je sais de quoi je parle !
-Si Ryuga en sait autant sur d'autres groupes tels que le gang des docks, je suis prêt à prendre le risque de prendre le temps de l'interroger. Déclara pensivement le père du rouquin.
-Vous seriez prêt à prendre le risque de le laisser en liberté provisoire ? S'offusqua l'argenté.
-Si c'est pour assurer la sécurité des citoyens de cette ville sur le long terme, alors oui, je prends le risque.
-Et s'il tue des gens au passage ? demanda Hikaru en levant un sourcil dubitatif.
-Il ne tuera personne si ce n'est pas une demande express de l'un des ses employeurs. Aucun risque. Leur assura le rouquin.
-Encore une fois, je te pose la question : comment peux-tu en être aussi sûr ?
-Instinct. Répondit Gingka du tac au tac.
Il n'allait pas leur dire que Ryuga n'aimait pas tuer, sinon, il allait encore subir un interrogatoire sur le pourquoi du comment de cette information. Et de toute façon, il avait la flemme de leur raconter, si c'était ensuite pour essuyer leurs reproches comme quoi Ryuga était un type dangereux et bla bla bla… L'enquêteur savait parfaitement ce qu'il faisait, il n'était pas un gosse qui avait besoin d'être materné, merci bien ! Il était temps qu'ils lui fassent confiance un peu tout de même ! Il n'était pas idiot ! Sinon, il ne serait pas devenu enquêteur, il aurait directement postulé au McDo (je n'ai personnellement rien contre les gens qui travaillent au McDo, il n'y a pas de sous-métier).
Soudainement, la porte du bureau de Ryo s'ouvrit en trombe, laissant apparaître un Masamune complètement essoufflé qui devait probablement avoir parcouru les étages en courant. Dans son empressement, le policier pressé se prit une pile de dossiers qui n'étaient pas rangés et trainaient par terre. Le brun s'étala de tout son long sur le sol, interrompant la discussion sérieuse qui se tenait dans la pièce. Tout le monde fixa le nuveau venu avec étonnement, et un gros blanc s'installa dans le bureau.
-Heuuu oui ? C'est pour quoi ? Demanda alors Kenta.
-Il… Il est réveillé...
XxXxXxXxX
Des sons étouffés parvenaient à ses oreilles. Un bip régulier, qui le tirait, lentement mais sûrement de l'inconscience. Il y avait des voix aussi, mais son cerveau était trop embrouillé pour distinguer ce qu'elles disaient.
Il ne sentait pas son corps, il nageait dans cette impression d'être allongé sur un nuage. Ce n'était ni désagréable ni agréable, mais il avait la déplaisante impression d'être impuissant et il détestait ça.
Le blanc ouvrit péniblement les yeux, pour les refermer aussitôt, la lumière blanche des néons lui brûlant les rétines. Et ce bip incessant commençait à l'agacer. Une odeur de médicament lui aggressait les narines. Il réessaya d'ouvrir les yeux, laissant ceux-ci se réhabituer à la lumière.
Des points noirs dansaient devant ses yeux et il voyait flou, mais au moins, il arrivait à distinguer un plafond d'une blancheur immaculé. Génial, super intéressant et pas vraiment ouf comme information. Le blanc balaya la pièce du regard. Les mûres étaient d'une blancheur immaculée, éclairé par la lumière blanche du seul néon accroché au plafond. Une table trônait au milieu de la salle, des médicaments et autres matériel médical s'allignant sur celle-ci.
Le bip insupportable provenait d'une machine, placée à côté du lit, et qui enregistrait son rythme cardiaque. Des poches remplies de liquide en tout genre surplombaient le lit, et desquelles partaient de longs tubes, qui se terminaient en perfusion dans chacun de ses bras.
On aurait pu croire à une simple chambre d'hôpital, s'il n'y avait pas eu ces deux paires de menottes qui reliaient chacun de ses poignets au barreaux de chaque côté du lit. Nan mais quelle blague ! Comme s'il était en état de tenter quoique ce soit ! Ils réfléchissaient vraiment avec leurs pieds dans la police !
