Katatsu-chan : hey hey chapitre 8 en ligne !
Gingka : c'était pas le 9 ça ?
Katatsu-chan : Ha non c'est vrai que j'avais mis 8 sur le précédent, mais je m'étais trompée…
Ryuga : ça c'est parce que t'es conne.
Katatsu-chan : Mais ?! Vous avez vu comment il me respecte pas ! J'vais demander à Wonderinn de t'apprendre les bonnes manières tu vas voir !
Ryuga : heuuu non, sans façon merci !
Gingka : *met ses mains en porte voix* Beyblade métal fight n'appartient pas à Katatsu-chan !
Katatsu-chan : Tétais obligé de le hurler si fort abruti ?!
Chapitre 8 : colocation
Ryuga avait pensé qu'on viendrait le chercher pour l'interroger dans la journée, mais contre toute attente, les policiers n'en firent rien. Et tant mieux ; le blanc n'était pas d'humeur à se lever, il avait vraiment mal partout. Au moins les forces de l'ordre avaient eu pitié de lui.
Résultat des courses, il avait dormi toute la journée.
XxXxXxXxX
Fin de journée. Gingka soupira. Il se tenait devant la porte de la cellule de Ryuga, et toute motivation l'avait abandonné rien qu'à l'idée de savoir qu'il allait devoir servir de nounou à l'assassin. Toute la journée, il avait repoussé le moment où il allait devoir le récupérer, s'occupant en attendant de quelques bricoles sans intêret.
Mais le moment fatidique était arrivé, et il fixait la porte depuis une bonne vingtaine de minutes, sans se décider à l'ouvrir.
-Bon tu vas y aller ou tu vas regarder cette porte avec des yeux de chiens battus pour le reste de tes jours !?
Le rouquin sursauta, se retournant vers Masamune, qui au moins, avait eu le mérite de le faire sortir de sa torpeur. Le policier se rapprocha de l'enquêteur et lui tapa sur l'épaule.
-Aller ça va bien se passer ! Et si t'as un problème, tu peux compter sur moi, je viendrais t'aider ! Ajouta Masamune avec un de ses sourires niais comme lui seul savait les faire.
Gingka retrouva le sourire. Masamune était con au possible, mais au moins, il savait qu'il pouvait compter sur lui pour lui remonter le moral. Et que le brun serait toujours là en cas de problème. Pas comme certains, n'est-ce pas Kyoya ?
Le rouquin retrouva sa détermination, et se décida à tourner le verrou et finalement ouvrir cette foutue porte.
Au bruit de la porte s'ouvrant, le blanc -qui était affalé à plat ventre sur le lit de sa cellule- ouvrit un oeil, et fit l'effort de se redresser en position assise. Gingka ne manqua pas la grimace de douleur qui traversa le visage du blanc, et eu un pincement au cœur en constatant qu'il dérangeait l'autre, alors que ce dernier avait grandement besoin de se reposer. Mais il n'avait néanmoins pas le choix :
-Aller debout, je suis responsable de toi maintenant, suis-moi.
Le blanc se releva sans protester, une main plaquée sur ses côtes, et suivit l'enquêteur à l'extérieur de la pièce. Le rouquin lui mit une paire de menottes, juste pour la forme ; il savait que l'assassin ne tenterait rien, mais sa présence dans les locaux faisait peur à certains, et le savoir enchaîné les rassurait ne serait-ce qu'un peu.
Alors qu'ils sortaient de la cellule, Gingka croisa le regard encourageant de Masamune. Ce dernier leva les deux pouces et afficha un grand sourire en guise d'encouragement. Le rouquin lui répondit en levant le pouce lui aussi, même s'il n'était qu'à moitié convaincu lui-même. Ryuga assista à la scène sans piper mot, plus concentré sur sa douleur qu'autre chose.
Ils traversèrent les locaux, avant de sortir par la porte principale. Gingka parcouru plusieurs allées, suivit de Ryuga, avant de s'arrêter et se retourner vers ce dernier. Sous l'œil étonné du blanc, il déverrouilla les menottes avant de les lui enlever les fourrer dans la poche de sa veste.
-Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Fit Gingka en voyant l'air étonné de l'autre.
Ce dernier leva les yeux au ciel, et en frottant ses poignets douloureux, répondit :
-C'est clair que je ne suis pas en état de prendre mes jambes à mon cou pour me carapater. Fit ironiquement l'assassin.
-Pourtant, c'est un art dans lequel tu es passé maître ! Plaisanta Gingka pour détendre l'atmosphère.
Le rouquin fit ensuite signe au blanc de le suivre. La route n'était pas longue pour aller chez lui, il faisait donc la plupart du temps le route à pied, où avec les transports en commun quand le temps était mauvais. L'enquêteur marchait devant, Ryuga le suivait, un peu en retrait. Gingka ne faisait pas vraiment attention au blanc, il savait qu'il était là, puisqu'il entendait ses pas sur le béton, il le surveillait du coin de l'œil pour être sûr qu'il n'allait pas s'échapper.
Soudain le rouquin entendit un bruit qui ne ressemblait en rien à un bruit de pas. Gingka se retourna brusquement, espérant que le blanc ne faisait pas du grabuge. Mais Ryuga venait de s'étaler de tout son long sur le bitume, épuisé par ses blessures.
Déjà, un attroupement se formait, certains hurlant d'appeler une ambulance. Gingka se précipita, écartant les quelques passants qui s'étaient arrêtés en le voyant tomber.
-Écartez-vous, je suis de la police. Fit-il en montrant son badge.
L'avantage d'avoir un insigne de police, c'était de pouvoir être aux premières loges dans ce genre de situations. L'enquêteur s'agenouilla précipitamment aux côtés du blanc, et pris son pouls. Il soupira de soulagement quand il vit le blanc papillonner des yeux. Ouf, il ne s'était pas vraiment évanoui, ce n'était qu'un malaise passager.
-Ryuga ? Ryuga ? Si tu m'entends, serre la main. Demanda Gingka.
-... Gnnn… Arrêtes de t'occuper de moi comme ça…. Bordel…
-Procédure d'urgence quand quelqu'un fait un malaise, formation basique de premiers secours. Rétorqua Gingka. Et de toute façon, je suis bien obligé de m'occuper de toi !
Le blanc râla dans sa barbe, avant de se redresser en position assise. Gingka remarqua que la respiration de l'autre était trop rapide pour être normale, le blanc tenait son t-shirt crispé dans sa main au niveau des côtes, et une grimace de douleur était greffée à son visage.
-Tu vas pouvoir te lever ? Tu pourras te reposer quand on sera arrivés.
-Gnn… Où ça ?
-Chez moi.