"Vois le bon côté des choses Ryuga ! T'es en vie ! "
En vie, mais salement amoché. Et la police allaient sûrement l'envoyer dans la meilleure prison du pays. Bel avenir en perspective…
Ryuga fut coupé dans ses réflexions par le bruit d'une porte qu'on ouvre. Le blanc ne fit strictement aucun effort pour tourner la tête pour détailler les nouveaux arrivants, il était trop crevé pour ça, et ces policiers de pacotille ne le méritaient pas.
-Dommage que tu ne sois pas mort comme un chien. Commença la personne qui venait d'entrer.
-Avoue ça t'aurais arrangé ! Rétorqua le blessé.
- Ca nous aurait surtout fait économiser des frais d'hôpital ! Surtout pour un rebus de la société tel que toi !
-Aie au moins le courage de me regarder droit dans les yeux quand tu m'insultes. Soupira le blanc, nullement impressionné. A moins que tu n'aies trop les pétoches pour t'approcher… Railla-t-il.
Un bruit de pas se fit entendre, avant qu'un jeune homme aux longs cheveux argenté n'entre dans son champ de vision. Il dévisageait Ryuga, ses yeux emplis de mépris en disaient long sur la façon dont il considérait l'assassin… Cela laissa le blanc indifférent, il avait l'habitude d'être dévisagé de cette manière, comme s'il n'était qu'un sale monstre.
En revanche, il n'avait jamais dit qu'il aimait ça. I se redressa alors en position assise dans son lit d'hôpital, ignorant la douleur qui lui traversa tout le corps. Immédiatement, l'argenté eu un mouvement de recul, et mis une distance de sécurité entre l'assassin et lui. "Pathétique."
-Tu est venu juste pour m'insulter ou te terrer dans ton coin ? Demanda le blanc d'un ton méprisant.
L'agent se racla la gorge, reprenant contenance, avant de poursuivre :
-Gingka… Enfin… L'enquêteur qui te poursuis, il est obsédé par toi… S'il lui arrive quoi que ce soit par ta faute… Loi ou pas je te retrouverais, et je te tuerais !
-Ouuuuh, j'ai peur… Mais tu n'est pas en position de proliférer des menaces là ! Reviens me voir quand tu aura arrêté d'être à deux doigts de te pisser dessus en me voyant ! Tu crois vraiment que je suis en état de te sauter dessus pour t'égorger !? Surtout que je suis attaché à ce putain de lit !
Le policier déglutit. Peut-être qu'il n'aurait pas dû insister auprès de Gingka pour aller parler à Ryuga en premier. L'argenté ne pensait pas qu'il allait être aussi intimidé par l'assassin ! Il voulait juste lui dire de ne pas s'approcher de Gingka, c'était officiellement raté ! Il n'avait réussi qu'à avoir l'air pathétique et à s'écraser devant le blanc.
Ravalant une insulte et admettant sa défaite, l'argenté tourna les talons et franchit une nouvelle fois la porte de l'infirmerie, mais en sens inverse. Une fois la porte claquée, Ryuga poussa un soupir d'exaspération. Déjà que ses blessures lui faisaient un mal de chien, il avait fallu que ce crétin débarque pour lui balancer ce qu'il était au visage : quelqu'un qui ne méritait pas de vivre… Il n'avait pas besoin qu'on lui rappelle qu'il était quelqu'un d'ignoble, que tous les péchés qu'il avait commis le mèneraient en enfer...
XxXxXxXxX
-Hé ça va ?
Tsubasa s'arrêta net. Il était sorti de l'infirmerie précipitamment, le visage fermé, passant devant Gignka en l'ignorant complètement. Le rouquin l'avait immédiatement suivit, voyant que quelque chose n'allait pas, et l'avait interpellé, posant sa main sur l'épaule de son ami pour l'arrêter.
Tsubasa se retourna brusquement, et fixa l'enquêteur droit dans les yeux :
-Gingka, je persiste à penser que tu devrais arrêter de te mêler des affaires concernant ce type. Déclara-t-il catégoriquement.
-Il est flippant hein ?
-Si toi-même tu le reconnais qu'il n'est pas fréquentable, alors arrête ce que tu fais s'il te plait !
-Ne t'inquiète pas, je sais ce que je fais. Déclara le rouquin.