-Ha oui… J'avais zappé…
-Tes blessures t'auraient-elles grillé le cerveau en même temps ? Le railla Gingka.
-Ça t'arrive de te taire des fois ? Répliqua Ryuga.
Le rouquin soupira. Ryuga n'était absolument pas en état ; il avait besoin de repos. Mais ce n'était pas en restant allongé sur le bitume qu'il allait guérir. Il serait mieux allongé sur un lit. Mais pour ça, il fallait atteindre l'appartement de Gingka, et ça e n'était pas encore gagné.
-Aller monte. Fit alors l'enquêteur en lui présentant son dos.
-Hein !?
-À moins que tu ne préfères faire le reste de la route à pied, mais tu vas plus te traîner comme une limace qu'autre chose.
Ryuga esquissa je ne grimace exaspérée, mais dû bien admettre qu'il n'était vraiment pas en état. Alors il passa ses bras autour des épaules du rouquin, pendant que ce dernier se relevait avec le blanc chargé sur son dos.
Les deux n'échangèrent pas un mot de plus, et Gingka commença à marcher vers son appartement, portant Ryuga sur son dos. Finalement, du point de vue du blanc, ce n'était pas plus mal ; pendant que l'autre marchait à sa place, il eut tout le temps de se reposer. Mais il ne put s'empêcher de penser que la situation était totalement absurde ; voilà qu'il se retrouvait sur le dos du type qui était censé l'arrêter à la base ! C'en était presque risible, si bien que le blanc ne put résister à l'envie de lancer une pique à l'autre :
-Aller plus vite canasson !
-Ta gueule ou je te lâche.
XxXxXxXxX
Arrivés à l'appartement du rouquin, ce dernier déposa Ryuga, le temps de sortir ses clés de sa poche. Une fois la porte déverrouillée, ils entrèrent. Pénétrant dans l'appartement à la suite du rouquin, Ryuga observait autour de lui, enregistrant chaque détail. L'appartement de l'enquêteur était plutôt spacieux, puisque son salaire d'enquêteur le lui permettait. Ils débouchèrent sur une pièce à vivre chaleureuse, illuminée, avec une baie vitrée donnant sur une petite terrasse. Les murs étaient peints en bleu ciel, des plantes en pots étaient posées par-ci par-là, donnant un coté chaleureux à l'ensemble. Un large canapé beige se situait en plein milieu de la pièce, entre deux petits meubles en bois, qui séparaient salle à manger et salon, la télévision en face, une table basse entre les deux. Un grand tableau représentant un pégase les ailes déployés était accroché au mur et des luminaires aux formes géométriques pendaient au plafond. A l'opposé de la terrasse, un bar avec des chaises hautes, séparait le salon de la cuisine. Au fond se trouvait un couloir, qui devait sûrement déboucher sur la partie salle de bain et chambre.
Ryuga trouva ensuite son bonheur en la personne du canapé, il s'affala dessus avec un plaisir non feint ; rien que parcourir les quelques mètres entre l'entrée et le canapé, il était déjà à bout de forces, et chacune de ses inspirations mettait à mal ses côtes cassées.
Gingka de son côté, se dirigea vers la cuisine, se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire pour ce soir. Évidemment, l'arrivée du blanc le prenait totalement de cours, il n'avait donc pas eu le temps de faire des courses pour deux personnes, et puis il ne savait pas ce que l'autre aimait… Mais qu'est-ce qu'il en avait à foutre de ce qu'aimait l'autre !? S'indignant intérieurement contre le blanc, le rouquin décida que les goûts de l'autre, il s'en foutait royalement ! Il n'avait qu'à pas se faire capturer ! Le rouquin sortit donc ses casseroles, et commença à préparer le repas, pour deux bien évidemment, il n'était pas irresponsable quand même. Si le blanc n'aimait pas, il mangerait sa part comme ça !
Une petite heure plus tard, le rouquin appela le blanc pour le repas. Il ne reçut aucune réponse. Il l'appela de nouveau, et ne recevant toujours aucune réponse, fit le tour du bar, et se déplaça jusqu'au canapé. Ryuga était allongé sur celui-ci, à moitié dans les vapes, sa respiration était laborieuse, sa main était crispée sur son T-shirt et une grimace de douleur ornait son visage.
Gingka le secoua un peu :
-Aller faut que tu manges.
-Gnn pas faim. Fit le blanc en ouvrant douloureusement les yeux.
-Faut que tu reprennes des forces. Décréta le rouquin en lui fourrant une assiette de pâtes au saumon dans les mains. Et puis je n'ai pas envie de me retrouver avec un cadavre sur les bras. Plaisanta-t-il.
Ryuga grogna un peu, mais finit par prendre l'assiette et commencer son repas. Gingka se releva, laissant l'autre tranquille. Il se dirigea vers le couloir, maintenant qu'il avait réglé le problème du repas, il avait un autre problème v où allait-il faire dormir l'assassin ? Déjà ce n'était pas vraiment rassurant de savoir qu'il avait un meurtrier sous son toit, mais en plus s'il le voyait tourner en rond dans le salon, c'était quelque peu dérangeant.
Gingka avait bien une chambre d'amis, qui ne servait pour ainsi dire, absolument à tout sauf à accueillir des gens. Le rouquin ouvrit la porte de la pièce en question, et grimaça en voyant le désastre ; en effet, la chambre servait clairement de débarras. S'il voulait foutre Ryuga là-dedans, il allait devoir se taper du rangement…
L'enquêteur soupira, il avait extrêmement la flemme de s'y mettre maintenant, ça attendrait. Aussi retourna-t-il dans le salon, pour trouver le blanc écroulé sur le canapé, endormi, une assiette vide posée sur la table basse. Gingka ouvrit les tiroirs de rangement qui se trouvaient en dessous du canapé, et en tira une couverture, qu'il étendit sur Ryuga.
L'enquêteur mentirait s'il disait que l'état de Ryuga ne le préoccupait pas. Le blanc avait grandement besoin de se reposer, mais il avait pourtant reçu l'ordre de le ramener au commissariat le lendemain matin pour que l'on commence à l'interroger. Mais les autres n'en avaient rien à foutre de l'état de Ryuga ; il n'était qu'un assassin après tout, il méritait de souffrir…C'était inhumain de faire ça, mais il n'avait de toute façon pas le choix, bien qu'il aurait préféré laisser l'autre se reposer.
Sur ces sombres pensées, Gingka avala son propre repas, puis se décida à aller ranger la chambre d'amis, histoire d'accueillir le blanc dans des conditions convenables.