L'argenté fixa l'agent d'un air dubitatif, avant de soupirer. La lueur qui brillait au fond du regard de Gingka en disait assez long ; il ne renoncerait pas. Et quand celui-ci était aussi déterminé, rien ne pouvait le faire flancher, pas même les inquiétudes de ses amis à son égard.
-Promets-moi de faire attention…
-Je gère. Répondit catégoriquement le rouquin.
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Après le départ de Tsubasa, le blanc était resté assis dans son lit. Ses blessures le faisaient atrocement souffrir. Il avait du mal à respirer, il devait sûrement avoir quelques côtes cassées. Il devait bien avoir le corps couvert de bleus à cause de Reiji. Il n'allait pas énumérer ses blessures, ça ne servirait à rien et ça n'arrangerait pas les choses.
Rien que le fait de s'asseoir pour faire flipper ce crétin de policier lui avait demandé un effort considérable, il n'avait même plus envie de se rallonger à présent, rien que la perspective de souffrir encore plus avait anéanti sa volonté. Les infirmiers du poste de police ne devaient même pas avoir jugé bon de lui injecter un shot de morphine apparemment ! A croire qu'il n'avaient pas assez de budget ces enfoirés !
Ryuga ne réagit pas immédiatement quand la porte s'ouvrit une nouvelle fois. Il ne se décida à jeter un coup d'œil au nouvel arrivant que quand la porte claqua en se refermant.
-Tu devrais te rallonger. Déclara Gingka.
-Ta gueule. J'aimerais bien t'y voir. Répliqua le blanc
Mais le blanc ne pouvait pas nier que Le rouquin avait parfaitement raison, il serait mieux allongé. Alors il se laissa retomber sur les oreillers, accompagné du cliquetis insupportable des menottes qui le retenaient au lit. Une grimace de douleur resta plaquée sur son visage, jamais il ne réussirait à se rendormir tellement il avait mal partout.
Un silence s'installa dans la pièce, Ryuga regardant le plafond, Gingka fixant le blanc. Cela dura plusieurs minutes, avant que le blanc ne rompe le silence :
-Tu comptes rester planté là longtemps ?
-Je pourrai faire la conversation mais j'ai déjà constaté que tu n'étais pas très doué pour ça. Plaisanta le rouquin, afin de détendre l'atmosphère.
-Tes conversations sont nulles c'est pas ma faute. Rétorqua l'autre.
Nouveau silence, qui dura plus longuement cette fois-ci. On aurait pu entendre les mouches voler s'il y en avait eu. Les seuls sons qui parvenaient aux oreilles de Gingka était la respiration laborieuse de Ryuga et ce bip insupportable qui brisait le silence de la pièce.
-Hé Gignka…
-Hm ?
-Vous allez faire quoi de moi ?
-Pour l'instant pas grand chose , vu que tu est cloué au lit, mais on va sûrement te garder quelque temps pour t'interroger…
-Et vous me jetterez au trou après…
Gingka serra les dents. C'était très probable en effet. Que Ryuga finisse ses jours dans la prison la plus sécurisée du pays. Mais le rouquin préférait encore cette option que celle de savoir Ryuga mort. Rien que le voir cloué à ce lit d'hôpital lui retournait l'estomac , alors oui, il préférait encore l'option prison, au moins le blanc serait en vie quelque part.
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-Salut Gingka !
-Ho, salut Kenta ! Fit le rouquin en se retournant, saluant son ami, qui descendait de son vélo, afin de finir la route à pied avec lui.
Une semaine était passée depuis l'opération. Le sort de Ryuga n'avait pas encore été statué. Ce dernier avait passé la semaine cloué à son lit, aussi bien que par les chaînes que par ses blessures. Il était encore dans un sale état. Une réunion avait été prévue pour décider de son sort, réunion à laquelle se rendaient actuellement Kenta et Gingka.
Il pénétrèrent dans les locaux des forces de l'ordre, se dirigeant immédiatement vers le bureau de Ryo. Sans même s'en rendre compte, l'enquêteur avait accéléré le pas. Le vert l'avait bien remarqué, il n'était pas dupe, il avait beau être un stagiaire encore en école de police, il avait bien vu que Gingka était anxieux à propos du sort de l'assassin. Kenta soupira ; dire que le rouquin ne se rendait même pas compte qu'il était si inquiet pour le blanc ! Mais néanmoins, si Tsubasa craignait pour la sécurité de Gingka, le vert lui, faisait une confiance aveugle à son senpai !