XxXxXxXxX
Le lendemain comme prévu, le rouquin avait ramené Ryuga au QG des forces de l'ordre. Comme le blanc n'avait aucune affaire, l'enquêteur avait été obligé de lui prêter des vêtements ; heureusement qu'ils faisaient la même taille. Une chemise bleu ciel et un jean. Autant dire que l'assassin avait grimacé devant la couleur, lui qui avait l'habitude de ne porter que du noir, le bleu, c'était pas sa couleur.
Une fois arrivés au QG, un autre policier vint chercher Ryuga, lui passant une paire de menottes et l'emmenant pour l'interroger. Ce qui laissa Gingka libre de vaquer à ses occupations.
Mais actuellement le rouquin n'avait plus rien à faire. Il gagna son bureau sans grand intérêt ; l'affaire Reiji était réglée, il avait toutes les infos sur le gang des docs, il ne restait plus qu'à les appréhender, et surtout, il ne pouvait même plus aller courir après Ryuga. Le rouquin soupira, il s'ennuyait. Il aurait tout donné pour avoir une trépidante course poursuite, là maintenant…
Il se frappa la tête sur son bureau. Bordel pourquoi il avait juste envie d'aller courir après Ryuga juste parce qu'il s'ennuyait !? Surtout que le blanc "habitait" carrément chez lui maintenant !
Soudain, on toqua à la porte de son bureau. Gingka releva soudainement la tête. Pitié qu'on lui apporte du boulot, n'importe quoi pour tuer son ennui !
Manamune passa alors sa tête dans l'entrebâillement :
-Hey Gingka ! Vu que t'a rien à faire tu veux venir avec nous !?
-Hein ? Où ça ?
La tête de Masamune disparut, remplacée par celle d'Hikaru :
-On a des dépositions à prendre, et comme tu n'as aucune enquête en cours, j'ai pensé que tu devrais t'ennuyer !
-Effectivement, vous tombez à pic…
Après tout, tout était bon pour tromper son ennui et se sortir Ryuga de la tête.
C'est ainsi que le trio se retrouva dans le quartier voisin, devant les vitrines brisées d'une bijouterie, dans laquelle la plupart des présentoirs étaient reversés. Hikaru avait été chargée de prendre les dépositions des propriétaires et témoins, ainsi que de récupérer les bandes des caméras de surveillance. Masamune s'était alors généreusement proposé de l'accompagner, parce que faire la circulation et coller des PV n'était pas très intéressant, tout était donc bon pour y échapper.
-Pourquoi c'est toi qui doit te charger de ça ? Demanda Gingka à son amie, après avoir contemplé pendant quelques instants la devanture vandalisée.
-Manque de personnel. Répondit Hikaru.
-Haaaa… Les coupures de budget… Fit Masamune avec un air nonchalant.
-Enfin, pas que je ne te crois incapable de faire ce genre de boulot, t'es pas censé être juste une secrétaire de base. Non ? Demanda le rouquin.
-Hé ! Moi aussi j'ai une formation policière à la base ! S'énerva la bleue. Je suis allé sur le terrain avant d'être la secrétaire de ton paternel !
Sur ce, la jeune fille fit volte-face, se désintéressent de L'enquêteur et entra dans la bijouterie. Le rouquin jeta un regard interrogateur à Masamune, ne comprenant pas pourquoi Hikaru s'était énervée aussi vite. Masamune le prit alors à part et parla tout bas :
-T'es pas au courant ? Elle était policière sur le terrain, avant… Enfin bref, elle en est ressortie traumatisée et n'a pas voulu continuer après…
-Avant quoi ? Fin Gingka.
-Un certain évènement, une histoire de prise d'otage… Je crois… Je connais pas tous les détails faudrait que tu lui demandes directement mais je doute qu'elle t'en parles…
-J'étais pas au courant…
Cela expliquerait pourquoi la jeune fille était partie au quart de tour. Gingka regarda par la fenêtre brisée de la bijouterie. La bleue avait déjà commencé à parler avec les propriétaires. Aussi Masamune et lui décidèrent de la rejoindre.
À l'intérieur, la jeune fille les interrogeait pourtant avec un professionnalisme qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle avait été sur le terrain avant. Elle enregistrait avec un microphone les témoignages. Une fois l'opération terminée, elle récupéra la vidéo surveillance, puis sortit de la boutique avec les deux garçons, qui avaient été bien inutiles au passage, sur ses talons.
-Il n'y a pas d'enquêteurs disponible qui peut se charger de cette affaire ? Je suis libre, je pourrai m'en charger… suggéra le rouquin.
-Ryo m'a dit de ne pas trop te charger de travail… Il sait déjà que tu as Ryuga sur le dos, il ne veut pas t'en rajouter… Fit la bleue.
-Oui mais bon, j'ai rien à faire d'autre en attendant.
-Si tu y tiens… Répondit-elle en lui passant la clé USB sur laquelle étaient enregistrés les vidéos, ainsi que le microphone.
-Et puis je suis sûre que tu as déjà fort à faire à essayer de faire faire à mon père toute sa paperasse en retard… Déclara-t-il avec un sourire moqueur.
-Ça, ne m'en parle même pas ! S'exclama-t-elle. Un vrai gamin celui-là, si je ne suis pas constamment derrière son dos, il ne fait rien !
Ils partirent dans un grand éclat de rire, puis continuèrent à s'échanger des anecdotes de boulot sur le chemin du retour.
Soudain, un cri retentit :
-Au voleur ! Mon sac à main !
Le trio se retourna vers la source du cri, pour voir une jeune fille en robe blanche tenter de courir après un voleur encapuchoné détaler avec son larcin.
Le sang de Gingka ne fit qu'un tour : il partit à toute vitesse, se précipitant derrière le fautif. Il se rattrapa en quelques secondes ; les courses poursuites, ça le connaissait, personne (sauf Ryuga) ne pouvait le battre à ce jeu-là.
-TROP LENT ! S'écria-t-il le sourire aux lèvres.
Emporté par son enthousiasme, l'enquêteur balança une balayette mémorable dans les jambes du voleur. Ce dernier s'écroula de ton son long sur le bitume. Et hop le tour était joué !
Les deux autres arrivèrent en courant à la suite du rouquin, suivis de la propriétaire du sac à main, mais c'était déjà fini.
-Watarigani !? Encore toi ? S'écria Hikaru en reconnaissant le voleur.
-Maiiis… Je l'ai pas fait exprès… Gémit-il.
-Bon sang c'est pas vrai hein ! Tu peux pas t'en empêcher ?! Je te vois toutes les semaines au commissariat pour des vols minables de ce genre ! S'énerva la bleue en se pinçant l'arête du nez, passablement énervée.
Pendant que la jeune fille continuait de s'énerver, Gingka ruminait son dégoût ; personne n'arrivait à la cheville de Ryuga. L'enquêteur avait été habitué à vachement mieux que ce crétin cleptomane de Watarigani.