Ils entrèrent dans le bureau. Tsubasa, Kyoya, Hikaru et Ryo étaient déjà présents, ils n'attendaient plus qu'eux.
-Bon ! Puisque tout le monde est là, j'aimerais avoir l'avis de chacun. Déclara Hagane Senior après avoir salué les deux jeunes gens.
-On devrait le garder. Commença Kyoya.
-Je suis entièrement contre ! S'écria Tsubasa. Il est dangereux !
-Rien qui ne pourrait être réglé par une surveillance 24h sur 24. Répondit sèchement le vert.
-On doit l'interroger ! Renchérit Hikaru. S'il possède des renseignements, il pourrait nous être très utile !
-On est même pas sûrs qu'il en sait autant ! Défendit l'argenté.
-Si c'est comme le gang des docks, il doit avoir quand même un paquet d'infos. Continua le rouquin.
-Elles en valent vraiment la peine ces infos ? Demanda le stagiaire.
-Si c'est pour protéger la population, Oui ! Fit Ryo, qui prenait sa mission très à coeur.
-Il y a des très fortes probabilités qu'il n'en sache pas plus que ça. Continua Tsubasa.
-T'as calculé peut-être !? Se moqua Kyoya. Mais si tu veux, on peut l'interroger direct, on sera fixé ! A moins que tu n'en ai trop les pétoches ?
-Ce n'est pas idiot, au moins nous serions fixés sur le fait qu'il possède ou non des renseignements ! Déclara Ryo en frappant dans es mains pour ramener le calme.
Tsubasa déglutit, il n'avait aucune envie de revoir Ryuga ! Pourtant à son grand regret, les autres acquiescérent à cette idée. Au moins ils seraient fixés. Une fois que tous se furent mis d'accord, Ryo demanda à des membres des forces de l'ordre de lui ramener les prisonniers qui étaient incarcérés.
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Reiji pénétra le premier dans la pièce (hé oui il est toujours là lui !), encerclé par cinq policiers qui le maintenaient fermement. Il avait encore plus l'air d'un malade mental vu de près, d'autant plus que ses geôliers lui avaient mis une camisole de force afin de restreindre ses mouvements. Et pour cause, le serpent se débattait comme un beau diable, et à défaut d'avoir ses mains pour tordre le cou des policiers, il tentait de donner des coups de dents à tout ce qui l'approchait. Exaspérés, les agents durent le forcer à s'asseoir sur une chaise, le ligotant avec un rouleau de scotch afin qu'il se tienne tranquille. Impossible de lui mettre des menottes vu qu'il avait les mains attachées dans le dos, il avaient donc fait avec les moyens du bord, c'est-à-dire un rouleau de scotch. Reiji semblait en bien meilleur état que Ryuga, impossible de le faire tenir en place et lançant des regards noirs à tout ce qui se trouvait dans la pièce.
Ryuga arriva dans la pièce quelques secondes près qu'il eurent maitrisés le serpent. Le blanc, pour sa part, avait simplement les mains immobilisées avec une paire de menottes, et deux policiers le tenaient chacun par un bras. Il faisait bien moins d'histoires que Reiji ; il avait été grièvement blessé par ce dernier, s'il se débattait, il ne ferait qu'aggraver ses blessures, c'était totalement débile de lutter dans son état, il l'avait bien compris. Néanmoins, il était en piteux état. Ses bandages se devinaient sous le t-shirt que les policiers lui avaient fourni, il se tenait courbé, les épaules rentrées, témoignant de son épuisement, et les cernes qu'il avait sous les yeux n'arrangeaient en rien le tableau. Il n'avait pas beaucoup dormi en une semaine, les infirmiers avaient apparemment décidé qu'il n'aurait pas droit à de la morphine, sûrement parce qu'il n'était qu'un sale assassin, il méritait de souffrir.