Haaaa… Qu'est-ce que ça lui manquait une bonne petite course poursuite…
-Je vous remercie infiniment ! Fit une voix, sortant l'enquêteur de ses pensées.
-Pas de quoi mademoiselle, c'est mon boulot. Répondit le rouquin.
La jeune fille portait une robe blanche cintrée très élégante, des escarpins assortis, et elle venait de récupérer son sac à main gris. Elle avait de grands yeux bleus, sa longue chevelure blanche et bouclée était surmontée par un chapeau à longs rebords.
-En tout cas, vous avez ma reconnaissance éternelle, je m'appelle Sophie et vous ?
-Gingka Hagane, enquêteur. Répondit-il en serrant la main tendue de la jeune fille.
Masamune lança un regard en biais au rouquin, qui discutait avec la fameuse Sophie, et une fois la jeune fille partie, il se rapprocha :
-Elle essayait de te draguer là, non ?
-T'façon je suis gay. Rappela le rouquin.
-Bon aller les gars, vous parlerez de vos orientations sexuelles plus tard, on rentre à la base ! Les appela Hikaru.
Le trio rebroussa alors le chemin vers le QG des forces de l'ordre, maintenant que leur mission était remplie.
-Hé mais attends, dit alors Masamune. Cette Sophie, c'était pas la femme du maire ?
-Aucune idée, je m'intéresse pas trop à ce genre de choses. Répondit le rouquin.
-Elle fait bien jeune pour être déjà mariée ! Et puis tu est sûr de ça ? Demanda Hikaru.
-Si si, je te jure ! Un ko… Konzern machin-chose là ! Ou je ne sais plus trop quoi !
-Mouais… Du coup j'irai p'têt lui toucher un mot ou deux concernant nos coupures de budget dans la police ! Rétorqua Hikaru, en frappant son poing dans sa paume.
Les deux garçons rigolèrent ; sous ses airs de secrétaire parfaite, la bleue cachait un tempérament de fer. Ce Konzern n'avait qu'à bien se tenir !
XxXxXxXxX
-Bon, avant de commencer, j'aimerai en savoir un peu plus sur vous. Veuillez répondre à mes questions.
Ryuga avait relevé un sourcil dubitatif quand ce policier s'était assis face à lui de l'autre côté de la table en métal qui les séparait. Ce type avait clairement envie d'être partout, sauf là, à l'interroger. Ça se lisait sur son visage que ça le faisait clairement chier.
Le blanc avait d'abord été séparé de Gingka, puis mené dans une petite salle carrée, avec une table et deux chaises en métal. On lui avait demandé de s'assoir, puis ses geôliers avaient fixé ses menottes à la table, avant de partir sans demander leur reste. Il y avait un miroir sur un des murs. Une glace sans tain, derrière laquelle d'autres policiers allaient enregistrer tout ce qu'il allait dire, Ryuga avait vu assez de films policiers pour le savoir.
Et maintenant, il se retrouvait face à cet homme, qui allait lui soutirer tout ce qu'il savait.
-Bien, j'aimerai tout d'abord compléter votre dossier. Vous… Tuez des gens c'est bien ça ?
Ryuga tiqua, et grinça des dents. Ce type commençait déjà à lui taper sur le système.
-Arrêtez de parler de ça comme s'il s'agissait d'un hobby. Rétorqua-t-il en regardant l'autre d'un œil meurtrier.
Le policier le dévisage à d'un air impassible, avant de se reconcentrer sur la fiche qu'il tenait dans la main.
-Très bien, nous ne parlerons pas de cela. J'aimerai connaître votre nom de famille, date de naissance, âge, noms de vos parents, et frères et sœur si vous en avez.
Ryuga leva les yeux au ciel ; mais qu'est-ce qu'ils en avaient à foutre de ça sérieusement !? Ils n'étaient pas censés l'interroger pour obtenir des renseignements à la base !? Pas lui demander d'étaler sa vie sur le plateau d'argent qu'était cette table en métal ! Mais ce n'était pas cela qui dérangeait le blanc. Donner ces informations précises sur lui, c'était prendre le risque qu'ils complètent leur dossier sur lui, prendre le risque que Doji le retrouve, mais surtout, prendre le risque de mettre en danger son petit frère, et ça, c'était hors de question !
Voyant que l'assassin refusait pertinemment de répondre, le policier poursuivi :
-Vous êtes conscient que vous n'êtes pas en position de négocier n'est-ce pas ? Si vous refusez de vous soumettre, nous pouvons tout de suite vous envoyer directement en prison, ce n'est pas un problème…
Ryuga dévisagea l'homme d'un regard meurtrier. La menace était claire dans le ton employé.
-Et bien si vous entriez directement dans le vif du sujet ? Vous les voulez vos renseignements oui ou merde !? Répliqua-t-il.
Le policier referma donc son dossier. L'homme était habitué à mener des interrogatoires, des grandes gueules qui ne voulaient pas parler, il en avait vu plein, alors ce n'était pas ce jeune assassin qui allait le mettre en échec. Il connaissait bien ce genre de profil ; il fallait les mettre en confiance, puis ils vous vomissaient littéralement dessus ce que vous vouliez savoir. Ryuga ne serait pas différent des autres. C'est pourquoi le policier n'insista pas plus, ouvrit un autre dossier qui était posé à côté du premier, et commença à interroger le blanc sur un autre sujet :
-Assassinat il y a deux semaines et trois jours, au domicile de la victime. Carotide tranchée net, la victime est morte en quelques minutes…
Apparemment le rapport dit que l'enquêteur Hagane a été témoin… Fit l'inspecteur en lisant le dossier qu'il avait sous les yeux. Vous confirmez les faits ? Demanda l'homme en relevant les yeux vers le blanc.
Ryuga esquissa une grimace, mais hocha la tête. Il détestait la façon dont cet enfoiré lui renvoyait ses crimes à la figure, surtout alors qu'il essayait de les oublier.
-Pourquoi la carotide ?
-Précis, simple et efficace ; le moyen le plus rapide de tuer quelqu'un sans le faire souffrir inutilement. Répondit sèchement l'assassin.
-Avez-vous agit de votre propre chef ou sous les ordres de quelqu'un ?
-Sous les ordres de quelqu'un.
-Et pourquoi l'avez-vous fait ?
-Il payait bien…
-Il y a d'autres manières de gagner sa vie… fit l'inspecteur pour lui-même, mais avec un ton lourd de sous-entendus.
-Ta gueule enfoiré ! On n'est pas tous nés sous une bonne étoile ici !
L'inspecteur se retint de sourire ; un petit sous-entendu bien placé, et l'autre sortait de ses gonds. Il venait déjà de lui donner une information capitale sur lui. Il poursuivit :
-Qui était votre employeur ?
-Un scientifique… Un certain Ziggurat si je me souviens bien.
-Et qu'est-ce qu'un scientifique viendrait faire dans un assassinat ?
-Parce que d'après ce que j'en sais, il mène des expériences pas très très légales, cette femme devait enquêter sur lui, un truc du genre… Il a dû vouloir s'en débarrasser.
-Et donc vous l'avez tuée. Fit l'enquêteur avec flegme.
-Vous allez la reposer combien de fois cette foutue question ? Cracha Ryuga.
-Avez-vous d'autres informations sur ce scientifique ?
-Il a son labo en périphérie de la ville, allez y faire un tour si vous voulez. Je sais qu'il fait des expériences sur des cobayes humains, je ne me souviens de rien d'autre.
-Très bien, je transmettrai l'information au personnel qualifié.
L'interrogatoire se poursuivit pendant encore quelques heures, pendant lesquelles l'homme sourira des informations à Ryuga. Contrairement à ce qu'il avait pensé, le blanc ne rechignait pas à partager ce qu'il savait. Ce que l'inspecteur ne savait pas en revanche, c'est que l'assassin était plus que ravi de balancer à la police tous ces connards qui le faisaient tuer des gens, ça leur ferait les pieds à ces enfoirés ! De toute manière, Ryuga ne leur appartenait pas, ce dernier volait de droite à gauche, offrant ses services au plus offrant, ses employeurs n'avaient aucun contrôle sur lui. Et comme le blanc restait prudent ; il ne montrait jamais son visage à ses employeurs, ça lui évitait d'être poursuivi, et donc d'éventuelles représailles.
Trois heures s'étaient écoulés depuis qu'il avait commencé à l'interroger, jusqu'à ce que l'homme ne décide qu'il avait besoin d'une pause. Ryuga faillit presque soupirer de soulagement à cette annonce. Car en effet, ses blessures le faisaient atrocement souffrir, et rester assis pendant des heures sur une chaise en métal n'arrangeait en rien les choses. Il était vraiment crevé.
Une fois l'autre sortit de la salle, le blanc se laissa aller et posa sa tête dans ses bras croisés sur la table. Il soupira. Cet inspecteur lui tapait déjà sur le système, et il prévoyait déjà qu'il allait devoir passer les prochaines semaines en compagnie de cet insupportable personnage. En plus, il était bientôt midi, et il crevait la dalle, et ces connards de policiers étaient sûrement tous partis se remplir la panse, le laissant seul sans la moindre nourriture.
L'assassin somnolait presque sur la table, quand il entendit la porte grincer derrière lui. Il ne daignat même pas se retourner vers le nouveau venu.
-Heuuuu… ça va ?
Là, le blanc se décida à ouvrir un œil, un peu perturbé. Soit il était tombé sur un policier avec un cœur, soit celui qui venait d'entrer n'était pas policier. Il entendit alors un bruit e pas, puis un visage entra dans son champ de vision.
-Ça va ?
Le blanc ouvrit des yeux étonnés. Non seulement le nouveau venu portait l'uniforme des policiers, mais en plus, son visage était à moins de vingts centimètres du sien, et il le dévisageait sans aucune peur. Le nouveau venu avait les cheveux verts, et son visage portait encore des traits enfantins. ''Sûrement un stagiaire''. Se dit le blanc.
-Ouf, tu m'as fait peur, vu que tu ne réagissais pas, j'ai cru que t'avait perdu connaissance ! Fit le vert en souriant.
Le blanc se redressa, détaillant l'autre de la tête aux pieds. Il n'était pas très grand, Ryuga le dépassait très certainement d'une tête, et il arborait un petit sourire apaisant. Le nouveau venu poursuivit :
-Au fait, je m'appelle Kenta !
Ryuga ne savait pas trop comment réagir : le vert se tenait là, sans peur aucune, et parlait avec lui de façon naturelle. Le blanc avait reçu tellement de regards haineux et d'insultes murmurées dès qu'il avait franchi la porte du commissariat, qu'il était vraiment déstabillisé par l'attitude de l'autre !
Le vert déposa ensuite une bouteille de powerade sur la table.
-Tiens, tout le monde est parti sans te laisser à manger… Mais j'ai réussi à chiper ça dans le bureau de Kyoya !
Puis une sonnerie de téléphone retentit dans la pièce. Le vert sursauta, puis se tortilla pour atteindre son téléphone dans sa poche arrière.
-Zut ! Il faut que j'y aille ! Bon ba à plus ! S'écria le vert.
Puis le jeune homme sortit en courant de la pièce, plantant Ryuga là, encore étonné de la jovialité du policier à son égard. Le blanc resta quelques secondes interdit, puis fini par hausser les épaules avant de déboucher sa bouteille de powerade et d'en avaler une longue gorgée, remerciant intérieurement l'autre de lui avoir apporté.
XxXxXxXxX
Gingka avait passé la pause déjeuner avec Hikaru et Masamune, à la cafeteria. Une fois la pause finie, la bleue pris congé de ses deux amis et alla vaquer à ses occupations de secrétaire. Le rouquin se retrouva donc une nouvelle fois sans rien à faire, aussi décida-t-il d'aller voir comment se déroulait l'interrogatoire du blanc. Il se dirigea donc vers le bloc des salles d'interrogatoire, suivit de Masamune, ce dernier ayant du temps libre.
Le bloc comportait plusieurs salles doubles une salle où l'on interrogeait les suspects, et une loge insonorisée dans laquelle on pouvait assister à l'échange derrière un miroir sans tain.
Ryo était déjà dans la pièce, assis sur une chaise les bras croisés ? il semblait attendre quelque chose sûrement l'homme qui interrogeait Ryuga et qui était parti prendre sa pause déjeuner. Il salua les deux quand ceux-ci entrèrent.
Gingka tourna la tête, observant Ryuga à travers la vitre. Ce dernier était affalé sur la table et semblait dormir. Apparemment, le blanc n'avait pas bougé de cette pièce depuis le début de la journée. L'enquêteur eu un pincement au cœur en pensant que L'assassin n'avait peut-être pas mangé. D'ailleurs à propos de manger, il allait falloir que le rouquin fasse des courses, surtout qu'en plus, il avait une bouche de plus à nourrir, ça allait lui faire des frais supplémentaires tout ça… Pendant que Gingka faisait mentalement sa future liste de courses, il fixa son père, qui restait silencieurx dans la pièce, et déclara, allant droit au but :
-Et par contre, vu que je vais devoir me taper l'autre, et tous les frais qui vont avec, j'veux une augmentation ! Lança le rouquin.