La porte du bureau se referma derrière les nouveaux venus. C'est alors que le blanc remarqua Reiji. Le visage de l'assassin s'orna d'un sourire moqueur, et il ne résista pas à lancer une pique au serpent juste pour l'emmerder :
-T'es encore là toi !? Il ne te manque plus qu'un entonnoir sur la tête et t'es bon pour l'asile ! Se moqua-t-il en faisant référence à sa camisole.
Le serpent répondit par un sifflement dédaigneux, avant que Ryo n'intervienne :
-Nous ne vous avons pas fait venir pour que vous échangiez des insultes !
-Encore heureux ! Cracha Ryuga, j'espère que vous avez une bonne raison pour m'avoir tiré du lit !
-Tu n'est pas en position de nous prendre de haut ! Commença Tsubasa, avant de se faire couper la parole :
-Parce que toi tu l'est peut-être ? Monsieur "j'ai la pétoche"!
Ryo tapa du poing sur son bureau, ramenant le calme dans la pièce. L'argenté ne put que se taire, tandis que le blanc le fusillait du regard. Le chef des forces de police tourna ensuite l'écran de son pc vers l'assassin :
-C'est bien toi qui a donné ces renseignements à Gingka ?
-Effectivement. Répondit sèchement Ryuga en fixant la liste de noms et de portraits sur l'écran.
-Et peut-tu me certifier que ces infos sont véridiques ?
Ryuga leva les yeux au ciel :
-Bien sûr que oui, vous me prenez pour qui !? Suffit juste de savoir où chercher !
-Et possèdes-tu d'autres renseignements comme ceux là ?
-Ça vous avancerait à quoi de le savoir ?
-Disons que ça pourrait peut être t'éviter un séjour prolongé en prison… Fit Ryo.
Ryuga sembla réfléchir. Même si le chef des Forces de l'ordre n'avait pas plus précisé sa proposition, il laissait tout de même miroiter une possibilité d'échapper à la taule. Ryo avait volontairement été évasif dans ses paroles, voulant donner matière à réfléchir à la proposition ; si le blanc était prêt à donner toutes ses informations…
L'assassin restait interdit, mais semblait néanmoins plutôt intéressé par la proposition. Le blanc hésitait, il n'avait aucune garantie sur les modalités de sa liberté provisoire. Il se doutait bien que ce serait sous certaines conditions, mais comment être sûr que ces conditions n'étaient pas pires que passer le reste de ses jours en prison…
Ryo voyait bien le dilemme qui se jouait actuellement dans les pensées du blanc. Mais il voulait pourtant profiter des informations que Ryuga pourrait leur fournir, alors il précisa :
-Bien sûr, cela ne se fera que sous certaines modalités ; surveillance 24h sur 24 par nos agents, géo-localisation, interdiction de se déplacer seul… En échange tu nous dit tout ce que tu sais sur les crimes qui se jouent dans cette ville.
Ryuga paru déjà plus convaincu par la proposition. Elle était plutôt alléchante.
-Et lui, vous allez en faire quoi ? Fit-il en désignant Reiji.
-Nous pourrions en tirer aussi des renseignements, mais la question de le garder ou non ne s'est même pas posé. Il est trop dangereux. Rien qu'en une semaine il a blessé deux agents qui se tenaient un peu trop près…
-Parce que vous me croyez moins dangereux que lui peut-être ? Se moqua Ryuga, toisant l'adulte d'un regard empli d'une lueur dangereuse.
-Je sais très bien de quoi tu est capable. Mais si Gingka me dit que tu ne tues pas sans raison, alors je le crois.
Ryuga jeta alors un coup d'œil vers le rouquin. Alors comme ça, il avait plaidé en sa faveur ? Bizarrement, cela ne l'étonnait pas plus que ça. Et il lui en était plutôt reconnaissant, de l'avoir tiré d'une possible mise en prison.
-Acceptes-tu notre proposition ? Inutile de te préciser qu'à la moindre bavure…
-Je serai mis au trou direct. Compléta Ryuga.
-Alors ? Ta réponse ?
-Bien sûr que j'accepte ! C'est soit ça soit la prison ! Le choix est vite fait, j'ai pas trente-six solutions !