Masamune tiqua :
-QUOI !? TU TE FOUS DE MA GUEULE !? T'AS DÉJÀ UN SALAIRE DE OUF ET T'EN VEUX PLUS !?
-OUAIS BA TOI ON T'AS PAS COLLÉ UN ASSASSIN À BABY-SITTER !
-TU VEUX QU'ON COMPARE TON SALAIRE AU MIEN PEUT-ÊTRE !?
-J'AI UN PUTAIN D'ASSASSIN CHEZ MOI ! ET C'EST PAS MA FAUTE SI T'ES TROP CON POUR ÊTRE ENQUÊTEUR !
-MAIS VOUS ALLEZ LA FERMER OUI ! S'écria alors le blanc.
Masamune et Gingka se regardèrent, interloqués. Il était pas censé ne pas pouvoir les entendre lui ? Masamune s'approcha du microphone qui permettait aux occupants de la salle de l'entendre, et tendit le bras pour l'allumer, mais il suspendit son geste, interrompu par Ryuga.
-Avant que tu n'appuies sur ce putain de bouton, oui, je vous entends, vous criez tellement fort que même un sourd aurait entendu. Ensuite, n'appuie pas que ce bouton, vos discussions de fonctionnaires débiles de m'intéressent pas.
L'enquêteur décala le brun, appuyant lui-même sur le bouton qui actionnait le microphone.
-Les fonctionnaires débiles, ils t'emmerdent.
-Le putain d'assassin te fait savoir que c'est réciproque. Répondit tranquillement le blanc en tirant la langue au rouquin à travers la vitre.
-Pour quelqu'un d'à moitié mort, t'as l'air en pleine forme dit-donc !
-Si j'étais toi, je ferais pas de commentaire, connard de la fonction publique !
-T'as vu, même lui est d'accord. Fit remarquer Masamune en lançant un petit regard supérieur au rouquin.
-Toi le débile on t'as pas sonné ! Lui rétorqua Ryuga.
-Ouais tais-toi, ça reposera mes oreilles. Continua Gingka.
Pendant que le trio continuait à se balancer insulte sur insulte, toutes plus imaginatives les unes que les autres, le père de Gingka écoutait, d'un air dépité. Il sa passa une main sur le visage il avait passé l'âge de jouer au gendarme (oui c'était un jeu de mots) …
Sentant que les trois allaient continuer à se crêper le chignon, Ryo intervint :
-Bon ça suffit, on a pas fini de l'interroger pour aujourd'hui. Gingka, Masamune, sortez d'ici...
-Ouais c'est ça Hagane, obéis à ton petit papa ! Lança l'assassin.
-Ho toi ta gueule hein !
Mais il suffit d'un regard noir de Ryo vers les deux policiers, et les deux joyeux lurons finirent tout de même par sortir de la salle…
XxXxXxXxX
Il était plus de dix-huit heures quand l'inspecteur de décida à laisser Ryuga tranquille. Le blanc failli sauter de joie quand l'homme annonça que c'était terminé pour aujourd'hui, mais il n'en avait même plus la force.
L'homme remit ses menottes à Ryuga, et le fit sortir de la salle. Il fit prévenir Gingka qu'il en avait finit, puis laissa le blanc abandonné dans un couloir.
L'assassin n'avait qu'une heure envie, s'allonger par terre, et dormir comme une merde. On n'avait même pas cru bon de lui donner à manger le midi, considérant qu'il ne méritait rien. Abrutis de policiers. Il n'avait donc rien avalé de la journée, mis à part la bouteille de powerade que lui avait donné le gamin, il lui en était d'ailleurs extrêmement reconnaissant. Rien que le fait de tenir debout l'épuisait, la faute à ses nombreuses blessures. Il respirait difficilement, et des points noirs dansaient devant ses yeux. Mais il refusait de lâcher prise, de se laisser aller à un tel état de faiblesse dans ce bâtiment empli d'ennemis.
Malheureusement, son corps ne put tenir plus longtemps, et ses jambes cédèrent sous lui…
-J'te tiens !
Heureusement pour le blanc, Gingka était arrivé pile au bon moment, rattrapant le blanc avant que ce dernier ne se mange le sol. Le rouquin redressa Ryuga, le soutenant par l'épaule et l'empêchant de s'écrouler. L'enquêteur observa l'assassin. Celui-ci était à la limite de la perte de conscience les yeux à demi-ouvert et qui regardaient dans le vague. Le cerveau de Ryuga était complètement déconnecté, sa vision était floue et il n'entendait plus que des sons indistincts. Il lui fallut plusieurs minutes pour retrouver ses sens.
-ça va aller ? Demanda le rouquin.
-Laisse-moi juste… trente secondes… S'il-te-plait…
Gingka acquiesça, laissant le blanc reprendre des forces et le soutenant. Un long silence suivit, seulement troublé par la respiration sifflante de l'assassin. Le couloir était complètement désert, à cette heure pratiquement tous les effectifs devaient déjà être rentrés chez eux.
Mais soudain des voix et des bruits de pas se firent entendre. Ryuga eu un mouvement, essayant de repousser le rouquin. Hors de question que ces connards de policiers le voient dans cet état ! Mais épuisé, le blanc ne réussit qu'à manquer de s'écrouler, et ne dû le fait de ne pas manger le sol qu'à Gingka, qui le rattrapa une nouvelle fois.
Le rouquin avait bien compris, et son regard balaya la totalité du couloir, cherchant une porte de sortie. Les voix se rapprochaient toujours, et il traîna le blanc jusqu'à la porte la plus proche qu'il ait repéré.
XxXxXxXxX
Gingka expira tout l'air de ses poumons une fois qu'il n'entendit plus les voix qui avaient traversé le couloir de l'autre côté de la porte, se rendant compte qu'il avait retenu sa respiration tout le long. Mais pourquoi il était autant stressé !? Il n'en avait absolument aucune idée, mais le fait qu'il était actuellement caché dans un placard à balai dans le QG des forces de police avec l'assassin dont il avait la charge jouait beaucoup. Et ben dis-donc, qu'est-ce qu'il faut pas faire ?! La situation était absolument absurde.
L'enquêteur baissa les yeux vers Ryuga, qui était affalé d'épuisement dans ses bras ? s'apprêtant à lui demander s'il était en état de marcher jusqu'à son appart. Mais la phrase du rouquin mourut dans sa gorge, constatant que l'autre s'était évanoui. Gingka décida donc de laisser le blanc se reposer un peu. Le rouquin mentirait s'il disait qu'il ne s'inquétait pas pour l'autre. Ce dernier avait besoin de repos, et les inspecteurs avaient dû le harceler de questions toute la journée, ne lui laissant aucune minute de répit.
Quitte à rester dans ce placard un peu plus longtemps que prévu, l'enquêteur décida donc de se mettre plus à l'aise, autant pour lui que pour le blanc. Il se laissa donc glisser au sol, s'asseyant entre les balais, seaux, serpillères et autres produit ménagers. Pas très confortable, mais ça ferait l'affaire. Décidément, cette situation était vraiment absurde.
XxXxXxXxX
A final, le blanc n'avait pas repris connaissance. Son état était préoccupant. Gingka n'osait pas le déplacer, de peur qu'il se réveille, et avait préféré attendre qu'il reprenne conscience de lui-même. Mais au bout de deux heures, toujours rien. Inquiet, le rouquin passa la main sur son front. Il était brûlant.
Le rouquin ne se posa pas plus de questions, et sortit du placard à avait bien compris que Ryuga ne voulait pas que les policiers le voient dans cet état, mais à cette heure-ci, il ne devait y avoir plus personne dans les locaux. L'enquêteur chargea le blanc sur son dos, et comme la veille, le ramena à son appartement.
Le temps du trajet, le blanc n'avait toujours pas repris connaissance, rendant Gingka encore plus inquiet qu'il ne l'était. Arrivé chez lui, le rouquin déposa Ryuga sur son propre lit hors de question qu'il le laisse dormir sur un canapé inconfortable dans cet état ! L'enquêteur alluma ensuite la lumière, et c'est là qu'il se rendit compte de la tâche de sang qui s'étalait sur la chemise immaculée du blanc.
''Merde !''
Gingka débarrassa immédiatement l'assassin de son haut, et constata que les bandages qui enserraient son épaule étaient trempé du liquide rouge, sa blessure avait dû se rouvrir.
Le rouquin se précipita donc dans sa salle de bain, et ouvrir sa boîte à pharmacie, espérant de toute ses forces avoir ce qu'il fallait. Vu qu'il ne s'en servait pas souvent, il n'était même pas sûr de savoir ce qu'il avait sous la main, et l'état de Ryuga ne pouvait pas attendre un rapide passage à la pharmacie. Et il était à 100% sûr de se faire engueuler s'il l'emmenait à l'hôpital vu que les forces de polices elle aussi avaient accès à la localisation de l'assassin. Il poussa un soupir de soulagement quand il vit que sa réserve de pensements, désinfectants et bandages était intacte, et retourna ensuite à toute vitesse dans sa chambre.
De retour dans la chambre, l'enquêteur s'attela à ôter la chemise de l'autre, chose difficile, vu qu'elle était détrempée de sang et collait à la peau. Il essaya d'y aller le plus doucement possible, et au bout de quelques minutes, jeta finalement le bout de tissus ensanglanté sur le parquet, non sans avoir essuyé quelques gémissements de douleur de la part du blanc.
Passé la chemise, il s'attaqua aux bandages, qui rejoignirent le vêtement sur le sol. Gingka inspecta la plaie béante qui s'offrait à sa vue. Il grimaça les points de suture avaient sauté, laissant la plaie béante à l'air libre, dégoulinante de sang. Le regard du rouquin s'assombrit : il était presque persuadé que les chirurgiens affiliés à la police avaient bâclé leur travail en soignant Ryuga, puisqu'il n'était qu'un assassin. Et maintenant, c'était à Gingka d'incomber la responsabilité de réparer leurs boulettes !
Le rouquin n'était pas médecin, ni un expert en chirurgie, mais il allait faire de son mieux ! Il se saisit d'une pince à épiler, préalablement aseptisée avec de l'alcool à 90°, et entreprit d'ôter les fils de suture restants. Vu qu'ils ne servaient plus à rien, autant ne pas les laisser pourrir sur place. Gingka prit ensuite une bouteille de bétadine, et en imbiba un morceau de tissus, et se chargea ensuite de nettoyer toute trace de sang sur le torse du blanc -le trouvant vachement bien goalé au passage-. Une fois cela fait, il sortir un bandage propre, et l'enroula autour de l'épaule du blanc, en serrant bien, histoire d'arrêter le saignement une bonne fois pour toutes, mais faisant grogner le blanc de douleur.
Vu qu'il s'était occupé de sa blessure à l'épaule, le rouquin ne s'arrêta pas là, et entreprit d'inspecter ses autres blessures. Il retourna le blanc sur le côté, défaisant ses autres bandages, et inspecta sa blessure dans le dos. Celle- là était en bon état, les points de suture toujours en place, mais il changea tout de même le bandage et remit un coup de désinfectant. Il le rallongea ensuite, et cette fois, défit les bandages qui étaient enroulés autour de son torse. Il découvrit sous ceux-ci un énorme hématome, conséquences de ses côtes brisées. Maintenant qu'il voyait ça de ses propres yeux, le rouquin comprenait d'où venait la difficulté du blanc à respirer, et ressentit un pincement au cœur à l'idée que Ryuga avait dû souffrir le martyre toute la journée sans jamais pouvoir se reposer. Il irait dire deux mots au type qui l'interrogeait…
XxXxXxXxX
La majorité de la nuit était déjà passée, pourtant, Gingka était toujours debout, veillant sur le blanc. La fièvre de ce dernier avait augmenté de façon exponentielle, et cela faisait maintenant deux heures que le rouquin était éveillé, changeant régulièrement la serviette imbibée d'eau glacée qu'il avait posée sur le front du blanc, dans l'espoir de baisser sa température.
Mais c'était de pire en pire. Ryuga avait commencé à s'agiter, se débattant dans le vide et à murmurer des phrases incompréhensibles. L'enquêteur épongea les gouttes de sueur qui perlaient sur son visage une énième fois, maudissant Reiji d'avoir mis le blanc dans cet état. Il était désormais hors de question qu'il ramène l'assassin au commissariat le lendemain matin, ou plutôt ce matin, vu que minuit était passé depuis longtemps.
Il avait fait avaler au blanc deux dolipranes d'affilée, essayant de soulager sa douleur. Il n'avait malheureusement pas d'anti-douleurs plus efficaces chez lui, un petit tour à la pharmacie allait s'imposer. E hors de question de lui donner un troisième cachet de doliprane, puisque ça pouvait devenir dangereux si on en avalait trop.
Donc pour l'instant Gingka était là à veiller sur Ryuga, qui était en piteux état et qui respirait difficilement. Le rouquin ne lui avait pas remis ses bandages autour de ses côtes, se rendant bien compte qu'ils l'empêchaient de respirer.