Gingka failli presque pousser un soupir de soulagement. Avec ça, le blanc évitait la prison, même s'il allait être sous surveillance H24. Le rouquin se rendit alors compte qu'on lui avait vraiment enlevé un poids des épaules, depuis quand il s'inquiétait du sort de l'assassin comme ça !?
Cette décision enchantait beaucoup moins Tsubasa en revanche. Kyoya lui, semblait s'en ficher éperdument ; il n'avait besoin de personne pour faire ses enquêtes, pas même de l'aide que pourrait lui accorder les renseignements de l'assassin ! Hikaru était quelque peu inquiète, mais bon, tant que le blanc ne faisait pas de vagues…
-Bon ! Maintenant, j'ai besoin d'un volontaire pour se charger de garder un œil sur notre nouvelle source de renseignements ! Commença Ryo, qui semblait subitement avoir retrouvé tout son enthousiasme.
Aucun ne pipa mot dans l'assemblée. Personne n'avait envie de s'occuper du blanc. Pas même Gingka. Autant il était heureux que l'assassin ait échappé à la prison, mais s'occuper de lui, fallait pas trop lui en demander non mais Ho ! Le reste de personnes présentes non plus n'avaient aucune envie de se coltiner Ryuga.
Le chef des forces de l'ordre balaya l'assemblée du regard, et bien évidemment, son regard se posa évidemment sur Gingka. Ce dernier renvoya un regard noir à son père, prévoyant déjà ce qui allait suivre et défiant son paternel de faire ça.
-Gingka, puisque tu es celui qui a insisté pour qu'on garde Ryuga pour l'interroger, tu sera chargé de le surveiller toute la journée, pendant une durée indéterminée. Tu le gardera chez toi, tu est autorisé à garder ton arme de service en cas de problème…
-QUOI !? CHEZ LUI !? S'offusqua le blanc.
-POURQUOI MOI !? Se plaignit le rouquin.
Le deux se regardèrent, s'envoyant un regard dégouté. Nan mais franchement, se coltiner L'enquêteur à longueur de journée, non merci ! Gingka râla intérieurement ; sérieux, pourquoi ça tombait sur lui !? C'était parce qu'il était celui qui connaissait le mieux Ryuga, il en était sûr. Mais qu'il le connaisse ne voulait pas dire qu'il avait envie de s'en faire un pote non de dieu ! L'autre restait tout de même un assassin ! Il était très heureux que l'autre soit en vie et échappe à la prison, mais pourquoi ça devait forcément tomber sur lui !? Et ça voulait dire qu'il allait devoir loger et nourrir l'autre aussi ! Et mais il voulait profiter de son salaire aussi non mais Ho ! Y'avait pas écrit "nounou pour assassins" sur son front ! Et il avait d'autres enquêtes à faire que de s'occuper du blanc !
Ryo vit que Gingka ouvrait la bouche pour protester, il l'arrêta immédiatement :
-Pas de tergiversations, j'ai été clair, c'est un ordre de ton supérieur. Fit le chef des forces de l'ordre.
-Mais papa...
-Il n'y a pas de "papa" qui tienne Gingka. Ma décision est prise, c'est un ordre de ton supérieur.
"Papa ?" Nota Ryuga. Ben dis donc le sens de la justice se transmettait de père en fils ! Et puis remarque, maintenant qu'il y regardait bien, il y avait un petit air de famille entre ces deux là.
Hagane senior fit alors un signe de tête vers les gardes qui tenaient Ryuga et Reiji, qui leur firent faire demi tour et franchir la porte du bureau en sens inverse. Les deux assassins s'envoyèrent des regards venimeux et meurtriers tout le long du couloir, avant que les gardes ne les séparent, bifurquant chacun vers un endroit différent.
Ryuga suivit docilement les gardes, n'ayant de toute façon pas trop le choix. Alors qu'ils le menaient dans le QG des forces de l'ordre, le blanc observait autour de lui, enregistrant les couloirs qu'ils empruntaient et chaque détail qui traversait son champ de vision. On ne savait jamais, ça pourrait toujours servir plus tard. On le poussa ensuite dans une pièce entièrement peinte en blanc, dont les seules décorations étaient les placards et plans de travail empli de matériel médical.