XxXxXxXxX
Quand le rouquin arriva à la gendarmerie, il avait d'immenses cernes sous les yeux, tellement immenses que Tsubasa lui demanda si tout allait bien. L'enquêteur lui répondit un peu sèchement, sa bonne humeur n'aidant pas, que oui, tout allait bien, avant de se diriger vers les salles d'interrogatoire d'un pas précipité. Rendu là-bas, il se dirigea d'un pas rageur vers l'inspecteur qui avait interrogé Ryuga, et qui semblait attendre ce dernier avec impatience afin de pouvoir le cuisiner. Ce dernier, dès qu'il aperçut Gingka, demanda d'un ton sec :
-Où est-il ?
-Pas ici, il n'est pas en état. D'ailleurs j'ai deux-trois choses à mettre au clair : je suppose que vous ne lui avez même pas laissé une seule pause pour se reposer malgré son état hier…
-Ce n'est qu'un assassin, il est inutile de…
-Ta gueule. Lui cracha l'enquêteur, passablement énervé. A partir de maintenant, c'est moi qui décide, et je viendrais le chercher quand je jugerais qu'il aura besoin d'une pause.
-Je dois l'interroger et lui soutirer ses informations, nous n'avons pas le temps de…
-Au risque de me répéter : Ta gueule. Fit le rouquin en lui coupant une nouvelle fois la parole. Vous les voulez ces infos non ?! Alors tâcher de pas le tuer avant espèce d'abruti !
Sur ces mots, le rouquin tourna les talons, décidant que la prochaine fois que Ryuga se ferait interroger -ce qui n'étais pas pour tout de suite, vu qu'il était actuellement dans le même état que la nuit passée- il viendrais le chercher lui-même pour le laisser se reposer. D'ailleurs Gingka aurait bien voulu rester chez lui pour veiller sur le blanc, il s'inquiétait pour lui sa fièvre n'avait pas baissé et il risquait de rouvrir ses blessures une nouvelle fois en s'agitant. Et en plus, le rouquin était d'une humeur exécrable, il se serait bien tapé une sacré grasse mat', mais malheureusement, boulot oblige !
La journée se déroula donc sans évènement notable, à part le fait qu'il avait passé l'après-midi à dormir sur son bureau. (Il était content d'avoir un bureau juste pour ça). Ryo était venu le chercher son fils en fin de journée, pour lui demander où il avait planqué Ryuga, ce après quoi le rouquin lui expliqua en détail la situation. Le père accepta donc la requête de Gingka comme quoi il ramènerait le blanc quand ce dernier serait en bon état.
Et seul rayon de soleil de sa journée, Ryo lui annonça aussi qu'il aurait droit à son augmentation. Gingka se retint d'ailleurs de sauter de joie, jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'il devait faire les courses pour lui et l'assassin.
XxXxXxXxX
-Gingka !
L'interpellé se retourna, voyant courir vers lui une petite tête verte bien connue. Il s'arrêta donc, laissant Kenta le rattraper.
-J'ai vu que Ryuga n'était pas avec toi aujourd'hui, il s'est passé quelque chose ? Demanda l'adolescent, réellement inquiet.
-Il n'était pas en état de venir, je l'ai laissé chez moi…
-Tu as besoin d'aide ?
Gingka faillit presque serrer son ami dans ses bras Kenta était une personne au grand cœur, absolument adorable à vouloir tout le temp aider tout le monde !
-Ca devrait aller, ne t'en fais pas.
-Si je m'en fais ! Tu sais qu'hier, ils l'ont laissé tout seul sans manger ?! C'est horrible !
Ha non, ça, le rouquin n'était pas au courant. Immédiatement la tête de cet abruti d'inspecteur apparu dans son esprit, accompagnée d'une irrépressible envie d'aller casser un bras à l'individu en question.
-Bouge pas de là Kenta, j'vais lui casser la gueule… Commença le rouquin en faisant demi-tour et commençant à se retrousser les manches.
Le vert l'arrêta, l'attrapant par le bout de son écharpe :
-Noooon Gingkaaa, t'as pas des choses plus importantes à faire ?!
L'enquêteur cessa immédiatement tout mouvement :
-Si… Faut que j'aille faire les courses…
-Voilà ! On va faire ça, je vais t'accompagner et tu ne casseras la gueule de personne !
-Merci Kenta c'est gentil de m'aider… Fit le rouquin, complètement épuisé par sa journée.
XxXxXxXxX
-J'étais jamais venu chez toi ! Il est super cool ton appart !
-ça, c'est parce que j'ai un salaire de ouf ! Fit Gingka en pouffent, s'étant laissé gagner par l'enthousiasme de Kenta.
-En même temps t'es enquêteur, t'es super bien payé, vantard ! Répondit le vert en posant les sacs de courses qu'il tenait sur le sol de la cuisine.
-Tu veux manger ici ce soir ? Avec ce qu'on a acheté, on a de la bouffe pour un mois !
-De la bouffe pour deux surtout ! Déclara l'adolescent. Maintenant, t'as un colocataire !
-Un colocataire forcé oui… Et qui jusqu'à hier soir, pissait le sang…
Le rouquin se précipita dans la chambre. Avec tout ça, il en avait presque oublié le blanc !
Il vérifia rapidement l'état de ce dernier : sa fièvre n'avait pas baissé d'un poil, mais ses blessures ne s'étaient pas rouvertes, ce qui était plutôt une bonne chose. Gingka sortit un T-shirt taille XXL de son armoire, et l'enfila sur Ryuga tant bien que mal. Une fois l'opération finie, Kenta pointa sa tête dans l'entrebâillement de la porte :
-Il va si mal que ça ?
-Disons qu'il a simplement besoin de repos… Répondit Gingka, en remettant une serviette fraiche sur le front du blanc.
''De beaucoup de repos…''
Katatsu-chan : Voilà pour ce chapitre ! D'ailleurs j'ai récemment checké les premiers chapitres et ils font 4000 mots. Comme cette fic était en pause depuis quelque temps faute d'inspiration, j'avais oublié que j'avais fixé mon quota de mots à 4000, du coup le chapitre 7 a environ 8000 mots, ce qui du coup prend le double de temps à écrire (en fait vous avez eu un chapitre double). Du coup j'ai décidé de continuer sur le quota de 8000, qui est plus compliqué a atteindre. Mais pas de panique, je ne suis pas à cours d'idée, j'ai même une série d'os en tête !
Aussi, j'ai une idée qui me trotte en tête : sur , on peut créer des forums sur certains fandoms, faut que je me renseigne, je sais pas du tout comment ça marche, mais ça serait sympa d'en créer un sur Beyblade métal fight, puisque tous les forums que j'ai trouvé dessus sont en anglais, ce serait bien d'en avoir un français où on pourrait tous discuter ensemble.
Dites-moi si l'idée vous branche !