Un médecin était présent dans la pièce, il fit signe aux gardes d'allonger l'assassin sur le lit trônant au milieu de la pièce. Le blanc eu un mouvement de recul ; il n'était pas ici par hasard, il commençait à redouter ce que cet infirmier allait lui faire, il commençait presque à regretter sa décision d'avoir accepté la proposition du roux !
Cette impression s'accentua quand les policiers défirent ses menottes et le plaquèrent sur le lit avant d'attacher fermement ses mains de chaque côté de son corps avec de solides sangles de cuir.
-Si vous ne tenez pas à souffrir inutilement, je vous conseille de ne pas bouger. Prévint alors le médecin, qui était en train d'asseptiser un scalpel.
"Okay, lui il est flippant" Eu le temps de penser Ryuga, avant que l'homme ne s'approche de lui. Ce dernier déboutonna les deux premiers boutons de la chemise que portait le blanc, puis passa un coton imbibé de désinfectant sur sa peau, juste au dessus de sa clavicule.
Puis sans autre forme de procès, le médecin enfonça son scalpel dans la chair. Ryuga ferma les yeux et grimaça de douleur. Sérieux, il était obligé de l'abîmer plus qu'il ne l'était déjà !
Néanmoins, quelques minutes plus tard, l'opération était finie. Le médecin donna alors des précisions :
-Je vous ai implanté une puce électronique. Ceci est un dispositif de surveillance exceptionnel, la personne en charge de vous pourra vous géo-localiser, et en cas de besoin, vous envoyer une décharge électrique non létale pour vous immobiliser pendant quelques minutes. Mais ce n'est qu'un dispositif d'urgence, il n'en tient qu'à vous de respecter les conditions de votre "liberté", si l'on peut appeler ça comme ça. Si vous tentez d'enlever la puce, par n'importe quel moyen, vous recevrez automatiquement une décharge, mais celle-là vous mettra au tapis pour trois jours. Veuillez aussi à ne pas gratter les points de suture et désinfecter jusqu'à totale cicatrisation. La puce sera active dès que L'enquêteur en charge de vous l'aura activée. Merci de votre compréhension.
Une fois le speech du médecin fini, les gardes, qui étaient restés présents tout le long de l'intervention détachèrent l'assassin, avant de lui remettre ses menottes. Puis une fois de plus, il se laissa trainer dans le commissariat, puis on lui défit ses menottes et on le jeta dans une cellule.
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Pendant ce temps là, Gingka recevait des dernières instructions de la part de son père :
-Tu est autorisé à garder ton arme de service sur toi, et à le supprimer s'il s'en prends à toi. Mais seulement en cas de légitime défense, je me suis bien fait comprendre ? Nous sommes des policiers nous sommes tenus par les lois. Et tu devra porter ceci à toute heure...
Ryo présenta au rouquin une montre, qui avait simplement l'air d'une montre connectée. L'enquêteur la passa à son poignet.
-Avec ça tu pourra localiser Ryuga s'il s'éloigne, et l'immobiliser en cas de besoin, vu que nous lui avons implanté une puce électronique.
-Sérieux Papa, pourquoi ça tombe sur moi...
-Arrêtes de râler tu peux aussi consulter tes SMS. Répondit Ryo en désignant la montre.
-C'est Nul ! J'ai un portable, ça me sert à rien !
-Revenons à Ryuga tu veux. Tu devras le ramener tous les matins avec toi pour qu'on puisse l'interroger. Compris ?
-Compris... Fit Gingka en soupirant.
Le rouquin prit congé, sortant du bureau en traînant les pieds. Il appuya son dos sur la porte du bureau une fois que celle ci fut fermée, et poussant un soupir, il activa la puce du dispositif de surveillance :
-Bon ba c'est parti...
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Ryuga était allongé sur le dos dans le lit de sa cellule, quand il sentit un pic de douleur traverser l'endroit où se trouvait désormais sa puce électronique. Gingka venait de l'activer, comprit-il.
-Gnnn j'aurais peut-être dû choisir l'option prison finalement... Gémit-il.
Ce chapitre conclu donc la première partie d'opposites ! Parce que oui y'en à une deuxième, je n'abandonne pas cette fic ! J'espère que ça vous a plu malgré mon rythme de publication anarchique et laissez des review même si je les mérite pas ! Ciao Ciao !
